De la cave au 2e étage de la Maison des delphiniums s’entassent les cartons qui contiennent les projets avortés et les souvenirs de couchers de soleil : le train de nuit a emporté les coccinelles qui mènent grand vie à Venise. Le chat jaune a disparu. De la fenêtre du salon télé, derniers regards sur la Ville fédérale qui se pare de ses lumières du soir. Le pommier et l’abricotier sont en fleur ; si le gel ne se manifeste pas, il y aura de beaux fruits cet été. Le cava coule à flots et les hôtes de la Maison des delphiniums, ronds et nostalgiques, laissent échapper quelques larmes.