Dans le soir, Bob Dylan croasse encore, titre le Temps daté du 14 septembre 2012, dans sa page Culture et Société. Le chanteur sort « Tempest » 50 ans après ses débuts. Devant la gare de la ville fédérale, sur la terrasse du Tibits, les consommateurs jouent les oisifs. Les derniers jours de l’été 2012 s’égrènent avant fermeture définitive. L’Eté, le bel été, de plus en plus à l’étroit dans son habit estival songe à changer d’hémisphère. Un camion de pompiers en alerte, gyrophares allumés et sirènes hurlantes, passe en trombe devant la gare, encore un coup de foudre à contenir quelque part dans la zone. Une dame habillée en noir court en direction des quais. Elle tire un bagage à roulettes sur lequel est arrimée une cage. Sur le perchoir un perroquet répète sans fin, « Non, ce n’est pas la boucherie Sanzot ». La grande aiguille de la gare, synchronisée avec l’horloge chronométrique de Neuchâtel, approche du 12, impulsant à la petite aiguille un arrimage avec le 5. Il faut remettre le Temps dans le présentoir et se diluer dans la foule.
Le soleil sourit !