Adriano's bar, dimanche soir
La salle est vide, les ventilateurs fichés au plafond tournent à plein régime, les habitués du dimanche soir préfèrent le frais de la terrasse.
Racine est seul derrière le bar. Il prépare deux shakeratos. Dans un gobelet mélangeur rempli de glace il verse un double espresso, puis secoue le mélange au rythme de la musique de jazz qui s'échappe du haut-parleur situé au-dessus de la machine à café.
Il fait encore jour malgré l'heure avancée de la soirée.
La presse du dimanche, fatiguée d'être lue et relue, toute froissée somnole sur les présentoirs.
Trois Chinois s'installent au bar et commandent des bières.
Plus tard, la nuit effacera les dernières lueurs, Racine permettra un peu de repos aux ventilateurs et fermera le bar.
La ville verte plongera dans les songes.