Dimanche 7 juin 2015, Adriano’s bar

Tel des charognards attendant que la bête meurt pour s’attaquer à ses chairs, des habitués rôdent autour de l’Adriano’s regard fixé sur la montre. Le dimanche, le bar ouvre à dix heures. Ils sont impatients de lire de la presse dominicale.
Les deux portes de l’Adriano’s sont ouvertes, le passage est barré par de hauts tabourets. Quelques impatients, ignorant ces obstacles, pénètre dans la salle pour s’emparer des journaux. Ils sont sèchement remis à l’ordre par le patron.
Le marteau du sonneur frappe dix coups à l’horloge du Zytglogge. L’Adriano’s bar se rempli. Les clients gagnent ensuite, avec leur café, la terrasse. La salle est presque vide. Les deux ventilateurs, fichés au plafond, tournent à vitesse moyenne. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse de la musique classique.
Par cette chaude matinée de début juin, l’espresso coulé sur de la glace pilée est le bienvenu.
Les miettes du croissant tombent sur les pages du journal, les nouvelles ne sont pas bonnes…