Depuis quelques jours, il est difficile, voir impossible, d'émettre le moindre signal de fumée. Il n'y a pas de visibilité, le son des tam-tam est muet...  La grande plate-forme de canalB, située au milieu de la toile virtuelle, saturée de messages, n'arrive plus à y voir clair. Par gazouillis de 140 caractères, les maîtres du feu rassurent leurs abonnés, des courriels, expédiés en priorité absolue, certifient que tout rentrera très certainement, avant Pâques ou la Trinité, dans l'ordre des choses. Armés de pioches, de pelles, de cisailles et d'espoir, une équipe de techniciens défrichent des terrains gribouillés en java, encodent de mystérieuses lianes, essayent de rallumer le feu. Ils convoquent même Johnny! Pendant près d'une moitié de journée, tout est rompu (mon gendre), rien ne passe. Vers midi, des signes annoncent que les connexions sont rétablies. Il est possible de voir, enfin, quelques messages. La gestions de ces messages ne sera rétablie que plus tard. A 22 heures, il n'était toujours pas possible de transmettre la photo de belle-maman... Il y a du rififi sur Canalblog...

*Pensées à Boris Vian