Cela fait des mois que nous suivons, depuis l'extérieur, sur les chaînes de télévision ou de radiodiffusion françaises ce grand roman-savon intitulé: "Qui, dimanche soir, sera invité à la table de l'Élysée?"
Les scénaristes ont une imagination débordante, un palmipède s'est invité dans le synopsis, et la demi-finale approche. 
Les candidats sont nombreux, une partie, triée sur le volet, a pu participer à la "prime time", l'autre jour; une femme dont tout le monde veut barrer la route, un ex-banquier aux airs de dandy, un gars qui pilotera, en cas de victoire,  l'Hexagone depuis une cellule V.I.P., installée aux Baumettes à Marseille... Etc.
Dommage que Dany le Rouge ne participe pas à cette téléréalité, viré en 1968 des facs parisiennes, un retour triomphal dans l'Élysée eût été du plus grand des effets.
Dans l’Odyssée, Protée décrit l'Élysée ainsi à Ménélas:
« Les Immortels t'emmèneront chez le blond Rhadamanthe,
Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. »
— (Trad. Frédéric Mugler, 1995)
Et quid d'Arlette? Cette année aurait été, à ne pas en douter, l'année de son grand soir...
Pendant que ce petit monde tente de rassembler les brebis égarées, un vieux général, dont tout le monde politique semble issu, se retourne dans sa tombe, on se souvient de ce bal tragique à Colombey...
De l'extérieur, nous avons un avantage, le soir du scrutin, nous aurons les éléments de réponse 30 minutes avant la fille aînée de l'Église!
P.-S. Les photos sont tirées de la Toile