Vendredi 11 mai, il faisait un temps magnifique à Lignières, le village des vacances de mon enfance. C'est le dernier moment pour admirer les lilas en fleur. Dans la ville fédérale, c'est défleuri. Dans le jardin de Lignières, le cognassier promet une belle récolte... Les fleurs sont nombreuses. Il faudra de bonnes conditions météorologiques dans les jours à venir, pour que ça noue et que la récolte de coings soient abondante. On pourra faire cet automne des risotto aux coings.
De passage dans la ville de mon enfance, j'ai filmé la Grande fontaine. On l'appelait aussi la Fontaine monumentale. Il y a plus de quarante ans, elle était moins belle. Une sérieuse restauration lui a redonné sa couleur d'antan.Elle a été construite en 1888 pour marquer l'arrivée de l'eau courante à La Chaux-de-Fonds. Il n'était pas rare de se donner rendez-vous à la Grande fontaine. Le téléphones portables n'existaient pas...
La Grande fontaine
La Chaux-de-Fonds 11 mai 2018 Réalisation jeanjacques666
La journér fut belle. Pour parachever le passage à une unité supplémentaire, je bois "en Suisse" des bulles d'un demi-sec, métode traditionnelle, élevées à Môtiers dans "mon canton" de Neuchâtel.
10 mai 2018
Ce matin, à 07h38, je envoyé un gazouillis qui raconte l'air du temps:
"Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie!" Quand on aime la vie, on ne compte plus, mais je suis plus proche du déambulateur que de la poussette du nouveau né. Le ciel, de ce jeudi, est à l'unisson du spleen qui baigne mon âme...
R a aimé mon gazouillis, elle m'a envoyé des encouragements par le biais d'un réseau social au logo vert. Il y a eu ensuite une avalanche de messages sur mes boîtes de messageries. Messages arrivant de France, d'Espagne, de Genève, du Jura bernois, du canton de Vaud ou de Berne et Neuchâtel en direct...
Il ne restait plus qu'à abuser de la cafetière italienne...
La cafetière italienne
Un message arrive de Fribourg juste avant un ultime café. C., une amie de quarante ans, on a fait les quatre cents coups à Genève, dans les années 1980... m'envoie un cadeau original, un sondage sur l'appréciation des oeufs. Elle sonde le marché pour une éventuelle commercialisation d'oeufs de cane.
Les vignettes de la journée. Ici, ce sont des instantanés de la journée, avec en vedette Paola, la chatte des voisins du dessous. Dans les grands magasins, ce sont les photographies de joueurs de balle au pied qui sont distribuées, un petit sachet par tranche de 10 francs d'achat. Il semble que très bientôt, ça va chauffer dans la surface de réparation des stades de Russie. Petit rafraichissement, après quatre ans de disette: "Quelques minutes avant la fin de la première mi-temps, un joueur de Bordeaux crochète un Marseillais dans la surface de réparation. Je siffle le penalty indiscutable."— (Christophe Donner, Mon oncle, Grasset, 1995)
Aujourd'hui, j'ai bricolé un film publicitaire qui présente ma chaîne sur Le Tube... (ICI). J'ai une chaîne de télévision numérique. Elle est noyée parmi des millions d'autres chaînes... Elle m'est surtout utile pour mettre en ligne des vidéos sur ce blog.
Présentation de la chaîne
Publicité de la chaîne Rêveries Mai 2018
J'écoute la Messa di Gloria de Rossini, en boucle depuis deux jours...
Dimanche 6 mai 2018 Lignières, le village des vacances de mon enfance, est perché à 803 mètres. Le lilas commence de fleurir. Cet arbuste/arbre aime les terres calcaires. Dans son élément nutritif préféré, il se développe mieux, ici, dans la chaîne du Jura qu'à Berne. La terre de la Ville fédérale est argilo-calcaire.
Le jardin de Lignières a changé de physionomie, les tulipes sont presque toutes passées.
La pluie, ce matin, est entrée sur la pellicule. J'avais lu, hier soir, le poème de Verlaine "Il pleure dans mon coeur" et le scénario était tout tracé. J'ai filmé des brassées de lilas, une pivoine arbustive et une fontaine qui chante non loin d'ici. Les automobiles se sont substituées aux fiacres et l'eau dégouline des toits. J'aime la pluie...
La pluie
Berne le 1er mai 2018 Réalisation jeanjacques666
Il pleure dans mon coeur
Paul Verlaine
Jussuf Abbo, L’homme pensif, lithographie, 1920
Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un coeur qui s’ennuie, Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s’écoeure. Quoi ! nulle trahison ?… Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine !
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin. - C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc. Pierre et Thérèse.