C'est toujours la mode des égoportraits. Ils pullulent sur les réseaux sociaux. Il faut être jeune, musclé, tatoué et à moitié nu pour avoir une chance de faire du bruit sur la toile virtuelle. J'ai choisi une autre voie, un vieil oripeau, dégriffé, des années 1980, acheté aux soldes et la passoire qui permet d'égoutter les pâtes, les soirs de disette du réfrigérateur. J'ai tendu mon téléphonne pour me photographier dans la belle lumière du soir, en conte-jour et en noir et blanc.
Voici donc en avant-première mondiale : "Égoportrait à la passoire" (été 2018)

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Sur la platine tourne sans fin, comme l'été, La Messa di Gloria de Rossini...