Ce soir, l'orage est passé au large du petit village dans les montagnes. Il a juste couvert de ses grondements le bruit agaçant du moustique affamé à la recherche d'une proie. La proie, c'est mon bras. J'ai essayé plusieurs fois, mais il est impossible d'apprivoiser un moustique ! Si je parle du moustique c’est qu’il n’y a qu’un moustique. Peut-être qu’ils sont toute une colonie et qu’ils volent à tour de rôle. Mon bras ressemble à une attaque de variole du singe. J’avais naïvement pensé qu’à plus de mille mètres au-dessus des océans l’air était pur. Je me suis trompé, le tourisme « moustiquien » fuyant la montée des eaux et la fournaise des plaines pique en haute altitude.
« Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! »

B25183C5-FDD5-485F-9581-2CAB6FF527FD

0DFDBD5A-CF14-4441-9142-4C3A1C8F2808