Une allée du Luxembourg

Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.

C’est peut-être la seule au monde
Dont le cœur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !

Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, – il a fui !

— Gérard de Nerval, Odelettes (poème paru dans l’Almanach des Muses de 1832)
Poème extrait de : Gérard de Nerval, Poésies, Texte établi et présenté par Albert Béguin, Éditions Mermod, Deuxième édition, Janvier 1947

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Lire des odelettes et autres poèmes de Gérard de Nerval en buvant un doppio au Versa bar, au milieu de la Ville fédérale.
La journée est pleine de soleil et la température est haute.
Les vacances scolaires se terminent. Berne, qui était comme morte pendant trois semaines revit. Lundi, ce sera la rentrée, dans le petit village dans les montagnes aussi.