19 avril 2018

Les magnolias de Corée

La floraison des magnolias de Corées est spectaculaire et éphémère. La magie ne dure pas plus d'une semaine. Les arbres, plantés il y a une dizaine d'années, sur la Place de la gare de la Ville fédérale, se sont étoffés et cette années la floraison est superbe.

BAA75B24-1ADB-4F8E-8E59-FBA9B7C113A1

Posté par jeanjacques666 à 23:06 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,


13 avril 2018

A méditer...

Mercredi, j'ai publié, sur mon compte IG une photo d'un extrait d'article paru dans le quotidien "Le Temps", daté du 11 avril, "#DeleteFacebook, hashtag si amer". Depuis ce jour-là, j'ai suspendu mes activités sur IG (Instagram), mais, je continue de converser sur WhatsApp... En revanche, je ne me suis jamais intéressé à FB....
De toutes façon, mes données et le ruban de ma vie virtuelle sont dans le grand ordinateur. Adieu vat!
1D9CA022-5694-41A6-8850-55972E169796

Le jardin de Lignières ce vendredi 13 avril. Le soufflait, ciel était beau, avec des nuages merveilleux...

E88D3E59-BC31-4A12-BEAB-19C32561F981

F5B4DF89-B5CD-4D38-8B30-1003A5BBC515

Posté par jeanjacques666 à 22:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,

09 avril 2018

Les sans-têtes

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

Les dix ...  

Sans-têtes


karin jurick -hands of time

Karin Jurick

Sur ce que vous inspire la toile de Karin Jurick, vous voudrez bien placer les dix mots suivants dans votre texte en les soulignant ou surlignant. pour mieux les repérer.

complémentaire

epoustouflant

respirait

baignade

tortionnaire

chanteur

juger

aberrant

pénitencier

profitera

 

A vos claviers.  Retour lundi. Mais n'en perdez pas la tête !

La salle, vaste, avec une hauteur sous plafond de plus de quatre mètres, n‘avait pas de nom, contrairement à toutes les salles et bureaux de l‘établissement. Elle ne portait pas de numéro et aucun horaire des consultations n‘était visible. La seule fantaisie, dans ce lieu austère, était un petit autocollant fixé sur la chambranle de la porte. On pouvait lire "BAIGNADE interdite“.

Les murs de la salle, noirs, étaient percés de deux fenêtres. Le sol et le plafond, jaune sable, faisaient comme un coin de désert. L‘endroit RESPIRAIT le propre avec une vague odeur de désinfectant. Des bancs, alignés dans la largeur, étaient, pour l‘instant, inoccupés. Au-dessus se balançaient des câbles.

Au fond de la salle un imposant écran plasma diffusait le tirage du numéro COMPLÉMENTAIRE de la loterie nationale. Un fondu enchaîné fit apparaître un CHANTEUR qui se lança dans une reprise "des portes du PÉNITENCIER“, une chanson qui avait, jadis, fait chauffer les saphirs. C‘était au siècle passé, à l‘époque du yéyé. La voix peu assurée de ce chanteur d‘opérette rendait le numéro, à en JUGER, par la passivité du public de ce télé-crochet, peu ÉPOUSTOUFLANT. Un TORTIONNAIRE n’aurait pas mieux réussi pour arracher un aveu ABERRANT de la bouche d’un réfractaire au régime autoritaire mis en place par une junte militaire.

Sur un des bancs, quelqu’un avait gravé, au moyen d’un couteau de poche, “à qui PROFITERA le crime?”

Les premiers patients arrivèrent. C’était un couple de retraités. Ils portaient des tenues estivales, dans les tons ciel. Elle et lui tenaient précieusement un sac de jute. Ils contenaient leur fil de vie, encodé sur des disque durs. Aussitôt assis, des infirmiers se précipitèrent pour s’occuper d’eux. Cette salle, sans nom,  austère et indiquée nulle part dans l’établissement, accueillait les sans-têtes. Ils venaient ici, trois fois par semaine pour une dialyse de l’âme. Les infirmiers branchaient les câbles qui se balançaient au-dessus des bancs sur le reste de leur tête. Ils glissaient ensuite les disques durs, qui se trouvaient dans les sacs de jute, dans des lecteurs de puissants ordinateurs et les patients revivaient leur souvenirs. Officiellement, cette étrange maladie, qui efface peu à peu la tête n’existe pas. La médecine, impuissante, est dans le déni. Peu à peu, la tête s’efface. Il n’y a pas de guérison et l’effacement est plus ou moins rapide. La dialyse de l’âme est la seule parade. 

Bientôt, la salle est pleine et l’on peut observer le ballet-pantomime des infirmiers. Ils connectent les sans-têtes à leur bride de souvenirs.

Par l’une des fenêtres de la salle, on voit le printemps qui démarrent. Dans un pré, un troupeau de vaches est couché sous les arbres. On les imagine ruminer. Elles n’ont pas de têtes.

Jeanne Moreau - Peuplades

 

 

Posté par jeanjacques666 à 17:54 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

07 avril 2018

Les chats du quartier

Les chats du quartier, qui miaulent parfois dans ces pages, existent vraiment. Deux félins parlent à visage découvert, dans une entrevue qu'il est possible de voir dans la vidéo ci-dessous...

Les chats du quartier


Samedi, c'est jazz

Thomas Lee “Tommy” Flanagan, né le 16 mars 1930 à Détroit (Michigan), mort le 16 novembre 2001 à New York, était un pianiste américain de jazz.

Tommy Flanagan - Jazz Poet |FULL ABLUM|

Tommy Flanagan -- Piano
George Mraz -- Bass
Kenny Washington -- Drums

Released: 1989

1. 00:00 "Raincheck"
2. 04:59 "Lament"
3. 10:09 "Willow Weep"
4. 16:14 "Caravan"
5. 22:39 "That Tired Routine Called Love"
6. 29:28 "Glad To Be Unhappy"
7. 34:16 "St. Louis Blues"
8. 40:52 "Mean Streets"
9. 45:05 "I'm Old Fashioned"
10. 50:48 "Voce Abuse"

Posté par jeanjacques666 à 22:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

03 avril 2018

Mardi

C’était dans la Neuengasse, près de la fontaine, aux alentours de quatre heures. Un piano droit, un tabouret, deux chapeaux colorés sur le sol, un pianiste, âgé d’un quart de siècle, ou plus, ou moins, se tenant bien droit sur le siège à trois pieds, jouait une valse. Il regardait tristement les chapeaux, espoirs d’un dîner, qui restaient vides.
Plus tard, un pluie fine s’est mise à tomber. Au-dessus des conversations en dialecte bernois, une voix forte, féminine, a dit à sa fille ou petite-fille, “Quand il pleut et que le soleil brille, il y a un arc-en-ciel quelque part.” 
Les coupoles de Palais fédéral bouchent l’horizon. Les embrouilles politiques empêchent de voir le ciel aux sept couleurs.
Encore plus tard, sur la Place de la gare, un gars, habillé tout en noir, jouait du cor des Alpes. Un cor tout blanc. Un drapeau suisse est suspendu au milieu de ce long instrument façonné en bois, qui fait partie de la famille des cuivres. Un enfant met des pièces dans un petit panier en osier. Pour remercier, le joueur offre une modulation des notes. L’enfant fait un signe de la main. Le son du cor, dans ce milieu urbain, fait resurgir mon passé paysan. C'est la minute de frissons qui s'échinent à parcourir mes souvenirs.
La circulation est dense, c’est l’heure des rentrées. Je saute sur mon vélo et, mêlé à un peloton de passage, je disparaît du côté de Hirschengraben... Une courte descente avant une rude montée...

Posté par jeanjacques666 à 22:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :


02 avril 2018

Lundi de Pâques - Concert

En fin d'après-midi, concert à l'Eglise française de Berne. Au programme, "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank et la "Messa di Gloria" de Puccini. Sur la scène, L'ocb Oratorienchor Bern, le Berner Symphonieorchester BSO, la soprano suédoise, Malin Hartelius, le ténor Sud coréen, Carlo Jung-Heyk Cho, la basse/baryton Néozélandaise, Martin Snell et la pragoise Olga Pavlu à la baguette.
Le concert à également été joué hier.
 "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank a été une belle découverte. J'ai aimé la 2e parole "Amen, dico tibi" et la 4e "Deus meus, ut quid dereliquisti me ?" avec un accompagnement à la harpe.
Le ténor à manqué sa prestation. Il la manquera aussi dans la "Messa di Gloria". Puccini a commencé par écrire de la musique religieuse avant de composer des opéras. Il a composé la Messe à 22 ans. Cette musique donne le ton de ce que sera la musique de Puccini. La musique de cette Messe est assez "opératique". C'est également une découverte. Cette oeuvre est rarement jouée.
A la fin du concert, le public à chaleureusement applaudi les artistes.

8A40E69B-9EB9-4108-ADB3-9CBDD21606E6


César Franck: Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

César Franck (1822-1890)

Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

I  Prolog: O vos omnes, qui transitis per viam 0:00
II 1. Pater, dimitte illis 4:49
III 2. Amen, dico tibi 10:28
IV 3. Mulier, ecce filius tuus 14:45
V 4. Deus meus, ut quid dereliquisti me ? 21:40
VI 5. Sitio! Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum 25:25
VII 6. Consummatum est. 32:10
VII 7. Pater, in manus tuas commendo spiritum meum 37:40

Edith Wiens, soprano
Raimundo Mettre, tenor
Thomas Pfeiffer, baritone
Ivo Ingram, bass

Philharmonie Schwäbisch Gmünd (Chor und Orchester)
Conducted by Hubert Beck
21. Nov 1979

Giacomo Puccini - Messa di Gloria for solo voices, choir and orchestra

1:06 Kyrie
6:15 Gloria
26:59 Credo
42:06 Sanctus - Benedictus
45:28 Agnus Dei
Rafał Bartmiński - tenor
Wojciech Gierlach - bas/bass
Henryk Wojnarowski - dyrygent/conductor
Orkiestra i Chór Filharmonii Narodowej
Warsaw Philharmonic Orchestra & Choir
koncert zarejestrowano 17 listopada 2016 w sali koncertowej Filharmonii Narodowej
recorded at Warsaw Philharmonic Concert Hall, November 17, 2016

Posté par jeanjacques666 à 22:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

26 mars 2018

Improbable improvisation...

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

Séduction
nicolas ordinet
Nicolas Ordinet

Texte libre

La belle histoire du lundi


Le haut-parleur, "Les passagers à destination de Bruxelles, vol SABENA 221, sont priés de se rendre porte numéro 14."

Elle, assise au bar, la pointe de ses chaussures à talon posée sur l'armature consolidant le tabouret, un tabouret dit de bar, "Dans trois heures je serai chez moi. Repassage et aspirateur, récupérer les enfants chez la voisine, préparer le souper."

Lui, en costume foncé, les chaussures posée à plat sur le bas du tabouret de bar, sirote une limonade, "Il faudra que je boucle mon article pour mercredi"

La piste est sèche. Le ciel est couvert. Le printemps lutte contre les derniers soubresauts de l'hiver. Un Boeing 707, de la Pan Am, passe au ralenti devant les fenêtres du bar de l'aéroport. Il arrive de New York.

L'autre, également en costume foncé, les coudes appuyés sur le bar, fume une "Gitane" et boit à petite gorgée une bière, il est à gauche, dans le plan, en amorce, "Mon voisin tente de séduire la seule femme de ce bar. Je ne vais pas tarder à mettre mon grain de sel."

Elle, tout en dialoguant avec lui, boit un bloody mary et regarde l'autre, celui qui est en amorce dans le plan, "Mercredi je dois emmené Gabrielle chez le médecin pour un contrôle".

Le haut-parleur, "Les passagers du vol Pan Am 809, en transit pour Berlin, sont priés de se rendre à la salle d'attente 3.

A ce moment-là, la belle histoire du lundi, tourne au cauchemar. Des alarmes retentissent de partout. Le cerveau, surchargé de travail annonce une panne d'écriture qui débouche sur une page blanche. Une page immaculée de plus. Au fil des débuts de semaine, le néant s'accumule. Un livre blanc pourrait être édité en fin d'année.

La maîtresse, "Je ramasse les copie dans dix minutes".

Dix minutes pour finir le bloody mary, courrir à la porte no 8, pour embarquer sur le vol SR349 à destination de Zurich et dénouer l'intrigue entre Lui, Elle, l'autre, la piste et le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café. Le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café, mais l'histoire n'aurait donc jamais décollé de l'Adriano's bar*?
Un couple s'embrasse, le serveur astique les verres, il est bientôt minuit, l'heure de fermeture.

*Les habitués savent que l'Adriano's bar est en plein centre de la Ville fédérale, en face du Zytglogge.

Pour réussir un Bloody mary

  • 4 cl de vodka
  • 12 cl de jus de tomate
  • 0,5 cl de jus de citron
  • 0,5 cl de sauce Worcestershire
  • 2 gouttes de sauce Tabasco, piment de Cayenne, pili-pili, raifort, poivre, sel…
  • Sel au céleri

Posté par jeanjacques666 à 23:22 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

19 mars 2018

La sans-culotte

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

                                           Cent pour sans...

                            french maid pas un jour sans fessee

Centième devoir, chers amis !

 Saurez-vous raconter une petite historiette sur ce tableau coquin,

en cent mots exactement, pas un de plus, pas un de moins ?...

                                                                                                 Conte et Comptage lundi !

 

Dimanche soir, l’estaminet était bondé. Un orchestre de jazz chauffait la salle. Isis, la serveuse avait fort à faire pour assouvir la soif des mâles, des malabars, qui se pressaient dans la salle. Trois vieux grognards occupaient un banc au fond. Pour rien au monde ils auraient choisi une autre place. Le bar fermait à minuit. Le dimanche, dix minutes avant la fermeture, Isis mettait à l’encan sa petite culotte. Ce soir, c’est la centième. Quand elle se penchera pour retirer le morceau de tissus, et le lancer au vainqueur, les grognards jouiront d’une vue imprenable sur le fessier d’isis.

(AFP/REUTER/ATS)

Anne Léonard - Ma p'tite culotte (1977)

Posté par jeanjacques666 à 21:25 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

04 mars 2018

Lignières

574B8AB5-B3C2-43FA-A09C-325D657DEC35

0289FABF-9E99-4F6D-A87B-0C2512EE4BC2

Dimanche 4 mars 2018
Après plusieurs jours de chutes de neige, le soleil est revenu dans le village des vacances de mon enfance.
Le paysage est magnifique.

36E690F2-2820-4D1D-8643-21365AF30997

90D4BBF6-39E1-481C-B36D-3DD75808CCB9

DCF3CB45-3AF1-4DFC-A2B2-A888E811E688

21DCC133-0433-4663-BF5E-F3941ABBA0E5

 

85EA8734-916C-41DE-A284-97EDDC61CB0E

32BE75EB-D31C-4307-82F3-4B6C1637E95D

F2759370-632D-4E85-ABA4-32CF96E2A1D7

4430B248-5E82-485F-ABF8-709FD48C3937

Posté par jeanjacques666 à 22:15 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 mars 2018

Lignières sous la neige

A la façon super 8 mm, j’ai filmé le village des vacances de mon enfance sous la neige.

Réalisation jeanjacques666

Film en NB, muet, totalement underground 

 2 mars 2018

Lignières sous la neige

Posté par jeanjacques666 à 22:15 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,