21 janvier 2020

Les mois d'hiver - Ubersitz / Altjahrswoche 2019 Meiringen

J'ai réalisé un documentaire sur une coutume qui se déroule dans le Haslital.

Ubersitz / Altjahrswoche 2019 Meiringen

"Pendant cinq jours et cinq nuits, les habitants du Haslital effraient les mauvais esprits avec des tambours et des sonnailles pour les chasser vers le royaume des morts. Plus nombreux et plus bruyants chaque jour, ils défilent en rythme dans les rues de leurs villages.
Cette coutume insolite atteint son apogée le 30 décembre avec l'Ubersitz. Ce soir-là, tous les porteurs de cloches des villages voisins Eisenbolgen, Hasliberg, Hausen, Meiringen, Willigen et Unterbach se rendent au centre de Meiringen pour un défilé commun assourdissant.

C'est le 25 décembre à minuit pile que la traditionnelle semaine des sonnailles commence à Meiringen et dans tout le Haslital. Le rituel celtique dure jusqu'à l'avant denier jour ouvrable de l'année et se termine par l'Ubersitz. Selon la légende, les morts hanteraient les vivants durant ces cinq nuits d'hiver les plus longues de l'annlée.
Les montagnards de l'époque préchrétienne qui en étaient convaincus, tentaient d'éloigner les morts de leurs villages avec des masques étranges et les chassaient de leurs vallées dans l'au-delà avec du bruit. Un culte que l'on célèbre encore de nos jours dans le Haslital.

Au fil des siècles les habitants du Haslital ont résisté aux pressions des pasteurs, aux interdits de la maréchaussée pour conserver cette tradition qui remonte à l'époque préchrétienne. Cette coutume est toujours présente en 2019 et transmise à la génération nouvelle.

Le 31 décembre, après cinq jours et cinq nuits de bruit, les villages et la campagne du Haslital retrouvent le silence."

Jean-Jacques - Rêveries présente
Ubersitz / Altjahrswoche
2019
Meiringen
Documentaire
filmé les 28,29 et 30 décembre 2019 à Meiringen
Prises de vue :
Jeanjacques 666 et Trazom
Réalisation Jeanjacques666

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10 janvier 2020

Les mois d’hiver - Les soirs de pleine lune, avec éclipse partielle...

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L'appogée de l'éclipse partielle de lune était visible à 20h12. J'ai contemplé ce phénomène astral depuis le toit de mon hôtel à Meiringen, où je me suis installé pour la fin de semaine. Le ciel était magnifique. 

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07 janvier 2020

Les mois d'hiver - Hasliberg

Le 2 janvier, super randonnée sur les chemins piétonniers de la station de ski d'Hasliberg. Une station située au-dessus de Meiringen. J'ai filmé quelques plans ...

RANDONNÉE


RANDONNÉE
20 kilomètres de marche
Meiringen - Hasliberg Reuti
Mägisalp - Hasliberg Reuti par Bidmi
Avec la participation de Trazom
Filmé le 2 janvier 2020
Réalisation Jeanjacques666

Lundi 6 janvier
Jour des Rois et dernier jour du sapin qui occupe le salon.

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25 décembre 2019

Les mois d'hiver - Noël

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06 décembre 2019

Nuit 15/16 - Les mois d'hiver - Balade manquée

La balade depuis Wengen devait aboutir à la Petite Scheidegg avec vue sur l'Eiger, le Mönch et la Jugfrau, les trois sommets mythiques des Alpes suisses. Là, au pied de la face nord de l'Eiger.
Un manque de signalisation sur le chemin piétonnier et ce fut une balade pour rien ... il y a tout de même eu 10 kilomètres de marche au soleil dans un beau décor, mais pas d'Eiger cette année !

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02 décembre 2019

Nuit 11/16 - Les mois d'hiver - Venise

Dans l'anthologie des poètes français contemporains, Paris Delagrave éditeur, 1918, c'est sous le nom de Madame Alphonse Daudet que sont reproduit deux poèmes de l'épouse de Daudet, extraits de "Reflets sur le sable et sur l'eau", Alphonse Lemerre, éditeur, 1903
L'un d'eux est un poème sur Venise.
En octobre 1985, j'ai eu un immense coup de coeur pour Venise. En 2004, j'ai eu un coup de blues en retournant dans cette ville aux souvenirs élouissants. La ville était devenue un attrape-touristes. Les chats qui 19 ans plus tôt erraient partout avaient disparu. Je ne pense pas que je retournerai à Venise.

MADAME ALPHONSE DAUDET

VENISE

Vieux canaux, vieux palais, et vieux ponts sur l'eau morte
Où des ombres s'en vont hâtives et drapées
Si fièrement, et se posant de telle sorte,
Qu'on croit voir aux haillons luire des blancs d'épée !

Cela passe et s'engouffre au coin de quelques portes,
Cependant que le flot sur les pierres trempées
Pleure, et noircit de tout ce qu'il porte et rapporte
Les maisons, de mystère ancien enveloppées.

Ce n'est plus la Venise inclinant ses façades
Vers Saint-Georges enflammé d'un couchant toujours rose,
Et mirant des balcons, des toits, des colonnades

Au grand canal, où glisse, avec les sérénades,
La gondole qui porte en ses voiles moroses
Le deuil silencieux et persistant des choses ! 

                                (Reflets sur le sable et sur l'eau.)

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29 novembre 2019

Nuit 8/16 - Vendredi noir

Jeudi, de passage à Lignières, le village des vacances de mon enfance, j'ai lu dans "Arcinfo", le quotidien qui parait dans le canton de Neuchâtel, un éditorial intéressant sur le Black Friday.
Plus tard, de passage à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfadolescence, j'ai vu une affichette dans un centre commercial, annonçant des offres mirobolantes pour cette journée mondiale d'achats compulsifs.
Vendredi, j'étais serein. Je n'ai jamais participé à cette orgie d'emplettes. Avec mon frère, nous sommes allés manger, à midi, au buffet de la gare de La C... , un de nos neveux y est cuisinier. La carte est composée de mets de brasserie, ce qui devient rare. Escargots de Vallorbe pour moi, salade mêlée pour mon frère, langue sauce aux câpres, riz et légumes pour les deux et panna cotta aux fruits rouges pour le dessert. Discussion avec notre neveu qui est sorti quelques instants de sa cuisine.
je suis ensuite rentré à Berne. Installé au wagon restaurant j'ai bu en espresso. Peu avant d'arriver dans la Ville fédérale j'ai demandé l'addition. La serveuse me demande 2,30 CHF. Je paye en pensant qu'elle est folle. Un espresso coute 4,60 CHF. Quelques instants plus tard, elle me tend la facture. Le montant est bien de 2,30. En lisant les petite ligne j'explose de rage. Je viens d'être piégé. Pendant des années j'ai snobé le Black machin et aujourd'hui, à l'insu de mon plein gré, je participe à cette grande folie acheteuse. Il est dit dans la facture, espresso 4,60, Black friday 50%, à payer 2,30 ...
VENDREDI NOIR !!!

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28 novembre 2019

Nuit 7/16 - Pluie, pluie ...

Jeudi
Il pleut ...
J'ai filmé la pluie, un dimanche de novembre. J'aime la pluie !

Novembre - Un dimanche de pluie

Novembre - Un dimanche de pluie
Avec la participation de Trazom
Filmé le 17 novembre 2019
Réalisation Jeanjacques666

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18 novembre 2019

Aqua alta

 

 

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 Peinture de Miki de Goodaboom

Devoir de Lakevio N° 16 (ICI)

Aqua alta

"J’aime la façon dont tu as agencé ton salon. Ce canapé moderne au milieu de ces quelques meubles anciens est bien choisi. Il y a juste la croûte qui surplombe le canapé qui détonne !"

Paul sourit. Il avait acquis le tableau, installé sur la paroi en bois du salon, au début des années 1980. Le peintre était inconnu à l’époque. La toile peinte en 1977, pour les 30 ans du Tour de Romandie, montrait le sprint d’une arrivée d’étape. On y voit Gianbattista Baronchelli (vainqueur du Tour 77) en tête suivi de Joop Zoetemelk (2e du tour 77), le peloton les talonne. Les grands noms du cyclisme figurent dans le palmarès de cette course à étapes qui se déroule en début de saison. 

Bartali, Kübler, Koblet, Bobet, Motta, Merckx, Gimondi, Thévenet, Van Impe, De Wlaminck, Hinault, Roche, Rominger, Indurain, Richard, Jalabert, quelques coureurs parmi tant d’autres qui sont montés sur le podium du Tour de Romandie. 

"Ce tableau a été peint par VVG" dit Paul
"Alors c'est pas une croûte. Tu l'a acheté combien ? Il est assuré ?"
"J'adore ta façon de concevoir l'art, mon neveu. Il y a cinq minutes c'était un tableau au-dessous de tout et maintenant tu es intéressé !"
"Un VVG ..."
"Pour moi c'est un souvenir de ma région, plus insolite qu'un Charles L'Eplattenier. Et puis, c'est plus intéressant d'acquérir une oeuvre d'un peintre qui débute. Cela lui permet de vivre, ou plutôt survivre. VVG est devenu très connu et hors de ma bourse. Quand à assurer ce tableau, autant acheter un tableau par an. C'est un puits sans fond les assurances d'oeuvres d'art. L'argent ne remplacera pas le tableau perdu ..."

Un sirène retentit.
"Qu'est-ce que c'est ?" demanda le neveu
"C'est l'alerte de l'aqua alta. Trois sons crescendo, la marée sera importante !"
"Mais il n'y a pas de marée ici, c'est pas l'Océan" dit le neveu avec aplomb.
"Au lieu d'avoir le nez en permanence plongé sur l'écran diffuseur de jeux vidéos, regarde ce qui ce trame autour de toi"
"Alors, la grosse inondation de l'autre jour, c'était une marée géante. C'était super drôle, j'ai fait plein de photos."
"Oui, c'est du plus haut comique" ironisa Paul "Venise se détruit, c'est très amusant !"
La sirène retentit à nouveau.
"Bon, mon garçon, il est temps que tu regagnes ton hôtel. Dans une heures ce sera difficile. Passe demain vers midi. Il est temps que je te fasse découvrir la Sérénissime."
"la Sérénissime ?"
"La Sérénissime république de Venise, en vénitien: Serenìsima Repùblica Veneta" Chuchota Paul à l'oreille de son neveu.

L'appartement avait retrouvé son calme, la course cycliste avait repris son cours. Paul, triste, regardait depuis la fenêtre du salon l'eau monter. Il se dirigea vers la bibliothèque, tira du rayon du bas un disque 33 tours 1/2 minutes et le plaça sur le tourne-disque. "Verte campagne" chanté par Les Compagnons de la chanson résonna dans la pièce. Fred Mella venait de mourir. C'était le dernier Compagnon ...

Verte campagne Les Compagnons de la chanson - youtube

 

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14 octobre 2019

La Vltava

Devoir de Lakevio du Goût N° 12

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Vous avez déjà une idée de ce qui surgit de cette toile d’Aldo Balding. Racontez l’histoire que vous avez à coup sûr imaginée et prévenez en le disant en commentaire du devoir que je vous présenterai lundi. Le Goût, c'est ICI

 

La Vltava roulait des eaux automnales. Sur les égoportraits envoyés aux quatre points cardinaux, au moyen de I-Truc et autres androïdes, le bleu de la plus longue rivière de la République tchèque, en arrière-plan des sourires de circonstance, plus généralement on tirait la langue, montrait des bleus fantaisistes obtenus par l’artifice de logiciels pernicieux qui permettaient surtout de s’offrir des chirurgies esthétiques à moindre frais, exemptes de complications sanitaires. La vie sur la toile virtuelle est une si jolie vie !

 

Le pont de pierre qui relie Staré Město pražské au quartier Malá Strana, était presque désert. Un soleil d’octobre, tiède et lumineux inondait de ses rayons l’ouvrage vieux de plusieurs centaines d’années. Une femme marchait en direction de la vieille ville. Un homme la dépassa, fit volte-face et lui lança « Patricia sur le Pont Charles, quelle bonne nouvelle ! » Elle s’arrêta. De dos, elle avait l’air d’une madone. Le soleil irradiait sa chevelure. Elle l’interrogea « Vous foutez quoi ici ? » Elle n’avait rien perdu de sa verve. « Vous vous souvenez de notre dernière rencontre ? », elle grimaça, après une brève hésitation elle tenta « En 2004, à la fête de mes 40 ans ». « Archi faux, en 2012, Cité des Doges, Harry’bar, à la table qu’occupait Ernest ». Elle éclata de rire, et ajouta « Vous lisiez Paris est une fête dans une édition revue et augmentée parue chez Gallimard en 2011, na ! » Il resta songeur. Elle compléta « Vous aviez acheté l’exemplaire à la librairie Descombes, à Genève, juste avant sa fermeture définitive »

 

Ils s’étaient connus à Genève à la fin des années septante. Ils avaient écumé bars, discothèques, salles de cinéma, de concert et de théâtre de la cité de Calvin. Ils avaient fait l’amour dans une loge du Grand Théâtre lors d’une générale. Ils étaient souvent, dans leurs virées nocturnes, accompagnés d’une bande de joyeux fêtards. Ils étaient amis, parfois amants. Enfant unique, ils se considéraient comme frère et sœur. Par jeu, pour épater la galerie, à l’époque de leur rencontre, ils avaient décidé de se vouvoyer. Ils n’avaient jamais dérogé à cette règle.
Ils se voyaient quand le destin les mettait sur le même chemin, comme ce lundi d’octobre à Prague.

 

« Vous êtes libre ? » lui demanda-t-il
« Jusqu’à demain à 11 heures »
« Ma chambre d’hôtel est une double » précisa-t-il.
« La mienne aussi, na ! »
« On tirera à la courte paille »
Ils parcouraient les derniers mètres du pont côte à côte, insensibles aux bruits extérieurs, en faisant des projets pour la journée.
Elle le tira par le bras « Vous avez lu le dernier Sagan ? »
« J’ai lu beaucoup de ses romans et de ses pièces de théâtre, mais pas ses dernières productions ».
« Je parle de son roman paru en septembre ».
« 2019 ? » demanda-t-il.
« Oui »
« Apprenez ma bonne dame, que Françoise est morte en 2004 ! »
« Apprenez mon bon ami que les mystères de l’édition sont insondables. Un manuscrit éparpillé, rabiboché par un fils aimant, qui concocte des préfaces pour les rééditions des romans de sa mère et qui a la chance de préfacer un inédit... »
« Oui, je vois... ».
Il prit Patricia par le bras. Il lui demanda si elle avait lu le roman.
« Il est en lecture, actuellement en attente dans ma chambre d’hôtel ».
« Donc, pas besoin de tirer à la courte paille, affaire conclue »
Ils éclatèrent de rire. Ils iront à la place Venceslas, se recueillir sur le mémorial Jan Palach puis s’égareront dans la vieille ville sur les traces de Franz.
« Finalement vous ne m’avez pas dit ce que vous foutez ici ... »
La réponse se perdit dans le brouhaha ambiant.

Octobre 2020
Il trouva devant sa porte un colis. Il n’y avait ni expéditeur ni message d’accompagnement, juste un tableau. Il fut ébahi. De dos on reconnaissait Patricia avec sa chevelure irradiée de soleil. Lui était de face. Les pavés du pont Charles occupaient une grande place du décor. Au fond, en légère ombre chinoise, la vieille ville de Prague. La toile était signée Aldo Balding et datée d’octobre 2019. Quelques jours plus tard, le tableau avait été encadré et trouvé sa place dans le salon du bénéficiaire de ce souvenir inattendu. Entre deux Baratelli*, le Balding attirait le regard.

 

Octobre 2021
Patricia en rentrant chez elle, trouva, glissée sous la porte de son appartement, une lettre au parfum de mystère. Elle contenait un billet pour un concert accompagné d'un programme. Un chef d’orchestre prestigieux, des artistes connus et un programme alléchant ne manquant pas de retenir l’attention. Elle découvrit rapidement l’expéditeur de ce présent. Parmi les œuvres jouées, l'une était passée au surligneur jaune : Bedrich Smetana (1824 – 1884) La Moldau.
Rêveuse, elle pensa à cette rencontre sur le pont Charles et à la Moldau qui roulait des eaux automnales …

 

*Carlo Baratelli, peintre chaux-de-fonnier est mort en novembre 2017 à l’âge de 92 ans.

 

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