22 février 2017

Köniz

Jeudi 16 février 2017

Balade à Köniz
L'étang du terrain de jeu est encore gelé
Dans un des temple de la consommation de la ville, on trouve des fraises. Comme chacun le sait, nous sommes en pleine période de la cueillette de ce délicieux fruit. Elles sont à point, à moitié verte..!

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


19 février 2017

Dimanche, jazz

Dimanche soir, jazz à Zanzibar. Les chats du quartier sont au cabaret. Ils engloutissent des souris grises en buvant de grands verres de bière.
Un orchestre joue Moonlight Serenade. Un couple de rat des villes, égaré dans cette confrérie de chats, danse sur la musique de Glenn Miller.
Des spots, rouges et verts, éclairent faiblement la salle. Sur l'écran géant, installé derrière le bar, est diffusé en rediffusion une émission de cuisine, "Top chef". Les chats ne sont guère intéressés par des recettes de tomates... Ils préfèrent le numéro d'effeuillage des souris de la troupe de Mme Kit et Cat. Ils se lèchent les babines...

Moonlight Serenade

 

Soleil sur la Ville fédérale...
La petite patinoire portative installée sur la Place fédérale vit sa dernière journée ce dimanche 19 février...
Un petit bonnet de laine est encore nécessaire, en cette belle journée de février...

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 février 2017

Le clown est mort...


Giani Esposito
, né le 23 août 1930 à Etterbeek et mort le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine, est un auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français.

Giani Esposito - 'Le Clown'

« LE CLOWN » (1957).
Chanté par Giani Esposito.



Raymond Devos, né le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique et mort le 15 juin 2006 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, est un humoriste français.

Devos le "clown"

 

Les saltimbanques

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Guillaume Apollinaire, Alcools

 


Angelikí Ionátou (en grec moderne : Αγγελική Ιονάτου), connue en France sous le nom Angélique Ionatos, est une compositrice et chanteuse grecque, née à Athènes en 1954.

Angélique Ionatos ~ Le clown [ G. Esposito ]


La strada est un film italien réalisé par Federico Fellini et sorti en 1954.

La Strada - Trailer


Clown

  Un jour.     
  Un jour, bientôt peut-être.     
  Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.     
  Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien,
je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.     
  Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.     
  D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons
et enchaînement « de fil en aiguille ».     
  Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.     
  A coup de ridicules, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par
éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai
de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée,
assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si dignes, mes
semblables.     
  Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme
après une intense trouille.     
  Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m’avait fait déserter.     
  Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.     
  Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.

      CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le
sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance.     
  Je plongerai.
  Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert     
à tous
ouvert à moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d’être
nul et ras…
et risible…

Henri Michaux, « Peintures » (1939,) in L’espace du dedans, Pages choisies, Poésie / Gallimard, 1966, p.249

 

 

Posté par jeanjacques1957 à 22:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

06 février 2017

Youtubeuses beauté

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

patricia freeman
Patricia Freeman - Trepidations

...Un petit salon de style anglais début du siècle. Un poste de T.S.F. 

Avez-vous lu le Goncourt 1911? Doit-on lire ou relire ce roman, en connaissant la biographie de l'auteur?
Baudelaire: (Salon de 1846): "La bêtise est souvent l’ornement de la beauté". 
Aragonia
Selección Especial
2011 GARNACHA
Product of Spain
Novembre s'achève dans le froid.
Le mercure passe sous la barre du zéro degré...
Pour se réchauffer, il faut s'engouffrer dans la salle de l'Adriano's bar, choisir le banc sous lequel les tuyaux du radiateur, chauffés à blanc, tentent de rivaliser avec les chaleurs de l'été... 
30 décembre 2011 "Saint-Roger"
Escargots en entrée
Amandes de mer crues
Choux de Bruxelles
Restes de viande
Salade
QUI A TOUCHÉ À L'ORDINATEUR? C'EST LE FOUTOIR... JE VAIS INSTALLER UN CADENAS... 
-Salut!
-Salut!
-Tu fais quoi?
Ils se saluèrent en frappant trois fois leurs poings fermés, claquèrent leurs paumes cinq fois, firent "goulou, goulou", se frottèrent le bout du nez l'un contre l'autre, firent une accolade épaule gauche contre épaule droite en se susurrant: "Salut frérot".  
-Rituelle Géronimo, trancha un expert de 10 ans, haut comme  trois pommes, foutons  le camps. 
-Tu as fait ton devoir du lundi?
-Non et je m'en bats les couilles!
-C'est quoi cette expression de youtubeuses beautés de 15 ans?
-Je dirai que j'étais malade...
-"Chère maîtresse, Veuillez excuser le petit Jean-Jacques qui n'a pas fait son devoir. Il est au lit avec 47 de fièvre, c'est la flemme ingite aïgue..."
-C'est un truc des années septante la flemme...
-Soixante dix, pense à tes lecteurs étrangers.
-Espèce de troll, en Belgique, il parle septante et nonante!
 -J'suis passé tout à l'heure à la galerie pour voir le tableau à raconter et il n'était plus là! Y avait une pancarte: Le tableau servant de fil conducteur au récit du lundi à été dérobé par une bande de gamins accompagnée d'un chat jaune.
-Un chat jaune, c'est Léo. On a qu'à lui demander.
-Faudrait le trouver, d'abord.
-Il est là!
-C'est lui qui fait ce bruit de Solex?
-Non, il ronronne. 
-Il est pas jaune, le chat des voisins du dessous, il est caramel .
-c'est pour brouiller les pistes. 
-Des rumeurs circulent sur "Face de bouc", que vous l'avez bouffé. Chat à la moutarde!
Le viel Ueli rentrait de promenade. Il regagnait son coin de rue. Aujourd'hui, il n'avait pas effectué son trajet habituel. Personne ne l'avait vu au Colonial.
P.-S. Le thé bu pendant le souper était un thé noir. "Thé P'uh-êhr" Petit Nid d'Oiseau. Thé compressé à la forme sympathique, chaque petite brique est emballée dans un papier de soie. Emballage que l'on retire avant de faire infusé. Originaire de la province de Yunan en Chine, ce thé à un goût de terre.
MAIS C'EST PAS VRAI, IL Y A DES POILS DE CHAT DANS LE LOGICIEL. LE CHAT JAUNE DES VOISINS DU DESSOUS EST ENCORE ENTRÉ DANS L'ORDI À LA RECHERCHE DE SOURIS! LÉO, ICI, TOUT DE SUITE! LÉO...
-Ben voilà, merci Léo de nous avoir conduit à la cachette du tableau.
-Ils l'ont bien arrangé les gamins. Il est tout violet.
-c'est qui les deux gonzesses qui posent? Elles ont une de ces trogne!
-Tu ne reconnais pas, c'est une scène du film: "C'est lundi, il n'y a plus de raviolis!"
-Ça ne m'inspire pas. Je suis malade.
MERDE, J'AI FAIT UN COUP DE CLIC SUR ENVOYER. LE TEXTE EST PARTI. JE NE SAIS PAS OÙ. LA HONTE.  J'AI PAS FAIT DE SAUVEGARDE. LÉO, ICI, LÉO...
Sur le paillasson des voisins du dessous, Léo ronronne. Au-dessus, ça braille et une odeur de lapin à la moutarde s'échappe de la cuisine.
Dans le caniveau, une toile est abandonnée. Elle représente deux femmes mécontentes de passer un lundi sans raviolis.
C'étaient les trépidations du lundi 6 février 2017.
P.-S. Le texte n'a été sauvegardé...

Posté par jeanjacques1957 à 23:37 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

30 janvier 2017

La Fièvre du samedi soir...

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

 Daniel Maidman - Rachel at the cafe

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR
Ils prenaient le thé dans le petit salon. La porte-fenêtre était close. Depuis dix jours, les températures négatives, entretenaient une pollution monstrueuse. Malgré le soleil et une douceur bienvenue, le rouge continuait d'être présent dans la courbe de la pollution ce samedi après-midi de fin janvier. 
A côté de la porte-fenêtre  était accroché une toile de Paul Rafferty intitulée  "Hydrangeas - Contre-Jour". Ce tableau suscitait la polémique. Les visiteurs reçus dans le petit salon voyaient des roses ou des pivoines, certains distinguaient cinq fleurs, d'autres en comptaient quatre. C'était pourtant des hortensias roses. Les originaux se trouvaient dans un vase posé sur le guéridon, que tante Dinah s'obstinait à confondre avec une table bouillotte.  A la T.S.F., l'émission littéraire évoquait Homère et son épopée l'Odyssée. Un péplum où l'on rencontre de gros bras et des femmes charmantes. L'histoire raconte, Ulysse résistant au chant des sirènes, parle de sa femme Pénélope hésitant entre la broderie et la confection de confitures, de courtisans ourdissant de mauvais coups et de Télémaque le fils maudit. La magicienne Circée remettra de l'ordre dans cette toile littéraire. Les écrans cathodiques, le dernier dimanche de janvier, à 20h00, donneront quelques pistes.
L'Impromptu n° 3 en si bémol majeur "Rosamunde" de Schubert mit fin à cet embrouillamini politico-financier-judiciaire qui secoua l'île d'Ithaque, bien des siècles avant la naissance de Rachel. 
"C'est nouveau ce tableau miniature posé sur le guéridon?" Demanda Esther en croquant dans une madeleine.
"Non, il était dans une chambre au 2e" Répondit Iris en versant du thé dans les tasse chinoises.
"Il s'intitule Rachel au café", précisa le frère d'Iris, qui appuyait sur la télécommande. La T.S.F. se tut. 
"Et qui est cette Rachel?" S'enquit Esther. 
Iris et son frère s'empressèrent de lui répondre. "C'est la fille de Laban, la cousine et la seconde femme de Jacob, la soeur de Léa."
"Léa, la fillette du rez-de-chaussée"dit Esther en pointant du doigt le sol.
"Pas du tout", s'esclaffa Iris. Son frère enchaîna, "Léa, c'est la cousine et la première épouse de Jacob. La fille de Laban, la soeur de Rachel".    
Esther se tassa dans le fauteuil de toile moutarde. "Je ne comprends rien aux histoires de famille!", se désola-t-elle.
Iris se leva et tira de la bibliothèque un livre relié en fin cuir rouge. Elle tendit le volume à Esther. "Tu trouveras toute l'histoire de la famille ici", précisa Iris. Esther lut sur la tranche, écrit en lettres dorées: LA BIBLE.
Un coup de klaxon,  plutôt joyeux, mit fin aux souvenirs de famille.
Une Buick Riviera, noire, modèle 1971, venait d'entrer dans la cour de la maison.
"C'est Benoît, lança le frère d'Iris regardant par la porte-fenêtre, il brandit une coupe."
" Il est vainqueur du rallye des neiges"s'enthousiasma Iris.
Le nuit tombait, dans le ciel sombre se détachait un mince croissant de lune jaunâtre. La pendule du petit salon sonna le quart de six heures... Le frère d'Iris alluma le lustre. Esther, fixait le portrait de la belle Rachel. Léo, le chaton jaune, grattait à la porte d'entrée. Le jeune couple de l'étage du dessus écoutait "Breakfast in America", le volume poussé à fond. La fièvre du samedi soir commençait...

Posté par jeanjacques1957 à 07:03 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


28 janvier 2017

Balade dans la Ville fédérale...

Bande-annonce du film Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais, 1959

Emmanuelle Riva...

 

Balade dans la Ville fédérale, ce samedi 28 janvier 2017... Avec café au Colonial...

       

 

 

                                   Köniz, dans la banlieu bernoise...

La chanson de Celentano, illustre bien cette place de Köniz...

Adriano CELENTANO IL RAGAZZO DELLA VIA GLUCK

Posté par jeanjacques1957 à 23:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 janvier 2017

Beatenberg

Balade du dimanche 22 janvier 2017

                                                             
"La légende de Saint Béat
A une époque reculée, deux voyageurs étrangers traversaient les montagnes quand ils atteignirent le pays d'entre les lacs (Interlaken). Accompagné de son disciple Justus, Beatus l'Irlandais, après s'être fait baptisé par St-Pierre en personne, était envoyé au delà des Alpes pour prêcher la bonne parole et convertir les Helvètes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la région de Sundlauenen, ils apprirent l'existence d'un terrible dragon qui terrorisait la population. Armé de sa foi, Beatus se fit conduire en barque sur les lieux et gravit seul la montagne. Une fois en face du dragon menaçant il éleva la croix du Christ et le monstre, hystérique, se jeta du haut des rochers dans le lac dont les eaux se mirent à bouillonner.
Beatus et son compagnon s'installèrent dans la grotte et y servirent nuit et jour le Seigneur Dieu, jusqu'à ce qu'il le rejoignît au ciel, à l'âge de 90 ans. Sa tombe fut creusée dans le rocher, devant la grotte, où elle accueillit sa dépouille. Justus perpétua sa mission jusqu'à ce qu'il trépassa. Il fut enterré aux côtés de son maître.
Il y a plusieurs millénaires elles servaient déjà comme abri pour les populations du Néolithique."
(Source: http://www.swissvisite.ch/index.php/grottes/55-grottes-de-st-beatus)

                                          

L'Eiger,Le Mönch et La Jungfrau, les trois sommets mythiques des Alpes suisses
                                                              

 
                                                                               Un avion survole le Niesen....

                    

                                                    

Un café, quelques notes dans le journal, avant de redescendre dans la peuf...

Posté par jeanjacques1957 à 21:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16 janvier 2017

Supertramp est un groupe de rock progressif anglais, fondé à Londres en 1969

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com


belinda del pesco
Belinda del Pesco

Supertramp est un groupe de rock progressif anglais, fondé à Londres en 1969

Le saphir toucha le fond du sillon, les premières notes de l'album mythique "Breakfast in America" emplirent le salon. Le volume sonore bas permettait d'entendre le tic-tac de la pendule installée sur le marbre de la cheminée.  La position des aiguilles indiquait 15h35. Le vol SX0301 en provenance d'Amsterdam passa au-dessus de la maison. Dans quelques minutes, le Fairchild Dornier 328-110 toucherait la piste avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu. Le disque de Supertramp tournait à 33 tour 1/2 minute. Elle, elle était allongée sur le canapé, lui, il était assis. Il avait passé ses jambes par dessus les jambes d'elle. Il lisait. Dehors, il neigeait. La Ville fédérale somnolait. Les abords du Palais fédéral étaient bouclés. La visite d'Etat du président chinois Xi Jinping met en ébullition les autorités fédérales. L'impair de 1999 ne peut se répéter. Tout le monde se souvient de l'arrivée de Jiang Zemin sous la coupole. Il vociférait en anglais. Hurlait que sa sécurité n'était pas garantie, qu'il voulait voir le chef de la police, un incapable à ses yeux. Le conseil fédéral in corpore, glacé d'effroi, avait cru, l'espace d'un instant, avoir un nouveau président. Un groupe de Tibétains manifestaient sur un toit surplombant la place. L'incident diplomatique fut évité de justesse. Ce n'est pas facile de voyager en démocratie!
Le disque grattait un peu. 
Elle: Tu m 'aimes?
Lui: Oui
Elle, la moue rieuse: Tu aimes mes fesses?
Lui: Oui
Elle: Tu aimes mes seins?
Lui: Oui.
Elle: Tu aimes ma bouche?
Lui: Oh! Ca va la Bardot!
Elle: Tu as toujours méprisé Godard...
Elle étira ses bras et se servit un verre de Montus 2010. Supertramp attaqua "Goodbye Stranger".
Lui: Max Frisch dactylographiait son journal berlinois sur des feuilles quadrillées. Il note en mars 1973 "Parfois je m'étonne à l'idée d'avoir bientôt 62 ans. Aucune sensation corporelle, je ne sens pas que d'ici quelques années ce sera la fin. Comme lorsqu'on jette un coup d'oeil à sa montre: il est déjà si tard?"
Elle: Si on additionne nos deux âges, on arrive à 62 ans! On a le temps...
Il lui caressait les cuisses.
Lui: Et tes cuisses, tu ne m'a pas parlé de tes cuisses.
Elle lui tira la langue. Elle lui tendit son verre de vin.
Elle: Enivre-toi.
Lui: Tu as 31 ans, comment se fait-t-il que tu connaisse Godard?
Elle: Et toi, à 31 ans pourquoi lis-tu le journal berlinois de Frisch?
La face A du disque s'acheva. Le vinyle s'arrêta.
Elle: Tu vas tourner le disque?
Lui: Non. On va boire un café à l'Adriano's.
Ce fut la ruée vers le vestibule. Ils s'habillèrent chaudement. Sur le palier il trouvèrent Léo, le chaton jaune des voisins du dessous. Le jeune félin ronronnait et se frottait dans les jambes de ces potentiels pourvoyeurs de caresses ou de nourritures. 
Elle: Léo, tu fais ta Bardot?
Elle et lui éclatèrent de rire et, devant l'incurie de l'ascenseur, dévalèrent les escaliers en riant de plus belle. Léo se mit en boule sur le paillasson et sembla bouder. 
A l'Adrianos bar, ils apprirent l'élection du vert, Alec von Graffenried, issu d'une des plus vieille famille patricienne bernoise, comme maire de la ville. Elle et lui tombèrent sur des amis. Ils firent quelques égoportraits, puis quittèrent le bar pour aller boire des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême...
Le générique de fin se déroulait sur une chanson de Ferré, chantée par Catherine Sauvage: "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", tandis que le président chinois foulait le sol helvétique.
La ville verte grelottait, le mercure chutait dans son tube de verre... La nuit fut glaciale.

28 mars 1968
Catherine SAUVAGE chante "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", poème de Louis ARAGON, musique de Léo FERRE

 

Posté par jeanjacques1957 à 11:43 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

15 janvier 2017

Dimanche d'hiver

Il a neigé cette nuit sur la Ville fédérale...

 

 
Le meilleur café de la Ville fédérale se boit dans l'annexe de l'Adriano's bar, "Colonial bar"... Ce bar est ouvert depuis quelques semaines. Il est situé dans l'espace qu'occupait feu le "Cesary". Les tasses portent les armes de l'Adriano's. La petite salle a entièrement été refaite.

                                                           

Encore un beau dimanche

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

13 janvier 2017

Une journée d'hiver...

 

Les chats du quartier sont partis en goguette. ils mènent une vie dissolue à la Gérard Floque. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, a suivi la bande. Il neige sur la Ville fédérale, aussi c'est en motoneige que les félins gagnent un cabaret du centre de la capitale. Ils boivent de la bière blonde, se grattent la panse, éructent et pissent dans les coins... Les chattes, en mâle d'amour font des yeux doux aux caïds de la bande. Un orchestre de jazz égaye la soirée. Des couples se forment et dansent au son de vieux airs de blues... A l'arrivée de la maréchaussée tout ce petit monde disparaît. Ils investissent un bar chic et se font servir des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, est ivre. Il vomit sur la moquette... Tard, vers trois heures, la bande de félins rentrent dans un chahut épouvantable. Ils sont dans un état de décomposition avancée!

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

la neige, le vent...

Circulation un peu difficile avec plusieurs accidents. La Chaux-de-Fonds sous la neige m'a rappelé les hivers de mon enfance dans la Cité horlogère. Mais à l'époque, il y avait quatre à cinq fois plus de neige que ce vendredi 13! A Berne, les décors lumineux de fin d'année sont éteints depuis dimanche soir; à Lignières, ils brillent encore. La capitale fait des économies de bout de chandelle. A 21H30, l'eau de la piscine de Berthoud, a retrouvé le calme. On ferme, a crié le gardien. Il neigera à nouveau vers minuit et le vent soufflera.

SE COUCHER TARD, NUIT

La Chaux-de-Fonds (ci-dessus), vers 15H30

 

                                                             Lignières (ci-dessous), vers 17H20

                                                                                  
                                       La piscine de Berthoud juste après la fermeture du bassin à 21H30

Au coeur de cette nuit neigeuse, il est temps d'écouter Maria. On reste l'oreille collée au transistor, avec des frissons dans tous le corps...

Maria Callas "La Wally"

Posté par jeanjacques1957 à 23:59 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,