06 août 2016

60e été - La cité horlogère

Bref passage dans la ville de mon enfance.
Les quais et les voies du chemin de fer font penser à une ville du Sud...
L'Été, le bel été, vieillit. L'arrière été s'est installé.

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23 mai 2012

Seringa

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Balade du soir dans le quartier voisin, le quartier d'Elfenau. Un seringa parfume un carrefour. Cette odeur capiteuse envoute les promeneurs. Soudain au détour d'un jardin, un ombre furtive s'estompe dans le crépuscule. C'est l'Eté, le bel été qui est de retour de son exil dans l'hémisphère austral.

Coupure de presse
Article extrait du Temps:
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17 septembre 2011

Fin de saison

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Photo: jeanjacques1957. Piscine de Berthoud la veille de la fermeture.

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16 septembre 2011

Adriano's

L'Eté, le bel été, s'est enfui en autocar. Des baigneurs l'ont vu nager dans la piscine de Berthoud. Une crevaison a contraint l'équipage à un arrêt non prévu.
A l'Adriano's, l'air est moite ce vendredi soir. Les ventilateurs tournent au ralenti. Toutes les places sont occupées. Le bruit des conversations fluctue en phase avec la puissance de la musique que diffuse un haut-parleur installé au-dessus de la machine à café. Le bel été est déjà oublié malgré la tenue vestimentaire décontractée des consommateurs. Le bel été n'est qu'un lointain souvenir malgré un orage au loin. Les éclairs zèbrent un ciel d'encre...

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13 septembre 2011

En autocar...

L'Eté, le bel été sur la pointe des pieds c'est effacé. Il a pris place dans un autocar. Ses malles ont été arrimés sur le porte-bagages.
Il s'en va pour un long voyage...

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20 août 2011

Le Bouquet

Entre Le Landeron et Lignières, sur le sentier qui commence dans les vignes et s’achève dans la forêt, un élégant gentilhomme chemine. Vêtu d’un costume clair, coiffé d’un canotier, il porte un bouquet champêtre. Les abeilles ont adopté le tournesol, les bleuets ou les mufliers. Le va-et-vient des butineuses forme un long sillage derrière le bouquet qui lentement avance vers le village. Une sauterelle se repose sur la branche de chêne voisine de la sauge décorative avant de plonger dans l’inconnu forestier. Trois glands solidement tenus ne sont pas prêts de tomber sur le nez d’un dormeur rêvant de citrouille*.

Juste avant d’entrer dans la forêt, l’élégant gentilhomme avec une guêpe affamée à la boutonnière de son veston jette un regard sur le lac de Bienne. Un bateau accoste à Cerlier. Il cabotera jusqu’à la Ville de l’Avenir en passant par l’Ile St-Pierre.

Il fait très chaud. Aucun vent coulis n’agite les feuilles. On dit que les dernières garrigues viennent mourir ici, entre Le Landeron et La Neuveville. Si on ferme les yeux, on entend les cigales.

Le voyageur entre dans Lignières. Le village est silencieux. Les fontaines sont vides, muettes. L’eau manque, il n’a pas plu depuis longtemps.

Le gentilhomme entre dans une ferme « Au bas du village ». Le silence règne, personne dans les champs. Une porte-fenêtre ouverte laisse entendre des conversations dans le jardin. Le voyageur dépose le bouquet sur la table de la cuisine. Des figues cueillies le matin même à Beaulmes reposent sur un plat à gâteau couleur bleu nuit avec un liséré d’or. Elles sont arrivées dans un panier avec des pots de miel. L’endroit est un peu plus frais que les autres pièces. La machine à café est sous pression. Le gentilhomme tire une carte de visite de sa poche, arrache une plume à une oie qui passait, la taille en bec, trempe la plume dans l’encre de seiche et écrit : « Bon anniversaire ». Il signe « L’Eté, le bel été », avant que de s’évaporer en fumée bleue.

Lignières, ce 20 d’aoust de l’an de grâce 2011

*Référence au poème de La Fontaine "Le gland et la citrouille"

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LE GLAND ET LA CITROUILLE

 

Dieu fait bien ce qu’il fait. Sans en chercher la preuve
En tout cet Univers, et l’aller parcourant,
Dans les Citrouilles je la treuve.
Un villageois, considérant
Combien ce fruit est gros, et sa tige menue
A quoi songeait, dit-il, l’Auteur de tout cela ?
Il a bien mal placé cette Citrouille-là :
Hé parbleu, je l’aurais pendue
A l’un des chênes que voilà.
C’eût été justement l’affaire ;
Tel fruit, tel arbre, pour bien faire.
C’est dommage, Garo, que tu n’es point entré
Au conseil de celui que prêche ton Curé ;
Tout en eût été mieux ; car pourquoi par exemple
Le Gland, qui n’est pas gros comme mon petit doigt,
Ne pend-il pas en cet endroit ?
Dieu s’est mépris ; plus je contemple
Ces fruits ainsi placés, plus il semble à Garo
Que l’on a fait un quiproquo.
Cette réflexion embarrassant notre homme :
On ne dort point, dit-il, quand on a tant d’esprit.
Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme.
Un gland tombe ; le nez du dormeur en pâtit.
II s’éveille ; et portant la main sur son visage,
Il trouve encor le Gland pris au poil du menton.
Son nez meurtri le force à changer de langage ;
Oh, oh, dit-il, je saigne ! et que serait-ce donc
S’il fût tombé de l’arbre une masse plus lourde,
Et que ce gland eût été gourde ?
Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il et raison ;
J’en vois bien à présent la cause.
En louant Dieu de toute chose,
Garo retourne à la maison.

Jean de La Fontaine

 

 

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13 août 2011

Dîner sur le balcon

 

La table dressée sur le balcon attend les convives. Le dîner est servi dans de grandes assiettes au liseré couleur des blés. Le soleil a disparu derrière les maisons dessinées dans les années 1940. Une guêpe affamée survole les plats et tente plusieurs atterrissages. La chaleur des plats empêche la carnassière d’attaquer  le dîner. Las, elle disparaît dans le feuillage de l’arbre des oiseleurs qui ombre le balcon.
Un cafard tombé dans un verre à jambe se noie dans un grand cru classé. Une fourchette adroitement maniée sauve de l’ivresse des profondeurs l’insecte. Déposé sur la rambarde, il cuve avant de disparaître dans un interstice du balcon. Le contenu du verre « cafardisé » est jeté par-dessus bord et s’égoutte sur un chat qui déguerpi.
Un élégant gentilhomme en costume blanc avec une guêpe affamée à la boutonnière passe sur la pelouse. Il soulève son chapeau dégageant une chevelure argentée et fait un clin d’œil aux convives qui s’installent à la table dressée sur le balcon. L’élégant gentilhomme disparaît dans les bosquets du jardin. C’est l’Eté, le bel été qui parcourt son domaine.
Dans le ciel, une étoile s’allume…

 

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12 août 2011

Soirée d'été à l'Adriano's

L'Adriano's bruisse de monde. Un bouquet de glaïeuls roses trône près de la machine à torréfier le café. Le festival des artistes de rue bat son plein et draine une foule de curieux dont certains échouent au cœur du manque d'inspiration. La plume est coincée, rien ne sort de son bec acéré! C'est la panne, la crise.
Une fine pluie écourte les rêveries. Il faut fermer le calepin où les gouttes d'eau effacent l'encre en dégoulinant sur les pages lignées. Les taches bleuâtres dessinent les contours de l'Eté, du bel été.

 

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10 août 2011

Perséïdes

L'Adriano's est déserté. Un couple de touristes nantais écrit des cartes postales. Le haut-parleur placé au-dessus de la machine à café joue du jazz. Il reste des sandwichs dans la vitrine. Les ventilateurs fichés au plafond baillent d'ennui, les quotidiens alignés dans leur présentoir attendent les lecteurs. La pendule indique 17h20. Au loin, c'est la chute des anges, la chute des cours, les cotations s'enfoncent dans le néant. Un "doppio" Costa Rica mousseux donne un ultime répit à l'Eté, au bel été.

Adriano's
Saint-Laurent 2011, nuit des Perséïdes
Berne

 

 

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08 août 2011

Contre-bise (ou Joran)

Ce matin, à Genève, une contre-bise donnait au paysage  un air automnal. L'Eté, le bel été, semble déjà rangé dans les cartons. Ces cartons alignés dans "les galetas" et dont on soulèvera les couvercles au plus profond de l'hiver. Un hiver qui sera interminable, assassin et triste, comme l'annonce le baromètre boursier. Il sera bon alors de "guigner" dans les cartons et les malles entassés sous les toits...

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