28 avril 2022

Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

Les pissenlits sèment à tout vent dans le jardin de Lignières

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 Seong-Jin Cho Concerto pour piano n° 21 de Mozart (Suntory Hall Tokyo. 19.06.2013)

En écoutant l'andante de ce concerto le portrait de Lucile me vient automatiquement à l'esprit. J'aime ce texte de François-René extrait des Mémoires d'outre-tombe.

"Lucile était grande et d’une beauté remarquable, mais sérieuse. Son visage pâle était accompagné de longs cheveux noirs ; elle attachait souvent au ciel ou promenait autour d’elle des regards pleins de tristesse ou de feu. Sa démarche, sa voix, son sourire, sa physionomie avaient quelque chose de rêveur et de souffrant.

Lucile et moi nous nous étions inutiles. Quand nous parlions du monde, c’était de celui que nous portions au-dedans de nous et qui ressemblait bien peu au monde véritable. Elle voyait en moi son protecteur, je voyais en elle mon amie. Il lui prenait des accès de pensées noires que j’avais peine à dissiper : à dix-sept ans, elle déplorait la perte de ses jeunes années ; elle se voulait ensevelir dans un cloître. Tout lui était souci, chagrin, blessure : une expression qu’elle cherchait, une chimère qu’elle s’était faite, la tourmentaient des mois entiers. Je l’ai souvent vue, un bras jeté sur sa tête, rêver immobile et inanimée ; retirée vers son cœur, sa vie cessait de paraître au dehors ; son sein même ne se soulevait plus. Par son attitude, sa mélancolie, sa vénusté, elle ressemblait à un Génie funèbre. J’essayais alors de la consoler, et, l’instant d’après, je m’abîmais dans des désespoirs inexplicables.

Lucile aimait à faire seule, vers le soir, quelque lecture pieuse : son oratoire de prédilection était l’embranchement des deux routes champêtres, marqué par une croix de pierre et par un peuplier dont le long style s’élevait dans le ciel comme un pinceau. Ma dévote mère, toute charmée, disait que sa fille lui représentait une chrétienne de la primitive Église, priant à ces stations appelées laures.

De la concentration de l’âme naissaient chez ma sœur des effets d’esprit extraordinaires : endormie, elle avait des songes prophétiques ; éveillée, elle semblait lire dans l’avenir. Sur un palier de l’escalier de la grande tour, battait une pendule qui sonnait le temps au silence ; Lucile, dans ses insomnies, allait s’asseoir sur une marche, en face de cette pendule : elle regardait le cadran à la lueur de sa lampe posée à terre. Lorsque les deux aiguilles, unies à minuit, enfantaient dans leur conjonction formidable l’heure des désordres et des crimes, Lucile entendait des bruits qui lui révélaient des trépas lointains. Se trouvant à Paris quelques jours avant le 10 août, et demeurant avec mes autres sœurs dans le voisinage du couvent des Carmes, elle jette les yeux sur une glace, pousse un cri et dit : « Je viens de voir entrer la mort. » Dans les bruyères de la Calédonie, Lucile eût été une femme céleste de Walter Scott, douée de la seconde vue ; dans les bruyères armoricaines, elle n’était qu’une solitaire avantagée de beauté, de génie et de malheur."

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19 avril 2022

Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ? Les tulipes du jardin

Le soir, les corolles des tulipes se referment (potographie en bas à droite)

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12 avril 2022

Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

Les tulipes du jardin
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24 mars 2022

Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ? Affaire de famille

Cette photographie date de la fin du XIXe siècle.
C'est l'Atelier de Photographie Jean Rossi, via à vis de la gare à La Neuveville, qui a opéré, "on opère tous les jours. Les clichés sont conservés". Ces informations sont imprimées au dos de la photo.
Nous ne savons pas si la photographie à été prise à Lignières ou à La Neuveville.
Au premier plan Rose et Théophile Junod. Au second plan, de gauche à droite, leurs fils : Robert, Arthur et Adrien. Adrien est mort en 1903, laissant une veuve et une petite fille de 3 ans. Trente ans plus tard, cette petite fille, prénommée Adrienne, mettra au monde ma mère.

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14 février 2022

Les mois d'hiver - Si vous passez par Courgenay, il vous faut connaitre cette histoire que les moins de vingt ans ignore !

Connue sous le nom de Gilberte de Courgenay, Gilberte Schneider-Montavon est née le 20 mars 1896 à Courgenay et décédée le 2 mai 1957 à Zurich. Elle est une sorte de Madelon suisse.

Fille des tenanciers de l'Hôtel de la Gare de Courgenay, dans la partie du canton de Berne qui forme aujourd'hui le Canton du Jura, Gilberte Montavon est entrée dans la légende lors de la Première Guerre mondiale, inspirant ensuite une chanson et un film. Une rue et un restaurant de Courgenay portent son nom. En 1914, Gilberte Montavon est serveuse dans l’établissement de ses parents qui accueille de nombreux soldats stationnés en Ajoie, parmi lesquels de nombreux Suisses alémaniques. Comme elle parle l’allemand, elle sert parfois de traductrice entre les troupes et les autorités communales. En 1915, le compositeur Hanns In der Gand séjourne dans la région pour recueillir de vieilles chansons populaires et les transmettre aux troupes. Il s’arrête à l'Hôtel de la Gare de Courgenay. Le 11 octobre 1917, il y donne un récital et entonne en suisse allemand et en français sa chanson La petite Gilberte... immortalisant l’empathie manifestée par la jeune fille vis-à-vis des soldats éloignés de leurs familles. Cette chanson sera reprise par tous les soldats et officiers mobilisés par l'armée suisse durant le conflit. Gilberte deviendra l’une des icônes du patrimoine folklorique suisse durant l’entre-deux-guerres. En 1923, Gilberte Montavon épouse Louis Schneider et s’installe à Zurich. En 1939, Rudolf Bolo Maeglin créé une pièce de théâtre intitulée La petite Gilberte... puis, en 1941, le cinéaste Franz Schnyder tourne un film portant le même nom. Ce film connaît un grand succès et reste un classique du cinéma suisse. Le rôle de l'héroïne jurassienne est incarné par l'actrice Anne-Marie Blanc.
(Source Wikipédia)

Les extérieurs du film ont été tournés dans le village des vacances des mon enfance, assez éloigné de Courgenay ! Quelques anciens du village se souviennent  de ce tournage et de la projection du film à lignières. 

Gilberte de Courgenay

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08 février 2022

Les mois d'hiver - Quoi de neuf dans le jardin du village des vacances de mon enfance ?

Il faudra se coucher dans les deux sens de ce moment de soleil à Berne et en face du filmeur où les images sont très très pratiques et les affiches du film de ce restaurant sont en train d'en parler.

Les premières fleurs du jardin

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Arturo Benedetti Michelangeli et Sergiu Celibidache
Ludwig Van Beethoven Concerto pour piano n. 5, op. 73 en mi bémol "Empereur"
Paris 1974

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29 janvier 2022

les mois d'hiver - Jardin

J'ai filmé le jardin de Lignières sous la neige ...

Jardin d’hiver II
Avec Luce, l'ombre du filmeur
Filmé dans e jardin de Lignières le 11 et 13 janvier 2022
Images, réalisation, montage Jeanjacques666
Jardin d'hiver, filmé dans le jardin de Lignières le 20 décembre 2018
https://www.youtube.com/watch?v=VmxYS...

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27 janvier 2022

Les mois d'hiver - Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

La neige semble ne pas vouloir fondre à Lignières. Pendant la journée, le brouillard va et vient. A 22h21 la température est de 1 degrés. La nuit passée il a fait -6 !
Un père Noël, accroché à une échelle, se balance dans le froid de janvier. Il va sans doute rester longtemps dans cette posture peu commode, oublié lors du rangement des décors de Nöel des boîtes dorées

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17 janvier 2022

Les mois d'hiver - Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

Ajouter un rapport à la commission européenne de surveillance des transports en commun et en 1ère classe.

La neige est encore abondante à Lignières. les fontaines sont remplies de flocons ...

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11 janvier 2022

Les mois d'hiver - Quoi de neuf dans le village des vacances de mon enfance ?

Le café des cafards est servi avec des homards grillés et une pinte de poil à gratte-ciel. 

Le jardin
Extérieur, portrait
Verger, égoportrait
Intérieur, vue sur le jardin au coucher du soleil

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