04 décembre 2016

2e dimanche de l'avent

Léo Marjane - La Chapelle au clair de Lune, 1937
A noter que Léo Marjane, qui a 104 ans, est la doyenne des chanteuses françaises...

Pour échapper à la brume et à la pollution, escapade dans la vallée du Lötschental en Valais. Balade qui nous fait découvrir deux petits hameaux, Eistein et Wyssried, tous deux dans la commune de Blatten. Le soleil est resplendissant. La température oscille entre 0 et -1 degré. Le silence est juste troublé par le chant du ruisseau qui coule au fond de la vallée...
Encore un beau dimanche

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03 décembre 2016

Samedi 3 décembre 2016

Le thé, proposé par le calendrier de l'avent, est, pour ce samedi 3 décembre, un savant mélange de mauve bleue, de menthe, de mélisse citronnée, de thé de montagne grec, de soucis et d'achillée.

Pour remercier les enfants de la maison, qui avaient déposé hier, des biscuits fait maison, le petit plat, trouvé devant la porte, est reparti garni de friandises et d'une carte de remerciements...

Balade à Thoune, ville où il fait bon vivre. Son château surveille les alentours. L'Aar quitte le lac éponyme, traverse la ville et coule en direction de la Ville fédérale. L'été, par beau temps, la rivière est couverte de bateaux gonflables de thoune à Berne...

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02 décembre 2016

Vendredi 2 décembre

Le thé du 2 décembre, proposé par le calendrier de l'avent, est un Earl Grey avec de l'extrait de begamotte.
Tout à l'heure, il me semblait que quelqu'un avait frappé à la porte. Le temps d'aller ouvrir, les enfants de la maisons avaient détalés en riants. Posé devant la porte, un petit plat garni de biscuits. Il faudra songer à les remercier. 
Depuis le mois d'août, l'Eigerplatz est fermée pour cause de travaux titanesques, la remise à niveau en chinois de la place. Changement des tuyauteries du sous-sol, changement des voies du tram... Aujourd,hui, de puissantes machines de chantier s'activaient dans un bout de rue débouchant sur la place.
Vers 5 heures, les lumières de Noël marquaient le passage à la nuit.
Ce matin, il faisait -5 degrés dans la Ville fédérale...

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01 décembre 2016

1er décembre

Décembre démarre. Il est temps d'installer les calendriers de l'avent...
Un calendrier sous forme de sachets de thé...
Les lumières de Noël à Lignières, le village des vacances de mon enfance. Photos prisent hier...

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30 novembre 2016

Novembre

 

Novembre s'achève dans le froid.

Le mercure passe sous la barre du zéro degré...

Pour se réchauffer, il faut s'engouffrer dans la salle de l'Adriano's bar, choisir le banc sous lequel les tuyaux du radiateur, chauffés à blanc, tentent de rivaliser avec les chaleurs de l'été... On peut alors disséquer son spleen en buvant des doppio Malabar. La lecture de la presse du jour plonge l'esprit dans la terreur!

Une carte de A., jetée pêle-mêle,avec les factures ordinaires, dans la boîte aux lettres, me donne l'envie de répondre sur le champs. Cloué au lit, rongé par la vieillesse, lui, a des mots plus crus pour évoquer son état, il se plaint gentiment de l'assèchement du réservoir de ma plume...

Cet appel au secours laisse songeur. D'un côté, il y a cette correspondance, commencée il y a plus de 20 ans, avec mon ami A.  Un échange de lettres et de cartes qui rythme les saisons. De l'autre côté, il y a une vie virtuelle, envahissante, qui bien souvent flatte l'égo. Ces sirènes d'un nouveau temps retiennent captif leur victime par des artifices grotesques, qui gonfle d'orgueil l'imprudent voyageur qui chemine sur la toile électronique. Elle laissent miroiter au pauvre hère, une notoriété universelle, des millions de suiveurs, des tonnes de "j'aime" au bas de chaque photos publiées, une vie sociale en "live" partagée avec des centaines d'amis, la moindre miette de pain est une nouvelle importante, objet de toutes les attentions,  elle sera balancée sur les réseaux sociaux sous forme de pixels de divers formats!

Mon ami A. est totalement ignorant des applications qui permettent de gonfler le compteur de suiveurs, des algorithmes qui en une fraction de seconde savent  tout de notre vie et nous bombardent de publicités ciblées. 

Je vais saisir ma plume et essayer de raconter à mon vieil ami, de façon poétique, ce fatras électronique qui peu à peu englue nos esprit vers une pensée unique...

Le soleil se fout complètement de ces histoires d'adresses IP. Il se couche en beauté alors qu'un avion emporte au loin le dernier carré de nos libertés.

 

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29 novembre 2016

Zibelemärit

Zibelemärit

Lundi, 28 novembre 2016

 

Le 4e lundi de novembre , la Ville fédérale est en fête. C'est le Zibelemärit. Un marché aux oignons réputé qui attire les foules de toutes la Suisse et même d'au-delà. 

 

Les Bernois aiment s'y retrouver avant l'arrivées des visiteurs. Les transports publics fonctionnent un heure plus tôt que les jours normaux.A partir de 4 heures, les badauds, chaudement habillés, admirent les stands richement décorés. L'oignon est utilisé dans un florilège de décoration. On boit du vin chaud, on mange des tartes ou des soupes à l'oignon. Les plus hardis dégustent une fondue ou boivent du sekt dans des flûtes en plastiques. Les enfants font des batailles aux confetti.

 

Quand le jour se lève, les Bernois vont travailler tandis que les trains arrivant des quatre coins cardinaux amènent dans la capitale un flot de visiteurs...  

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28 novembre 2016

Zibelemärit

john mckenzie_photo2
John McKenzie

 

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com.

 

ZIBELEMÄRIT

Une salve de cris de canards envahi la pièce. Le téléphone portable clignotait et indiquait 04H10. La bise qui s'était levée la veille, s'engouffrait dans la chambre par l'oeil de bœuf entrouvert. Il faisait froid, nuit et, l'envie de se lever n'était pas au rendez-vous. Il se retourna dans le lit bien chaud et renonça à quitter la couette. C'était son jour de congé. Sur la table de chevet, un agenda était ouvert à la page du 28 novembre. Une note, laconique, écrite à l'encre bleue royale, indiquait: Zibelemärit. 
Les minutes passaient. Le silence régnait, troublé par intermittence par les rafale de bise.
Soudain, il se leva. Un appel irrésistible l'avait saisi , il fallait y aller. Il s'habilla chaudement et sorti. Il enfourcha sa bicyclette et, à grand coups dans le pédalier, se dirigea vers la gare. La bise le tirait peu à peu du sommeil. La pendule de la gare marquait cinq heure dix, quand il gara son vélo. Il y avait déjà foule dans le centre ville. Le quatrième lundi de novembre, se tient, dans la Ville fédérale, le "Zibelemärit" (marché aux oignons). Les Bernois aiment y aller avant de partir pour leur travail. A partir de quatre heures, on boit du vin chaud, mange des tartes ou des soupes à l'oignon, les enfants font des batailles de confetti. Les stands, éclairés au siècle passé par de petits lumignons ou des bougies, proposent des tonnes d'oignons. De nos jours, l'éclairage électrique permet au visiteurs matinaux de photographier l'oignon sous toutes ses coutures. 
Il se dirigea vers la Place fédérale. Il n'était pas venu depuis plusieurs années. Il marchait comme un automate. Il semblait ne rien voir de la fête. Il s'engagea dans une petit rue qui permettait de gagner le centre. Il s'arrêta. Devant lui, une rue qu'il ne connaissait pas. Il s'avança. Les maisons étaient délabrées. Sur une plainte en bois il pouvait lire EPICERIE. Des planche de bois en cachait l'accès. La rue baignait dans la grisaille. Le silence était total. Il se dirigea vers l'épicerie, tourna à gauche et se perdit dans un labyrinthe de ruelles. Tout semblait abandonné. Son coeur battait la chamade. L'architecture ne ressemblait pas à celle de la Ville fédérale. Il n'y avait pas de quartier abandonné dans la capitale. Une ombre disparu au détour d'une rue. Il hâta le pas dans l'espoir de rencontrer quelqu'un. Dans ce décor figé, il n'y avait pas âme qui vive. Il se sentait oppressé. Il voulu fuir, mais il ne reconnaissait rien, c'était un dédale de ruelles baignant dans une lumière grise. Il remarqua une flèche tracée à la craie rouge, il suivi la direction indiquée. Il lui sembla avoir senti un souffle. Il devait être près de la sortie. Un cris retenti. Il se retourna. Une lueur vacillait à l'étage d'un immeuble. Il hésita, entra dans la maison. Tout était abandonné, à moitié en ruine, désert, mais il ne voyait pas une trace de poussière. Seule une commode meublait la pièce. Une lueur jaunâtre éclairait une tache blanche. Il s'approcha. C'était une enveloppe. Il sursauta. Un léger souffle avait soulevé l'enveloppe. Instinctivement, il saisi la missive et la fourra dans la poche de sa veste. La lueur s'estompa. Il sorti rapidement de la maison. Une panique le saisi. Il fallait qu'il sorte. Il se mit à courir. Tout se ressemblait, impossible de savoir quel chemin suivre. Il était en sueur. Un éclair violent, l'espace d'une seconde éclaira un coin de rue qui lui était familier. Il se retrouva dans la rue qu'il avait quitté tout à l'heure. Il s'appuya contre le mur. Un gamin le bouscula. Il senti que le chenapan se saisissait de l'enveloppe. Il tenta de le rattraper, mais ce fut plus qu'une ombre qui agitait l'enveloppe. Puis tout disparu. Il se massa la nuque. Il consulta son téléphone pour savoir l'heure. En fond d'écran, il y avait un tableau représentant une rue abandonnée. Sur la devanture de ce qui avait du être une épicerie, quelques mot étaient tracés à la craie rouge: MERCI DE NOUS AVOIR AIDÉS.

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27 novembre 2016

Premier dimanche de l'Avent

Illuminations de Noël dans le village des vacances de mon enfance, Lignières (photos prisent avant-hier, vendredi 25 novenbre 2016).

Gilbert Becaud - L'enfant a l'etoile

 

Gilbert Becaud - L'enfant a l'etoile part 2

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26 novembre 2016

Nouveautés littéraires

Hier, lors de mon passage à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance, je n'ai pas résisté, j'ai couru à La Méridienne. Une librairie indépendante, qui a pignon sur rue depuis 20 ans. Elle est installée près de la Place du marché. Je voulais acheter "Journal berlinois 1973-1974" de Max Frisch, traduit de l'allemand par Camille Luscher aux Éditions ZOÉ. C'est sorti en octobre. Finalement, j'ai encore pris trois autres nouveautés, sorties entre septembre et novembre; Une vie de facteur, de Jean-Jacques Kissling, L'élève Gerber de Friedrich Torberg et Trois saisons à Venise de Mathias Zschokke. C'est rare que je me procure les dernières parutions qui inondent les librairies. En revanche je ne résiste pas d'aller rêvasser dans les librairies qui aont sur mon chemin.  Pour la lecture, je pioche dans ma bibliothèque. Constituée il y a plus de 20 ans, je suis toujours un peu en décalage.  Pour faire vivre les livres, il faut les lire et le relire...

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25 novembre 2016

La Tchaux

Bref passage à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance...

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