10 février 2017

Nikolaï Karlovitch Medtner

Nikolaï Karlovitch Medtner (en russe : Николай Карлович Метнер) est un compositeur et pianiste russe, né le 24 décembre 1879 du calendrier julien/5 janvier 1880 à Moscou et mort le 13 novembre 1951 à Londres.

Nikolai Medtner - Piano Concerto No.1 (Op.33)

Piano: Geoffrey Tozer
London Philharmonic Orchestra (Paavo Järvi)
Exposition : 00:00
Development : 8:50
Recapitulation : 24:27
Coda : 26:54

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09 février 2017

Le clown est mort...


Giani Esposito
, né le 23 août 1930 à Etterbeek et mort le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine, est un auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français.

Giani Esposito - 'Le Clown'

« LE CLOWN » (1957).
Chanté par Giani Esposito.



Raymond Devos, né le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique et mort le 15 juin 2006 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, est un humoriste français.

Devos le "clown"

 

Les saltimbanques

Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.

Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.

Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.

Guillaume Apollinaire, Alcools

 


Angelikí Ionátou (en grec moderne : Αγγελική Ιονάτου), connue en France sous le nom Angélique Ionatos, est une compositrice et chanteuse grecque, née à Athènes en 1954.

Angélique Ionatos ~ Le clown [ G. Esposito ]


La strada est un film italien réalisé par Federico Fellini et sorti en 1954.

La Strada - Trailer


Clown

  Un jour.     
  Un jour, bientôt peut-être.     
  Un jour j’arracherai l’ancre qui tient mon navire loin des mers.     
  Avec la sorte de courage qu’il faut pour être rien et rien que rien,
je lâcherai ce qui paraissait m’être indissolublement proche.     
  Je le trancherai, je le renverserai, je le romprai, je le ferai dégringoler.     
  D’un coup dégorgeant ma misérable pudeur, mes misérables combinaisons
et enchaînement « de fil en aiguille ».     
  Vidé de l’abcès d’être quelqu’un, je boirai à nouveau l’espace nourricier.     
  A coup de ridicules, de déchéances (qu’est-ce que la déchéance ?), par
éclatement, par vide, par une totale dissipation-dérision-purgation, j’expulserai
de moi la forme qu’on croyait si bien attachée, composée, coordonnée,
assortie à mon entourage et à mes semblables, si dignes, si dignes, mes
semblables.     
  Réduit à une humilité de catastrophe, à un nivellement parfait comme
après une intense trouille.     
  Ramené au-dessous de toute mesure à mon rang réel, au rang infime que je ne sais quelle idée-ambition m’avait fait déserter.     
  Anéanti quant à la hauteur, quant à l’estime.     
  Perdu en un endroit lointain (ou même pas), sans nom, sans identité.

      CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le
sens que contre toute lumière je m’étais fait de mon importance.     
  Je plongerai.
  Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert     
à tous
ouvert à moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d’être
nul et ras…
et risible…

Henri Michaux, « Peintures » (1939,) in L’espace du dedans, Pages choisies, Poésie / Gallimard, 1966, p.249

 

 

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08 février 2017

Max

C'était un matin, vers 5h30, sur Espace2, j'avais aimé "Romance pour violon et orchestre" du compositeur et violoniste norvégien Christian Sinding (1856-1941)

Plus tard
Je lis à dose homéopathique le journal berlinois, 1973-1974, de Frisch.  En plus du marque-page,  il y a des post-it jaunes, couleur d'un certain chat..., qui bordent les pages.
Il note, le 15 fév. [1973]
 " Le livre, parmi les nouveautés, qui m'a récemment fait la plus grande impression: LE MALHEUR INDIFFERENT de Peter Handke. Un virtuose, on l'a su très tôt, mais voilà tout à coup qu'il a quelque chose à communiquer ( de sorte que je ne me demande plus pourquoi je lis), et cela aussi, très tôt: Handke a trente ans."

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06 février 2017

Youtubeuses beauté

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

patricia freeman
Patricia Freeman - Trepidations

...Un petit salon de style anglais début du siècle. Un poste de T.S.F. 

Avez-vous lu le Goncourt 1911? Doit-on lire ou relire ce roman, en connaissant la biographie de l'auteur?
Baudelaire: (Salon de 1846): "La bêtise est souvent l’ornement de la beauté". 
Aragonia
Selección Especial
2011 GARNACHA
Product of Spain
Novembre s'achève dans le froid.
Le mercure passe sous la barre du zéro degré...
Pour se réchauffer, il faut s'engouffrer dans la salle de l'Adriano's bar, choisir le banc sous lequel les tuyaux du radiateur, chauffés à blanc, tentent de rivaliser avec les chaleurs de l'été... 
30 décembre 2011 "Saint-Roger"
Escargots en entrée
Amandes de mer crues
Choux de Bruxelles
Restes de viande
Salade
QUI A TOUCHÉ À L'ORDINATEUR? C'EST LE FOUTOIR... JE VAIS INSTALLER UN CADENAS... 
-Salut!
-Salut!
-Tu fais quoi?
Ils se saluèrent en frappant trois fois leurs poings fermés, claquèrent leurs paumes cinq fois, firent "goulou, goulou", se frottèrent le bout du nez l'un contre l'autre, firent une accolade épaule gauche contre épaule droite en se susurrant: "Salut frérot".  
-Rituelle Géronimo, trancha un expert de 10 ans, haut comme  trois pommes, foutons  le camps. 
-Tu as fait ton devoir du lundi?
-Non et je m'en bats les couilles!
-C'est quoi cette expression de youtubeuses beautés de 15 ans?
-Je dirai que j'étais malade...
-"Chère maîtresse, Veuillez excuser le petit Jean-Jacques qui n'a pas fait son devoir. Il est au lit avec 47 de fièvre, c'est la flemme ingite aïgue..."
-C'est un truc des années septante la flemme...
-Soixante dix, pense à tes lecteurs étrangers.
-Espèce de troll, en Belgique, il parle septante et nonante!
 -J'suis passé tout à l'heure à la galerie pour voir le tableau à raconter et il n'était plus là! Y avait une pancarte: Le tableau servant de fil conducteur au récit du lundi à été dérobé par une bande de gamins accompagnée d'un chat jaune.
-Un chat jaune, c'est Léo. On a qu'à lui demander.
-Faudrait le trouver, d'abord.
-Il est là!
-C'est lui qui fait ce bruit de Solex?
-Non, il ronronne. 
-Il est pas jaune, le chat des voisins du dessous, il est caramel .
-c'est pour brouiller les pistes. 
-Des rumeurs circulent sur "Face de bouc", que vous l'avez bouffé. Chat à la moutarde!
Le viel Ueli rentrait de promenade. Il regagnait son coin de rue. Aujourd'hui, il n'avait pas effectué son trajet habituel. Personne ne l'avait vu au Colonial.
P.-S. Le thé bu pendant le souper était un thé noir. "Thé P'uh-êhr" Petit Nid d'Oiseau. Thé compressé à la forme sympathique, chaque petite brique est emballée dans un papier de soie. Emballage que l'on retire avant de faire infusé. Originaire de la province de Yunan en Chine, ce thé à un goût de terre.
MAIS C'EST PAS VRAI, IL Y A DES POILS DE CHAT DANS LE LOGICIEL. LE CHAT JAUNE DES VOISINS DU DESSOUS EST ENCORE ENTRÉ DANS L'ORDI À LA RECHERCHE DE SOURIS! LÉO, ICI, TOUT DE SUITE! LÉO...
-Ben voilà, merci Léo de nous avoir conduit à la cachette du tableau.
-Ils l'ont bien arrangé les gamins. Il est tout violet.
-c'est qui les deux gonzesses qui posent? Elles ont une de ces trogne!
-Tu ne reconnais pas, c'est une scène du film: "C'est lundi, il n'y a plus de raviolis!"
-Ça ne m'inspire pas. Je suis malade.
MERDE, J'AI FAIT UN COUP DE CLIC SUR ENVOYER. LE TEXTE EST PARTI. JE NE SAIS PAS OÙ. LA HONTE.  J'AI PAS FAIT DE SAUVEGARDE. LÉO, ICI, LÉO...
Sur le paillasson des voisins du dessous, Léo ronronne. Au-dessus, ça braille et une odeur de lapin à la moutarde s'échappe de la cuisine.
Dans le caniveau, une toile est abandonnée. Elle représente deux femmes mécontentes de passer un lundi sans raviolis.
C'étaient les trépidations du lundi 6 février 2017.
P.-S. Le texte n'a été sauvegardé...

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04 février 2017

La cérémonie du café

C'est un café "Candelaria", fraîchement grillé à l'Adriano's bar, qui coule dans les veines de la cafetière italienne; cafetière grande taille ce samedi soir. La 1ère symphonie de Beethoven passe en sourdine dans la cuisine.

Le mystère est complet au sujet de Léo, le chaton jaune des voisins du dessous. A-t-il été enlevé par la bande à Bader, est-t-il parti en TGV à Paris pour soutenir un candidat malheureux, qui fait campagne pour les présidentielles françaises du printemps prochain? Le président des Etats-Unis l'a-t-il bombardé ministre des félins issus de l'immigration? lit-il en catimini l'ultime numéro de L'Hebdo? L'Hebdo, c'est fini en ce début février, ainsi en a décidé Ringier, le propriétaire du titre. 1981-2017... Un journal qui meurt, c'est l'espace de liberté qui se rétrécit. Léo n'est-il tout simplement pas dans son lit en train de ronfler? Devant tant d'interrogations, une tasse de café est nécessaire... (Affaire à suivre)

 

P.-S. Pour le dîner, il y avait du lapin... à fourrure jaune!!!

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03 février 2017

Egoportrait

"Les loubards dans les gares"

Egoportrait (Connu également sous le nom de selfie..!)

Auto-mise en scène

Acteurs:
J.-J.'60
X... (personne connue de la rédaction)

Couleur: sépia 

Dans une gare, quelque part en Helvétie

C'était la minute d'autodérision

P.-S. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, aurait pris la clef des champs. Une récompense de 40 souris sera offerte à celui qui retrouvera le fugueur. (Affaire à suivre)

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02 février 2017

Requiem

Description de l'image Richard_Wetz,_ca._1913.jpg.

Richard Wetz - Requiem (1920)

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01 février 2017

Fruits de saison

Le raisin n'est pas de saison, mais, il a servi pour respecter la tradition espagnole du 31 décembre à minuit
Noix de coco séchée
Papaye
Ananas baby
Mangue
Noix de Grenoble

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31 janvier 2017

SPLEEN

 

Jules      Laforgue (1860-1887) Spleen
(Le Sanglot de la terre,      1901)

Tout m'ennuie aujourd'hui. J'écarte mon rideau.      
En haut ciel gris rayé d'une éternelle pluie.      
En bas la rue où dans une brume de suie
Des ombres vont, glissant parmi les flaques d'eau.

Je regarde sans voir fouillant mon vieux cerveau,      
Et machinalement sur la vitre ternie      
Je fais du bout du doigt de la calligraphie.      
Bah! sortons, je verrai peut-être du nouveau.

Pas de livres parus. Passants bêtes. Personne.      
Des fiacres, de la boue, et l'averse toujours...      
Puis le soir et le gaz et je rentre à pas lourds...

Je mange, et bâille, et lis, rien ne me passionne...      
Bah ! Couchons-nous. - Minuit. Une heure. Ah ! chacun dort !      
Seul je ne puis dormir et je m'ennuie encor.

7 novembre 1880

Jules LAFORGUE–Spleen

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30 janvier 2017

La Fièvre du samedi soir...

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

 Daniel Maidman - Rachel at the cafe

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR
Ils prenaient le thé dans le petit salon. La porte-fenêtre était close. Depuis dix jours, les températures négatives, entretenaient une pollution monstrueuse. Malgré le soleil et une douceur bienvenue, le rouge continuait d'être présent dans la courbe de la pollution ce samedi après-midi de fin janvier. 
A côté de la porte-fenêtre  était accroché une toile de Paul Rafferty intitulée  "Hydrangeas - Contre-Jour". Ce tableau suscitait la polémique. Les visiteurs reçus dans le petit salon voyaient des roses ou des pivoines, certains distinguaient cinq fleurs, d'autres en comptaient quatre. C'était pourtant des hortensias roses. Les originaux se trouvaient dans un vase posé sur le guéridon, que tante Dinah s'obstinait à confondre avec une table bouillotte.  A la T.S.F., l'émission littéraire évoquait Homère et son épopée l'Odyssée. Un péplum où l'on rencontre de gros bras et des femmes charmantes. L'histoire raconte, Ulysse résistant au chant des sirènes, parle de sa femme Pénélope hésitant entre la broderie et la confection de confitures, de courtisans ourdissant de mauvais coups et de Télémaque le fils maudit. La magicienne Circée remettra de l'ordre dans cette toile littéraire. Les écrans cathodiques, le dernier dimanche de janvier, à 20h00, donneront quelques pistes.
L'Impromptu n° 3 en si bémol majeur "Rosamunde" de Schubert mit fin à cet embrouillamini politico-financier-judiciaire qui secoua l'île d'Ithaque, bien des siècles avant la naissance de Rachel. 
"C'est nouveau ce tableau miniature posé sur le guéridon?" Demanda Esther en croquant dans une madeleine.
"Non, il était dans une chambre au 2e" Répondit Iris en versant du thé dans les tasse chinoises.
"Il s'intitule Rachel au café", précisa le frère d'Iris, qui appuyait sur la télécommande. La T.S.F. se tut. 
"Et qui est cette Rachel?" S'enquit Esther. 
Iris et son frère s'empressèrent de lui répondre. "C'est la fille de Laban, la cousine et la seconde femme de Jacob, la soeur de Léa."
"Léa, la fillette du rez-de-chaussée"dit Esther en pointant du doigt le sol.
"Pas du tout", s'esclaffa Iris. Son frère enchaîna, "Léa, c'est la cousine et la première épouse de Jacob. La fille de Laban, la soeur de Rachel".    
Esther se tassa dans le fauteuil de toile moutarde. "Je ne comprends rien aux histoires de famille!", se désola-t-elle.
Iris se leva et tira de la bibliothèque un livre relié en fin cuir rouge. Elle tendit le volume à Esther. "Tu trouveras toute l'histoire de la famille ici", précisa Iris. Esther lut sur la tranche, écrit en lettres dorées: LA BIBLE.
Un coup de klaxon,  plutôt joyeux, mit fin aux souvenirs de famille.
Une Buick Riviera, noire, modèle 1971, venait d'entrer dans la cour de la maison.
"C'est Benoît, lança le frère d'Iris regardant par la porte-fenêtre, il brandit une coupe."
" Il est vainqueur du rallye des neiges"s'enthousiasma Iris.
Le nuit tombait, dans le ciel sombre se détachait un mince croissant de lune jaunâtre. La pendule du petit salon sonna le quart de six heures... Le frère d'Iris alluma le lustre. Esther, fixait le portrait de la belle Rachel. Léo, le chaton jaune, grattait à la porte d'entrée. Le jeune couple de l'étage du dessus écoutait "Breakfast in America", le volume poussé à fond. La fièvre du samedi soir commençait...

Posté par jeanjacques1957 à 07:03 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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