04 février 2017

La cérémonie du café

C'est un café "Candelaria", fraîchement grillé à l'Adriano's bar, qui coule dans les veines de la cafetière italienne; cafetière grande taille ce samedi soir. La 1ère symphonie de Beethoven passe en sourdine dans la cuisine.

Le mystère est complet au sujet de Léo, le chaton jaune des voisins du dessous. A-t-il été enlevé par la bande à Bader, est-t-il parti en TGV à Paris pour soutenir un candidat malheureux, qui fait campagne pour les présidentielles françaises du printemps prochain? Le président des Etats-Unis l'a-t-il bombardé ministre des félins issus de l'immigration? lit-il en catimini l'ultime numéro de L'Hebdo? L'Hebdo, c'est fini en ce début février, ainsi en a décidé Ringier, le propriétaire du titre. 1981-2017... Un journal qui meurt, c'est l'espace de liberté qui se rétrécit. Léo n'est-il tout simplement pas dans son lit en train de ronfler? Devant tant d'interrogations, une tasse de café est nécessaire... (Affaire à suivre)

 

P.-S. Pour le dîner, il y avait du lapin... à fourrure jaune!!!

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03 février 2017

Egoportrait

"Les loubards dans les gares"

Egoportrait (Connu également sous le nom de selfie..!)

Auto-mise en scène

Acteurs:
J.-J.'60
X... (personne connue de la rédaction)

Couleur: sépia 

Dans une gare, quelque part en Helvétie

C'était la minute d'autodérision

P.-S. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, aurait pris la clef des champs. Une récompense de 40 souris sera offerte à celui qui retrouvera le fugueur. (Affaire à suivre)

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02 février 2017

Requiem

Description de l'image Richard_Wetz,_ca._1913.jpg.

Richard Wetz - Requiem (1920)

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01 février 2017

Fruits de saison

Le raisin n'est pas de saison, mais, il a servi pour respecter la tradition espagnole du 31 décembre à minuit
Noix de coco séchée
Papaye
Ananas baby
Mangue
Noix de Grenoble

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31 janvier 2017

SPLEEN

 

Jules      Laforgue (1860-1887) Spleen
(Le Sanglot de la terre,      1901)

Tout m'ennuie aujourd'hui. J'écarte mon rideau.      
En haut ciel gris rayé d'une éternelle pluie.      
En bas la rue où dans une brume de suie
Des ombres vont, glissant parmi les flaques d'eau.

Je regarde sans voir fouillant mon vieux cerveau,      
Et machinalement sur la vitre ternie      
Je fais du bout du doigt de la calligraphie.      
Bah! sortons, je verrai peut-être du nouveau.

Pas de livres parus. Passants bêtes. Personne.      
Des fiacres, de la boue, et l'averse toujours...      
Puis le soir et le gaz et je rentre à pas lourds...

Je mange, et bâille, et lis, rien ne me passionne...      
Bah ! Couchons-nous. - Minuit. Une heure. Ah ! chacun dort !      
Seul je ne puis dormir et je m'ennuie encor.

7 novembre 1880

Jules LAFORGUE–Spleen

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30 janvier 2017

La Fièvre du samedi soir...

 Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

 Daniel Maidman - Rachel at the cafe

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR
Ils prenaient le thé dans le petit salon. La porte-fenêtre était close. Depuis dix jours, les températures négatives, entretenaient une pollution monstrueuse. Malgré le soleil et une douceur bienvenue, le rouge continuait d'être présent dans la courbe de la pollution ce samedi après-midi de fin janvier. 
A côté de la porte-fenêtre  était accroché une toile de Paul Rafferty intitulée  "Hydrangeas - Contre-Jour". Ce tableau suscitait la polémique. Les visiteurs reçus dans le petit salon voyaient des roses ou des pivoines, certains distinguaient cinq fleurs, d'autres en comptaient quatre. C'était pourtant des hortensias roses. Les originaux se trouvaient dans un vase posé sur le guéridon, que tante Dinah s'obstinait à confondre avec une table bouillotte.  A la T.S.F., l'émission littéraire évoquait Homère et son épopée l'Odyssée. Un péplum où l'on rencontre de gros bras et des femmes charmantes. L'histoire raconte, Ulysse résistant au chant des sirènes, parle de sa femme Pénélope hésitant entre la broderie et la confection de confitures, de courtisans ourdissant de mauvais coups et de Télémaque le fils maudit. La magicienne Circée remettra de l'ordre dans cette toile littéraire. Les écrans cathodiques, le dernier dimanche de janvier, à 20h00, donneront quelques pistes.
L'Impromptu n° 3 en si bémol majeur "Rosamunde" de Schubert mit fin à cet embrouillamini politico-financier-judiciaire qui secoua l'île d'Ithaque, bien des siècles avant la naissance de Rachel. 
"C'est nouveau ce tableau miniature posé sur le guéridon?" Demanda Esther en croquant dans une madeleine.
"Non, il était dans une chambre au 2e" Répondit Iris en versant du thé dans les tasse chinoises.
"Il s'intitule Rachel au café", précisa le frère d'Iris, qui appuyait sur la télécommande. La T.S.F. se tut. 
"Et qui est cette Rachel?" S'enquit Esther. 
Iris et son frère s'empressèrent de lui répondre. "C'est la fille de Laban, la cousine et la seconde femme de Jacob, la soeur de Léa."
"Léa, la fillette du rez-de-chaussée"dit Esther en pointant du doigt le sol.
"Pas du tout", s'esclaffa Iris. Son frère enchaîna, "Léa, c'est la cousine et la première épouse de Jacob. La fille de Laban, la soeur de Rachel".    
Esther se tassa dans le fauteuil de toile moutarde. "Je ne comprends rien aux histoires de famille!", se désola-t-elle.
Iris se leva et tira de la bibliothèque un livre relié en fin cuir rouge. Elle tendit le volume à Esther. "Tu trouveras toute l'histoire de la famille ici", précisa Iris. Esther lut sur la tranche, écrit en lettres dorées: LA BIBLE.
Un coup de klaxon,  plutôt joyeux, mit fin aux souvenirs de famille.
Une Buick Riviera, noire, modèle 1971, venait d'entrer dans la cour de la maison.
"C'est Benoît, lança le frère d'Iris regardant par la porte-fenêtre, il brandit une coupe."
" Il est vainqueur du rallye des neiges"s'enthousiasma Iris.
Le nuit tombait, dans le ciel sombre se détachait un mince croissant de lune jaunâtre. La pendule du petit salon sonna le quart de six heures... Le frère d'Iris alluma le lustre. Esther, fixait le portrait de la belle Rachel. Léo, le chaton jaune, grattait à la porte d'entrée. Le jeune couple de l'étage du dessus écoutait "Breakfast in America", le volume poussé à fond. La fièvre du samedi soir commençait...

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29 janvier 2017

En voiture...

Pacific 231 est un court métrage (9'53) français réalisé par Jean Mitry, sorti en 1949.

Il est illustré par la pièce symphonique composée en 1923 par Arthur Honegger, Pacific 231.

La vedette principale est la locomotive à vapeur Pacific 231 E 24 « Chapelon. »

L'adaptation du film est de Jean Mitry et Marc Ducouret, les images d'André Périé (cinéaste officiel de la SNCF), d'André Tadié et Jean Jarret, le son de Georges Leblond.

La machine était conduite sur la ligne Paris-Lille par l'équipage composé de Gilbert Parrage et Jean Grangier.

"Pacific 231" 1949 movie: Jean Mitry-music: Arthur Honegger original !

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28 janvier 2017

Balade dans la Ville fédérale...

Bande-annonce du film Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais, 1959

Emmanuelle Riva...

 

Balade dans la Ville fédérale, ce samedi 28 janvier 2017... Avec café au Colonial...

       

 

 

                                   Köniz, dans la banlieu bernoise...

La chanson de Celentano, illustre bien cette place de Köniz...

Adriano CELENTANO IL RAGAZZO DELLA VIA GLUCK

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27 janvier 2017

Que c'est-il passé cette semaine?

Pendant que Pénélope fait des points de croix... 

                                               
                                             Lundi matin, la cafetière italienne chante....

 

                                                          
                                            Mardi matin, des livres, des livres... Le temps perdu sera-t-il retrouvé?

 

                                                         
                                       Mercredi, vers 17h00, près de la gare, le brouillard est toujours au-dessus de la Ville fédérale.... Cela fait dix jours que les températures sont négatives 24h/24h! Entre -13 et -4 degrés... A -20, on se casse....

 

  Jeudi, pause café à Grünen, dans l'Emmental bernois. La salle était pratiquement vide. Cinq habitués occupaient le stamm.

 

Jeudi, à Trachselwald dans l'Emmental bernois, à 660m, il faisait -6 degrés, mais pas de brouillard..... 

       

 

Vendredi, la pollution,en ville de Berne, a atteint une moyenne horaire de 100 microgrammes/m3... La Ville fédérale tousse et crachote... 

Vendredi, vers 21h40, il semble qu'un grain de sable se soit introduit dans le mécanisme de l'enrouleur de linge sale dans les WC hommes de la piscine de Berthoud...  

 

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26 janvier 2017

Beatenberg

Balade du dimanche 22 janvier 2017

                                                             
"La légende de Saint Béat
A une époque reculée, deux voyageurs étrangers traversaient les montagnes quand ils atteignirent le pays d'entre les lacs (Interlaken). Accompagné de son disciple Justus, Beatus l'Irlandais, après s'être fait baptisé par St-Pierre en personne, était envoyé au delà des Alpes pour prêcher la bonne parole et convertir les Helvètes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la région de Sundlauenen, ils apprirent l'existence d'un terrible dragon qui terrorisait la population. Armé de sa foi, Beatus se fit conduire en barque sur les lieux et gravit seul la montagne. Une fois en face du dragon menaçant il éleva la croix du Christ et le monstre, hystérique, se jeta du haut des rochers dans le lac dont les eaux se mirent à bouillonner.
Beatus et son compagnon s'installèrent dans la grotte et y servirent nuit et jour le Seigneur Dieu, jusqu'à ce qu'il le rejoignît au ciel, à l'âge de 90 ans. Sa tombe fut creusée dans le rocher, devant la grotte, où elle accueillit sa dépouille. Justus perpétua sa mission jusqu'à ce qu'il trépassa. Il fut enterré aux côtés de son maître.
Il y a plusieurs millénaires elles servaient déjà comme abri pour les populations du Néolithique."
(Source: http://www.swissvisite.ch/index.php/grottes/55-grottes-de-st-beatus)

                                          

L'Eiger,Le Mönch et La Jungfrau, les trois sommets mythiques des Alpes suisses
                                                              

 
                                                                               Un avion survole le Niesen....

                    

                                                    

Un café, quelques notes dans le journal, avant de redescendre dans la peuf...

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