11 novembre 2017

Samedi soir de pluie... Samedi soir, c'est jazz

Johnny Hodges - Passion Flower


Il pleut depuis ce matin. Une pluie froide et impersonnelle.Il est bientôt 22 heures, le silence règne dans le quartier. Les chats, pour descendre en ville, ont commandé des "Uber"; ils détestent l'humidité. Un mouche de bonne taille, cherche une sortie. C'est le seul bruit. Un bruit de bombardier B-52. Au sujet de la mouche je pense à une réplique de Coluche: "Une mouche dans un avion. Feignante!"
Le café ne va pas tarder de couler à flot. Pour l'instant c'est un thé bourbon qui est ingurgité. Un thé au goût de vanille. Sur l'électrophone, tourne, à vitesse moyenne, une musique de Schubert. Il s'agit du trio pour piano no1 dans la version Fournier/Janigro/Badura-Skoda. Une partition qui donne la chair de spleen. Aussi, pourquoi écouter du Schubert, un samedi soir de pluie, en plein novembre... Optimiste, je garde toujours espoir, Schubert, c'est joyeux. Ce n'est qu'une illusion, une infinie tristesse se dégage de ce trio no1 (ICI). La musique est magnifique, elle nous saisit et nous englue dans les portées.
Quand le deuxième mouvement arrive, on frisonne. Je jure que Schubert, c'est fini, plus jamais. Mais, c'est trop tard. Il n'existe pas de vaccin... Le café ne fera qu'aggraver ce spleen qui flotte dans la cuisine. Si on veut une dose proche de la mortalité, on se branchera sur le quintet en do majeur op. 163, D. 956. Attention, les non initiés risquent une overdose des sens...

Adieu donc
Enfants de mon coeur

Schubert-Quintet in C Major op. 163, D. 956 (Complete)

Isaac Stern: violon - Alexander Schneider: violon - Milton Katims: alto - Pablo Casals:violoncelle - Paul Tortelier: violoncelle - Prades,1952



THE KING

Elvis Presley - Blueberry Hill

CINÉMA
https://www.youtube.com/watch?v=G0i3yj0kxPg

CHANSON

Jean Ferrat - On ne voit pas le temps passer


DOCUMENT

Jacques Prévert à propos de La pluie et le beau temps


À LA TURQUE

Amadeus • Rondo Alla Turca • Wolfgang Amadeus Mozart

LES FEUILLES MORTES
Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi

Et le vent du nord les emportent
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais

C'est une chanson, qui nous ressemble
Toi tu m'aimais, et je t'aimais
Et nous vivions tout les deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Le pas des amants désunis

Les Feuilles Mortes_Yves Montand à l´Olympia

JAZZ

Slim Gaillard (Bulee « Slim » Gaillard, 4 janvier 1916 à Détroit - 26 février 1991 à Londres) est un chanteur de jazz, auteur-compositeur, pianiste et guitariste, connu pour ses vocalese et sa langue imaginaire qu'il baptise "Vout" (dont il fait un dictionnaire, en plus des huit langues qu'il maîtrisait)

Slim Gaillard, 1963

Slim Gaillard - Communication

 

Hellzapoppin' (1941) - Slim Gaillard & Slam Stewart - The Harlem Congeroos

 

Cabell « Cab » Calloway III (né le 25 décembre 1907 à Rochester, mort le 18 novembre 1994 à Hockessin) est un chef d'orchestre et chanteur de jazz américain.

Jumpin Jive - Cab Calloway and the Nicholas Brothers

 


17 août 2012

Été urbain - Elvis Presley

La mort du King

Dans la nuit du 16 au 17 août 1977, avec une bande de collègues, nous avions écumé les bars du quartier des Pâquis, à Genève, échouant au petit matin « Chez Blaser », ultime endroit ouvert. Il devait être cinq heures et, après les alcools, nous prenions un café en mangeant des croissants avant d’aller travailler. Jeunes et insouciants, il n’était pas rare que nous fissions une ou deux nuits blanches par semaine ! L’an deux mille était encore une utopie, l’ordinateur réservé aux voyages spatiaux et le téléphone ne songeait pas encore à une mobilité sans limite. L’humeur de la bande oscillait entre bâillements et gueule de bois. Dans le bar se mêlaient les lève-tôt et les couche-tard. Un vendeur de journaux entre dans la salle et propose « La Suisse », le quotidien de référence à l’époque. Il se plante au bout de notre table, mais nul ne bronche. Goguenard, je lui lance « Ce sont toujours les mêmes nouvelles ! ». Triomphant, il réplique « Non, pas aujourd’hui ». Il déplie le canard, nous sommes stupéfaits. Une grande photo d’Elvis s’étale à la une. Le King est mort. La nouvelle se répand dans le bar et les exemplaires s’arrachent…

Posté par jeanjacques1957 à 21:11 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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