28 septembre 2019

Regarder les couchers de soleil, encore et encore ...

Coucher de soleil du 28 septembre 2019

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MUSIQUE POUR UN SAMEDI SOIR DE FIN SEPTEMBRE...

Une musique un peu abstraite, à écouter dans un mobilier urbain des années 1950. J'imaginais écouter ce concerto chez ma grand-mère paternelle, dans son appartement faisant partie d'une maisonnette construite à l'aube de 1960. Elle possédait dans son salon un poste de radio sur lequel j'écoutais le monde entier, Radio Tirana, Radio Moscou ou Chine Nouvelle. Tous ces programmes racontaient des récoltes record de blé, des ouvriers heureux de vivre, des statistiques de production en hausse constante et passaient des musiques que je trouvais démodées. J'étais fasciné par ces rapports interminables lus d'une voix monocorde, et je me demandais qui écoutait ces charabias.
Cette musique me rappelle ces moments.

Ernest Bloch
, né à Genève (Suisse) le 24 juillet 1880 et mort le 15 juillet 1959 à Portland (États-Unis), est un compositeur, un violoniste, un chef d'orchestre et un pédagogue suisse naturalisé américain.

Ernest Bloch, Concerto Grosso No 1

Ernest Bloch, Concerto Grosso No. 1

1. Prelude: Allegro Energico e Pesante
2. Dirge: Andante Moderato
3. Pastorale and rustic dances
4. Fugue

Eastman-Rochester Orchestra
Herman Herbert, chef d'orchestre

Posté par jeanjacques1957 à 23:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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27 mars 2017

Le beau Serge

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

Aaron Westerberg

Les murs de la cuisine avaient été repeint à la va-vite, gris foncé pour le bas et gris clair pour la partie supérieur, blanc pour le plafond. Serge, vêtu d'un jean, d'un t-shirt, d'un pardessus et de chaussures de sport, appuyé contre le mur faisant face à la gazinière, fumait un petit cigare.Il avait les cheveux en bataille et portait une barbe hipster.  La braise, quand il tirait une bouffée faisait un halo rouge, comme un phare sur une côte avec une mer en furie à son socle. Immobile, habillé de ton gris, il passait inaperçu, tel un caméléon. Sur la table, une pile de factures impayées, un vieux réveil et un cendrier remplit de cendre et de mégots. Quand le café fut coulé, il se versa une tasse qu'il avala d'une traite. Le petit cigare avait rejoint les mégots.Le display de la gazinière diffusait la symphonie en do dièse mineur d'Ernest Bloch. Un compositeur suisse, naturalisé américain, mort en 1959.Il mis les factures et quelques documents en vrac dans une serviette en cuir qui trainait sur une chaise. Il remplit l'assiette du chat avec les restes d'une boîte ouverte la veille. Il éteignit la lumière et quitta la cuisine. 

Une Tesla XL rouge franchit la frontière à Vallorbe et entra en France à 04h30, ce dimanche de fin mars. l''heure d'été n'était pas bien vieille! La puissante voiture électrique circulait à vive allure, dans un silence presque absolu. Le conducteur regarda dans le rétroviseur. Le miroir noir indiquait que la route était déserte. Il quitta la N57 pour la D45, s'engagea sur un petit chemin , roula phares éteints sur une courte distance et gagna la cour d'une ferme abandonnée. Il brancha, à une prise électrique extérieure, le câble pour la recharge de la voiture. En moins de dix minutes, il avait échangé le jeux de plaques du canton de Berne contre une immatriculation française de la Charente-Maritime. Les plaques suisses, enfermées dans un sac de jute lesté de pierres disparut dans le puits à purin. Les papiers de la voiture, les papiers d'identité du conducteur ainsi que quelques documents brûlèrent, sur un grill portatif, qui trainait par là. Il ouvrit une enveloppe, dissimulée dans un établi abandonné dans une resserre, et y trouva sa nouvelle identité, cartes de crédit et papier de la voiture. Il sortit du coffre du véhicule une glacière et une bouteille de Chasse-Spleen. Il but un verre de vin, ouvrit six huîtres puis, appuyé contre le mur du bâtiment principal, un mur peint à la va-vite de gris foncé en bas et gris clair en haut, il fuma un petit cigare. Il était rayonnant. Il se prénommait toujours Serge, mais avait changé de nom et de nationalité. Dans quelques heures, son patron serait alerté que le chauffeur n'était pas au rendez-vous à l'aéroport de Zurich pour prendre en charge un client important. La braise du cigare faisait un halo rouge dans la nuit. Il vérifia que rien ne trainait, et la Tesla disparu, silencieuse, dans le jour naissant. Elle filait vers l'océan...

 

Ernest Bloch - Symphony en do dièse mineur(1903)

I. Lento - Allegro Agitato Ma Molto Energico - 00:00
II. Andante Molto Moderato - 22:05
III. Vivace - 33:17
IV. Allegro Energico E Molto Marcato - 43:36

Posté par jeanjacques1957 à 22:44 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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