04 novembre 2018

Automne, une poire pour la soif

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Ci-dessus, l'automne 2018, un dessin virtuel, une vue du jardin depuis le balcon...

"Parfois je m'étonne à l'idée d'avoir bientôt 62 ans. Aucune sensation corporelle, je ne sens pas que d'ici quelques années ce sera la fin. Comme lorsqu'on jette un coup d'oeil à la montre: il est déja si tard ?"
Max Frisch, "Journal berlinois"

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 En haut, une beurré Hardy en vrai, en bas, mon interprétation (dessin virtuel)

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28 septembre 2018

La rentrée littéraire

C'est dans une librairie de La Chaux-de-Fonds, cet après-midi, que j'ai choisi un roman de la rentrée littéraire 2018. L'offre est immense, Amélie est bradée à -20% ! Ce sera donc le roman "Quand les nuages poursuivent les corneilles" de Matthias Zschokke, paru aux Éditions Zoé en automne 2018 qui accompagnera mes soirées d'hiver au coin du poêle. C'est Isabelle Rüf qui a traduit de l'allemand. J'aime mieux le titre original : "Die Wolken waren gross und weiss und zogen da hoben hin" (quelque chose comme : "Les nuages étaient grands et blancs et passaient là-haut dans le ciel").  
Matthias Zschokke est né dans la Ville fédérale et habite depuis 1980 la ville qui est désormai la capital de l'Allemagne. Donc BB, comme BB...
Il a reçu le prix Femina étranger en 2009 pour son roman "Maurice à la poule"; en 2014 il est lauréat du Grand prix de littérature du Canton de Berne et en 1981 il a reçu le prix Robert Walser pour son premier roman, "Max". Robert Walser était également bernois, un de ces poètes maudit.
Matthias Zschokke est écrivain, dramaturge et cinéaste.

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03 août 2018

Un été sans fin - 33 degrés...

Dmitri Shostakovich - Waltz No. 2 [Piano Tutorial] (Synthesia/Sheet Music)

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Une journée à 33 degrés, Paola paresse dans le dernier lieu de fraîcheur, la cage d'escalier, elle baille aux corneilles...
Ecouter sans fin la valse no2 de Dmitri Shostakovich, encore et encore...
33 degrés, ce n'est supportable...
Le vapeur "Blümlisalp" quitte Faulensee...
A Faulensee, vite, commander une coupe glacée, cela se passe sur la terrasse d'un restaurant au bord du lac de Thoune. Les vagues lèchent les escarpins des élégantes. La glace moka est insipide, nous ne sommes pas à La Gelateria di Berna !
Un café sur le trajet du retour, genre Spiez - Berne, en wagon restaurant, avec un livre de saison, toujours le même. On y est tellement bien, que la lecture se fait à très petite vitesse...

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22 juin 2018

Un été sans fin - Le Pod

Brève incursion à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfadolescence. Le temps d'arpenter un bout du Pod (Avenue Léopold-Robert), de passer de longues minutes dans une librairie et d'en ressortir avec deux volumes sous le bras. Un roman, "La balade des perdus" de Thomas Sandoz paru chez Bernard Grasset en 2018 et un recueil de poésie, "Ajoie" précédé de "Passage des ombres" et de "Cette âme perdue" du poète belge Jean-Claude Pirotte paru à la nrf Poésie/Gallimard 2018.
Une bise légère balayait la ville en cette fin d'après-midi de juin. Le soleil éclatait de santé.

Le soir, de retour dans la Ville fédérale, j'ai pu entendre un concert de klaxons, vers 22h00. Il semblerait que se déroule, en Russie, le championnat du monde de balle au pied masculin. La Suisse à gagné 2 à 1 contre la Serbie.

Ci-dessous, affiches vues à La Tchaux:
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J'écoute à longeur de journée la Messa de Gloria de Rossini.

Rossini : Messa di Gloria

00:00  1. Ⅰa  Kyrie: Kyrie eleison
03:31  2. Ⅱb  Kyrie: Christe Eleison
06:18  3. Ⅲc  Kyrie: Kyrie eleison
09:22  4. Ⅱ  Gloria in excelsis Deo
14:45  5. Ⅲ  Gloria: Laudamus Te
21:49  6. Ⅳ  Gloria: Gratias agimus tibi  
29:10  7. Ⅴ  Gloria: Domine Deus
35:31  8. Ⅵa  Gloria: Qui Tollis Peccata mundi
38:36  9. Ⅵb  Gloria: Qui Tollis Pecca mundi
43:10  10. Ⅵc  Gloria: Qui sedes ad dexteram Patris
46:15  11. Ⅶ  Gloria: Quoniam tu solus sanctus 
53:56  12. Ⅷ  Gloria: Cum Sancto Spiritu



Un vol de pigeons c'est une étincelle
sous le ciel gris et blanc de pluie prochaine

et la maison rose au toit profond s'éveille
quand le vent fouette la glycine

un chat rase les murs une voisine
âgée porte un tablier mauve

le chat s'arrête et la regarde en coin
puis il bondit et disparaît du cadre

Jean-Claude Pirotte
Extrait de "Passage des ombres"
dans "La fable des ombres"
Éditions Gallimard 2018

03 juin 2018

Un été sans fin - Entre le lac de Thun et le lac de Brienz

Journée chaude avec orage et pluie aux alentours de 20h00...
E769F331-7C6A-447D-A3FD-C6471001F156Escapade à Interlaken. La Jungfrau avec la tête dans les nuages, les palaces, un châtaigner...

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Un tilleul, le massif de la Schynige Platte, une ronce au-dessus de l'Aar et un café bu dans le wagon restaurant lors du voyage du retour, en lisant le roman de l'été...


24 mai 2018

Le temps qui passe...

C'était dimanche passé, le coucher de soleil était beau.
J'ai commencé, dans le wagon restaurant du train Interlaken West - Berne, un roman qui deviendra, au fil des page, un coup de coeur. Le livre de l'été qu'il faut lire de toute urgence si on a l'âme rêveuse. "Là-bas, août est un mois d'automne" de Bruno Pellegrino aux éditions ZOÉ.
Une mélodie ne me quitte pas, la Messa di Gloria de Rossini.
Ce fut, sans doute, encore un beau dimanche.

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05 décembre 2017

Nuit 12/16 - Paris 2/5 Arpenter Paris, Mozart

Mardi 5 décembre 2017

Ça commence vers 10:30, sous un ciel gris, dans le froid, à pied. Rue Oberkampf, avenue Parmentier, rue Alibert, quai de Jemmapes, rue des Recollets, (au large de la gare de l'Est), boulevard de Magenta, (gare du Nord), boulevard de Barbes, rue Custine, rue Becquerel, rue Lamarck, rue du Chevalier de la Barre, rue du Cardinal Guilbert, rue Azais, Place du Tertre, rue Norvins, rue Lepic, rue Caulaincourt, boulevard et Place Clichy, boulevard des Batignolles, rue du Rocher, rue de Monceau, boulevard Malesherbes, avenue Velasquez, allée Comtesse de Ségur ( dans le parc Monceau), avenue Hoche, avenue des Champs Elysées, avenue Montaigne, cours Albert 1er, cours de la Reine, Place de la Concorde, rue Royale, boulevard de la Madeleine, boulevard des Capucines, Place de l'Opéra. (pour des raisons d'horaire, retour à la rue Oberkampf en métro no 3, direct, arrêt Parmentier), rentré à 17:30. 1h15 de pause en deux partie et quelques station de métro, soit 5h45 de marche.

Au fil de la balade, on passe d'un Paris populaire à un Paris villageois puis le Paris chic

Le cris des mouettes du quai de Jemmapes me renvoie aux mouettes qui suivent la charrue en quête de vers, lors des labours dans mes campagnes.
Le canal Saint-Martin évoque Venise.
En passant pas très loin de la Place Raoul Follereau, j'ai eu un souvenir d'écolier. Notre classe, en 1971 ou 1972, avait assister à un conférence, à la Maison du Peuple à La Chaux-de-Fonds, de ce journaliste écrivain qui récoltait de fonds pour lutter contre la lèpre.
Boulevard de Barbes, un bug, une embrouille, un accroc à l'itinéraire, je m'évapore une petite demi-heure dans une grande surface avec espace librairie. Je ne peux pas résister, c'est une chaîne, il faudrait pas, mais je sors de là avec 3 livres.
Au début de la rue Custine pause. Café (d'assez bonne tenue) servi avec un verre d'eau et un sandwich au pâté. Ecriture et lecture.
Rue Becquerel, je monte les escaliers de la Butte au pas de course.
J'ai toujours aimé la vue et l'ambiance du Parvis du Sacré Coeur.
La Place du Tertre, je l'ai vue pour la première fois en 1968 ( j'avais 11 ans)!
La rue Caulaicourt passe au-dessus du cimetière Montmartre. C'est une passerelle en fer, on voit au loin La Dame de fer, un morceau, le haut.
En 1968, avec mon frère et ma soeur, nous avions fait une balade sur des ânes, sans doute au parc Monceau. Aujourd'hui, je n'ai pas vu d'équidés. Mais une belle collection d'arbres aux essences multiples.
Une mendiante se fond, avenue Hoche entre les grosses voitures et les palaces. Nous arrivons dans un autre monde.
Les Champs, c'était sympa en 1975...
J'ai toujours aimé la Place de la Concorde. Dans mes rêves, je descends au Crillon...
J'ai connu le vrai Olympia, boulevard des Capucines. J'y ai vu trois soectacles. En 1975, Monsieur 100.000 Volts, en 78 ou 79 Véronique Sanson et début des années 1980, Paolo Conte.
Opéra, il y a une dizaine d'année j 'ai vu La Flûte enchantées de Mozart à Garnier. La grève, je ne sais plus quel corps de métier, empêchait la mise en scène et les décors. On a pu se concentré sur le chant et la musique.
Hasard, ce soir c'est aussi Mozart. Je partage une baignoire avec deux chinois, un abandonnera à l'entracte, deux anglais, un espagnol et deux français. Baignoire intercontinentale. Il y avait du monde dans le bain.
On jouait La Clémence de Titus de Mozart.
Après avoir écouté pendant des mois de la musique compressée, il faut quelques minutes pour remettre les paramètre du son pur, sans micro et autres techniques, à niveau.
Sur scène (à Genève, Vienne et Paris) j'ai vu Les Noces (plusieurs fois), Don Giovanni, La Flûte (plusieurs fois), l'Enlèvement et le Cosi (plusieurs fois). Je ne connaissais pas, à part quelques airs, la Clémence de Titus. J'ai eu un choc musical. C'est un Mozart différent, magnifique.
Le "Parto, parto" (acte 1), soutenu par la clarinette était un moment hors du temps, un instant magique, j'en avais les frissons.
Un coup de foudre pour cet opéra.
Le public a été très chaleureux à la fin du spectacle.

La une du journal "Le Monde", annonce la mort de Jean D'Ormesson.

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20 octobre 2017

L'automne ne meurt jamais

Jeudi 19 octobre
L'automne dans la Ville fédérale, avec sorbets myrtilles et citron de Sorrente et glace aux marrons...
Le 15e festival international du court métrage a commencé...
La lecture du moment, "Envoyée spéciale"...

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30 août 2017

L'été russe - La rentrée littéraire...

Dans les piles des nouveautés littéraires qui inondent les librairies, une BD, avec sa couleur fuchsia fait de l'oeil aux lecteurs... C'est le nouveau Titeuf, que les fans de suisse romande peuvent découvrir en avant-première, une semaine avant les autres pays. Le genevois Zep, alias Philippe Chappuis, nous présente le 15e tome de la série de l'écolier à la mèche rebelle,"Titeuf à fond le slip". Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la parution du premier tome. Zep n'avait pas imaginé faire une série. Le succès a été rapide et fulgurant, à ce jour, 22 millions d'albums vendus...
Titeuf pilote un drone pour faire parvenir un rendez-vous à la fille de son coeur, mais un sérieux problème de réglage donne un résultat surprenant. Il se creuse la tête pour remplir un formulaire d'orientation professionnelle, il sera tueur de zombies au multimarket de Roussilly! Les dangers d'internet, le racisme, les réseau sociaux, les pétards dans les crottes de chien, le terrorisme, le menu du jeudi, les filles... Titeuf est à fond le slip. A lire sans limite d'âge. C'est aux éditions Glénat.

Troisième été le plus chaud
Après le troisième printemps le plus chaud, la Suisse a vécu le troisième été le plus chaud depuis le début des mesures en 1864. En moyenne nationale, la température de l’été a dépassé de 1.9 degré la norme 1981-2010. Seuls l’été 2015 et l’historique été 2003 avaient connu des températures encore plus chaudes avec valeurs dépassant la norme de 2.3 degrés, respectivement 3.6 degrés.
http://www.meteosuisse.admin.ch/home.subpage.html/fr/data/blogs/2017/8/heisser-august-und-heisser-sommer.html

Aujourd'hui, 32 degrés dans la Ville fédérale

 

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27 août 2017

L'été russe - Nouvelles de la nuit

Un papillon veille sur la nuit. Une nuit d'arrière été...
Un gramophone distille le thème d'Amarcord, mon film culte de Fellini.
Une annonce dans le quotidien Le Temps daté de samedi 26 donne envie d'aller au cinéma. Deneuve-Depardieu, deux monstres, plein de souvenirs sur grand écran...
Vendredi, vu à la librairie Payot, à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance, le nouveau Notomb... Déjà! encore? J'ai pas encore lu l'opus 2016...
Quand Amélie émerge au-dessus des piles à lire, c'est signe de fin d'été, de reprise, de rentrée, d'automne, la saison préférée de Lakevio et de Ric.
La musique de Rota passe en boucle...
Les chats du quartier, totalement hermétiques à la musique de Nino et de Schubert, partent à la chasse aux scoops...

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