15 juillet 2018

Un été sans fin - Sorbet

3875B8BB-3299-4B5A-85F5-E905C9D068AB

81AD2C32-C3B8-4980-9816-34F9A575B7F5

 Le jardin de Lignières, état du samedi 7 juillet 2018


67DA6AAE-E45D-4678-BD26-63DA599ABCD2

84CC2C2A-8003-4852-8E36-3015E6EEA933

Spiez, samedi 14 juillet 2018

 

Passage, hier, samedi, à la gelateria di Berna...
Glace à la noisette du Piémont
Glace à la lavande (une réussite)
Sorbet cassis
D8415FA4-B8BB-4CB3-B93B-86FD01822497

Ce soir, on dansera, me semble-t-il, jusqu'à pas d'heure sur les Champs Elysées, à Paris. La finale du championnat masculin de balle au pied 2018, s'est déroulée en fin d'après-midi, à Moscou. Les Bleus ont battu la Croatie 4 à 2.

22h00, le dimanche s'achève sous la pluie. La Ville fédérale a échappé à l'orage mais pas à la pluie. Une pluie attendue par le vivaces du jardinet. Les limaces sont à la fête, elles ont improvisé un bal.

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


29 janvier 2018

La crue

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
jorge santos-love-letters-submission

Sur ce que vous inspire la toile de Jorge Santos, peintre surréaliste américain, vous voudrez bien placer les dix mots suivants dans votre texte en les soulignant ou surlignant. pour mieux les repérer.

pourriture

dilettante

carpaccio

ecchymoses

roulage

tenture

équivoque

pourchasser

s'abstiendra

P.-S. Lakévio avait oublié le 10e mot dans son sac à malices. Elle nous l'a donc tramsmis par télex. Il s'agit de: saumâtre.

   

A Paris, la Seine grossie par des pluies inédites, en cette fin du mois de janvier 2018, a une couleur SAUMÂTRE. Les touristes traînent du côté des quais dans l’espoir de voir un débordement. Les CRS veillent, prêt à POURCHASSER la moindre goutte d’eau dépassant le niveau de 6 mètres. Le directeur du musée du Louvre regarde, en DILLETANTE de la science météorologique, le fleuve qui tente d’assassiner, par noyade, le Zouave du pont de l’Alma.

Dans la salle 123 Bis, sous le regard du gardien chef, des petits rats de l’opéra terminent le ROULAGE d’une TENTURE.
 C’est une tapisserie inachevée, tissée par Pénélope (Πηνελόπεια), la fille D’Icarios, l’épouse d’Ulysse. Télémaque, leur fils, traîne souvent dans les salles du Louvre, des écouteurs collés aux oreilles. Il écoute toujours la même musique, un LP numérisé, « American Garage » de Pat Metheny Group, gravé en 1979 et commercialisé en 1980 sous le label ECM Records
. C’est une musique aux nombreuses influences, un vaste delta de jazz, folk, rock, musique country et world music. La copie, pillée sur Le Tube, a des enchaînements douteux entre les morceaux. C'est un leurre pour tromper les algorithmes avides de droits d'auteur.

Le jeune homme, à la démarche féline, lorgne du côté de la salle 123 Bis. Les petits rats, qui font des arabesques dans la salle, leur travail achevé, rappellent à l’adolescent que le printemps, temps de la montée de la sève, est proche.
Une rumeur court sur la toile virtuelle, Pénélope serait la mère de Pan. Elle aurait, selon une vidéo un peu scabreuse, qui circule sous le manteau, couché avec Apollon. Un teste ADN a dissipé l’ÉQUIVOQUE, la guerre de Troie a bien eu lieu. Ulysse S’ABSTIENDRA de commenter l’affaire, il s’est contenté de poster sur son compte IG une photo de son déjeuner. On y voit un CARPACCIO d’ananas et une bouteille d’un gros rouge qui tache.

Les danseurs étoiles du Bolchoï transporteront la tapisserie, roulée, par des petits rats de l’opéra, en forme de boudin noir, dans les combles du musée. Elle y sera à l’abri de la POURRITURE due à l’humidité générée par un surpeuplement de gouttes d’eau dans la Seine.


Le catalogue général du musée du Louvre est une mine de renseignements complété d’une riche iconographie. La page 3647 est consacrée à la tapisserie tissée par Pénélope. L’artiste est actuellement écrouée à la Prison de la Santé, à Paris, pour une sombre histoire d’inceste. Elle aurait couché avec Pan, son fils supposé. Des faits prescrits, selon son avocat, puisqu’ils datent de l’époque de la guerre de Troie. L’arrachage de la photographie représentant la tapisserie, par un SDF ne pouvant s’offrir le catalogue, a également emporté une grande partie de l’analyse et de la description de la tenture. On peut tout de même lire qu’on distingue une femme couchée sur une table. Elle est couverte d’ECCHYMOSES et porte une robe bleue. Un homme en marcel blanc, les yeux empreints d’une certaine folie,
 regarde dans le vague. Une porte entrouverte laisse entendre le grondement d’un fleuve prêt à bondir hors de son lit. Un chien assiste à la scène. Il détient la clé de ce tableau énigmatique. Ulysse a violemment battu sa femme Pénélope.

Une chaîne de télévision d’utilité publique, organisera, dans le cadre d’une émission spéciale, ce lundi soir, un débat en direct, sur la violence conjugale dans les tableaux surréalistes.

 

Pat Metheny Group - American Garage (1979) [FULL ALBUM]

 

Posté par jeanjacques1957 à 09:35 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , ,

23 janvier 2018

Et si le soleil ne revenait pas...

Ce matin, 08:00: https://www.youtube.com/watch?v=_sJYrReI3h8


Zizi Jeanmaire - Paris


Vers 10:30, lecture de la presse, en buvant un cappuccino, à l'Adriano's bar. Les catastrophes naturelles occupent les pages centrales des journaux. Zermatt et d'autres stations sont coupées du monde. Plusieurs rivières débordent.
Trump débarquera à Davos, a confirmé la Maison Blanche ce soir. Un compromis ayant mis fin au "shutdown", Donald pourra quitter Washington. Davos est coupé du monde, pour raisons... de Forum économique.
                                 
L'après-midi, le soleil était présent... 

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

22 janvier 2018

Paris...

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

La consigne dit: "Texte libre".

paris annees 50
Cette semaine, c'est une photographie de Paris, que nous propose Lakevio. Une photo magnifique, un très beau noir et blanc. Les branches des arbres font des signes, ils miment l'hiver. Une mère tire son enfant vers la station de métro que l'on devine au loin. Le boulevard est inondé de soleil. Un mystérieux personnage vêtu d'un imperméable et d'un chapeau, semble échappé d'un roman de Simenon. La datation par le radiocarbone, le célèbre carbone 14, dit que la photographie à été prise vraisemblablement vers le milieu du siècle passé. Les voitures sont nombreuses et ne sont pas dessinées comme en 2018. Ce doit être la période du Tabou.
« Très vite, le Tabou est devenu un centre de folie organisée. Disons-le tout de suite, aucun des clubs qui suivirent n'a pu recréer cette atmosphère incroyable, et le Tabou lui-même, hélas ! ne la conserva pas très longtemps, c'était d'ailleurs impossible. » Dixit Boris Vian.



Paris


Sept heures. Octobre.

Brume matinale. La Seine.
Gare de Lyon. Débarquement.
Une tour. Eiffel.
Un arc. Triomphe.
Trois âmes déambulent dans les rues.
Une feuille jaunie s'écrase sur le sol.
Un sourire.
Café-tabac, heure de lecture.
France-Soir. Le Monde Diplomatique.
Quelques cartes postales lancées à travers l'univers.
Il fait bon.
Les grands boulevards, Haussmann, Poissonnières, Capucines.
Nocturne. Saint-Germain-des-Prés. Lumières.
Musique.
Ô Paris.
Trois âmes frôlent les murs, inquiètes, en regagnant leur hôtel.
Nuit. Silence.
Aube naissante, klaxons de voiture.
Bruits matinaux.
Les trois âmes repartent à l'assaut de la vie parisienne.
Métro. Couloirs. Escaliers. Fatigue.
Quelques moments de bonheur.
Rires. Plaisanteries. Cinéma.
Stations de métro.
Huit heures. Soir.
Les trois âmes se serrent la main et s'éloignent chacune dans une direction.
Balard. Créteil.
Un dernier signe depuis le quai.
Le métro démarre, la ville se referme sur les âmes.
Au loin un violon déchire la nuit.
Le rêve s'estompe, la réalité reprend ses droits.

Paris, le 5 octobre 1979


Extraites de mon journal, ces notes racontent un court séjour passé dans la capitale française aux portes des années 1980. J'avais emmené deux collègues de travail, Johanna et Hugo. Ils arrivaient d'un petit village des Grisons et la Ville lumière était, pour eux, un perpétuel émerveillement. Ils n'avaient jamais visité de musées et l'exposition Paris-Moscou au Centre Georges Pompidou les avait fasciné.

                                                         Paris-Moscou

Posté par jeanjacques1957 à 09:31 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

21 janvier 2018

Paris Sera Toujours Paris

Maurice Chevalier - Paris Sera Toujours Paris

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


19 janvier 2018

21.01.15

                      Autoportrait pour main gauche et demi-citron
                                                   
C'était le 21 janvier 2015, je faisais la vaisselle, le soir, avant les émissions de télévision en première partie de soirée, ou les émissions littéraires diffusées à la T.S.F. Les mains gantées de caoutchouc jaune, une idée s'est présentée à mon esprit. Toc, toc! Qui est là? Une idée...
J'ai revisité le selphie. J'aime cette photographie en blanc et jaune, prise avec mon smartphone. En 2015, son titre était "Selfie", En 2017, c'est devenu, "Égoportrait" et en 2018 le titre définitif est: "Autoportrait"...

 

 

ZAZ - Paris sera toujours Paris (Clip officiel)

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

03 janvier 2018

Paris - Épilogue 4 - Chansons

Un florilège de chansons qui évoquent Paris...


Georges Milton - C'est pa-pa, c'est parisien

 

Marc LAVOINE - Paris [1991]

 

Mistinguett - Ça c'est Paris

 

Charles Trenet - Revoir Paris

 

Yves Montand - "Les grands boulevards"

 

LEO FERRE Paname.

 

Edith Piaf - Sous le ciel de Paris

 

Rue Saint-Vincent : PATACHOU..

 

Jacques Dutronc Il est 5 heures, Paris s'éveille

J'aime plus paris - thomas dutronc

14 décembre 2017

Paris - Épilogue 3 - Florilège de photographies

Quelques instantanés de mon voyage à Paris (du 4 au 9 décembre 2017)
Canal Saint Martin - Le Sacré Coeur - Un temple protestant - Un explorateur - Salut à la fin de "La Clémence de Titus" à l'opéra Garnier - Dans les rues de Paris - Les toits - Jardin du Luxembourg - Le Louvre - Place de la Concorde, l'hommage à Johnny, samedi 9 décembre - Boulevard des Invalides, immeuble des années 1920

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

12 décembre 2017

Paris - Épilogue 2 - Lumières à Paris

     

 

 

 

 

 

Quelques décorations de Noël prisent sur le vif, au cours de mon séjour à Paris, la semaine passée.

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

09 décembre 2017

Nuit 16/16 - Paris - Épilogue

Rue Monge, Place Monge, Rue Ortolan, Rue du Pot de fer, Rue Rataud, Rue Erasme, Rue Louis Thuillier, Rue Gay Lussac, traversée du Jardin du Luxembourg, Rue Guynemer, Rue Bonaparte, (Place Saint Sulpice, Place du Canada, Place Saint Germain des Prés), Quai Malaquais, Quai Anatol France, Pont de la Concorde, Place de la Concorde, Pont de la Concorde, Quai d'Orsay, Rue E. Pelterie, Rue de Constantine, Boulevard des Invalides, Boulevard du Montparnasse, Rue Oudinot, Rue Vaneau, Rue de Sèvres, Rue Bomain, Rue du Cherche Midi, Boulevard du Parnasse, Place du 18 juin 1940, Boulevard Port Royal, Avenue des Gobelins, Rue Monge, Rue de l'Arbalète, Rue Claude Bernard, Rue Gay Lussac, Boulevard Saint Michel, RER B Luxembourg

Les critiques qui donnaient six mois de vie artistique à ces chanteurs "yé yé" à la mode au début des années 1960, seraient très surpris d'apprendre que 50 ans plus tard l'un d'eux bloquerait Paris, où des milliers de personnes se rassembleraient, pour son enterrement. Aimé ou détesté, tout le monde le connait, Il s'appelle Johnny.

La pièce d'eau centrale du jardin du Luxembourg a été vidée pour l'hiver. Les mouettes, les pieds au sec, protestent. Les flaques d'eau, dans les allées du parc sont de petites patinoires. Il fait froid ce matin à Paris. Le soleil est revenu. Ie ciel est bleu, avec un bout de lune blanchissant.

La Place Saint Sulpice, sous le soleil, avec ses arbres presque nus, me plonge dans une ambiance majorquine en hiver.

Café et croissant pris en face de l'Église Saint Germain des Prés.
Il est 11:00

Place de la Concorde, samedi 9 décembre 2017, 12:30
Un événement extraordinaire a lieu. Un événement qui laisse perplexe les journalistes étranger. Cela ne c'est jamais produit et ne se produira plus. Des milliers de fans sont venues rendre un dernier hommage à leur chanteur, une icône française. Une grande photographie est accrochée à la grande roue, on y lit "Johnny au revoir".

Sur le Boulevard du Montparnasse passe une manif qui bloque le secteur. C'est une manifestation pour la paix au Pays Basque.

A l'angle de la rue Vaneau et de la rue de Sèvres, une boutique d'habits a remplacé, depuis longtemps, l'hôtel Vaneau. La station de métro est à un pas. Je descendais dans cette hôtel fin des années 1970, début des années 1980. C'est le réceptionniste qui m'avait annoncé un jour d'octobre, en fin d'après-midi, quand je rentrais à l'hôtel que le président Egyptien Anouar el-Sadate venait d'être assasiné.

Boulevard Port Royal, un marché est en train de fermer. Les cageots d'invendus sont chargés sur des camions. J'ai vu des paniers remplis d'huîtres. Je n'ai pas de couteau à huîtres sur moi...

Devant le Jardin du Luxembourg, perdue au milieu des travaux, il semble que la chaussée soit en réparation, à l'extrémité de la Rue Gay Lussac, une bouche de RER B m'a aspiré méchamment. Je résiste puis je lâche prise et je me retrouve assis, manu militari, dans un train, qui, à partir de la Gare du Nord, sera direct, il se dirige vers d'autres aventures. Paris s'estompe. Dans le ciel, un point lumineux, un vaisseau spatial* en perdition qui cherche une planète d'accueil. Mimi...
Le rideau tombe.

*Voir entrée d'avant hier

Posté par jeanjacques1957 à 23:03 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,