24 mars 2017

Le chasseur de serpent

Souvenirs d'automne (2016)...

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15 décembre 2016

La Tchaux en octobre

C'était comment la télé en 1962? Un document étonnant ICI

Souvenirs d'automne. Photos prisent à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance, le 28 octobre 2016. Les arbres frileux avaient mis une petite laine.
C'était un vendredi...

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25 novembre 2016

La Tchaux

Bref passage à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance...

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24 novembre 2016

24 novembre

La Ville fédérale se pare de lumière. Noël approche à pas de géant...
Au bout de la rue, on distingue vaguement les contours de 2017...

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21 novembre 2016

VARIATIONS SUR UN POÈME DE PRÉVERT

"Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là"
Un haut parleur planté sur la place diffusait, dans un grésillement, une annonce presque inaudible: -La jeune fille qui est ravie, ruisselante, épanouie sous la pluie est priée de ne pas s'éloigner de la file des parapluies. Merci.
-Qui se souvient de Barbara? Et puis il y a tellement de Barbara. 
-Je crois que Georges sortait avec une Barbara, dans les années 1950, du côté de Brest.
Il pleuvait sans cesse, et, rue de Siam, c'était un océan de parapluie. 
Soudain, un cris dans la foule: -Barbara.
-Georges sortait avec Barbara. Et tu ne m'a rien dit!
-C'était avant guerre. Ça a commencé rue de Siam. 
Un chat des villes, d'une voix de ténor déclamait des vers: -Quelle connerie la guerre.
-Et ils se sont revus?
-Qui?
-Georges et Barbara
Il pleuvait, le bateau d’Ouessant lança un coup de sirène, puis Barbara embarqua. 
-Quelle connerie la guerre, reprenait en coeur une famille de souris.
-Je crois que la guerre les a séparé. 
-Et Georges...
-Il est mort en avril 1974. Il était gravement malade.
-Et sa femme?
-Claude, elle a été veuve plus de 30 ans. Elle est morte, je crois en été 2007. 
Le haut parleur hurla: -Je rappelle à Barbara de regagner immédiatement la file des parapluies. C'est intolérable d'être ravie, épanouie, ruisselante sous la pluie.
Un juron s'échappa d'une fenêtre ouverte: -Tonnerre de Brest!
-Voyons, capitaine, voyons... S'indigna un petit homme à barbichette.
Il pleuvait sans cesse ce jour là.  
Rue de Siam, sous un porche, une jeune femme donnait le sein à sa petite Barbara.
Des avions s'approchaient, déluge de feu et de sang...
"Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là".

"Barbara" est un poème de Jacques Prévert. On le trouve dans le recueil "Paroles". Il est le squelette de ces variations...
 
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

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20 novembre 2016

Fin des temps - La ballade de l'aéroport

De Wabern à l'aéroport de Belp-Berne, en passant par le bord De la Gurbe...
Les nuages, passent entre les Alpes, formant des cascades puis s'éffilochent. C'est le Foehn, vent chaud, venu du sud, qui façonne les merveilleux nuages en ces longues trainées ouateuses. 
La balade se fait sous le ciel bleu. Les corneilles donnent un concert. C'est un répertoire de musique futuriste.
Quelques buissons, piégés par une météo en dent de scie,  fleurissent avec plusieurs mois d'avance.
A midi, le vol à destination d'Amsterdam, s 'élance dans les airs.
Plus tard, les passagers débarquant de l'avion en provenance de Vienne, auront les Alpes à portées d'yeux...
ENCORE UN BEAU DIMANCHE DE FIN DES TEMPS... 

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19 novembre 2016

Fin des temps

J'aime la période située entre la chute des dernières feuilles et la première chute de neige. Les flocons mettront un terme à cette période magique, appelée, dans les pays germaniques, "la fin des temps". Nous entreront alors dans l'hiver.

MODE D'EMPLOI
de haut en bas
Café à l'Adriano's bar après les courses faites au marché. Les sacs sont remplis de choux rouges et blanc, de carottes de couleurs et de variétés différentes,  de brocoli, de choux-fleur, de concombre,  de châtaignes, d'os à moelle, d'un poulet, de côtes de sanglier,  de crosnes,  de choux de Bruxelles, de la doucette ( mâche ou rampon  selon les région), une courge hokkaido, d'un filet de saumon et de patates...
Dans le quotidien "Le Temps", daté de samedi 19 novembre 2016 , un article est consacré à Alberto Giacometti. Une exposition exceptionnel  se tient au Kunsthaus de Zurich http://www.kunsthaus.ch/fr/expositions/
Une partie de l'article parle aussi d'une exposition qui se déroule au musée Picasso à Paris. Une confrontation des oeuvres de Picasso et de Giacometti. Une longue amitié, d'une vingtaine d'année à unis les deux artistes, elle s 'est interrompue par une brouille .
 Cette huile sur toile, peinte par Picasso en 1931, intitulée "femme lançant une pierre", me plait. On voit la pierre et on distingue la femme...
Feuille morte
Il cielo

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18 novembre 2016

Fin des temps

A Berthoud, c'est la fin des temps... Ciel grandiose...

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14 novembre 2016

La luna

 Une Buick Riviera, noire, modèle 1971, roulait silencieusement sur l'autoroute des Titans. Le compteur du coupé indiquait  110KM/H, la vitesse maximale autorisée sur ce tronçon de route mythique. Le pilote de la Buick connaissait bien ce tronçon de route rapide. Il était passé à cet endroit magique par temps de pluie, de vent, de neige, de soleil  et, ce lundi soir de mi-novembre, éclairé par la lune. Une lune bien joufflue. Un communiqué, radiodiffusé tout à l'heure, annonçait une nuit de Super Lune. L'astre, conquis par les hommes en été 69, serait si proche ce lundi, qu'avec la main, on pourrait caresser  les chats lunaires.  La Buick dépassa une 2CV.  Le pilote admirait ce paysage baigné d'une lumière douce. La radio de bord laissait entendre  "La Sonate no 14 en do dièse mineur, opus 27 no 2" de Ludwig van Beethoven. La glace avant, côté chauffeur, était baissée, une étole rouge s'en échappait. La vitesse la faisait virevolter. Une chouette l'adopta comme perchoir. Quand le pilote utilisait l'avertisseur, l'oiseau de nuit hululait. Sur le siège du passager avant était posé un roman de la collection 10/18. Un livre qui semblait avoir été lu et relu. C'est une plume chantante, tarie depuis peu de jours, qui avait écrit ce roman au titre et au contenu inspiré par les acides et les poudres blanches au mitant des années 60.  Son titre, "Les perdants magnifiques".
Le pilote, en route pour un rendez-vous galant, avait déposé une grande enveloppe enrubannée sur le siège arrière. Elle contenait la célèbre recette du lapin à la moutarde  de B. A côté, une caisse de vin d'Asti et, dans un sachet doré, quelques madeleines . 
Le pilote se souvenait avec précision de la scène. "la fille", installée dans le petit salon se maquilla puis mis des pendants d'oreilles. Ils étaient bleus et en forme de grappe de raisin. Il observait la fille depuis le vestibule, à la sauvette. Il aimait sa peau blanche.
-Entre, ne fait pas le timide.
Il s'approcha.
-Sur qu'à part ta mère, tu ne vois personne se maquiller. 
Il rougit. Il aurait voulu être ailleurs. Soudain elle se leva, l'enlaça et ses lèvres s'approchèrent des siennes. Il resta pétrifié puis se laissa aller. Puis la fille le repoussa. Elle mit son index sur la bouche du gamin en signe de silence.
-Pas un mot à Paul. Tu sais comme ton frère est jaloux.
Elle pris son sac à main,saisi ses talons aiguilles et décampa sur la pointe des pieds.
Il resta immobile plusieurs minutes puis sorti en courant.
-Christian, j'ai embrassé une fille, Christian...
Il n'avait pas revu la fille. Son frère s'était tué dans un accident stupide quelques semaines plus tard. Une histoire de jeunes.  
Il avait quinze ans, elle en avait vingt.
La toile virtuelle, mystérieuse, pleine de cachettes, permet, parfois, des faire des rencontres insolites. Ce fut le cas pour le pilote.
La Buick amorçait un long virage avant d'emprunter un imposant viaduc qui se terminait par un tunnel.   
-J'avais 15ans, elle en avait 20. J'ai 65 ans, elle en a 70! C'est une vieille et moi un vioque.
Il éclata de rire. Un rire qui secoua la vallée. 
Les dernières notes de la sonate de Beethoven étaient jouées, la chouette s'envola précipitamment de son perchoir de fortune, le pilote fit un signe de la main à la lune, elle lui fit un clin d'oeil. Il appuya sur l'accélérateur, la 2CV le rattrapait. Le coupé sport disparu, happé par le tunnel. 
Un nuage assombrit le décor. Un lièvre courait à perdre haleine. Une tortue se hâtait. Sur sa carapace on pouvait lire, écrit en lettres rouges: A SUIVRE.
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

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09 novembre 2016

Du vent...

Ric a posté un gazouilli désenchanté: 
"J'ai beau exécrer le bel canto, il fait bon ce soir se réfugier dans les bras de Lucia sur @mezzo_tv pour oublier les trompes et trompés."
11:56 - 9 nov. 2016
Ici, on a gagné les paradis artificiels, en buvant du vin de Majorque et en dégustant les cuisses d'un lièvre. Dans la vraie vie, ce lièvre prétendait avoir le sobriquet de Donald... Il y a aussi un canard, dessiné par Walt, qui porte ce blaze. Étrange coïncidence...
Tandis que les pantins s'agitent, quelqu'un tire les ficelles en coulisse, la neige tente de s'imposer dans la Ville fédérale.
On entend le vent mugir dans la nuit nuageuse...

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