Un été infini - Quoi de neuf?
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Anne-Françoise Couloumy
Dans quelques jours, Blondine déménage.
Quand on déménage, on trie, on jette, parfois on oublie...
Cette fois-ci, la "lettre oubliée" doit être prise au pied de la lettre si j'ose dire !
Il s'agit du caractère et non du feuillet !
Pouvez-vous écrire une courte histoire sans utiliser la lettre A ?...
Lettre oubliée
Blondine quitte les lieux. Les meubles enlevés, les pièces vides résonnent. Les sols en pont de goélette, cirés, brillent. Les portes ouvertes donnent l’illusion d’infini. Quelques poussières oubliées tournoient, les fenêtres sont ouvertes, le vent s’engouffre. Le long du couloir désert, un clou retient un bélino, coupure d’une vieille revue, qui oscille et tombe, dès qu’une montgolfière survole cette ville construite sur les berges d’une rivière. Une rivière que personne ne nomme. Son nom contient trop de cette première lettre issue d’un idiome teutonique. Sur ce bélino, on distingue cette voyelle, première de cordée, interdite, décret présidentiel numéro 746, imprimé sur une feuille officielle en juin 2018. Il semble que cette censure d’une voyelle très en vogue, soit orchestrée depuis le blog « En gondole, L ..! », juste pour rendre dingue les élèves du cours du lundi.
C’est une belle journée, un été infini, merlettes et rouges-gorges expriment leur joie mélodieusement.
L’oubli d’une lettre, consigne imposée pour le devoir du lundi, torture l’esprit, rend folles plume et gomme et me prive de mon petit noir, boisson fétiche qui rythme mes journées. Les T.S.F sont muettes, pour respecter l’ordre de l’institutrice, les orchestres qui font swinguer chôment. Dehors, une belle lumière du soir s'estompe, un bout de lune luit, les félins domestiques feulent.
« Bon congé d’été les juilletistes, ceux du huitième mois seront privés d’oisiveté ! »
P.-S. Merci, Vero Reve pour cette correction urgente totalement oubliée !
Un été sans fin - La belle lumière du soir
Le 7 juin, quand je suis passé en coup de vent, dans la ville où j'ai vécu 35 ans, j'ai filmé quelques plans.
Le jet d‘eau et les cygnes
Les actualités
Le jet d‘eau et les cygnes
Filmé dans la Cité de Calvin
(Genève)
Le 7 juin 2018
Réalisation Jeanjacques666
Légumes d'été, frais du marché de ce matin...
Les fleurs du jardinet dans la belle lumière de ce samedi soir...
Un été sans fin - Belle lumière du soir
La campagne autour de Langnau Im Emmental est bucolique dans la belle lumière du soir. Un pont couvert, en bois, très ancien enjambe l'Emme. Des vaches, insousciantes aux turpitudes humaines broutent dans un pré. Elles se remplissent la panse, et, quand minuit sonnera, couchées dans l'herbe, elles rumineront jusqu'aux premières lueurs du jour. Il sera alors, l'heure de la traite du matin.
Dimanche passé, le parfum des tilleuls en fleur, dans le Jardin anglais, à Neuchâtel, enivrait les promeneurs.
Les pigeons s‘ennuyaient sur la Place Pury.
Le lac était d‘huile.
Dans une chambre de l‘hôpital Pourtalès, les flammes de la vie vacillaient.
Un orage grondait au loin.
Mardi, à 13h15, après un dernier souffle, le silence s‘est installé dans la chambre 415 de l‘hôpital.
Le ciel était bas et le lac gris.
En début de soirée, des larmes se sont échappées des nuages.
Vendredi, par une belle journée d‘été, la cérémonie d‘adieu s‘est déroulée dans le temple du village.
Dans la belle lumière du soir, nous avons adressé un dernier signe de la main.
Le banc, la canne et le chapeau sont orphelins.
Adieu papa...
La belle lumière du soir
La belle lumière du soir de vendredi 18 mai, dans la Ville fédérale
Un peu plus tard, le ciel de Berthoud...
Les tulipes
Premier indice, hier, jour de marché, on pouvait voir le Palais fédéral (Le parlement) pavoisé.
Deuxième indice, ce matin, les bus 10 et 19 sont déroutés par la Kramgasse.
Troisième indice, un hélicoptère de l‘armée de l‘air patrouille au-dessus de la Ville fédérale.
Il y a donc une visite d‘État. La reine d‘Angleterre erre dans son palais, le jeune premier représente l‘Hexagone et l‘Europe chez son ami Trump et Kim Jong-un, „fameux bricoleur, fait en amateur des bombes atomiques“. On se contentera du chef d’Etat de la République fédérale allemande, le président Frank-Walter Steinmeier.
Les tulipes du jardin de Lignières, en fin d'après-midi, dans la belle lumière du soir

Les tulipes du jardin à Berne

Dans le jardin, il y a le jardinet, notre coin. Les aménagements, après l'hiver, sont presque terminés. Les échinacées ont le vent en poupe...

Le matériel de couverture du jardinet est à 80% de l'écorce de fèves de cacao. Pendant quelques jours, le jardin embaume le cacao....
Ciel à Berne, vers midi et à Langnau I.E. le soir, avec lune
La belle lumière du soir
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
La vie est un roman.
Gueorgui Pinkhassov - 1996. Cafe Paris
Devoir :
1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition." Emprunt à Lou qui nous raconte sa Vie.
2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toutes ses notations musicales, et commence un autre roman." Emprunt à Anaïs qui écrit son Journal.
Entre les deux, casez ce que vous voulez !
Votre roman, lundi.
"Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition."
Cette phrase, écrite à l‘encre bleue royale, sur un morceau de feuille à gros carreaux, venait de choir sur la table, poussée là par un vent saharien. Il n‘est pas rare que l‘Afrique s‘invite jusqu’à la Ville fédérale. Le ciel est jaunâtre et le capot des voitures devient un désert. On y voit quelques chameaux blatérer dans des oasis luxuriantes. Les stations de lavage de voitures font fortune en ces périodes de dunes. Ce phénomène météorologique n‘altère en rien la belle lumière du soir. Anaïs, assise à la terrasse de l‘Adriano‘s bar, compulse un dossier. Elle a saisi le billet tombé du ciel et l‘a calé sous son verre. Elle boit une Gazosa, limonade fabriquée à Mendrisio, au Tessin, depuis 1883. Trams et bus passent, ainsi que quelques voitures. Des piétons traversent la rue. D‘une fenêtre ouverte, s‘échappe l‘adagio de "La Gran partita“. Mozart, lors de son voyage de retour de Paris, a séjourné à Berne et y a donné un concert, avant de regagner Salzbourg. Cette musique pour treize instruments à vent et contrebasse se fond harmonieusement dans la belle lumière du soir. Le soleil diffuse cette lumière magique, peu avant son coucher, en toute saison. C'est un moment où le temps semble suspendu, où tout semble permis, comme dans la chanson de Brel, "Les timides", ces timides qui tissent des projets fantastiques, et puis tout retombe, le soleil se couche.
A côté d'Anaïs, un client est plongé dans la BZ*. Il est vêtu d'une chemise à manches courtes. A son poignet gauche, il porte une Vénus. Cette marque de montres à été fondée à La Chaux-de-Fonds, en 1912. Il lit un article sur les réseaux sociaux, sur les gens qui livrent leurs données personnelles à des entreprises américaines sans penser aux conséquences.
L'automne particulièrement chaud permet, en cette mi-octobre, de rêvasser sur les terrasses des cafés en assistant au coucher du soleil. La chaleur arrive du désert du Sahara. Une fine poussière de sable signale ce fait, que relaye également la BZ. Un groupe de jeunes, des élèves de l'école française, passent en faisant des égoportraits avant de les expédier au moyen de leur téléphone portable. Ils ne se soucient pas des entreprises américaines qui pompent leur vie privée. Ils ne connaissent pas Lou, la dame de la phrase écrite sur un morceau de feuille à gros carreaux. "On s'en bat les couilles", martèlent-ils.
Anaïs, sort de son sac à main, un crayon à papier et un taille-crayon en forme de mappemonde. En taillant son crayon, elle fait tourner la terre. Les spécialistes des sciences de la terre sont inquiets. Jusqu'à présent, il y a en permanence quelqu'un qui taille un crayon, quelque part sur le globe terrestre. La rotation de la terre sur elle-même est régulière, avec l'apparition des écrans et des claviers, la rotation de la terre va à vau-l'eau.
Elle saisit le morceau de feuille à gros carreaux, le retourne, griffonne une phrase et un coup de vent saharien emporte le bout de papier. Un astronome qui scrute l'infini au moyen d'une longue-vue voit passer au ralenti, 48 images seconde, le texte d'Anaïs. Il lit ceci, "Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toutes ses notations musicales, et commence un autre roman."
*BZ, Berner Zeitung
Mozart / Serenade for 13 Winds in B-flat major, K. 361 "Gran Partita" (Mackerras)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Serenade No. 10 for 13 Winds in B-flat major, K 361/370a "Gran Partita" (1781-82)
00:00 - Largo. Allegro molto
09:14 - Menuetto - Trio I - Trio II
19:31 - Adagio
25:02 - Menuetto. Allegretto - Trio I - Trio II
30:24 - Romanze. Adagio - Allegretto - Adagio
37:45 - Thema mit Variationen
47:18 - Rondo. Allegro molto
List of Performers:
Oboe - Stephen Taylor (principal) & Melanie Field
Clarinet - William Blount (principal) & Daniel Olsen
Bassett Horn - Gary Koch (principal) & Mitchell Weiss
Horn - Stewart Rose (principal), Scott Temple, William Purvis, and Russell Rizner
Bassoon - Dennis Godburn (principal) & Marc Goldberg
String Bass - John Feeney
Performed by members of the Orchestra of St. Luke's under the direction of Sir Charles Mackerras. Recorded by Telarc in 1994.
Aux coins des rues de la Ville fédérale, les forsythias en fleur font comme des phares, qui guident les piétons égarés dans la capitale. La journée à été belle et à 22h00, il fait encore 14 degrés...
Balade dans la belle lumière du soir, avec vue sur les Alpes rosies par le soleil couchant. Café à l'Adriano's bar et lecture de la presse.
Retour avec les dernières lueurs du soleil...
Nuit 8/9 - Le jardin de Lignières
Belle fin de journée
Les fleurs du jardin de Lignières dans la belle lumière du soir...
Des giboulées de neige sont annoncées pour dimanche.





















