26 janvier 2017

Beatenberg

Balade du dimanche 22 janvier 2017

                                                             
"La légende de Saint Béat
A une époque reculée, deux voyageurs étrangers traversaient les montagnes quand ils atteignirent le pays d'entre les lacs (Interlaken). Accompagné de son disciple Justus, Beatus l'Irlandais, après s'être fait baptisé par St-Pierre en personne, était envoyé au delà des Alpes pour prêcher la bonne parole et convertir les Helvètes. Lorsqu'ils arrivèrent dans la région de Sundlauenen, ils apprirent l'existence d'un terrible dragon qui terrorisait la population. Armé de sa foi, Beatus se fit conduire en barque sur les lieux et gravit seul la montagne. Une fois en face du dragon menaçant il éleva la croix du Christ et le monstre, hystérique, se jeta du haut des rochers dans le lac dont les eaux se mirent à bouillonner.
Beatus et son compagnon s'installèrent dans la grotte et y servirent nuit et jour le Seigneur Dieu, jusqu'à ce qu'il le rejoignît au ciel, à l'âge de 90 ans. Sa tombe fut creusée dans le rocher, devant la grotte, où elle accueillit sa dépouille. Justus perpétua sa mission jusqu'à ce qu'il trépassa. Il fut enterré aux côtés de son maître.
Il y a plusieurs millénaires elles servaient déjà comme abri pour les populations du Néolithique."
(Source: http://www.swissvisite.ch/index.php/grottes/55-grottes-de-st-beatus)

                                          

L'Eiger,Le Mönch et La Jungfrau, les trois sommets mythiques des Alpes suisses
                                                              

 
                                                                               Un avion survole le Niesen....

                    

                                                    

Un café, quelques notes dans le journal, avant de redescendre dans la peuf...

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19 janvier 2017

La Riviera vaudoise

Balade du dimanche 14 janvier 2017

 Dimanche,la balade s'est déroulée sur les bords du lac Léman,à Montreux. Bien que bénéficiant d'un micro climat, la ville, qui vit au rythme du jazz chaque été, ressemblait à une station d'hiver. Les plantes méditerranéennes, de l'olivier à l'arbousier en passant par les mimosas et bien d'autres, grenadiers, palmiers, figuiers... semblaient un peu surprises par cette couverture blanche et floconneuse. On pouvait voir des camélias et des camélias sasanqua en fleur.
Les bananiers souffrent de la rudesse hivernale. Le lit de feuilles à leur pied les soulagent un peu. Au printemps, ils repousseront de la base...

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16 janvier 2017

Supertramp est un groupe de rock progressif anglais, fondé à Londres en 1969

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com


belinda del pesco
Belinda del Pesco

Supertramp est un groupe de rock progressif anglais, fondé à Londres en 1969

Le saphir toucha le fond du sillon, les premières notes de l'album mythique "Breakfast in America" emplirent le salon. Le volume sonore bas permettait d'entendre le tic-tac de la pendule installée sur le marbre de la cheminée.  La position des aiguilles indiquait 15h35. Le vol SX0301 en provenance d'Amsterdam passa au-dessus de la maison. Dans quelques minutes, le Fairchild Dornier 328-110 toucherait la piste avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu. Le disque de Supertramp tournait à 33 tour 1/2 minute. Elle, elle était allongée sur le canapé, lui, il était assis. Il avait passé ses jambes par dessus les jambes d'elle. Il lisait. Dehors, il neigeait. La Ville fédérale somnolait. Les abords du Palais fédéral étaient bouclés. La visite d'Etat du président chinois Xi Jinping met en ébullition les autorités fédérales. L'impair de 1999 ne peut se répéter. Tout le monde se souvient de l'arrivée de Jiang Zemin sous la coupole. Il vociférait en anglais. Hurlait que sa sécurité n'était pas garantie, qu'il voulait voir le chef de la police, un incapable à ses yeux. Le conseil fédéral in corpore, glacé d'effroi, avait cru, l'espace d'un instant, avoir un nouveau président. Un groupe de Tibétains manifestaient sur un toit surplombant la place. L'incident diplomatique fut évité de justesse. Ce n'est pas facile de voyager en démocratie!
Le disque grattait un peu. 
Elle: Tu m 'aimes?
Lui: Oui
Elle, la moue rieuse: Tu aimes mes fesses?
Lui: Oui
Elle: Tu aimes mes seins?
Lui: Oui.
Elle: Tu aimes ma bouche?
Lui: Oh! Ca va la Bardot!
Elle: Tu as toujours méprisé Godard...
Elle étira ses bras et se servit un verre de Montus 2010. Supertramp attaqua "Goodbye Stranger".
Lui: Max Frisch dactylographiait son journal berlinois sur des feuilles quadrillées. Il note en mars 1973 "Parfois je m'étonne à l'idée d'avoir bientôt 62 ans. Aucune sensation corporelle, je ne sens pas que d'ici quelques années ce sera la fin. Comme lorsqu'on jette un coup d'oeil à sa montre: il est déjà si tard?"
Elle: Si on additionne nos deux âges, on arrive à 62 ans! On a le temps...
Il lui caressait les cuisses.
Lui: Et tes cuisses, tu ne m'a pas parlé de tes cuisses.
Elle lui tira la langue. Elle lui tendit son verre de vin.
Elle: Enivre-toi.
Lui: Tu as 31 ans, comment se fait-t-il que tu connaisse Godard?
Elle: Et toi, à 31 ans pourquoi lis-tu le journal berlinois de Frisch?
La face A du disque s'acheva. Le vinyle s'arrêta.
Elle: Tu vas tourner le disque?
Lui: Non. On va boire un café à l'Adriano's.
Ce fut la ruée vers le vestibule. Ils s'habillèrent chaudement. Sur le palier il trouvèrent Léo, le chaton jaune des voisins du dessous. Le jeune félin ronronnait et se frottait dans les jambes de ces potentiels pourvoyeurs de caresses ou de nourritures. 
Elle: Léo, tu fais ta Bardot?
Elle et lui éclatèrent de rire et, devant l'incurie de l'ascenseur, dévalèrent les escaliers en riant de plus belle. Léo se mit en boule sur le paillasson et sembla bouder. 
A l'Adrianos bar, ils apprirent l'élection du vert, Alec von Graffenried, issu d'une des plus vieille famille patricienne bernoise, comme maire de la ville. Elle et lui tombèrent sur des amis. Ils firent quelques égoportraits, puis quittèrent le bar pour aller boire des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême...
Le générique de fin se déroulait sur une chanson de Ferré, chantée par Catherine Sauvage: "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", tandis que le président chinois foulait le sol helvétique.
La ville verte grelottait, le mercure chutait dans son tube de verre... La nuit fut glaciale.

28 mars 1968
Catherine SAUVAGE chante "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", poème de Louis ARAGON, musique de Léo FERRE

 

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15 janvier 2017

Dimanche d'hiver

Il a neigé cette nuit sur la Ville fédérale...

 

 
Le meilleur café de la Ville fédérale se boit dans l'annexe de l'Adriano's bar, "Colonial bar"... Ce bar est ouvert depuis quelques semaines. Il est situé dans l'espace qu'occupait feu le "Cesary". Les tasses portent les armes de l'Adriano's. La petite salle a entièrement été refaite.

                                                           

Encore un beau dimanche

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13 janvier 2017

Une journée d'hiver...

 

Les chats du quartier sont partis en goguette. ils mènent une vie dissolue à la Gérard Floque. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, a suivi la bande. Il neige sur la Ville fédérale, aussi c'est en motoneige que les félins gagnent un cabaret du centre de la capitale. Ils boivent de la bière blonde, se grattent la panse, éructent et pissent dans les coins... Les chattes, en mâle d'amour font des yeux doux aux caïds de la bande. Un orchestre de jazz égaye la soirée. Des couples se forment et dansent au son de vieux airs de blues... A l'arrivée de la maréchaussée tout ce petit monde disparaît. Ils investissent un bar chic et se font servir des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, est ivre. Il vomit sur la moquette... Tard, vers trois heures, la bande de félins rentrent dans un chahut épouvantable. Ils sont dans un état de décomposition avancée!

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la neige, le vent...

Circulation un peu difficile avec plusieurs accidents. La Chaux-de-Fonds sous la neige m'a rappelé les hivers de mon enfance dans la Cité horlogère. Mais à l'époque, il y avait quatre à cinq fois plus de neige que ce vendredi 13! A Berne, les décors lumineux de fin d'année sont éteints depuis dimanche soir; à Lignières, ils brillent encore. La capitale fait des économies de bout de chandelle. A 21H30, l'eau de la piscine de Berthoud, a retrouvé le calme. On ferme, a crié le gardien. Il neigera à nouveau vers minuit et le vent soufflera.

SE COUCHER TARD, NUIT

La Chaux-de-Fonds (ci-dessus), vers 15H30

 

                                                             Lignières (ci-dessous), vers 17H20

                                                                                  
                                       La piscine de Berthoud juste après la fermeture du bassin à 21H30

Au coeur de cette nuit neigeuse, il est temps d'écouter Maria. On reste l'oreille collée au transistor, avec des frissons dans tous le corps...

Maria Callas "La Wally"

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12 janvier 2017

Les loups sont entrés dans la Ville fédérale

Dimanche 8 janvier 2017

Balade urbaine

Le château de Berthoud prend ses quartier d'hiver...

les loups ont choisi la couleur bleue pour marquer leur passage dans la Ville fédérale... Houuuuuuu!

Berne, sous la neige tombée au cours de la nuit, avait un air de Noël. Il semble, qu'une erreur s'est glissée lors de la commande des flocons. Le rond de cuir, préposé à la météorologie, s'est fourvoyé dans les dates en remplissant la fiche de commande. Les averses de neige ont donc été déversées sur la ville verte cette nuit, conformément au bulletin de commande reçu, par des lutins.

Et, comme la neige tombait, tu n'est pas venue ce soir...

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06 janvier 2017

Les Rois

Aujourd'hui, c'est l'Épiphanie

Une galette, des rois
Une fève, des cadeaux
Un éléphant doré, harnaché de lumière de fête converse avec la lune. C'est une demi-lune. La conversation, à demi-mots, évoque la recette d'une galette que des mages dégusteront pendant leur périple à dos de chamelle. 
Commencé le 6 décembre, le cycle des fêtes s'achève par Les Rois, le 6 janvier. Les ampoules vont s'éteindre à minuit...

 

  

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04 janvier 2017

Mardi 3 janvier 2016 - Les coeurs purs

Il neigeait, hier soir vers 11 heures.
Ce matin, en ouvrant les volets, le décor était blanc... Le Ville fédérale sommeillait sous une fine couverture de flocons. Une couverture qui fondra rapidement dans le centre.
Sur les hauteurs, la neige ravi les enfants, qui font des combats de chevalerie dans une impasse sous le regard effrayé de Léo, le chaton jaune...

C'est mardi, jour de marché sur la Place fédérale. Le marchand de pommes propose un choix important du fruit préféré des suisses

 

   

Jean-Roger Caussimon est un auteur-compositeur-interprète et acteur français, né le 24 juillet 1918 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 20 octobre 1985 dans le 13e arrondissement. Il est notamment l'auteur de la chanson Monsieur William, mise en musique et popularisée par son ami Léo Ferré.

Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs

Les cœurs purs
paroles : Jean-Roger Caussimon
musique : Eric Robrecht
1959

Ils ne sont pas encore amis
Des notaires et des notables
Ils ne sont pas encore admis
A dîner, le soir, à leur table
Ils ne sont pas encore polis
Comme Papa le fut toujours
Ils ne sont pas encore salis
Par les combines au jour le jour...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore rusés
Ni blasés d'être un peu bohèmes
Ils ne sont pas encore usés
Par le métro des matins blêmes
Ils ne sont pas encore conscrits
Bien qu'ils soient souvent "engagés"
Ils ne sont pas encore inscrits
Ni au chômage, ni aux congés...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

Ils ne sont pas encore lassés
D'écouter chanter leur idole
Ils ne sont pas encore blessés
Par le Temps qui tant nous désole
Ils chantent des "songs" sur un banc
Ils n'ont pas honte de la rue
Ils ne sont pas encore perdants
Ils ne sont pas encore perdus...

Mais on leur dit que ça viendra
Et, bien sûr, ils ne le croient pas
Les coeurs purs
Les coeurs purs...

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30 novembre 2016

Novembre

 

Novembre s'achève dans le froid.

Le mercure passe sous la barre du zéro degré...

Pour se réchauffer, il faut s'engouffrer dans la salle de l'Adriano's bar, choisir le banc sous lequel les tuyaux du radiateur, chauffés à blanc, tentent de rivaliser avec les chaleurs de l'été... On peut alors disséquer son spleen en buvant des doppio Malabar. La lecture de la presse du jour plonge l'esprit dans la terreur!

Une carte de A., jetée pêle-mêle,avec les factures ordinaires, dans la boîte aux lettres, me donne l'envie de répondre sur le champs. Cloué au lit, rongé par la vieillesse, lui, a des mots plus crus pour évoquer son état, il se plaint gentiment de l'assèchement du réservoir de ma plume...

Cet appel au secours laisse songeur. D'un côté, il y a cette correspondance, commencée il y a plus de 20 ans, avec mon ami A.  Un échange de lettres et de cartes qui rythme les saisons. De l'autre côté, il y a une vie virtuelle, envahissante, qui bien souvent flatte l'égo. Ces sirènes d'un nouveau temps retiennent captif leur victime par des artifices grotesques, qui gonfle d'orgueil l'imprudent voyageur qui chemine sur la toile électronique. Elle laissent miroiter au pauvre hère, une notoriété universelle, des millions de suiveurs, des tonnes de "j'aime" au bas de chaque photos publiées, une vie sociale en "live" partagée avec des centaines d'amis, la moindre miette de pain est une nouvelle importante, objet de toutes les attentions,  elle sera balancée sur les réseaux sociaux sous forme de pixels de divers formats!

Mon ami A. est totalement ignorant des applications qui permettent de gonfler le compteur de suiveurs, des algorithmes qui en une fraction de seconde savent  tout de notre vie et nous bombardent de publicités ciblées. 

Je vais saisir ma plume et essayer de raconter à mon vieil ami, de façon poétique, ce fatras électronique qui peu à peu englue nos esprit vers une pensée unique...

Le soleil se fout complètement de ces histoires d'adresses IP. Il se couche en beauté alors qu'un avion emporte au loin le dernier carré de nos libertés.

 

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29 février 2016

Le bouquet

                                                                     

Dimanche 28 février 2016
Un bouquet de jonquilles, installé dans un vase couleur printemps, posé sur le guéridon du salon de l’appartement des papillons, illumine le spleen de fin d’hiver. On dirait un soleil égaré de son orbite. Le monsieur  de la météo, qui distille des informations sur les chaînes de télévision, prévoit une tempête de neige lundi. Les flocons tourbillonneront dans les airs avant de blanchir le paysage. Après des records de chaleur pour un mois de février, le mercure, dimanche passé, est monté dans son tube de verre jusqu’à la graduation 17 du côté de la Ville fédérale, pour ensuite, fatigué de cette audace, retomber comme un soufflé aux fruits de mer sorti trop tôt du four, dans le tréfonds du thermomètre.
La nature est épuisée par les sautes d’humeur du général hiver incapable de discipliner ses troupes. Les bourgeons s’ouvrent, se ferment, s’ouvrent…

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