19 juin 2017

L'imprimante

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

Aujourd'hui, on pouvait choisir un des sept portrait proposé. Il fallait faire une biographie ou évoquer le portrait choisi.

 

- Salut.
- Salut.
- C'est qui ce mec sur l'imprimante?
- Je n'ai aucune idée. J'ai fait un clic erroné en voulant imprimer un rapport et voilà, un inconnu s'est pointé. En plus je n 'ai plus de connexion depuis une heure.
- Ce mec me dit quelque chose.
- Salut les ploucs, c'est la bourre? 
- Salut Julie. Georges est en panne de connexion.  Il est imbuvable. Dis, tu connais ce mec qui est sur l'imprimante?
- Tu es naze ou quoi, Mireille? Tu ne reconnais pas François Barrière?
- Le fils d'Alain? Ironisa Georges.
- Non, je ne crois pas précisa Julie. J'ai l'impression d'avoir affaire à des ploucs de chez plouc... François Barrière, un acteur qui casse la baraque en ce moment, ajouta-t-elle.
- Le cinéma, pour moi c'est un peu dépassé. A part ça, il est sexy ce mec, ajouta Mireille en regardant la photo sur l'imprimante. 
- Il a 28 ans, il a raflé le César du meilleur acteur en début d'année, le grand prix d'interprétation à Cannes au printemps. Il est en couple avec Lucia, une actrice italienne...
- Julie, au lieu de débiter le bottin mondain, au boulot, tonna Georges.
- Je prends la photo, annonça Mireille.
- Je prends la photo, imita Julie.
- Bon, les midinettes, la connexion est revenue. On bosse.
On entendit les mouches voler dans le bureau.
Le portrait de François Barrière, oublié dans le bac de l'imprimante, termina sa carrière dans la poubelle.
Le philadelphus parfume les interminables soirées de juin.  L'Été, le bel été se pavane...
Adieu donc
Enfants de mon coeur

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06 mai 2017

Le succès de l'été 2017...

Dix heures du soir, il pleut.
Il a plu toute la journée.
Un temps à boire des cafés au Colonial ou dans la cuisine en écoutant "Money", un air qui donne envie de danser...
Les chats du quartier se sont évaporés, la boîte de jazz est fermée pour cause de scandale. On y reniflerait des lignes de cocaïne à longueure de soirée. Des scellées, interdisant l'entrée du temple du divertissement du samedi soir, ont été posées par des rats vengeurs. Le quartier est silencieux. On entend, juste le vent. En fermant les yeux, on imagine le bruit du vent dans les palmes des bananiers, dans l'île de La Palma, archipel des Canaries, disséminée au large de l'Afrique, à la hauteur du Maroc. Là-bas, la nuit est d'encre...


Cela pourrait être le hit de l'été 17 ou une musique à danser pour attendre l'arrivée de l'Été, du bel été... A écouter en boucle...
Documentation: ICI
Le clip est superbe.
Riton - Money (Official Video) ft. Kah-Lo, Mr Eazi, Davido

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16 mars 2017

Cette blessure... /// Souvenirs d'été

Souvenirs d'été

La pluie a emporté le décor de neige.
Le vent tourbillonne, soulevant
quelques feuilles oubliées et mortes.

Les jours d'été, des notes, égrenées par
une pianiste, s'enfuient par
les persiennes entr'ouvertes et
ruissellent dans la rue inondée
de soleil, déserte et brûlante.

Persiennes, ce mot évoque
des souvenirs d'été.

La pluie a emporté le décor de neige.
Le vent tourbillonne, soulève les rêves et
les emporte dans le néant.

Les persiennes entr'ouvertes dévoilent
une musique inlassablement répétée

par une pianiste déchiffrant une partition.

Persiennes...

27 décembre 2012

 

 "Cette blessure"
Angélique Ionatos : voix et guitare
Paroles et musique : Léo Ferré

 

Pascal Auberson, né le 21 avril 1952 à Lausanne, est un chanteur, percussionniste et pianiste suisse.

Cette Blessure (Pascal Auberson chante Léo Ferré)

Salut Léo! Pascal Auberson chante Léo Ferré, Théâtre de Beausobre, Morges, 10 octobre 2003

 

Léo Ferré - Cette Blessure

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12 décembre 2016

Les quatre heures

Jasmine Hsiao Hui Huang
Aquarelle de Jasmine Huang

 

À tante May (18.. - 1965)



Dans la campagne, le temps semblait suspendu. Le brouillard s'était retiré du côté des anciens marais. Les Alpes barraient l'horizon. Le soleil rasant, ombrait l'impressionnante barre rocheuse dentelée; le décor ressemblait à une toile de Hodler.

L'envol d'un avion à destination de Münich troubla le silence. Des chiens aboyèrent avec rage, des corneilles répliquèrent, un cheval éleva de la voix et le bêlement d'un mouton mis fin à ce vacarme. 
Les arbres nus attendaient la neige. Les flocons, qui ne devraient pas tarder, marqueront l'entrée dans l'hiver et précipiteront "la fin des temps" dans l'oubli.
Sur le chemin gelé, qui serpentait entre les parcelles labourées, une silhouette se déplaçait avec rapidité. Une grande dame, vêtue d'un manteau gris pastel, perdue dans ses pensées, regagnait la ville. Une écharpe bleu royal, nouée autour de son cou, rappelait le ciel d'été, du Bel Été disparut. Les battements d'ailes d'un papillon, qui s'accrochait au ruban de son chapeau, régissaient le monde. Elle aimait cette courte période entre la fin de la chute des feuilles et les premières neiges. Dans les pays germaniques, on l'appelle "la fin des temps". Chaque année, elle songeait de peindre un tableau de ce décor mort et silencieux. Chaque année, elle s'était lancée dans d'autres projets. 
Dans la cité, envahie par la nuit, une brume s'était formée. Les lumières de Noël faisaient des halos dorés dans les rues. Aux carrefours, l'armée du Salut avait dressé des marmites pour recevoir l'obole des passants. La grande dame tourna la clef dans la serrure d'une imposante porte en bois massif. Un chat jaune se frotta dans ses jambes en miaulant. Elle le caressa au creux du cou puis l'éloigna de l'entrée. 
Elle entra dans une grande pièce. Elle avait transformé une resserre, contiguë à sa maison, en atelier de peinture. 
Par la grande fenêtre, les arbres du parc, perdus dans la brume, ressemblaient, avec quelques feuilles suspendues aux branches, à des pantins dégingandés. Quelqu'un dans l'ombre manipulait les ficelles. Les feuilles, jaunies et à l'agonie, tremblotaient. 
La grande dame avait dressé sur la table, devant la fenêtre, un arrangement qui ressemblait à une nature morte. Des roses, disposées dans un vase de grès blanc, côtoyaient des bouteilles d'eau de vie, un panier remplit de pain aux noix. Des oranges de la Chine attendaient sur une coupelle. Des bols étaient garnis de confiture aux groseilles à maquereau et aux cerises. Sur un réchaud, l'eau chantait pour le thé. 
Sur l'électrophone un microsillon tournait à 33 tours 1/2 par minute. Un saphir puisait dans les sillons une musique composée par Camille Saint Saëns. On reconnaissait le prélude de l'Oratorio de Noël.
La grande dame, encore vêtue de son manteau se tenait devant un chevalet. Elle peignait les nuits d'Orient. Ces nuits d'encre parsemées de millions de points lumineux. Une étoile filait, la brise marine agitait les palmes des dattiers, trois chameaux avançaient avec élégance, ils guidaient trois rois vers une destination mystérieuse...
La cloche tinta. Les invités arrivaient pour "les quatre heures". Elle regarda le tableau, satisfaite, elle le retourna. Elle déposa le papillon qui logeait sur le ruban de son chapeau sur la corolle d'une rose, prépara le thé et alla ouvrir. Margaret et Irwin entrèrent. Dans la rue passa un chenapan qui cria, "bonjour madame". Il tira la langue et détala en chantant à tue tête, " De bon matin, j'ai rencontré le train  de trois grands rois qui partaient en voyage. De bon matin..."  Les pneus d'une Buick Riviera, noire, modèle 1971, crissèrent, le bêlement d'un mouton mis fin à ce vacarme. 
La porte de l'atelier se referma. Les premiers flocons dansaient dans la brise marine. L'hiver...


Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

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22 septembre 2016

Equinoxe d'automne

EQUINOXE D'AUTOMNE, jeudi 22 septembre 2016, à 16H21

Fin de l'été astronomique à 16H20
Été météorologique 1er juin au 31 août
Été phénologique, plantes références selon les région:
Pour Berne le maturité des quetsches annonce le début de l'automne. Cette année vers le 25 août.
Un site intéressant:
http://www.br.de/themen/ratgeber/inhalt/garten/phaenologischer-kalender-phaenologie-garten100.html
NOTES DE BAS DE PAGE
Une brume légère enveloppe le Gurten. L 'automne a congédié l'Été, le bel été. 
Le serrurier, avait annoncé sa venue pour 07H30 ce jeudi matin. A 07h28 la sonnerie a retenti. Il trouvera une clef qui permettra de fermer la grande armoire. 
Dans les étages, les enfants se chamaillent avant de partir pour l'école. Puis le silence envahi la maison. Un oiseau chante, la machine à café lui répond...
C'est l'automne...
P.-S.
Bien plus tard, dans une douce soirée d'un automne tout neuf, le thé qui accompagna le souper fut un thé vert. "Hoji-cha Finest", un thé vert japonais grillé et passé à la vapeur à haute température. Son infusion rouge-orange a une saveur prononcée avec une pointe de moka. Son nom signifie "grillé". Il est originaire d'Ureshino, au Japon; dixit le paquet.

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21 septembre 2016

60e été - Spleen...

La machine à café gargouille puis fini par couler un espresso de bonne tenue. Il est tard. Des étoiles parsèment la nuit. Une légère brume traîne au pied du Gurten. Le spleen flotte dans la cuisine. Le silence règne, juste troublé par un moustique obstiné. C'est le dernier jour d'été..! Mon 60e été prend fin ce soir. Le moustique a eu gain de cause. Il a piqué par surprise. Le spleen tourne en rond dans la cuisine. L'espresso attend dans une tasse blanche, une odeur de lapin à la moutarde de Meaux et de crème d'Isigny se mêle à celle du café. Le spleen, inodore, attaque le cerveau, ébranle les certitudes. C'est la fin de l'été...
Le thé qui accompagna le souper fut un thé noir.  "Thé P'uh-êhr" Lotus Doré
Un Puh-Êhr aux notes de terre battue. Belles feuilles dorées comme givrées au petit matin, dixit l'emballage.
                      FIN
                      THE END...

Réminiscences: 

Mardi  13 septembre 2016

Alors que tout dort encore, je m'évapore en catimini...
Randonnée dans le Val d'Aoste.
La marche commence au fond de la vallée de la Valpelline, au barrage des Places de Moulin. Le chemin serpente à travers les mélèzes, chardons, myrtillers, airelles ou genévriers ainsi qu'une mulititude d'essence d'arbres et de fleurs. Le sentier longe le lac des Places de Moulin en hauteur avant de s'enfoncer dans la combe d'Oren.    
Deux bâtisses en pierre servent d'écuries pour les vaches qui passent l'été dans les herbages alpins. En les croisant, il faut passer sans bruit et sans gestes brusques et tout va bien. La désalpe est pour bientôt a dit le berger rencontré.
On quitte la combe par un passage un peu délicat truffé de marche en fer. Des cordes fixées à la paroi rocheuse servent de rampe. 
Le sentier longe un torrent avant de se transformer en lacets serrée et très pentus. Le refuge Nacamuli, à 2830m. est fermé. De là, il faut encore 1H30 de marche pour atteindre le col Collon à 3080m. C'est un désert de cailloux. On voit le haut glacier d'Arolla et si on continue la randonnée au-delà de la frontière italienne on arrive à Arolla en Valais.
La marche de retour semble interminable! La randonnée s'est faite en 9H.
Superbes paysages, difficultés moyennes

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17 septembre 2016

60e été - Adriano's bar

Il pleut. Au marché, avant neuf heures, les acheteurs sont encore peu nombreux.
Chargé de sacs, remplis de légumes, salade, figues, brochet, coeur d'agneau, d'un lapin coupé en morceaux et de scoubidou, bidou, bidou, s'est sans mal que l'on trouve une table de libre à l'Adriano's bar. La foule arrive vers dix heures. Les deux ventilateurs, fichés au plafond sont figés. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café est muet. Les consommateurs ont le nez plongé dans la presse du samedi.
Quelques touristes chinois, passent sous les arcades.
Un instantané, oublié sur une table, montre des coquelicots au bord d'un chemin, sous un ciel bleu. Souvenir de l'Été, du bel été, que des gouttes de café maculeront de couleurs automnales.
Il pleut sur la Ville fédérale...

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27 août 2016

60e été - Samedi, ça te dit? Samedi..!

Magnifique samedi de fin août, propice à la balade.

De haut en bas. 

Le Raimeux ( Jura bernois)

bref passage à La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfance. Une vue du "Pod".

Lac des Taillères, près de la Brévine. Aujourd'hui, je me suis lancé. L'eau était chaude, le paysage superbe. J'ai fais quelques brasses...

Coucher de soleil vu depuis la Ville fédérale.

il manque des pièces du puzzle. La Panthère rose enquête. Elle essaye de démêler le vrai du toc et de trouver les chaînons manquants.   Un travail de Sisyphe...  

 

20 août 2016

60e été - ...C'est la fin de l'été

Les colchiques

Le pré est vénéneux mais joli en automne

Les vaches y paissant

Lentement s'empoisonnent

Le colchique couleur de cerne et de lilas

Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la

Violâtres comme leur cerne et comme cet automne

Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

 

Les enfants de l'école viennent avec fracas

Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica

Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères

Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières

Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

 

Le gardien du troupeau chante tout doucement

Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent

Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

 

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

 

Les colchiques fleurissent sur les hauts de Crémines (Jura bernois). L'Été, le bel été, entre dans l'âge des déambulateurs en titane avec freins à disque...

Lentement, l'été se fond dans les couleurs automnales, avec élégance... 

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14 août 2016

60e été - Le lac des Taillères

Dans toute la vallée de La Brévine, les paysans font les foins. On entend le murmure des tracteurs. L'herbe, fauchée la veille, est retournée, brassée pour activer le séchage. Des chars sont chargés de bottes de foin. Les bottes rectangulaires de mon enfance ont fait place à de grands rouleaux. 

C'est dimanche, mais tous les bras de la vallée se hâtent de faucher, retourner l'herbe ou de charger le foin sec. Le temps presse, mardi il y aura des orages et à 1040m, dans cette région appelée La Sibérie de la Suisse, un orage à la mi-août peut détraquer le temps, comme on dit ici. Il sera alors difficile de faire sécher l'herbe.

Les promeneurs du dimanche, totalement ignorants des soucis des paysans de la vallée, se baignent dans le Lac des Taillères. Ce lac qui sera cet hiver une immense patinoire naturelle, a des eaux chaudes qui pourraient rivaliser avec celles des côte majorquines. "C'est de la soupe" hurle un baigneur.

Les vaches, qui paissent dans un champs bordant le lac, descendent jusqu'à la plage pour s'abreuver. 

Les epilobes sont en fleurs...

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