07 décembre 2017

Nuit 14/16 - Paris 4/5 La vie de bohème

Jeudi 7 décembre 2017

Il pleut sur Paris. Les parapluies courent dans les rues.
C'est une journée à boire des cafés Place de la Bastille.
Le ciel est bas, le vent court pour rattraper les parapluies.
"L'étrange bibliothèque" d'Haruki Muraki est posé sur la table, à côté d'un dessert.
Dehors, la nuit est tombée, la place bouillonne.
Des voitures, feux bleus tournant sur le toit, essayent, toutes sirènes allumées, de se frayer un passage dans un embrouillamini de voitures, de scooter et de bus.
Il est temps de gagner le paquebot "Opéra Bastille", amarré à la place éponyme. L'intérieur ressemble à un aéroport. 4e étage, porte 9.
Mimi va mourir pour la 197e fois sur les planches de l'Opéra national de Paris et la 3e fois dans cette mise en scène.
L'immense volume de la salle est plongé dans le noir, il est 19:30. La fosse est éclairée. Manuel López-Gómez, le chef vénézuélien, prend place, sous les applaudissements du public. Le rideau se lève. C'est normal pour un opéra de Puccini. Il n'y a pas d'ouverture, quelques mesures et l'action démarre. Nous sommes dans un vaisseau spatial, un décor qui rappelle le film "2001 l'odyssée de l'espace". Ce soir, rien ne va comme prévu. Des bruits bizarres se font entendre. La fosse est plongée dans le noir. Un message s'inscrit
sur sur un tableau. Le vaisseau à une panne irréparable et dérive dans l'espace. Nourriture, eau et oxygène sont presque épuisés. La lumière revient dans la fosse et le chef lance l'orchestre.
Ce qui me frappe dès les premières notes, c'est la puissance de l'orchestre qui couvre bien trop souvent les voix.
Au début du 2e tableau, la situation à bord du vaisseau est de plus en plus critique. Le tableau s'achève dans une fête hallucinante.
A l'entracte j'interroge mes voisins pour connaitre leur impression au sujet de l'orchestre. Comme moi, ils trouve que l'équilibre entre l'orchestre et les voix n'est pas toujours satisfaisant.
Le public à d'autres griefs. Après l'entracte, quand le rideau se lève sur une planète désolée, glaciale, balayée par vent et neige, le vaisseau ayant du atterrir en urgence, il y a des huées du public, des sifflets, des invectives, une voix puissante dit son dégoût, c'est le chaos, pendant quelques instants, à l'Opéra Bastille. Des "chut" et "silence" sont criés par les partisans de cette production. Le calme revenu, la suite du drame reprend.
Malgré la puissance souvent trop forte de l'orchestre, il y a tout de mêmes de belles envolées puccinienne, quand l'orchestre et la voix sont en fusion et que j'ai la chair de poule. Fugace mais extraordinaire.
Rodolfo, désespéré hurle "Mimi". Le rideau tombe, Mimi est morte.
Triomphe musical, quelques sifflets pour la voie choisie sur le plan artistique.
Retour à la rue Oberkamf à pied. Le métro de la ligne 5 est bloquée jusqu'à 22:30. Un colis suspect en est la cause.
A travers un voile de nuage, la lune fait un clin d'oeil. Un point lumineux est également visible, dans ce ciel nuageux, un vaisseau spatial en perdition. Mimi...

Posté par jeanjacques1957 à 22:44 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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30 septembre 2017

Soir d'automne

Samedi soir, c'est jazz...
Il pleut... L'Été, le bel été n'est plus qu'un souvenir merveilleux...
La cafetière italienne siffle dans la solitude froide de ce samedi soir. Laurent Terzieff dit des poèmes de René Char, ailleurs c'est une magnifique production de La donna del lago, de Rossini, qui charme l'oreille.
Mais c'est le silence, un étrange silence, qui déchire l'âme.

OPÉRA

La Donna del Lago
, de Gioachino Rossini Livret d'Andrea Leone Tottola d'après le poème 'La Dame du Lac' de Sir Walter Scott
The Metropolitan Opera Orchestra & Chorus, Michele Mariotti (direction) Donald Palumbo (chef de choeur)
Paul Curran (mise en scène) Kevin Knight (décors et costumes), Duane Schuler (lumières), Driscoll Otto (projection)
Joyce DiDonato (Elena) Juan Diego Flórez (Giacomo V) Daniela Barcellona (Malcolm) Eduardo Valdes (Serano) Oren Gradus (Duglas d'Angus) John Osborn (Rodrigo Di Dhu) Olga Makarina (Albina) Gregory Schmidt (Bertram)
Enregistré au Metropolitan Opera de New York en 2015
Prochaines diffusions
03/10 - 08h36 sur mezzo
07/10 - 08h36 sur mezzo
19/10 - 12h35 sur mezzo
22/10 - 16h35 sur mezzo

Les voix sont extraordinaire et la musique de Rossini brillante.
Le public du Met est enthousiaste.
On cite souvent une lettre du grand poète italien, Giacomo Leopardi, qui écrivit à son frère, après avoir vu La Donna au Teatro Argentina de Rome : " exécutée par des voix surprenante, voilà une chose prodigieuse; je pourrais presque en pleurer, si le don des larmes ne m'avait été enlevé"
Dans mille et un opéras de Piotr Kaminski (Ed. Fayard 2003), l'article sur La Donna se termine ainsi: "Il flotte, sur cette partition, une brume mélancolique tout à fait nouvelle chez Rossini"

Un extrait de cette production:

La Donna del Lago: "Cielo! in qual estasi" (DiDonato, Flόrez)


POÉSIE

Poètes d'aujourd'hui: René Char dit par Laurent Terzieff


JAZZ

Nathaniel Adams Coles
, dit Nat King Cole, est un chanteur et pianiste américain de jazz et de rhythm and blues, né le 17 mars 1919 à Montgomery (Alabama), et mort le 15 février 1965 à Santa Monica (Californie). Associé au courant du jazz vocal, il est l'un des plus grands crooners des année 1950.


nat king cole caravan

 

Nat King Cole - You're Looking At Me (Alternate Take) (1957)

 

NAT KING COLE TRIO - Pitchin' Up the Boogie (1943)

 

Let There Be Love - Nat 'King' Cole (1962) (Vinyl Rip)

Posté par jeanjacques1957 à 22:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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31 août 2011

De Paris

Carte postale reçue:

 

L'opéra de Paris visite incontournable et quasi impossible à visiter car solicité par des spectacles.

A bientôt.

Denise

Carte postale: Paris et ses merveilles... Le théâtre de l'Opéra (1862-1875) oeuvre de Charles Garnier. Cachet postal: LA POSTE 38295A - FRANCE - 29.08.11 19H. Affranchissement: une Marianne Bleue.

Posté par jeanjacques1957 à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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