08 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 16/18 - C'est aussi l'automne à Brigerbad !

C'est au restaurant des bains de Brigerbad que j'ai continué mes entorses culinaires. Espresso et sandwich suivi d’un espresso gourmand. C’est les vacances, laissons-nous aller. Les jours sont comptés. Le réveil attend en embuscade pour enfin reprendre du service à 4h12 ! En attendant ce jour, je fais la nique à cet embonpoint qui pourrait me guetter.
Il faisait chaud en Valais ce jeudi et les trains étaient bondés de vieux. Dans vingt mois, je ferai partie du club.

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07 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 15/18 - Lire de la poésie

Il pleut par intermittence, un temps à boire des doubles espressi sans fin.
En fin de journée, dans une trouée bleue, le soleil s’est couché dans de belles couleurs.
Une journée à lire de la poésie …

 

MATIN D'OCTOBRE

André Lemoine (1822-1907)

Le soleil s'est levé rouge comme une sorbe
Sur un étang des bois ; — il arrondit son orbe
Dans le ciel embrumé, comme un astre qui dort ;
Mais le voilà qui monte en éclairant la brume,
Et le premier rayon qui brusquement s'allume
À toute la forêt donne des feuilles d'or.

Et sur les verts tapis de la grande clairière,
Ferme dans ses sabots, marche en pleine lumière
Une petite fille (elle a sept ou huit ans).
Avec un brin d'osier menant sa vache rousse,
Elle connaît déjà l'herbe fine qui pousse
Vive et drue, à l'automne, au bord frais des étangs.

Oubliant de brouter, parfois la grosse bête,
L'herbe aux dents, réfléchit et détourne la tête,
Et ses grands yeux naïfs, rayonnants de bonté,
Ont comme des lueurs d'intelligence humaine :
Elle aime à regarder cette enfant qui la mène,
Belle petite brune ignorant sa beauté.

Et, rencontrant la vache et la petite fille,
Un rouge-gorge en fête à plein cœur s'égosille ;
Et ce doux rossignol de l'arrière-saison,
Ébloui des effets sans connaître les causes,
Est tout surpris de voir aux églantiers des roses
Pour la seconde fois donnant leur floraison.

 Extrait des charmeuses, 1864

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06 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 14/18 - Le rôti de porc

Il y a du vent dans les branches de sassafras, parfois mêlé d’averses de pluie. Paola, la chatte des voisins du dessous, attend, dans la cage d’escalier, un ennemi imaginaire. Quand on passe, elle hurle à la faim. On dirait qu’elle n’a rien mangé depuis des lustres. Son cinéma ne fait plus recette depuis longtemps. Paola est au régime, par ordre du vétérinaire. Tout le monde dans la maison soupçonne qu’elle s’empiffre chez des voisins compatissants.

Il y a du vent dans les branches de sassafras, il fait froid. Un temps automnal idéal pour faire mijoter un rôti de porc.

RECETTE
Sortir la cocotte bleue, celle que vous avez reçue à Noël il y a 25 ans. Celle qui a servi, au fil des ans, à mijoter du lapin, des ragouts, des jarrets, cette délicieuse recette de lotte aux oignons rouges, des potées de légumes et un raton laveur.
Poser la cocotte sur la gazinière, faire chauffer un peu d’huile d’olive et saisir le rôti de porc sur toutes ses faces. Mouiller avec un verre d’eau et d’une quantité généreuse d’alcool de coing maison. Celle distillée en1999 dans le village des vacances de votre enfance. Poser le couvercle et laisser mijoter à feu doux une demi-heure.
Ajouter autour du rôti un petit chou frisé grossièrement coupé, des carottes pelées et coupées en quatre, deux oignons coupés en huit, les gousses d’une tête d’ail épluchées et coupées en deux. Continuer de faire mijoter.
Après une heure de cuisson, ajouter des os à moelle et continuer de faire mijoter pendant septante minutes !

Trancher le rôti, répartir les tranches sur des assiettes chaudes, ainsi que les légumes et les os à moelle.

Une bière « Piligrim », macérée dans des aiguilles de sapin et des herbes, brassée dans l’abbaye de Fischingen, c’est dans le canton d’Argovie, accompagnera à merveille ce festin d’automne.

Un mini Haslikuchen, spécialité à base de noisettes du Haslital et un espresso pour terminer en beauté.


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En guete ...

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05 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 13/18 - Épilogue d'une série de vidéogrammes filmés lors d'un printemps inédit ...

Samedi, j'ai arpenté la plaine d'Areuse en compagnie de ma tante (ICI). Il y a cinq mois, j’avais également arpenté cette plaine, où planent les souvenirs de mon enfance, en sa compagnie. J’y ai tourné l’épilogue de ma série de vidéogramme consacrée à un printemps au temps du coronavirus. C’était le 14 mai.

                                Un printemps au temps du coronavirus (épilogue)
                                Sur les traces de mon enfance, dans la plaine d'Areuse
                                Carnet vidéo filmé le 14 mai 2020
                                Images, montage, réalisation Jeanjacques666
                                Conversation avec le vent
                                Aves Susanne
                                Elle a fêté ses 85 ans le 11 mai


[Un printemps au temps du coronavirus "La Genèse" (ICI)Un printemps au temps du coronavirus "exode" (ICI)Errance dans une ville morte (ICI) et AVRIL VALSE - floraisons - (ICI)]

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04 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 12/18 - Espresso

Encore un dimanche passé à manger des pâtisseries en buvant des espressi chez Schuh à Interlaken …

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03 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 11/18 - La plaine d'Areuse

Escapade sur les lieux de mon enfance ...
Au milieu de la plaine d'Areuse, Grandchamp. C'est le hameau de mon enfance. J'aime arpenter cette campagne qui s'étend du pied de Vaudijeon jusqu'au bord du lac de Neuchâtel. La plaine est coupée par l'Areuse qui arrive du Val de Travers et se jette dans le lac. C'est "mon pays".      

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02 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 10/18 - Red love

Quand on coupe la Red love en deux, surprise, la chair est rouge, une chair légèrement acidulée. C'est une création récente ...  
Une pomme spectaculaire, qui étoffe ma collection mais la pomme des pommes reste la Calville blanc. J'ai dégusté des "Calville blanc", à Genève, il y a une vingtaine d'année.

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01 octobre 2020

Un automne masqué - Nuit 9/18 - avoir le seum

" j’ai trop le seum"

Quelques éléments de réponse glanées sur la toile virtuelle :

  • Étienne Lantier fait pas les choses à moitié en fait il a le seum pasq’il s’est fait tèj’ de sa teboi pasqu’il a péta son boss pasque son boss lui manquait trop de respect et ça c’est pas correct sérieux donc il a le seum il fait nuit et il est à Pôle Emploi […]. — (Quentin Leclerc & ‎Michel PimpantLes Boloss des belles lettres : La littérature pour tous les waloufs, J'ai Lu, 2013)


    • Les jeunes Français parlent un mélange de français, de verlan, d’arabe, de tzigane, d’anglais, de vieil argot et d’expressions inventées. « J’ai le seum » tiré de l’arabe, veut dire « Je suis en colère ». — (Isabel Rivero-VilaL’Interculturel à travers le multimédia dans l’enseignement du français langue étrangère, Ediciones Universidad de Salamanca, 2014, page 370)

De la même façon, « avoir le seum » peut aussi être rendu plus intense par l’ajout du mot « trop » largement employé par les jeunes, voire les très jeunes, à la place du mot « très ». Vous savez, quand vos enfants vous disent d’un plat délicieux « c’est trop bon » au lieu de « c’est très bon ».
L’expression devient alors « avoir trop le seum ». Ceci ne rend pas grand chose à l’infinitif. Mais cela prend toute sa puissance au présent de l’indicatif « j’ai trop le seum ».

Avoir le seum signifie « avoir la haine, être dégoûté, avoir la rage, avec un sentiment de frustration ». Par extension, c’est aussi « être en colère ».
Cette expression est apparue en français vers 2004 mais c’est surtout à partir de 2012 qu’elle s’est répandue, lorsque le mot seum a été employé dans plusieurs chansons de rap. À partir de là, le mot seum et l’expression avoir le seum se sont diffusés d’abord dans l’argot des banlieues, puis dans l’argot des jeunes en général.
L’expression avoir le seum est synonyme de avoir les boules. Ces deux expressions veulent dire la même chose, mais elles ne sont pas employées par les mêmes générations !

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30 septembre 2020

Un automne masqué - Nuit 8/18 - Schynige Platte, 1967 m

Un dénivelé d'un peu plus de 1300 m. pour environ 11 kilomètres de sentier. Il aura fallu 4 heures depuis Wilderswil pour arriver à la Shynige Platte. La montée est assez carabinée. Cette première randonnée de la saison, sans entrainement, l'âge se faisant un peu sentir, ne fut pas de tout repos pour les cuisses et les mollets ... 

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29 septembre 2020

Un automne masqué - Nuit 7/18 - Beethoven

La cuisine est faiblement éclairée. Par l'œil de bœuf entrouvert arrivent les rumeurs de la ville, l'odeur des masques chirurgicaux qui gisent dans le caniveau. Après usage, les voyageurs mettent bas les masques. il est aussi possible d'entendre les cris de Paola, la chatte des voisins du dessous, qui défend le jardin.

Le petit poste à galène, posé sur un coin de la table, diffuse le "triple concerto" de Beethoven. Le concert a été gravé sur des disques de cire lors d'une exécution au festival de Salzburg en 2009. Martha est au piano, les frères Capucon au violon et violoncelle, Gustavo Dudamel à la baguette et le "Simon Bolivar Youth Orchestra of Venezuela" restitue les notes écrites par Beethoven.

Dehors, la lune est belle, sa rondeur est presque atteinte. Sur la gazinière, la cafetière italienne fume tandis que le petit poste à galène diffuse le largo. Les araignées qui tissent des toiles numériques dans les coins de la cuisine sont bercées par ce mouvement lent.

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