Rêveries

14 septembre 2020

L'été de la pandémie - Le polar du lundi

 

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48e devoir de lakevio du Goût

Le Goût ICI dit :

Mais que diable vient-elle d’apprendre ?
Cette toile qu’on pourrait croire de Hopper si cette impression de joie ne venait assurer qu’il ne pouvait avoir peinte vous inspire-t-elle ?
Si oui, il faudrait que vous y glissiez les mots :


- Amour.
- Sandwich.
- Lèvres.
- Téléphone.
- Besoin.
- Tournevis.
- Caleçon.
- Seins.
- Gare.
- Cheveux.
- Toilettes.

 

Elle ferma la porte de l’appartement de deux tours de clé, laissant le petit vestibule dans la pénombre. Sur le guéridon ovale, Louis XV, signé Jean-Baptiste Galet, Paris vers 1770, éparpillés sur le marbre, autour d’une théière « Vieux Luxembourg », un panier en osier contenant des figues de barbarie et trois poires Williams du jardin, une assiette blanche remplie de tomates bio, un compotier d’où exhalait le parfum de williams rouges en attente d’être croquées et, posées à même le marbre, des pommes Red Love à chair rouge. Une pomme spectaculaire pour l’œil, la chair un peu farineuse atténuant l’enthousiasme. Deux cheveux blonds, échappés de la crinière de la marchande de fruits avaient glissé au pied du guéridon. La sonnerie du téléphone résonna dans la cage d’escalier. C’était la puissante sonnerie du locataire du troisième étage.

En sortant, elle se trouva nez à nez avec le chat du premier étage. Elle appliqua un masque chirurgical sur son visage. Une pandémie compliquait la vie de la Terre entière. 

Elle avait du mal à respirer en portant le masque et depuis qu’une épaisse fumée obscurcissait la ville, elle ne respirait plus du tout. 
La forêt qui cerne la ville brûlait depuis des jours. Avec détermination le feu s’approchait des quartiers périphériques. L’aéroport était fermé. Il était impossible de piloter des aéronefs dans cette fournaise. La route et la voie ferrée permettaient de quitter cette apocalypse par une large vallée désertique. 
Elle s’engouffra dans un taxi. Elle portait un tailleur rouge dessiné par son amie Gabrielle et des chaussures noires à talons. Un sac en cuir et daim tressé noir de chez Balmain, en bandoulière sur son épaule gauche, contenait une réserve de masques, du gel hydroalcoolique et quelques affaires.
Le chauffeur du taxi avait mis le volume de la radio à fond. Lynda Lemay chantait « Les souliers verts », une chanson de 1998.

Elle se hâtait pour ne pas manquer son rendez-vous, fixé à 15 heures devant l'ancien buffet de gare, devenu depuis longtemps une enseigne de vente à l'emporter made in USA ! la fumée devenait de plus en plus dense et l’air se raréfiait. Elle le repéra, ombre chinoise devant la vitrine, dans son éternel pardessus gris à poches larges. Les manches de sa chemise dépassaient et on distinguait des boutons de manchette en or. Il avait posé une valise à ses pieds et tenait un bouquet de Black Night, une hybride de thé, crée en 1975 par Huber.
Elle lui sauta au cou. Elle aimait, quand il la prenait à bras le corps, avoir ses seins compressés contre sa poitrine. Elle collait ses lèvres aux siennes, jetait ses jambes en arrière. C’était sa façon de sceller leur amour. Dans ce moment-là, elle n’avait besoin de rien.

Il lui glissa à l’oreille, - Un billet de chemin de fer est agrafé à l’intérieur de l’emballage des roses. Dans la valise il y a un sandwich, une bouteille d’eau et page 156 du livre des instructions. Le réseau est grillé. Plan C.
Il s’embrassèrent une dernière fois. Ils ne se reverraient pas avant plusieurs mois, peut-être jamais.
Ils disparurent, enveloppés dans les volutes des incendies de forêt.

Quand la police boucla le périmètre de la gare, elle ne trouva qu’un caleçon qui traînait sur le sol devant les toilettes De la poche de ce caleçon, vert à pois rouges, dépasse un tournevis.
Le train avait passé la frontière et la jaguar du colonel s’était éclipsée dans la nature.

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07 septembre 2020

L'été de la pandémie - Spiez

Le dimanche 23 août, lors d'une balade à Spiez, j'ai réalisé un vidéogramme dans la partie située au bord du lac de Thoune, de cette ville ...

Arpenter Spiez, un dimanche, entre 11h51 et 12h54
L'été de la pandémie
Filmé à Spiez le 23 août 2020
Réalisation Jeanjacques666

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04 septembre 2020

L'été de la pandémie - Adieu Annie

Il y a 45 ans, nous sommes allés en famille écouter Annie Cordy. C'était à la salle de musique de La Chaux-de-Fonds. Une salle comble, personne ne portait de masque ..!

Une archive de la RTS (Radio Télévision suisse)
La chanteuse belge interprète son plus gros succès dans un décor rural de circonstance. 
"Courrier romand du 21 janvier 1975."

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30 août 2020

L'été de la pandémie - Lecture

Relire, 47 ans après une première lecture, "Notre prison est un royaume", un roman de Gilbert Cesbron.

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27 août 2020

L'été de la pandémie - Un dimanche au bord de l’Aar

Le dimanche 16 août, l'Aar était encombrée de baigneurs et de bateaux pneumatiques. L’air était chaud et la randonnée au bord de l’eau agréable. J’ai filmé quelques plans de cette journée …

Un dimanche au bord de l’Aar
L'été de la pandémie
Petite randonnée de 17 kilomètres
Berne - Belp - Auguetbrügg - Berne
Filmé le 16 août 2020
Réalisation Jeanjacques666

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26 août 2020

L'été de la pandémie - Coucher de soleil

Au bout de la rue, spectacle grandiose ce soir ...
En contrechamps, une lune discrète, dissimulée dans un voile nuageux ...

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Et l'on frisonne en écoutant Dietrich Fischer-Dieskau chanter cette scène, mise en poème par Matthäus von Collin et en musique par Franz Schubert 
(voir également ICI)

Franz Schubert
Nacht und Träume D.827 (Matthäus von Collin)

Dietrich Fischer-Dieskau
Gerald Moore
Live recording, Salzburg, 30.VII.1963

Heil'ge Nacht, du sinkest nieder;
Nieder wallen auch die Träume
Wie dein Mondlicht durch die Räume,
Durch der Menschen stille Brust.
Die belauschen sie mit Lust;
Rufen, wenn der Tag erwacht:
Kehre wieder, heil'ge Nacht!
Holde Träume, kehret wieder!

Posté par jeanjacques1957 à 22:11 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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