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Rêveries

21 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - « Houston, Tranquillity Base here. The Eagle has landed.»

 Le 21 juillet 1969, j’avais 12 ans, j’étais en vacances chez ma grand-mère. J’ai tenté de réveiller la maisonnée à 4 heures du matin, en vain, j’étais seul devant le poste de télévision pour regarder un événement extraordinaire, le premier pas de l’homme sur la Lune.

Les quelques voyages sur la Lune à la charnière des années 1960-1970 sont pratiquement oubliés. Cinquante années se sont écoulées.

Aujourd’hui tout le monde veut aller sur la Lune. Les programmes sont alléchants. Il semble que dans moins de dix ans on fera le pied de grue devant des pas de tir saturés. Ça bouchonnera sur les orbites lunaires. Une fusée par jour partira en direction de notre satellite naturel, excepté les jours sans Lune ! Les alunissages seront acrobatiques  lorsque la Lune gibbeuse croissante n'offrira qu'un croissant de sa surface pour se poser.

L’IA et la robotique plus le génie humain construiront sur l’astre des nuits, cher aux poètes, des bases lunaires. Piscines, saunas, chambres avec vue sur la Terre, rien ne manquera aux habitants de ces colonies.

A qui  appartient la Lune ?

Les juristes préparent des découpages, des lignes de frontière, des lois, des arrangements, des pots de vin. La seule certitude, les sans-abri, les chanteurs des rues, les immigrés, les pauvres et les réfractaires aux lois seront relégués sur la face cachée de l’astre. Dissimulés, à l’abri de l’objectif des photographes de presse, sur une surface hostile, ils seront rapidement oubliés, ils n’auront pas de wifi et seront privés de couchers de Terre. Ces moments romantiques quand l’orange bleue disparaît dans les vapes cosmiques au-dessous de l’horizon lunaire.

Pourquoi ce subit engouement pour la colonisation de la lune ?

La vraie raison est de tester de nouvelles armes et d’occire une bonne fois pour toute les méchants lunaires. Mélies a pu brièvement filmer ces êtres hideux, hostiles, d’une cruauté crasse. On se souvient des premiers voyageurs échappant de justesse à une mort affreuse en réussissant in extremis à quitter l’attraction lunaire, un ophtalmologue habile réparera l’œil blessé de la Lune, conséquence de ce premier passage de Terriens.

Débarrassé de ces faces de lune, on pourra guerroyer entre terriens pour s’approprier les terres rares que l’on a vilipendées sur notre planète.

La Lune sera la base de lancement du grand projet de colonisation de Mars. Quand la Terre sera épuisée par nos facéties, ils faudra bien que l’on se replie quelques part !

En attendant ce jour, des agences privées tentent de construire des fusées fiables, des attérisseurs performants tout en manipulant une denrée impérissable, le dollar.

 
Un poème lunaire de Raoul Hausmann, l'inventeur  du poème « optophonétique », Raoul Hausmann surnommé « Der Dadasophe », cofondateur, en 1918, du groupe dadaïste berlinois.

ADIEU LUNATIQUE AUX TERRESTRES

          On m'a prise pour un astre mort

Mais ma peau craquelée de cratères point ne l'est,

          parce que le Soleil m'a brûlée.

           Je suis une pomme de terre.

C'est pour cela qu'on m'appelle tubercule-lunule.

    Je ne suis pas ronde. Je suis allongée. Oblongue.

         Je suis blonde de ventre. Je suis pudibonde.

            Je cache mon autre moitié dans l'ombre.

               J'ai des protubérances.

       Vert-de-fil. Patatil. Pataté - Patata.

             La planète qui m'enfanta

est oubliée comme des fanes fanées abandonnées.

          Je me cogne aux Jupiter et Saturne

     aux Vénus et Gémeaux mariés ou germés

         qui m'arrachent des sillons de Ciel.

Le Monde se met à genoux devant moi, tant je brille.

          Je suis faite de fécule. Je suis faite d'eau

             ni lourde, ni double, mais indissoluble.

                 Je meurs d'une mort peu brillante

              dans le gosier chaotique des Espaces.

                       Je suis, je suis, je reste

                              jusqu'à ma mort

                une patataque Patatou.

                Qui me donne le pécule,

    Comme je servirai dès demain de véhicule

                plate-forme balistique

                   tellurique

         de guerre cosmique, hélas !

             Patatatatupacatacombe

Poème extrait de :
Une anthologie poétique
précédé de
RH l'optophonétiste
par Isabelle Maunet-Salliet
éditions al dante, 2007

Une chanson lunaire, Le chat noir, enregistrée par Aristide Bruant en 1911, disque Pathé 188

En attendant un alunissage plongeons-nous dans l’essai de Günther Anders, « Vue de la lune, réflexions sur les vols spatiaux » paru aux Éditions Héros-Limite, 2022. 

Vue-de-la-Lune

20 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Une journée à la loupe

Le samedi 24 juin, j'ai filmé la journée en détail, le résultat :

Autopsie d’un samedi de juin



Autopsie d’un samedi de juin
Carnet vidéo filmé à
Berne
Sur les rives du lac de Thoune
Interlaken
Habkern
le 24 juin 2013
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

19 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Les médias n'en ont pas ou que peu parlé…

« J'aime Tachan, insolent, triomphant. Il cogne, il mord, il ravage, il saccage, il taille en pièces, il poignarde en plein cœur… Il aime, je l'aime. »
Serge Reggiani

Ignoré par une grande partie des médias dès le début de sa carrière dans les années 1960, Henri Tachan nous a quitté discrètement dimanche à l’âge de 83 ans

Pour d'autres chansons et textes voir mon billet du 16 août 2017 (ICI)

Les Z'hommes (1975)

Ce soir pas d'orage, l'Augstmatthorn va s'endormir dans la quiétude d'un soir d'été

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18 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - A propos d'orages

« Je prends un petit rien, une anecdote, une histoire qui traîne sur la place du marché, et j’en fais une chose à laquelle moi-même, je n’arrive plus à m’arracher. Ça joue, c’est rond comme un galet. Ça tient par la cohésion de ses particules. Et la force de cette cohésion est telle que même la foudre ne saurait la briser. »

Isaac Babel en 1921, dans une conversation avec Constantin Paoustovski.

Berne, cinq minutes avant midi, Kornhaus, floraison d'un palmier Cycas

IMG_1799Le petit village dans les montagnes, l'orage de 21h20

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17 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - L'Été, le bel été

IMG_1718L'été croqué à Iseltwald, au bord du lac de Brienz, cet après-midi

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Le Schnäggeninseli (l'île aux escargots) est une île du lac de Brienz, sur le territoire de la commune d'Iseltwald dans le canton de Berne. Une petite chapelle s'élève sur cette propriété privée dépendant du château de Seeburg tout proche.
Cette île, à 250 mètres du rivage d'Iseltwald, est longue de 115 mètres et large de 40 mètres. Elle se trouve à une altitude de 570 m au-dessus de la mer, et culmine à 6 mètres au-dessus du niveau du lac. Elle est protégée au plan cantonal pour son intérêt paysager.

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16 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Je suis venu te dire que je m'en vais...

Croisière sur le lac de Brienz, cette après-midi

IMG_1647Traces de nuages sur l'Augstmatthorn, ce soir, il n'y aura pas d'orage

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Adieu Jane

15 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Pose ton cafard su'l'zingue Et t'auras du bonheur pour tes dix balles

Le bouquet du jour au Versa bar, dans la Ville fédérale
Agapanthes, campanules et fenouil sauvage

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Catherine Sauvage - Mets deux thunes dans l'bastringue

13 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Stupeur et tremblements

L'Augstmatthorn reprend des couleurs après l'orage de hier soir et celui de ce matin, coups de tonnerre qui remplacèrent le réveille-matin.

IMG_1288 La page demandée n’existe pas ou n’est plus disponible pouvait-on lire, à l’instar de la mire sur les écrans des postes de télévision, quand un lecteur cherchait à lire mon blog.
Sueur froide, échange de lettres électroniques avec l’équipe de Canalblog, incident imprévu, bidouillages dans les entrailles des disques durs, ramollis par le soleil, et, au milieu de l’après-midi, au moment où la cafetière italienne libérait de bonnes odeurs de caféine, le facteur livre un pneu. L’équipe technique de Canalblog annonce que tout est rétabli. Il est temps de sabler le café…

 

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12 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - Un orage

Après avoir quitté le village des vacances de mon enfance, fait un détour par Brigue, pour boire un espresso rue de la gare, au bar restaurant Couronne, retour dans le petit village dans les montagnes juste avant l’orage. Une pluie diluvienne, des éclairs et des coups de semonce très forts. Le spectacle est magique, des nuages qui se trainent sur les montagnes, quelques grêlons, une brume qui envahi tout le décor, se déchire en miettes, le tonnerre s’éloigne, semble disparaître, revient en force. La nuit s’installe zébrée d’éclair. Au fond de la vallée La Lombach, gonflée par ces fortes pluies, gronde.

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11 juillet 2023

Un été au pied des Alpes - 37,6 degrés par endroit

La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfadolescence, par 30 degrés...

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Le jardin de Lignières, sous la chaleur accablante de juillet, peu avant un orage qui mettra un terme à la canicule.

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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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