Correspondance -
Berne, le 04.11.15
Cher André,
Je songe à l'Été, au bel été, alors, que dehors le brouillard fait les cents pas dans les rues désertes de la Ville fédérale.
Il est bientôt une heure. Tout est silencieux. J'écoute les variations Goldberg jouées par Gleen Gould. Il y a quelques années, en octobre 2010, tu m’écrivais : "J. S. Bach demeure cette grande référence spirituelle qui fait vibrer en nous, joie et bonheur."
Dans le désordre silencieux de la nuit, je partage tes propos. La musique de Bach me transporte dans des abîmes de sérénité.
L'automne, somptueux cette année, tente de ravir la place que l'été tient dans mon cœur. Le vainqueur de ce combat singulier est incertain.
Les tournesols qui illustrent cette carte, sont, en cette arrière-saison de l'automne, un artifice photographique.
À bientôt
Jean-Jacque'22