Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Rêveries
berne
23 février 2012

Carnaval à Berne

Ce soir débute le carnaval dans la capitale hélvétique.

Les coccinelles de la Maison des delphiniums se sont déguisées en bête à bon Dieu! Elles espèrent quitter clandestinement la maison sur le dos d'un chat jaune qui parfois essaye de pénétrer dans la cave...

Il fait doux et le ciel est voilé. Dans la nuit tous les chats sont gris!

8 février 2012

Fontaines à Berne

                                F1      F2                     

                                F3     F4

                               Les fontaines de la capitale fédérale fonctionnent malgré des températures négatives. Il se forme des stalagmites de glace. Ce spectacle éphémère fondra lorsque le soleil cessera de paresser!

4 février 2012

Nuit 16/16 - Road movie

06H00  -18°, la Maison des delphiniums grelotte. La plupart des volets sont tirés et les rideaux de fer baissés afin que les courants d’air ne puissent pas pénétrés dans la cage d’escalier. L’air est très sec dans la maison. Les parquets craquent. Il semble que le fantôme de Flora arpente les pièces.

06H15  -18°, à l’arrêt du tram 9 de Schönegg quatre personnes figées par le froid attendent l’arrivée du serpent d’acier. Quelques voitures fumantes passent dans la rue voisine.

06H17  -18°, dans la chaleur du ventre d’acier du serpent rouge, les voyageurs s’ébrouent comme ressuscités et manipulent leur I-truc à écran tactile.

06H34  -18°, le train à destination de Genève s’ébranle. De rares consommateurs peuplent le wagon restaurant situé au milieu du train, au premier étage. La serveuse annonce au moyen d’un mégaphone qu’il n’y a ni pain ni croissants, que le petit déjeuner est rayé de la carte. On se croirait dans un restaurant de Bucarest au début des années 1990.

08H30  -9°, le train entre en gare avec plusieurs minutes de retard.

La Bise, folle à lier, court dans tous les sens.

La neige tombée en début de semaine sur la cité de Calvin est fixée pour longtemps par le froid polaire. Genève grelotte.

09H05 -8,5°, Gaillard somnole. Les douaniers ont déserté leur guérite. La pharmacienne, femme accorte est chaudement habillée. Promptement elle emballe les médicaments commandés, le client paie avant de disparaître dans le froid.

Le tram 12 fonce de Moillesulaz à la place Bel-Air. Le marché du samedi à Rive est désert ou presque. Deux ou trois maraîchers ont bravé le froid pour quelques chalands.

La bise passe par le nouveau pont de l’Ile. A l’arrêt de bus il faut courir derrière l’autocar qui s’arrête très loin de l’abri !!!

09H45 -9°, l’Inter City 721 à destination de Saint Gall démarre. Le wagon est bien chauffé.

A Berne, le client de la pharmacie gagne le wagon restaurant où le rejoigne une mère et son fils. Le train arrive à la gare centrale de Zurich avec 11 minutes de retard.

Vers 14 heures par une température de -9° le client de la pharmacie constate qu’il a oublié, sous la table du wagon restaurant, le sac noir contenant les médicaments. Le sac contenait également deux boîtes de turron et un roman de Gary publié aux éditions Gallimard : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable.

A 15H30, le client de la pharmacie, la mère et le fils rentrent à Berne. Sous la table du wagon restaurant ils retrouvent le sac contenant les médicaments. C’est un cas de figure bien incertain qui se concrétise. De Zurich le train est parti pour Saint Gall avant de repartir pour Genève. Durant ces trajets, personne n’a remarqué la sacoche sous la table…

Vers minuit, à la maison des Delphiniums, du givre se forme sur les vitres du salon télé. On se croirait plongé dans un conte…

Dehors il fait -18°

 

2 février 2012

Nuit 14/16 - Chandeleur

Adriano's bar, la buée sur les vitres permet de faire de petits dessins sur le carreau. Le thermomètre extérieur, marque 19,4 degrés fahrenheit. Les passants sont emmitouflés, chapeautés et gantés. La température va chuter encore ce soir. Le courant d’air froid qui voyage depuis la Russie se glisse sous les nuages et forme du givre qui tombe en fine poussière glacée sur la ville verte*

Berne, Adriano’s bar
Midi moins le quart
Le 2 février 2012

C’est la Chandeleur jour des crêpes. A la Chandeleur, l’hiver se meurt ou reprend vigueur.

*Berne

28 janvier 2012

Nuit 9/16 - Road movie

Midi, à l'Adrianos la machine à café est sous pression. Les clients avalent des doppi accompagnés de croissants ou de sandwiches. Les quotidiens valsent d’une table à l’autre distillant une actualité morose. Dans les pages culturelles, Léonard Cohen et Juliette Gréco ont des articles pour la sortie de leur galette respective.
« Suzanne takes you down to her place near the river »

Treize heures trente, la Ville des ambassadeurs fait la sieste sous un édredon nuageux. Les 47e journées de Soleure s’achevaient hier. Le soleil tente une percée, les nuages résistent. Le Jura, au loin est blanc.

Dix-sept heures, retour à Berne. La piscine de Wyler est agitée par les baigneurs. Près du plongeoir, une serviette de bain, une serviette de bain verte avec des coccinelles imprimées sur le tissus, oubliée il y a quelques jours retrouve son propriétaire. Les bêtes à Bon Dieu qui batifolaient sur le plongeoir ont repris place instantanément sur la serviette de bain verte.

Dix-neuf heures, les coccinelles sont de retour dans la Maison des delphiniums. Il neige…

**********************************************************************************************************************************************


Judy Collins & Leonard Cohen - "Suzanne"

 ****************************************************************************************************************************

Au sujet des journées de Soleure:

Les journées de Soleure ont célébré hier leur cérémonie de clôture. L’heure est donc venue de faire un petit retour sur ce qu’a présenté cette riche édition 2012.
Palmarès
Cœur battant du festival, la section « Panorama Suisse » a présenté un choix de films de tous genres et de toutes durées qui amenèrent à Soleure plus de 55'000 spectateurs (un record). Certains d’entre eux étaient en compétition pour le « Prix de Soleure » car ils se distinguaient par un thème « traitant de l’homme et de questions touchant à la vie en société ». Sous ce slogan (des plus vagues), ce sont donc huit films (documentaires et fictions) relativement engagés qui ont concouru à un prix qu’a remporté, logiquement, le poignant « Vol spécial » de Fernand Melgar (dont vous trouverez notre critique ici) . Le « Prix du Public », quant à lui, est revenu au merveilleux « Die Wiesenberger », portait émouvant d’un groupe de montagnards suisses-allemands qui, entre tradition et show-business, essaient de conserver l’authenticité de leur yodel.
La rédaction de cinéma.ch, elle, aura aussi remarqué – entre autres – un documentaire au regard extrêmement intelligent et sans pathos sur l’intégration de Tziganes dans une petite ville de Roumanie : « Scoala Noastra » de Miruna Coca Cozma et Mona Nicoara ; le fort sombre portrait dressé de la société campagnarde suisse dans « Verdingbub » de Markus Imboden ; et « Giochi d’estate » de Rolando Colla, sur lequel nous parions pour le quartz 2012 du meilleur film suisse !
Cinéma ?
Le cycle « Au-delà du cinéma » mettait lui à l’affiche dix films qui questionnent les frontières du cinéma classique. Quelles sont les nouvelles formes de réalisation que permettent les technologies actuellement disponibles ? A l’ère du « Do It Yourself », il était temps de donner une vraie place à ce type de productions souvent hybrides et profondément originales qui ont constitués certains des plus beaux moments de la semaine (ainsi « People I Could Have Been and Maybe Am », de Boris Gerrets).
Autour des films
Mais au-delà de la projection de films, il est important de noter que les Journées de Soleure sont aussi un rendez-vous incontournable pour la profession. Ainsi, toute une série de discussions ouvertes au public ont eu lieu lors de ces journées 2012. Par exemple, une réflexion sur « comment lire un scénario » en la présence de la réalisatrice Anna Luif qui présentait à cette occasion son propre travail d’écriture ; ou un débat sur les frontières entre fiction et documentaire animé, entre autres, par Jean Perret (responsable du Département cinéma à la HEAD-Genève) et François Bovier (professeur à l’université de Lausanne).
Tout un programme passionnant qui aura permis au nombreux public de circuler librement entre films les plus divers et les conférences, afin de se faire une image nouvelle d’un cinéma suisse en pleine ébullition !
Seul regret : de nombreuses œuvres en allemand ou en suisse allemand n’étaient pas sous-titrées, ce qui n’est pas particulièrement encourageant quant à la communication entre cinéastes et cinéphiles dans notre pays…

Par Adrien Bordone – le Vendredi 27 Janvier 2012
27 janvier 2012

Nuit 8/16 - Pluie

 

Notes griffonnées à la hâte sur les pages virtuelles d'un calepin électronique. 

Il pleut sur la capitale helvétique. À la gare, une foule de jeunes se pressent chez le dépanneur. Dans une minute il frappera dix coups à l'église du Saint Esprit; dix heures du soir marque la fin de la vente d'alcool.
Les cafés et les bars sont plein, devant les établissements les fumeurs devisent.
Au Cesary la techno à fond les manettes caresse les oreilles!!!
Un prosecco fait des bulles dans une coupe.
Dehors, la pluie continue de tomber sur le tarmacadam.
C'est la mi-vacances...

Berne, Cesary
Vendredi 27 janvier 2012
22 janvier 2012

Nuit 3/16 - Bassin

Dix minutes avant quatre heures et demie de l'après-midi, une voix féminine douce mais ferme annonce aux nageurs que la piscine va fermer dans moins d'un quart d'heure. C'est l'exode vers les sorties. Les douches sont prises d'assaut, certaines n'ont plus d'eau chaude! Les habitués qui alignent des longueurs crawlent jusqu'à l'ultime instant. Peu à peu l'eau du bassin de 25 mètres devient lisse comme un miroir. Dans l'agitation du départ quelqu'un a oublié près du plongeoir une serviette de bain, une serviette verte avec des coccinelles imprimées sur le tissu. A l'extérieur un vent modéré frisquet permet aux nuages, aux merveilleux nuages, de filer vers l'est.

 Berne, piscine de Wyler
Dimanche 22 janvier 2012

13 janvier 2012

Verdi Berne

VERDI
Ristorante - Bar - Enoteca
Gerechtigkeitsgasse 7
3000 Bern 8

Menge Bezeichnung
1 Antipasti Misti         24.00
1 Zuppetta olive       10.00
1 Fettuccine nostro mare          35.00
1 gamberoni            39.00
1 verdure alla griglia   5.00
3dl Tanca Farra        24.00
1 San Pellegrino lt.          9.00
1 Tiramisù                         10.00
1 Piattino formaggio      12.00
2 Espresso                    8.40

TOTAL CHF       176.40
Total Euro                  149.49

Es bediente Sie Salvatore Indelicato
Grazia e arrivederci al "Verdi"
VIVA VERDI!

8 janvier 2012

Léopold Hawelka

 

Je  hais les dimanches hurle Piaf dans un micro.
Dimanche morne rempli de grisaille. Le froid pique un peu. Les trams se traînent dans la capitale, sans états d'âme. Les rues sont désertes ou presque. À l'Adriano's les lecteurs de journaux sont nombreux. Tout en scrutant le monde imprimé sur du papier recyclé, ils dégustent des doppio malabar. L'horloge du Zytglogge égrène les onze coups de la matinée dominicale finissante. Un tram bleu portant le No6 passe devant le bar...
Je hais les dimanches reprend Gréco sur un vinyle.
Dans la NZZ am Sonntag, un article annonce la mort de Léopold Hawelka, à Vienne, à l'âge de 100 ans. Le café Hawelka près du Graben est connu dans le monde entier.
Vienne...
À l'Adrianos une sonate de Mozart jouée sur pianoforte meuble le silence. Le serveur désœuvré feuillette un magazine. C'est la côte de janvier ( expression espagnole)!!!
Je hais les dimanches... 
28 décembre 2011

Le brouillard

Le brouillard, la peuf comme on l'appelle parfois, glace de son froid humide le décor. La nuit est avancée et bientôt sonneront les douze coups de la mi-nuit.
Le brouillard paresse et s'étire sans fin sur la Capitale. Le givre a colonisé les arbres qui ressemblent à des chevelures de vieillards,
Le brouillard glace les corps jusqu'au coeur!
Dans la Maison des delphiniums, une coccinelle dort sur le radiateur elle rêve de l'été, du Bel été... Parfois elle ronfle, et ses ronflements se mêlent aux bruits des fantômes... Le fantôme de Flora qui erre sans fin dans l'escalier de chêne massif.
Le brouillard, la peuf comme on l'appelle parfois, comme du verre rend les chemins.

Rêveries
Rêveries
Newsletter
CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

Archives