Été urbain - Piscine de Burgdorf (2)
Nuit 16/16 - Road movie
06H00 -18°, la Maison des delphiniums grelotte. La plupart des volets sont tirés et les rideaux de fer baissés afin que les courants d’air ne puissent pas pénétrés dans la cage d’escalier. L’air est très sec dans la maison. Les parquets craquent. Il semble que le fantôme de Flora arpente les pièces.
06H15 -18°, à l’arrêt du tram 9 de Schönegg quatre personnes figées par le froid attendent l’arrivée du serpent d’acier. Quelques voitures fumantes passent dans la rue voisine.
06H17 -18°, dans la chaleur du ventre d’acier du serpent rouge, les voyageurs s’ébrouent comme ressuscités et manipulent leur I-truc à écran tactile.
06H34 -18°, le train à destination de Genève s’ébranle. De rares consommateurs peuplent le wagon restaurant situé au milieu du train, au premier étage. La serveuse annonce au moyen d’un mégaphone qu’il n’y a ni pain ni croissants, que le petit déjeuner est rayé de la carte. On se croirait dans un restaurant de Bucarest au début des années 1990.
08H30 -9°, le train entre en gare avec plusieurs minutes de retard.
La Bise, folle à lier, court dans tous les sens.
La neige tombée en début de semaine sur la cité de Calvin est fixée pour longtemps par le froid polaire. Genève grelotte.
09H05 -8,5°, Gaillard somnole. Les douaniers ont déserté leur guérite. La pharmacienne, femme accorte est chaudement habillée. Promptement elle emballe les médicaments commandés, le client paie avant de disparaître dans le froid.
Le tram 12 fonce de Moillesulaz à la place Bel-Air. Le marché du samedi à Rive est désert ou presque. Deux ou trois maraîchers ont bravé le froid pour quelques chalands.
La bise passe par le nouveau pont de l’Ile. A l’arrêt de bus il faut courir derrière l’autocar qui s’arrête très loin de l’abri !!!
09H45 -9°, l’Inter City 721 à destination de Saint Gall démarre. Le wagon est bien chauffé.
A Berne, le client de la pharmacie gagne le wagon restaurant où le rejoigne une mère et son fils. Le train arrive à la gare centrale de Zurich avec 11 minutes de retard.
Vers 14 heures par une température de -9° le client de la pharmacie constate qu’il a oublié, sous la table du wagon restaurant, le sac noir contenant les médicaments. Le sac contenait également deux boîtes de turron et un roman de Gary publié aux éditions Gallimard : Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable.
A 15H30, le client de la pharmacie, la mère et le fils rentrent à Berne. Sous la table du wagon restaurant ils retrouvent le sac contenant les médicaments. C’est un cas de figure bien incertain qui se concrétise. De Zurich le train est parti pour Saint Gall avant de repartir pour Genève. Durant ces trajets, personne n’a remarqué la sacoche sous la table…
Vers minuit, à la maison des Delphiniums, du givre se forme sur les vitres du salon télé. On se croirait plongé dans un conte…
Dehors il fait -18°
Nuit 12/16 - Genève
L'adieu à Genève
11.11.11
BERNE:
Le 11.11 à 11H11 commence le carnavel à Berne. Quelques cliques se produisent en fin de matinée pour marquer le débur des festivités.
Cette année, la fête s'est prolongée jusqu'au soir afin de vivre pleinement une date unique: 11.11.11 à 11H11!
Genève:
Dernière journée de travail à Genève.
Trajet Rue Maunoir - Gare Cornavin
Photographies: Jeanjacques1957 Genève
Wabern:Premier dîner et première nuit à la maison des Delphiniums
Dernier trajet nocturne Berne - Genève
Dîner au restaurant Kirchenfeld:
Restaurant
Kirchenfeld
Thunstrasse 5 / CH-3005 Bern
Telephon: 031 351 02 78 / Fax 031 351 84 16
www.kirchenfeld.ch
Dernier trajet nocturne Berne - Genève, ce soir avec le 22H04.
Dernière nuit à la Rue Maunoir.
Train de nuit
Il s'installa dans une voiture de première classe du train de nuit à destination de Genève.
Il déballa un sandwich géant, décapsula une canette d'une boisson à base de coca avec un degré zéro en sucre.
A 23H08 précise le train quitta le quai de la gare de la capitale helvétique.
Alors que le convois fonçait dans la nuit, il mastiquait avec rigeur son en-cas tout en lisant l'étiquette énumèrant les ingrédients composant le sandwich géant. Cette liste le fit frisonner, elle était digne d'un roman d'angoisse.
Il éructa de façon violente. Les rares voyageurs assis dans le wagon de première classe le regardèrent avec des mines réprobatrices. Quand le train entra dans la gare de Fribourg, affalé sur la banquette, il ronflait...
Lettre à Jim
Cher Jim,
Je vais quitter la ville que le Rhône divise en rive gauche et rive droite. Peut-être pourrions-nous improviser une rencontre aux abords de l'île Rousseau. L'île était aux dernières nouvelles fermée pour cause de travaux.
Je vais quitter la Cité de Calvin trente cinq ans après y avoir posé ma valise un matin de juillet à la veille de mes vingt ans.
Envoie-moi un texto signé, ton Numéro de téléphone semble obsolète, au 079 39...
Ne tarde pas je pars dans quelques jours.
Adieu donc
enfant de mon coeur
JeanJacques1957





















