Claude et Georges
La cloche du Zytglogge est frappée neuf fois. Le thermomètre indique une température extérieure de moins dix degrés. Quelques nuages grelottants zèbrent un ciel bleu-gris. L’Adriano’s Bar tourne au ralenti, ambiance des lundis matin. Un air de violon envahit l’espace, il est diffusé depuis le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café. La fleuriste, sous les arcades, en face du bar, a écrit sur la grande ardoise réservée d’ordinaire aux offres du jour, que les fleurs frileuses restaient au chaud, dans la boutique, au sous-sol. Aujourd’hui s’ouvre à Dubaï les sessions de l’Union internationale des télécommunications (UIT), qui dureront jusqu’au 13 décembre. Il s’agira de réviser le règlement des télécommunications internationales (RTI). La pression de certains membres, la Russie, la Chine, fait que l’UIT pourrait s’intéresser à la gestion d’Internet : l’adressage pour les noms de domaine, le filtrage, voire la censure. Affaire à suivre de près. Le journal le Temps daté du 3 décembre évoque cette conférence dans sa chronique « Court-circuit ». Plus tard, dans la journée, il neigera sur la Ville fédérale. A la tombée de la nuit, quand la circulation s’intensifie, l’amas des flocons provoquera des bouchons. Plus tard, dans le milieu de la nuit, alors que le mercure remontera dans son tube de verre, la neige se transformera en pluie. A Ostring, le salon de l’appartement des chauves-souris est désert. Le téléviseur est allumé. Sur l’écran, des images aux couleurs délavées racontent l’histoire de Claude et Georges. Une histoire triste et mélancolique. Une histoire d’amour qui sera brisée par la mort précoce de Georges. L’engagement politique de ce dernier contraignit le couple à louvoyer entre protocole et obligations pour continuer à assouvir leur passion pour l’art moderne. Locataires à l’Elysée, ils ont scandalisé le petit monde politique en faisant entrer dans le palais de la Pompadour un décor contemporain. Le film s’achève à Beaubourg, en 2007, Claude, seule, quelques semaines avant sa mort, visite une exposition dans le Centre national d’art et de culture voulu par son mari.
Ostring - neige
Film réalisé par jeanjacques666
Voyage, voyage
La Chaux-de-Fonds sous la neige
La cité horlogère accueille les flocons de neige....
Il neige à Ostring
Film réalisé par jeanjacques666
Une coccinelle est passée de façon fugitive à Ostring... Souvenirs, souvernirs...
La désalpe à Lignières
Les vaches
Film réalisé par jeanjacques666
L'Avenir de Lignières
Film réalisé par jeanjacques666
Les sonneurs de cloches du plateau de Diesse
Film réalisé par jeanjacques666
Film réalisé par jeanjacques666
Fanfare Espérence de Cressier
Film réalisé par jeanjacques666
Été urbain - Impressions
Les deux ventilateurs de l'Adriano's bar brassent l'air moite avec vigueur. La journée a été très chaude.
Rapide aller et retour à Schwarzenburg en fin d'après midi dans la belle lumière du soir. Dans les champs des andins attendaient d'être bottelés. Des champs de maïs, le blé d'Inde comme disent les québécois, mûrissent au soleil.
Le café bu, il est temps de regagner Tempelhof..

Berne, Place de la Gare dans la belle lumière du soir...
Schwarzwasserbrücke
Film réalisé par jeanjacques666
Été urbain - Soleil à Ostring
Une légère bise caresse les arbres. Le ciel presque sans nuages est d’un bleu qui fait songer à septembre. Vers six heures du soir, goûter au Tibits. Affalées sur un des canapé réservés aux consommateurs, deux mouches lorgnent sur l’amaretti qui accompagne le café. La paresse les abandonne rapidement et voilà les deux insectes qui volent autour de la friandise. Elles se posent sur la sucrerie, elles en dévorent une miette puis elles agacent les clients qui partage leur espace en voletant sur leurs bras, leurs jambes ou sur leurs visages. Elles s’enfuient devant une main vengeresse, elles font une toilette rapide de leurs ailes posées sur un genou. A force de tenter le diable les mouches tombent sur le sol, mortes. La main vengeresse a été la plus rapide !
Le Potager
La rose de Victor
Été urbain - nuit 7/10 - Drôle d'été
A l’Adriano’s Bar, à l’heure de la pause matinale, une cantatrice s’égosille dans l’indifférence depuis le haut-parleur situé au-dessus de la machine à café. Les ventilateurs sont à l’arrêt. Dehors, des nuages parsèment le ciel. Depuis le début de la semaine, « Le Temps » et « Le Monde » racontent les festivals. En Avignon, on joue « Nouveau Roman », une évocation des écrivains qui firent la réputation des éditions de minuit. A Aix s’égrènent des opéras de Mozart. Une plongée dans les pages culturelles est un artifice pour oublier de lire que la zone euro est en pleine tempête, que l’Espagne croule sous les mesures d’austérité. La dernière page du quotidien « Le Temps » consacre la 4e partie des Passions animales à Patricia Huguenin, qui observe les castors depuis des décennies. C’est une spécialiste de ces mammifères en voie de disparition. Patricia n’hésite pas à passer des nuits à la belle étoile pour observer le monde animal. De temps en temps, par messages électroniques ou cartes postales, j’ai des nouvelles de cette passionnée de la vie animale, qui partagea à la fin des années 1960 la même salle de classe que moi.

Extrait de l'article consacré à Patricia dans le journal "Le Temps"
Berne - Wylerbad II
Film réalisé par jeanjacques666






















































