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Rêveries

26 mars 2017

Récital

                                                Récital

Notre prof de français, madame S., avait réunis quelques élèves de plusieurs classes pour monter une soirée de poésie, théâtre et musique. Le récital a eu lieu il y a 46 ans à l'aula du collège des Forges à La Chaux-de-Fonds. C'était un vendredi.
J'avais un trac fou. Je passais 2 fois sur scène, en début de spectacle pour dire un poème et vers le milieu pour jouer, avec un camarade, une histoire mimée. J'ai encore en mémoire les indications de mise en scène que m'avait donné la prof pour dire "Anachronique" de Guy Béart. Je connais toujours le texte par coeur.
Quelques mois avant notre récital, toutes les classes des écoles secondaires de la ville avaient vu un spectacle des Colombaioni, ce duo de clowns virtuose de la comedia dell'arte. Avec un camarade, nous avions repris un de leur mime.
Nous avons joué devant un parterre de parents, frères et soeurs, familles et amis.
Il reste de cette soirée quelques souvenirs enfouis dans les strates de ma mémoire et une feuille sur laquelle est imprimé le programme. Imprimé sur un duplicateur à alcool, le texte est encore bien lisible...


Note: J'ai caviardé le nom de famille des participants.


Le chat
Charles Baudelaire

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,

Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir

Ta tête et ton dos élastique,

Et que ma main s’enivre du plaisir

De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,

Comme le tien, aimable bête

Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,

Un air subtil, un dangereux parfum

Nagent autour de son corps brun.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

 

Guy, Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre


Guy Béart
Anachroniques

Anachroniques
Les saltimbanques
Sont là
Salut
Salut nomades
Voici le monde
Qui vient
A vous

Ouvrez la tente
Qui tenait toute
En u-
-ne main
Écoute écoute
Ça ne te coûte
Que ça
Qu'un sou

Sur son bicycle
D'un autre siècle
Rivé
Rêvant
L'homme titube
Chavire et tombe
On rit
Hourra

Un âne maigre
Sur scène émigre
Clopin
Flapi
On dit qu'il compte
Jusqu'à cinquante
C'est beau
Sabot

Sur son trapèze
Le temps repose
Son pas
Si peu
La corde casse
Clouons la caisse
L'ami
Est mort

Roulez roulotte
Ma voix sanglote
Pour qui ?
Pour quoi ?
Poussière ou neige
Dans un nuage
Tout va
Tout vient.

LES CONFITURES

Le jour que nous reçûmes la visite de l'économiste, nous

faisions justement nos confitures de cassis, de groseille et de

framboise.

L'économiste, aussitôt, commença de m'expliquer avec toutes

sortes de mots, de chiffres et de formules, que nous avions le

plus grand tort de faire nos confitures nous-mêmes, que

c'était une coutume du moyen âge, que, vu le prix du sucre,

du feu, des pots et surtout de notre temps, nous avions tout

avantage à manger les bonnes conserves qui nous viennent

des usines, que la question semblait tranchée, que, bientôt,

personne au monde ne commettrait plus jamais pareille faute

économique.

-Attendez, monsieur! m'écriai-je. Le marchand me vendra-t-il ce

que je tiens pour le meilleur et le principal ?

-Quoi donc? Fit l'économiste.

-Mais l'odeur, monsieur, l'odeur! Respirez : la maison toute

entière est embaumée. Comme le monde serait triste sans l'odeur

des confitures!

L'économiste, à ces mots, ouvrit des yeux d'herbivore. Je

commençais de m'enflammer.

- Ici, monsieur, lui dis-je, nous faisons nos confitures uniquement

pour le parfum. Le reste n'a pas d'importance. Quand les

confitures sont faites, eh bien! Monsieur, nous les jetons.

J'ai dit cela dans un grand mouvement lyrique et pour éblouir

le savant. Ce n'est pas tout à fait vrai. Nous mangeons nos

confitures, en souvenir de leur parfum.

GEORGES DUHAMEL, Fables de mon Jardin

(7ème édition, Mercure de France, Paris, 1936)

 

25 mars 2017

Jazz printanier, samedi soir...

Le printemps à Berne, ce samedi 25 mars...

                                             

Le jardin de Lignières, ce samedi après-midi...

                                                     

Samedi soir, jazz...

Artie Shaw, de son vrai nom Arthur Jacob Arshawsky, est un clarinettiste et chef d'orchestre de jazz américain, né le 23 mai 1910 à New York et mort le 30 décembre 2004 à Los Angeles.

24 mars 2017

Le chasseur de serpent

Souvenirs d'automne (2016)...

23 mars 2017

Christian August Sinding

Christian August Sinding est un compositeur, professeur de musique et violoniste norvégien, né à Kongsberg, le 11 janvier1856, et mort à Oslo, le 3 décembre 1941.


Christian Sinding - Romance pour violon et orchestre, Op. 100

Andrej Bielow, Violon
NDR Radiophilharmonie Hannover
Frank Beermann, chef d'orchestre

Murmures du printemps, op. 32, no 3:

Josef Lhevinne plays Sinding "The Rustle of Spring"

Josef Lhevinne (russe : Иосиф Аркадьевич Левин, Iossif Arkadevitch Levine) est un pianiste russe, né à Orel (Empire russe) le 13 décembre 1874 et décédé à New York (États-Unis) le 2 décembre 1944.

22 mars 2017

Vu de l'extérieur

 

Cela fait des mois que nous suivons, depuis l'extérieur, sur les chaînes de télévision ou de radiodiffusion françaises ce grand roman-savon intitulé: "Qui, dimanche soir, sera invité à la table de l'Élysée?"
Les scénaristes ont une imagination débordante, un palmipède s'est invité dans le synopsis, et la demi-finale approche. 
Les candidats sont nombreux, une partie, triée sur le volet, a pu participer à la "prime time", l'autre jour; une femme dont tout le monde veut barrer la route, un ex-banquier aux airs de dandy, un gars qui pilotera, en cas de victoire,  l'Hexagone depuis une cellule V.I.P., installée aux Baumettes à Marseille... Etc.
Dommage que Dany le Rouge ne participe pas à cette téléréalité, viré en 1968 des facs parisiennes, un retour triomphal dans l'Élysée eût été du plus grand des effets.
Dans l’Odyssée, Protée décrit l'Élysée ainsi à Ménélas:
« Les Immortels t'emmèneront chez le blond Rhadamanthe,
Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. »
— (Trad. Frédéric Mugler, 1995)
Et quid d'Arlette? Cette année aurait été, à ne pas en douter, l'année de son grand soir...
Pendant que ce petit monde tente de rassembler les brebis égarées, un vieux général, dont tout le monde politique semble issu, se retourne dans sa tombe, on se souvient de ce bal tragique à Colombey...
De l'extérieur, nous avons un avantage, le soir du scrutin, nous aurons les éléments de réponse 30 minutes avant la fille aînée de l'Église!
P.-S. Les photos sont tirées de la Toile

21 mars 2017

Connie Francis

 

Connie Francis (12 décembre 1938 à Newark) est une chanteuse italo-américaine, notamment de la fin des années 1950 et du début des années 1960, connue pour ses nombreux disques d'or et classements internationaux.

 

CONNIE FRANCIS ON TV: LIPSTICK ON YOUR COLLAR (1959)

 

FRANKIE, Connie Francis, MGM #12793 1959

 

Connie Francis : Where The Boys Are

 

Stupid Cupid by Connie Francis 1958

 

Connie Francis - Everybody's Somebody's Fool

20 mars 2017

Equinoxe

L'équinoxe de printemps est à 11:28:38

19 mars 2017

Encore un beau dimanche

Dimanche 19 mars 2017

Un Café au Colonial
Un egoportrait, c'est encore un peu la mode
Balade du dimanche à Morat
Un beau coucher de soleil vu depuis la Ville fédérale
Un petit encart lu dans "Le Temps" daté de samedi - dimanche 18 - 19 mars 2017

 

                                                  


François Silvant
, né le 15 octobre 1949 à Lausanne et mort dans la même ville le 14 juin 2007, est un humoriste et comédien vaudois.

François Silvant Autrement ça va

 

François Silvant - L'essayage des dentiers

18 mars 2017

Jazz

Le samedi soir, c'est jazz...

Journée aux accents pluvieux,
Café au Colonial,
Pas lu un journal, ni écouté de journaux parlés à la T.S.F,
L'hiver se retire discrètement,
Il est 21h45, le temps de lancer un gâteau à la coco ( noix)...
Les chats du quartier sont descendus en ville pour la castagne du samedi soirs. Ils fréquentent des bars louches. Des bars réservés à la gente féline, quelques rats punks y sont admis!
Le samedi soir, c'est jazz...
Les aiguilles de la pendule du salon se croient déjà à l'heure d'été. L'été, un mot qui résonne dans tout l'appartement. Un mot plus fort que le jazz...
Jazz à Zanzibar... 
 
Weldon Leo "Jack" Teagarden, est un tromboniste et chanteur de jazz américain, né le 20 août 1905 à Vernon (Texas) et mort le 15 janvier 1964 à La Nouvelle-Orléans.

Il est aussi connu sous les surnoms de Big Tea (ou Big T) et Mister Tea.

Jack Teagarden: Mis’ry And The Blues (1961)
Remasterisé 2016

01 Don't Tell A Man About His Woman
02 Basin Street Blues
03 Froggie Moore Blues
04 I Don't Want to Miss Mississippi
05 It's All In Your Mind
06 Mis'ry and the Blues
07 Dixieland One-Step
08 Love Lies
09 Afternoon In August
10 Peaceful Valley

17 mars 2017

Nostalgie...

Berne, souvenirs d'été...
(Juin 2016)

Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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