11 du 11 Le 11 du 11 à 11 heures 11, dans toute la Suisse, en Allemagne, en Autriche et dans une partie de la France, c'est l'ouverture du carnaval. Cette année je n’y suis pas allé. À Berne, l’ours (symbole de la ville) est enfermé dans la tour des prisons à 11h11. Il sera libéré le premier jour du carnaval. Il y avait aussi dans la Ville fédérale, ce samedi, l’anniversaire des 25 ans de l’Adriano’s bar. J’en ai bu des espressi, des doppi et des cappuccini dans ce bar mythique. Je m'arrête en moyenne une fois par semaine à l'Adriano's, soit 1196 fois depuis 23 ans que je fréquente cet endroit. 180 billets de ce blog parlent de ce bar (ICI),
SAMEDI Le petit village dans les montagnes, le matin Interlaken, les parroties de Perse (Parrotia persica) et le Höhematte avec les dernières roses et, derrière, les Alpes
Dimanche Descente à Interlaken pour boire un espresso et déguster des vermicelles Comme hier, ambiance d'arrière-automne
C’est à bord du MS Jungfrau que la saison de navigation des bateaux de ligne s’est terminée sur le lac de Brienz, ce dimanche. Je n’ai pas manqué cette mini croisière, Interlaken Ost – Iseltwald – Interlaken Ost. Superbe ambiance d’arrière-automne.
Journée orageuse avec de multiples orages à toute heure Je suis descendu en ville pendant une belle éclaircie, éclaircie qui faisait croire à une belle journée d'été.
Photographies L'été à Interlaken, cet après-midi L'orage de 20h27, vu depuis le petit village dans les montagnes (Il y aura un orage à 22h00, à 23h15. Ensuite au lit...)
Snack-bar chez Raymond, une merveille à écouter en suivant le texte !
François Pérusse, né le 8 octobre 1960 à Québec, est un humoriste et chanteur québécois.
Le samedi 24 juin, j'ai filmé la journée en détail, le résultat :
Autopsie d’un samedi de juin
Autopsie d’un samedi de juin Carnet vidéo filmé à Berne Sur les rives du lac de Thoune Interlaken Habkern le 24 juin 2013 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Les Alpes dans les nuages, le Mönch vu depuis Interlaken cette après-midi L'Augstmatthorn en début de soirée, vu depuis le balcon
APRES TROIS ANS
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, Je me suis promené dans le petit jardin Qu’éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda, Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, - Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
Poèmes saturniens Paul Verlaine Editions de Cluny, 35 et 37 rue de Seine - Paris VI, 1942
Le 5 juin, j'ai filmé le jardin de Lignières, le village des vacances de mon enfance, dans la belle lumière du soir.
Lignières Le jardin La belle lumière du soir
Lignières Le jardin La belle lumière du soir Filmé le 5 juin 2023 Images, montage, réalisation Jeanjacques666
10h20, wagon-restaurant de la Deutsche Bahn, Interlaken-Berne (le train arrivera ce soir à Hambourg Altona), espresso genre tord-boyau, croissant au beurre tiède et délicieux, lecture, une lecture qui se déguste lentement, comme un vrai espresso, un texte qui sied bien à ce train qui semble flotter au-dessus de la voie ferrée.
11h30, doppio au Versa bar. La une de la prestigieuse NZZ, consacrée à la France, titre : « La situation dans les villes françaises est explosive »
13h25, Tibits, petite collation, espresso et lecture de la presse. Le quotidien Le Temps titre en une : « Les banlieues françaises brûlent de rage. »
17h30, cafetière italienne à la maison
Après avoir ingurgité tous ces cafés, le brouillard s’est installé dans le petit village dans les montagnes !
Carrouge 24 juin [19]33 Mon cher Nicole Ton message m'a fait bien plaisir : sa promptitude, et tout cet amical souci que tu y montres de satisfaire une demande dont le sans-gêne me remplit maintenant de confusion... Accepte à tout le moins mes excuses et aussi un bien profond merci. Voici une partie de ce que tu me demandes: Adieu et Feuillets*. Ma collection d'Aujourd'hui est tout à fait incomplète, aussi vais-je demander des exemplaires à Mermod et te les faire tenir. Peut-être verrai-je Trolliet la semaine prochaine, car il y a une exposition Viollier à Genève**, et Paul (qui est au pays et est venu lundi me voir sous la pluie avec mon filleul***) me proposait d'aller la voir avec lui. J'aurais profité de l'occasion pour rencontrer Trolliet et lui demander des « mesures » exactes - mais quoi qu'il advienne de notre projet, je te renseignerai là-dessus sans trop tarder, mon cher Nicole. Au demeurant ce numéro de Présence ne paraîtra pas avant l'automne, ce qui nous donne un vaste laps. Nous voici dans l'«encore de la pluie » chaque soir à la radio. Je pense beaucoup à toi et souhaite bien fort un vif retour du soleil sur tes promenades, car j'ai vu ce qu'un mauvais mois de juin pouvait être déprimant à la montagne.
* et aussi des choses plus anciennes. Pardon pour toute cette poussière! R.
Laisse-moi te dire merci encore, mon cher ami, et reçois mes meilleurs messages.
G. Roud
P.-S. A bientôt plus long message. L'heure du courrier me talonne! R.
**Cette exposition a lieu à l'Athenée de Genève du 7 au 29 juin 1933. Le peintre genevois Jean Viollier (1896-1985) a fait partie avec Steven-Paul Robert du groupe «Le Disque ». Après une dizaine d'années passées à Paris, il est revenu en 1932 à Genève, où il fréquente les collaborateurs de la revue Présence. Roud et Viollier ont correspondu entre 1921 et 1950. ***Jean-Dominique Robert (1925-2004), fils ainé de Steven-Paul Robert ; leur visite à Gustave Roud du lundi 19 juin 1933 est mentionnée dans le journal.
Lettre extraite de : Correspondance 1920-1959 Gustave Roud Georges Nicole 1283 pages Infolio, 2009
Lundi 19 juin 1933 Je descends au train de 9 heures à Ecublens chercher Paul et Lo*. Journée pleine de gaieté et d'amitié. Magie. Cinéma. Surprise heureuse de me retrouver un langage. Avec Paul je puis causer encore - mais combien m'en reste-t-il, de ces interlocuteurs ? Je les raccompagne à E[cublens] pour le train de 7 heures. Lent retour sous la pluie et le vent.
*Surnom de Jean-Dominique Robert (1925-2004), fils ainé de Steven-Paul Robert et filleul de Gustave Roud
La première réunion de Vespa a eu lieu à Paris en 1954. Cela fait 33 ans que "Les Vespa World Days" se sont déroulées en Suisse pour la dernière fois. Aujourd'hui, par un temps splendide, les Vespa se voyaient sur toutes les routes aux alentours d’Interlaken. Des Italiens sont même passés devant le Versa, à Berne. Le car postal de 16h04 s’est fait doubler par une dizaine de machines, en pleine montée ; les Vespa fonçaient en direction du petit village dans les montagnes. Un village en pleine effervescence ce samedi de juin. Les chars de foin, nous sommes en pleine fenaison, un car de touristes venus découvrir la fabrique de cors des Alpes, des Vespa du Portugal, d’Allemagne, d’Angleterre et de plusieurs cantons suisses, une soirée country sur la terrasse du restaurant.
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure