Mon 70e été - Du rififi sur la voie ferrée, pluie, orage, un peu de pain frais, routine estivale donc
Du rififi sur la ligne du Vallon [de Saint-Imier] est monnaie courante. Ça vous prend à l’improviste au détour d’une gare de campagne. Ce matin à 06h45 le train est arrivé de La Tchaux avec une seule rame en plein heure de pointe, une rame bien remplie. J’ai trouvé une place assise. Plus loin, en quittant Courtelary, le mécanicien annonce qu’il faudra changer de train à Sonceboz. Celui où je bouquine partira à Moutier. Une rame solitaire nous attendait à Sonceboz. Une rame bondée qui deviendra surbondée avec l’ajout des voyageurs de notre train. J’ai louvoyé parmi le gens debout et j’ai déniché une place assise. Personne n’avait osé demander à un voyageur dans la vingtaine assis en face de sa copine de déplacé ses bagages qui occupent une place. Il n’a guère apprécié qu’un vieux trouble son confort.
Changement de train à Bienne. Pas de chance mon train, un régional, attend le départ de l’IC Zurich – Lausanne qui a du retard. Nous le suivrons avec les cinq minutes d’intervalle réglementaire, cinq minutes de retard. Je me retrouve le bec dans l’eau au Landeron. Le car n’a pas attendu, ses trajets sont millimétrés. Trente minutes d’attente, le temps de passer à la boulangerie pour acheter du pain.
Petit rififi aujourd’hui, en cinquante ans de virées avec les transports publics il y a eu pire. Par exemple, j’ai vécu une attaque pour le vol des sacs de courrier du fourgon postal situé en queue du train. C’était au siècle passé. Les trains ne tirent plus de wagons de la poste.
Lignières - Le jardin
Regarder la pluie tomber
« Ebrio de trementina y largos besos »
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