Un dimanche soir à l'Adriano's bar
Après la presse du samedi, le dimanche soir est calme à l'Adriano's bar...
La Gazosa myrtille est une délicieuse limonade élaborée aux Grison, d'une couleur bleu méthylène... Elle noie le spleen de fin de semaine. Demain, reprise du travail.
Les clients, disséminés dans le bar, lisent des tablettes numériques ou des journaux papier en buvant un dernier verre ou un café.
Une musique jazzy sort, avec mollesse, du haut parleur situé au-dessus de la machine à café.
Dehors, la température approche le zéro degré...
L'hiver poursuit sa route.
Berne sous la neige
Décembre...
3e dimanche de l'Avent
Des nuages se sont prélassés toute la journée, avec volupté, au-dessus de la ville fédérale. Parfois, un trou bleu dans la couverture laissait espérer un peu de soleil.
Les touristes à l'accent lombard qui visitent la ville en ce dimanche de décembre tombent sous le charme du tram vapeur dont l'unique wagon fait la joie des marmots et de leur parents.
Les magasins sont ouverts ainsi que les restaurants d'ordinaire fermés.
A la tombée de la nuit, une pluie s'est mise à tomber.
Il était temps d'allumer 3 bougies, symbolisant ce troisième dimanche de l'Avent.
Dans les rues de la capitale helvétique, des milliers d'ampoules forment des décors féeriques.
Lenticularis
La ville fédérale se réveille sous le soleil. Le froid est mordant mais la température est positive.
Depuis le pont du Kornhaus, un spectacle digne du plus technique des films en 3D ou 1000D se déroule au-dessus des Alpes.
Les passagers du tram No9, indifférents à la magie du ciel ont le nez plongé dans leur tablette ou téléphone. Englués dans la toile électronique, esclaves de monsieur G, pris au piège de IG, dépendant de "Leur Tube", ils préfèrent étaler leur vie sur "twist à Saint-Tropez" ou "Face de bouc" plutôt que de coller leur "selfie" contre la vitre de la boîte en métal qui roule en direction de la gare.
Les nuages lenticularis, se reposent dans le ciel bleu. Ces soucoupes volantes vaporeuses naissent aux sommets des Alpes. Elles sont le fruit des amours défendus entre le Foehn, vent chaud, et les neiges éternelles. Elles s'aventurent jusqu'au-dessus de la vieille ville de Berne avant de disparaitre dans le vide interstellaire.
Le bus 10
A l'arrêt de la Place fédérale, le bus 10, tâche rouge dans le gris ambiant, est pris d'assaut par une ribambelle d'enfants. Cette joyeuse bande met en émois les vielles dames bernoises assisses, bien droites, sur les banquettes du bus. Un aveugle joue à l'harmonica "frère Jacques" et un chant de Noël. Le jeune public applaudit. Dans les virages, la troupe de gamins, qui occupe le couloir, tangue en tous sens et pousse des cris de joie. A la Roseraie, la bande quitte le bus. Le sérieux retombe dans la boîte de métal.
Zwibelemärit - Berne
Comme touts bons Bernois, je me suis plongé dans la fête avant de partir pour le travail, peu avant 5 heures du matin. Le meilleur moment pour contempler les stands se situe entre 04H30 et 06H00 avant que ne débarque la foule de visiteurs. (ICI)















