22H05, l'avion en provenance de Hambourg, passe au-dessus de la cuisine de l'appartement des papillons.
Une bise, de force moyenne, souffle sur la Ville fédérale,
Une photographie, serrée dans un porte-feuille, souvenir d'un café, bu dimanche à l'Adriano's bar,
Un souffle printanier, s'installe dans les jardins,
Les oiseaux gazouillent sur les réseaux sociaux. On lire, sur les écrans cathodiques, un gazouilli de Christine Bravo qui dit: "Nous sommes tous Tintin et Milou"...
Il est temps de dissiper son ennuis dans un verre d'absinthe, verre sculpté par Picasso. Goutte à goutte, l'eau glacée coule sur un morceau de sucre posé sur la cuillère à absinthe et trouble le brevage... 
Photo: extrait d'un article paru dans "Le Temps" daté du 22 mars 2016. Il s'agit d'un article sur Picasso sculpteur avec une photographie de la "fontaine à absinthe".





"Les fauteuils en été" collage, février 2016.
Il semble que la saison des rhumes se soit propagée au-delà des humains et des chats du quartier. Les figures de pierre ornant les fontaine souffrent de rhino-pharyngite. Les pharmacies de la Ville fédérale vendent des mouchoirs en papier de taille XXXL permettant de moucher ces nez, que dis-je, ces péninsules malades.
"Loin des bras" de Metin Arditi est un roman passionnant. L'Adriano's bar est un lieu propice pour poursuivre la lecture de ce texte, commencé dans la cuisine de l'appartement des papillons et poursuivie dans le trolleybus.






















































