Vendredi 10 février 2017 Une libellule en acier, très bruyante, remplace la grue sur un chantier dans la vieille ville de la capitale. Passage au Colonial... Samedi 11 février 2017 Belle journée avec coucher de soleil... Soir...
Dans une ferme de petite taille, en pleine ville, les poules sont au chaud dans leur poulailler...
Dimanche 12 février 2017 Balade dans la campagne de Wabern jusqu'à l'aéroport. Les premières perce-neige pointent leur nez... La neige a presque totalement disparue. En revanche, le Gurten est encore blanc.
Dimanche 5 février 2017 [FRAGMENT] En enfourchant mon vélocipède, ce matin vers 10h30, la grisaille du ciel, avec quelques flocons de neige discrets, donnait, à ce premier dimanche de février, un air de mois de novembre. C'est pendant mon pèlerinage dans mes cafés de prédilection que la neige s'est mise à tomber. Colonial bar, Adriano's bar, Tibits... Ivre de café, petite balade dans la galerie marchande de la gare de la Ville fédérale, à la recherche de l'ultime numéro de l'Hebdo. La presse romande et française ont une portion congrue dans l'avalanche des titres alémaniques, allemands et autrichiens. Je n'ai pas trouvé d'Hebdo...
Mardi matin, des livres, des livres... Le temps perdu sera-t-il retrouvé?
Mercredi, vers 17h00, près de la gare, le brouillard est toujours au-dessus de la Ville fédérale.... Cela fait dix jours que les températures sont négatives 24h/24h! Entre -13 et -4 degrés... A -20, on se casse....
Jeudi, pause café à Grünen, dans l'Emmental bernois. La salle était pratiquement vide. Cinq habitués occupaient le stamm.
Jeudi, à Trachselwald dans l'Emmental bernois, à 660m, il faisait -6 degrés, mais pas de brouillard.....
Vendredi, la pollution,en ville de Berne, a atteint une moyenne horaire de 100 microgrammes/m3... La Ville fédérale tousse et crachote...
Vendredi, vers 21h40, il semble qu'un grain de sable se soit introduit dans le mécanisme de l'enrouleur de linge sale dans les WC hommes de la piscine à Berthoud...
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
Belinda del Pesco
Supertramp est un groupe de rock progressif anglais, fondé à Londres en 1969
Le saphir toucha le fond du sillon, les premières notes de l'album mythique "Breakfast in America" emplirent le salon. Le volume sonore bas permettait d'entendre le tic-tac de la pendule installée sur le marbre de la cheminée. La position des aiguilles indiquait 15h35. Le vol SX0301 en provenance d'Amsterdam passa au-dessus de la maison. Dans quelques minutes, le Fairchild Dornier 328-110 toucherait la piste avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire prévu. Le disque de Supertramp tournait à 33 tour 1/2 minute. Elle, elle était allongée sur le canapé, lui, il était assis. Il avait passé ses jambes par dessus les jambes d'elle. Il lisait. Dehors, il neigeait. La Ville fédérale somnolait. Les abords du Palais fédéral étaient bouclés. La visite d'Etat du président chinois Xi Jinping met en ébullition les autorités fédérales. L'impair de 1999 ne peut se répéter. Tout le monde se souvient de l'arrivée de Jiang Zemin sous la coupole. Il vociférait en anglais. Hurlait que sa sécurité n'était pas garantie, qu'il voulait voir le chef de la police, un incapable à ses yeux. Le conseil fédéral in corpore, glacé d'effroi, avait cru, l'espace d'un instant, avoir un nouveau président. Un groupe de Tibétains manifestaient sur un toit surplombant la place. L'incident diplomatique fut évité de justesse. Ce n'est pas facile de voyager en démocratie!
Le disque grattait un peu.
Elle: Tu m 'aimes?
Lui: Oui
Elle, la moue rieuse: Tu aimes mes fesses?
Lui: Oui
Elle: Tu aimes mes seins?
Lui: Oui.
Elle: Tu aimes ma bouche?
Lui: Oh! Ca va la Bardot!
Elle: Tu as toujours méprisé Godard...
Elle étira ses bras et se servit un verre de Montus 2010. Supertramp attaqua "Goodbye Stranger".
Lui: Max Frisch dactylographiait son journal berlinois sur des feuilles quadrillées. Il note en mars 1973 "Parfois je m'étonne à l'idée d'avoir bientôt 62 ans. Aucune sensation corporelle, je ne sens pas que d'ici quelques années ce sera la fin. Comme lorsqu'on jette un coup d'oeil à sa montre: il est déjà si tard?"
Elle: Si on additionne nos deux âges, on arrive à 62 ans! On a le temps...
Il lui caressait les cuisses.
Lui: Et tes cuisses, tu ne m'a pas parlé de tes cuisses.
Elle lui tira la langue. Elle lui tendit son verre de vin.
Elle: Enivre-toi.
Lui: Tu as 31 ans, comment se fait-t-il que tu connaisse Godard?
Elle: Et toi, à 31 ans pourquoi lis-tu le journal berlinois de Frisch?
La face A du disque s'acheva. Le vinyle s'arrêta.
Elle: Tu vas tourner le disque?
Lui: Non. On va boire un café à l'Adriano's.
Ce fut la ruée vers le vestibule. Ils s'habillèrent chaudement. Sur le palier il trouvèrent Léo, le chaton jaune des voisins du dessous. Le jeune félin ronronnait et se frottait dans les jambes de ces potentiels pourvoyeurs de caresses ou de nourritures.
Elle: Léo, tu fais ta Bardot?
Elle et lui éclatèrent de rire et, devant l'incurie de l'ascenseur, dévalèrent les escaliers en riant de plus belle. Léo se mit en boule sur le paillasson et sembla bouder.
A l'Adrianos bar, ils apprirent l'élection du vert, Alec von Graffenried, issu d'une des plus vieille famille patricienne bernoise, comme maire de la ville. Elle et lui tombèrent sur des amis. Ils firent quelques égoportraits, puis quittèrent le bar pour aller boire des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême...
Le générique de fin se déroulait sur une chanson de Ferré, chantée par Catherine Sauvage: "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", tandis que le président chinois foulait le sol helvétique. La ville verte grelottait, le mercure chutait dans son tube de verre... La nuit fut glaciale.
28 mars 1968 Catherine SAUVAGE chante "Est-ce ainsi que les hommes vivent?", poème de Louis ARAGON, musique de Léo FERRE
Le meilleur café de la Ville fédérale se boit dans l'annexe de l'Adriano's bar, au "Colonial bar"... Ce bar est ouvert depuis quelques semaines. Il est situé dans l'espace qu'occupait feu le "Cesary". Les tasses portent les armes de l'Adriano's. La petite salle a entièrement été refaite.
Les chats du quartier sont partis en goguette. ils mènent une vie dissolue à la Gérard Floque. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, a suivi la bande. Il neige sur la Ville fédérale, aussi c'est en motoneige que les félins gagnent un cabaret du centre de la capitale. Ils boivent de la bière blonde, se grattent la panse, éructent et pissent dans les coins... Les chattes, en mâle d'amour font des yeux doux aux caïds de la bande. Un orchestre de jazz égaye la soirée. Des couples se forment et dansent au son de vieux airs de blues... A l'arrivée de la maréchaussée tout ce petit monde disparaît. Ils investissent un bar chic et se font servir des bulles dans des flûtes en cristal de Bohême. Léo, le chaton jaune des voisins du dessous, est ivre. Il vomit sur la moquette... Tard, vers trois heures, la bande de félins rentrent dans un chahut épouvantable. Ils sont dans un état de décomposition avancée!
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la neige, le vent...
Circulation un peu difficile avec plusieurs accidents. La Chaux-de-Fonds sous la neige m'a rappelé les hivers de mon enfance dans la Cité horlogère. Mais à l'époque, il y avait quatre à cinq fois plus de neige que ce vendredi 13! A Berne, les décors lumineux de fin d'année sont éteints depuis dimanche soir; à Lignières, ils brillent encore. La capitale fait des économies de bout de chandelle. A 21H30, l'eau de la piscine de Berthoud, a retrouvé le calme. On ferme, a crié le gardien. Il neigera à nouveau vers minuit et le vent soufflera.
SE COUCHER TARD, NUIT
La Chaux-de-Fonds (ci-dessus), vers 15H30
Lignières (ci-dessous), vers 17H20
La piscine de Berthoud juste après la fermeture du bassin à 21H30
Au coeur de cette nuit neigeuse, il est temps d'écouter Maria. On reste l'oreille collée au transistor, avec des frissons dans tous le corps...
Le château de Berthoud prend ses quartier d'hiver...
les loups ont choisi la couleur bleue pour marquer leur passage dans la Ville fédérale... Houuuuuuu!
Berne, sous la neige tombée au cours de la nuit, avait un air de Noël. Il semble, qu'une erreur s'est glissée lors de la commande des flocons. Le rond de cuir, préposé à la météorologie, s'est fourvoyé dans les dates en remplissant la fiche de commande. Les averses de neige ont donc été déversées sur la ville verte cette nuit, conformément au bulletin de commande reçu, par des lutins.
Et, comme la neige tombait, tu n'est pas venue ce soir...
Un éléphant doré, harnaché de lumière de fête converse avec la lune. C'est une demi-lune. La conversation, à demi-mots, évoque la recette d'une galette que des mages dégusteront pendant leur périple à dos de chamelle.
Commencé le 6 décembre, le cycle des fêtes s'achève par Les Rois, le 6 janvier. Les ampoules vont s'éteindre à minuit...
Il neigeait, hier soir vers 11 heures. Ce matin, en ouvrant les volets, le décor était blanc... Le Ville fédérale sommeillait sous une fine couverture de flocons. Une couverture qui fondra rapidement dans le centre. Sur les hauteurs, la neige ravi les enfants, qui font des combats de chevalerie dans une impasse sous le regard effrayé de Léo, le chaton jaune...
C'est mardi, jour de marché sur la Place fédérale. Le marchand de pommes propose un choix important du fruit préféré des suisses
Jean-Roger Caussimon est un auteur-compositeur-interprète et acteur français, né le 24 juillet 1918 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 20 octobre 1985 dans le 13e arrondissement. Il est notamment l'auteur de la chanson Monsieur William, mise en musique et popularisée par son ami Léo Ferré.
Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs
Les cœurs purs paroles : Jean-Roger Caussimon musique : Eric Robrecht 1959
Ils ne sont pas encore amis Des notaires et des notables Ils ne sont pas encore admis A dîner, le soir, à leur table Ils ne sont pas encore polis Comme Papa le fut toujours Ils ne sont pas encore salis Par les combines au jour le jour...
Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs...
Ils ne sont pas encore rusés Ni blasés d'être un peu bohèmes Ils ne sont pas encore usés Par le métro des matins blêmes Ils ne sont pas encore conscrits Bien qu'ils soient souvent "engagés" Ils ne sont pas encore inscrits Ni au chômage, ni aux congés...
Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs...
Ils ne sont pas encore lassés D'écouter chanter leur idole Ils ne sont pas encore blessés Par le Temps qui tant nous désole Ils chantent des "songs" sur un banc Ils n'ont pas honte de la rue Ils ne sont pas encore perdants Ils ne sont pas encore perdus...
Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs...
Le brouillard givrant dort au-dessus du Plateau suisse Le paysage, tout en givre, est magique les températures sont négatives Le château de Berthoud, vers 10 heures °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° La Ville fédérale vers midi °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Document: Entre gentrification et régression en enfance, le regard de la correspondante du Tages Anzeiger sur Paris, le 4 avril 2016. C'est à lire ICI en VO!
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Ci-dessus, extrait de l'article du quotidien Le Matin. *********************************************************************************
La photo 2016 est une réussite. C'est la plus originale avec celle de 2008 (ICI). Sur les réseaux sociaux, les critiques vont bon train... Le noir et blanc, dans la photographie, c'est ce qu'il y a de mieux. ********************************************************************************************
Les conseillers fédéraux et le chancelier sont pris en photo chaque année. La présidente ou le président de la Confédération se charge de la « direction artistique ».
Le Conseil fédéral 2017 in corpore (de haut en bas et de droite à gauche) : la présidente de la Confédération Doris Leuthard, le conseiller fédéral Alain Berset (vice-président), le conseiller fédéral Ueli Maurer, le conseiller fédéral Didier Burkhalter, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann, le conseiller fédéral Guy Parmelin, le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr Crédit photo : « Chancellerie fédérale suisse »
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure