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Rêveries
berne
29 novembre 2016

Zibelemärit

Zibelemärit

Lundi 28 novembre 2016

Le 4e lundi de novembre, la Ville fédérale est en fête. C’est le Zibelemärit. Un marché aux oignons réputé qui attire les foules de toutes la Suisse et même d’au-delà. 

Les Bernois aiment s'y retrouver avant l'arrivée des visiteurs. Les transports publics fonctionnent une heure plus tôt que les jours normaux. À partir de 4 heures, les badauds, chaudement habillés, admirent les stands richement décorés. L’oignon est utilisé dans un florilège de décoration. On boit du vin chaud, on mange des tartes ou des soupes à l’oignon. Les plus hardis dégustent une fondue ou boivent du sekt dans des flûtes en plastiques. Les enfants font des batailles aux confettis.

Quand le jour se lève, les Bernois vont travailler tandis que les trains arrivant des quatre coins cardinaux amènent dans la capitale un flot de visiteurs…  

 

28 novembre 2016

Zibelemärit

john mckenzie_photo2
John McKenzie

 

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

 

ZIBELEMÄRIT

Une salve de cris de canards envahi la pièce. Le téléphone portable clignotait et indiquait 04H10. La bise qui s’était levée la veille, s’engouffrait dans la chambre par l’œil de bœuf entrouvert. Il faisait froid, nuit, et l’envie de se lever n’était pas au rendez-vous. Il se retourna dans le lit bien chaud et renonça à quitter la couette. C’était son jour de congé. Sur la table de chevet un agenda était ouvert à la page du 28 novembre. Une note, laconique, écrite à l'encre bleue royale, indiquait: Zibelemärit. 

Les minutes passaient. Le silence régnait, troublé par intermittence par les rafales de bise.

Soudain, il se leva. Un appel irrésistible l’avait saisi, il fallait y aller. Il s'habilla chaudement et sorti. Il enfourcha sa bicyclette et, à grands coups dans le pédalier, se dirigea vers la gare. La bise le tirait peu à peu du sommeil. La pendule de la gare marquait cinq heures dix, quand il gara son vélo. Il y avait déjà foule dans le centre-ville. Le quatrième lundi de novembre, se tient, dans la Ville fédérale, le "Zibelemärit" (marché aux oignons). Les Bernois aiment y aller avant de partir pour leur travail. À partir de quatre heures, on boit du vin chaud, mange des tartes ou des soupes à l'oignon, les enfants font des batailles de confettis. Les stands, éclairés au siècle passé par de petits lumignons ou des bougies, proposent des tonnes d'oignons. De nos jours, l'éclairage électrique permet aux visiteurs matinaux de photographier l'oignon sous toutes ses coutures. 

Il se dirigea vers la Place fédérale. Il n'était pas venu depuis plusieurs années. Il marchait comme un automate. Il semblait ne rien voir de la fête. Il s'engagea dans une petite rue qui permettait de gagner le centre. Il s'arrêta. Devant lui, une rue qu'il ne connaissait pas. Il s'avança. Les maisons étaient délabrées. Sur une plainte en bois il pouvait lire ÉPICERIE. Des planches de bois en cachait l'accès. La rue baignait dans la grisaille. Le silence était total. Il se dirigea vers l'épicerie, tourna à gauche et se perdit dans un labyrinthe de ruelles. Tout semblait abandonné. Son cœur battait la chamade. L’architecture ne ressemblait pas à celle de la Ville fédérale. Il n'y avait pas de quartier abandonné dans la capitale. Une ombre disparut au détour d'une rue. Il hâta le pas dans l'espoir de rencontrer quelqu’un. Dans ce décor figé, il n’y avait pas âme qui vive. Il se sentait oppressé. Il voulut fuir, mais il ne reconnaissait rien, c'était un dédale de ruelles baignant dans une lumière grise. Il remarqua une flèche tracée à la craie rouge, il suivit la direction indiquée. Il lui sembla avoir senti un souffle. Il devait être près de la sortie. Un cri retenti. Il se retourna. Une lueur vacillait à l'étage d'un immeuble. Il hésita, entra dans la maison. Tout était abandonné, à moitié en ruine, désert, mais il ne voyait pas une trace de poussière. Seule une commode meublait la pièce. Une lueur jaunâtre éclairait une tache blanche. Il s'approcha. C’était une enveloppe. Il sursauta. Un léger souffle avait soulevé l'enveloppe. Instinctivement, il saisit la missive et la fourra dans la poche de sa veste. La lueur s'estompa. Il sortit rapidement de la maison. Une panique le saisi. Il fallait qu'il sorte. Il se mit à courir. Tout se ressemblait, impossible de savoir quel chemin suivre. Il était en sueur. Un éclair violent, l'espace d'une seconde éclaira un coin de rue qui lui était familier. Il se retrouva dans la rue qu'il avait quittée tout à l'heure. Il s'appuya contre le mur. Un gamin le bouscula. Il sentit que le chenapan se saisissait de l'enveloppe. Il tenta de le rattraper, mais ce fut plus qu'une ombre qui agitait l'enveloppe. Puis tout disparu. Il se massa la nuque. Il consulta son téléphone pour savoir l'heure. En fond d'écran, il y avait un tableau représentant une rue abandonnée. Sur la devanture de ce qui avait du être une épicerie, quelques mots étaient tracés à la craie rouge : MERCI DE NOUS AVOIR AIDÉS.

24 novembre 2016

24 novembre

La Ville fédérale se pare de lumière. Noël approche à pas de géant...
Au bout de la rue, on distingue vaguement les contours de 2017...

19 novembre 2016

Fin des temps

J'aime la période située entre la chute des dernières feuilles et la première chute de neige. Les flocons mettront un terme à cette période magique, appelée, dans les pays germaniques, "la fin des temps". Nous entreront alors dans l'hiver.

MODE D'EMPLOI
de haut en bas
Café à l'Adriano's bar après les courses faites au marché. Les sacs sont remplis de choux rouges et blanc, de carottes de couleurs et de variétés différentes,  de brocoli, de choux-fleur, de concombre,  de châtaignes, d'os à moelle, d'un poulet, de côtes de sanglier,  de crosnes,  de choux de Bruxelles, de la doucette ( mâche ou rampon  selon les région), une courge hokkaido, d'un filet de saumon et de patates...
Dans le quotidien "Le Temps", daté de samedi 19 novembre 2016 , un article est consacré à Alberto Giacometti. Une exposition exceptionnel  se tient au Kunsthaus de Zurich http://www.kunsthaus.ch/fr/expositions/
Une partie de l'article parle aussi d'une exposition qui se déroule au musée Picasso à Paris. Une confrontation des oeuvres de Picasso et de Giacometti. Une longue amitié, d'une vingtaine d'année à unis les deux artistes, elle s 'est interrompue par une brouille .
 Cette huile sur toile, peinte par Picasso en 1931, intitulée "femme lançant une pierre", me plait. On voit la pierre et on distingue la femme...
Feuille morte
Il cielo

17 novembre 2016

Aéronefs

Des aéronefs zigzaguent, se croisent, parfois se frôlent dans de longues trainées de vapeur, rosies par le soleil qui se couche. Il fera nuit avant 18H00.
Boire un café en n'écoutant pas la radio, si on écoute , elle annule tout..!
SE COUCHER TARD - NUIT

12 novembre 2016

Suzanne est orpheline...

Samedi, c'est jour de marché dans la Ville fédérale.
À l'Adriano's bar c'est la presse. Il est difficile de trouver une place libre.
Les deux ventilateurs, fichés au plafond, baillent d'ennui. Ils sont au repos forcé. Le haut parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse de la musique légère.
La une du quotidien "Le Temps" et du journal "Le Monde", datés du samedi 12 novembre 2016, annoncent la mort de Leonard Cohen.  Ils consacrent, chacun, une pleine page intérieur à cette légende de la chanson.
So long Marianne... 
11 novembre 2016

Carnaval

11 du 11 à 11H11

Selon la tradition, la saison du carnaval s'est ouverte ce vendredi 11 novembre à 11H11. L'ours, symbole de la ville de Berne, à été enfermé dans la Tour des prisons. Il sera libéré le premier jour du carnaval bernois.
L'ouverture du carnaval le 11 du 11 à 11h11 remonte à très longtemps. C'est une tradition germanique. Répandue en Allemagne, en Autriche et en Suisse alémanique, elle est aussi présente dans le canton de Fribourg et du Valais.

Ric a envoyé, via I-Truc , quelques photographies de cet événement

31 octobre 2016

La brisolée

LUNDI
Prendre la clef des champs et quitter le monde urbain pour se plonger dans l'atmosphère de l'automne à Arolla, en Valais. Les fous de lumière prennent des teintes jaunâtres qui irradient le paysage. C'est grandiose.
Les restaurants de la plaine du Rhône annoncent en grandes lettres "Brisolée". Cette tradition culinaire automnale du Bas Valais est peu connue ailleurs...
De retour à la nuit tombée dans la ville fédérale, on tombe sur les voisins du rez-de-chaussée et du 1er étage qui mangent un risotto d'Halloween devant la maison...

 

30 octobre 2016

Heure Divers... C'est l'hiver

DIMANCHE

A trois heures, il était deux heures...
Il a fallut retenir la grande aiguille de l'horloge pendant une heure. Un travail assommant...   
Le soleil est venu pour la journée...
Courir dans les feuilles mortes comme des enfants. Cela ne plaisait pas aux adultes de voir un pré-vieux mettre en désordre les tas de feuilles bien rangés le long des murs. Les bernois détestent voir des feuilles mortes qui trainent. Moi, j'adore...   
Faire un égoportrait de veille de la nuit de la grande citrouille... Le soleil qui, par fatigue ou par paresse, zone à basse altitude, transforme nos ombres en géant!
Les avions passent et repassent au-dessus de la Ville fédérale, et le fer à dissout, et le fer à dix sous c'est pas cher..! (Hips) Comprenne qui pourra...
Les Alpes avaient fière allure...
Le Palais fédéral regarde l'Aar couler 
Le soleil se couche tôt quand les montres suisses sont en mode hiver...

29 octobre 2016

Dernier samedi d'octobre

Journée superbe... Le brouilard s'est retiré vers 10H00. La Ville fédérale, débarrassée de cette couverture grise et humide, a pris des allures de fête.

RECETTE POUR "UNE JOURNÉE SOMPTUEUSE D'AUTOMNE"

Faire 5 photos de Köniz, ajouter 4 clichés de Berne, un paysage pris depuis Grosshöschtetten et diluer le tout dans un coucher de soleil croqué à Berne...

 

Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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