La sobrasada
Petit déjeuner de luxe, oeufs sur le plat à la sobrasada. La sobrasada, cette charcuterie de Majorque, indispensable dans la cuisine des Baléares.
Petit déjeuner de luxe, oeufs sur le plat à la sobrasada. La sobrasada, cette charcuterie de Majorque, indispensable dans la cuisine des Baléares.
Pour fuir le brouillard qui, sournoisement, envahit la Ville fédérale et les vallées des environs, une randonnée depuis Fankhaus, petit village, au Napf permet d'admirer les collines de l'Emmental. Au loin, le Jura et la Forêt Noire, d'un côté, et les Préalpes et les Alpes, de l'autre, émergent du brouillard. Au sommet, à 1408 mètres, une pause fromage et lard permet de prendre des forces pour redescendre. Il faut compter 2 heures et demie pour monter et la descente, par un chemin plus court, se fait en 1 heure 30. Les collines de l'Emmental sont très pentues et la déclivité frôle parfois les 85%. Les grès acides accueillent myrtilles, airelles et bruyères. Les vaches paissent à flanc de collines. Une balade avec des points de vue imprenables, loin des rumeurs de la ville...
Alors que tout le monde est absorbé par son labeur du côté de la Ville fédérale, escapade dans la vallée de Conches (Goms). En 67 minutes le train effectue le trajet Berne - Brigue. Le convoi s'engouffre dans un trou de souris sous les Alpes bernoises et termine sa course vagabonde de conserve avec le Rhône entre Viège et Brigue. Depuis Brig, 35 minutes de voiture suffisent pour gagner Münster dans la vallée de Conches. De Münster, balade à pied jusqu'à Ulrichen. Dans la vallée, la neige est présente et les skieurs de fond sont déjà nombreux.
Généralement, le Valais est sous le soleil. Aujourd'hui, des nuages se traînaient sur les pentes de la vallée, ils se sont dissipés en début d'après-midi, laissant voir les mélèzes, dépouillés de leurs aiguilles. Les fous de lumières, comme on nomme ces arbres, colorent, en automne, le paysage de couleurs jaune, ocre et brune.
Ce matin, les toits de la capitale étaient blancs...
Dans la campagne, près de Wabern, une tache jaune dans le noir et blanc du décor, le jasmin d'hiver....
le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas (Texas) à 12 h 30 CST, le trente-cinquième président des États-Unis, John Fitzgerald Kennedy était assasiné.
Il ouvrit la fenêtre et hurla: "L'hiver, c'est l'hiver". L'écho propagea aux quatre points cardinaux: "L'hiver, c'est l'hiver". Pendant la nuit, alors que tout dormait, une fine couche de neige est tombée sur le Gurten et les collines voisines. Cette première neige à englouti la fin des temps. Une fin des temps qui, cette année, a été belle. Traversée de soleil,de brouillard et de pluie, elle a eu une vie exceptionnellement longue. Chaque année, c'est le suspens, une neige précoce pourrait nous priver de ces moments magiques où la nature, achevant son cycle, est immobile, comme en attente. Dans les campagnes silencieuses, seul le cri des corbeaux se fait entendre, les champs sont déserts. La neige effacera ce décor de silhouettes décharnées et tordues que sont les arbres nus. La nature semblera sommeiller, mais elle prépare sa renaissance..
L'hiver est arrivé pendant la ronde nocturne des chats, qui ont autre chose à penser qu'aux chutes de neige sur le Gurten. Ils ont des statistiques à remplir, des objectifs de souris à atteindre. La vie d'un chat, qui nous semble une vie de rêve, est un enfer. Les DRH sont impitoyables. Mal organisés, les félins n'ont pas de syndicats et ne perçoivent pas d'indemnités de chômage.
L'hiver est arrivé et nous avons organisé, en urgence, le rapatriement des plantes en pot du potager. On creva les chevaux et en une grande heure, les pélargoniums, les camélias, le fuchsia et le gardénia furent installés pour la journée devant la maison. En début de soirée, alors que le mercure chutait, tout ce jardin en pot prit ses quartiers d'hiver dans la buanderie. Une fois de plus, le gardénia était sauvé ICI.
Une neige timide tomba sur la ville fédérale vers 18H30...
Photos; A gauche, les collines enneigées - A droite, Le Gurten avec la neige - En bas, il neige à Berne