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Rêveries
28 novembre 2019

Nuit 7/16 - Pluie, pluie ...

Jeudi
Il pleut ...
J'ai filmé la pluie, un dimanche de novembre. J'aime la pluie !

Novembre - Un dimanche de pluie

Novembre - Un dimanche de pluie
Avec la participation de Trazom
Filmé le 17 novembre 2019
Réalisation Jeanjacques666

18 novembre 2019

Aqua alta

 

 

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 Peinture de Miki de Goodaboom

Devoir de Lakevio N° 16 (ICI)

Aqua alta

"J’aime la façon dont tu as agencé ton salon. Ce canapé moderne au milieu de ces quelques meubles anciens est bien choisi. Il y a juste la croûte qui surplombe le canapé qui détonne !"

Paul sourit. Il avait acquis le tableau, installé sur la paroi en bois du salon, au début des années 1980. Le peintre était inconnu à l’époque. La toile peinte en 1977, pour les 30 ans du Tour de Romandie, montrait le sprint d’une arrivée d’étape. On y voit Gianbattista Baronchelli (vainqueur du Tour 77) en tête suivi de Joop Zoetemelk (2e du tour 77), le peloton les talonne. Les grands noms du cyclisme figurent dans le palmarès de cette course à étapes qui se déroule en début de saison. 

Bartali, Kübler, Koblet, Bobet, Motta, Merckx, Gimondi, Thévenet, Van Impe, De Wlaminck, Hinault, Roche, Rominger, Indurain, Richard, Jalabert, quelques coureurs parmi tant d’autres qui sont montés sur le podium du Tour de Romandie. 

"Ce tableau a été peint par VVG" dit Paul
"Alors ce n'est pas une croûte. Tu l'as acheté combien ? Il est assuré ?"
"J'adore ta façon de concevoir l'art, mon neveu. Il y a cinq minutes c'était un tableau au-dessous de tout et maintenant tu es intéressé !"
"Un VVG ..."
"Pour moi c'est un souvenir de ma région, plus insolite qu'un Charles L'Eplattenier. Et puis, c'est plus intéressant d'acquérir une oeuvre d'un peintre qui débute. Cela lui permet de vivre, ou plutôt survivre. VVG est devenu très connu et hors de ma bourse. Quant à assurer ce tableau, autant acheter un tableau par an. C'est un puits sans fond les assurances d'œuvres
 d'art. L'argent ne remplacera pas le tableau perdu ..."


Une sirène retentit.
"Qu'est-ce que c'est ?" demanda le neveu
"C'est l'alerte de l'aqua alta. Trois sons crescendo, la marée sera importante !"
"Mais il n'y a pas de marée ici, c'est pas l'Océan" dit le neveu avec aplomb.
"Au lieu d'avoir le nez en permanence plongé sur l'écran diffuseur de jeux vidéo, regarde ce qui se trame autour de toi"
"Alors, la grosse inondation de l'autre jour, c'était une marée géante. C'était super drôle, j'ai fait plein de photos."
"Oui, c'est du plus haut comique" ironisa Paul "Venise se détruit, c'est très amusant !"
La sirène retentit à nouveau.
"Bon, mon garçon, il est temps que tu regagnes ton hôtel. Dans une heure ce sera difficile. Passe demain vers midi. Il est temps que je te fasse découvrir la Sérénissime."
"la Sérénissime ?"
"La Sérénissime république de Venise, en vénitien : Serenìsima Repùblica Veneta" Chuchota Paul à l'oreille de son neveu.

L'appartement avait retrouvé son calme, la course cycliste avait repris son cours. Paul, triste, regardait depuis la fenêtre du salon l'eau monter. Il se dirigea vers la bibliothèque, tira du rayon du bas un disque 33 tours 1/2 minutes et le plaça sur le tourne-disque. "Verte campagne" chanté par Les Compagnons de la chanson résonna dans la pièce. Fred Mella venait de mourir. C'était le dernier Compagnon ...

Verte campagne Les Compagnons de la chanson - youtube

 

14 octobre 2019

La Vltava

Devoir de Lakevio du Goût N° 12

Aldo Balding.jpg

Vous avez déjà une idée de ce qui surgit de cette toile d’Aldo Balding. Racontez l’histoire que vous avez à coup sûr imaginée et prévenez en le disant en commentaire du devoir que je vous présenterai lundi. Le Goût, c'est ICI

 

La Vltava roulait des eaux automnales. Sur les égoportraits envoyés aux quatre points cardinaux, au moyen de I-Truc et autres androïdes, le bleu de la plus longue rivière de la République tchèque, en arrière-plan des sourires de circonstance, plus généralement on tirait la langue, montrait des bleus fantaisistes obtenus par l’artifice de logiciels pernicieux qui permettaient surtout de s’offrir des chirurgies esthétiques à moindre frais, exemptes de complications sanitaires. La vie sur la toile virtuelle est une si jolie vie !

 

Le pont de pierre qui relie Staré Město pražské au quartier Malá Strana, était presque désert. Un soleil d’octobre, tiède et lumineux inondait de ses rayons l’ouvrage vieux de plusieurs centaines d’années. Une femme marchait en direction de la vieille ville. Un homme la dépassa, fit volte-face et lui lança « Patricia sur le Pont Charles, quelle bonne nouvelle ! » Elle s’arrêta. De dos, elle avait l’air d’une madone. Le soleil irradiait sa chevelure. Elle l’interrogea « Vous foutez quoi ici ? » Elle n’avait rien perdu de sa verve. « Vous vous souvenez de notre dernière rencontre ? », elle grimaça, après une brève hésitation elle tenta « En 2004, à la fête de mes 40 ans ». « Archi faux, en 2012, Cité des Doges, Harry’bar, à la table qu’occupait Ernest ». Elle éclata de rire, et ajouta « Vous lisiez Paris est une fête dans une édition revue et augmentée parue chez Gallimard en 2011, na ! » Il resta songeur. Elle compléta « Vous aviez acheté l’exemplaire à la librairie Descombes, à Genève, juste avant sa fermeture définitive »

 

Ils s’étaient connus à Genève à la fin des années septante. Ils avaient écumé bars, discothèques, salles de cinéma, de concert et de théâtre de la cité de Calvin. Ils avaient fait l’amour dans une loge du Grand Théâtre lors d’une générale. Ils étaient souvent, dans leurs virées nocturnes, accompagnés d’une bande de joyeux fêtards. Ils étaient amis, parfois amants. Enfant unique, ils se considéraient comme frère et sœur. Par jeu, pour épater la galerie, à l’époque de leur rencontre, ils avaient décidé de se vouvoyer. Ils n’avaient jamais dérogé à cette règle.
Ils se voyaient quand le destin les mettait sur le même chemin, comme ce lundi d’octobre à Prague.

 

« Vous êtes libre ? » lui demanda-t-il
« Jusqu’à demain à 11 heures »
« Ma chambre d’hôtel est une double » précisa-t-il.
« La mienne aussi, na ! »
« On tirera à la courte paille »
Ils parcouraient les derniers mètres du pont côte à côte, insensibles aux bruits extérieurs, en faisant des projets pour la journée.
Elle le tira par le bras « Vous avez lu le dernier Sagan ? »
« J’ai lu beaucoup de ses romans et de ses pièces de théâtre, mais pas ses dernières productions ».
« Je parle de son roman paru en septembre ».
« 2019 ? » demanda-t-il.
« Oui »
« Apprenez ma bonne dame, que Françoise est morte en 2004 ! »
« Apprenez mon bon ami que les mystères de l’édition sont insondables. Un manuscrit éparpillé, rabiboché par un fils aimant, qui concocte des préfaces pour les rééditions des romans de sa mère et qui a la chance de préfacer un inédit... »
« Oui, je vois... ».
Il prit Patricia par le bras. Il lui demanda si elle avait lu le roman.
« Il est en lecture, actuellement en attente dans ma chambre d’hôtel ».
« Donc, pas besoin de tirer à la courte paille, affaire conclue »
Ils éclatèrent de rire. Ils iront à la place Venceslas, se recueillir sur le mémorial Jan Palach puis s’égareront dans la vieille ville sur les traces de Franz.
« Finalement vous ne m’avez pas dit ce que vous foutez ici ... »
La réponse se perdit dans le brouhaha ambiant.

Octobre 2020
Il trouva devant sa porte un colis. Il n’y avait ni expéditeur ni message d’accompagnement, juste un tableau. Il fut ébahi. De dos on reconnaissait Patricia avec sa chevelure irradiée de soleil. Lui était de face. Les pavés du pont Charles occupaient une grande place du décor. Au fond, en légère ombre chinoise, la vieille ville de Prague. La toile était signée Aldo Balding et datée d’octobre 2019. Quelques jours plus tard, le tableau avait été encadré et trouvé sa place dans le salon du bénéficiaire de ce souvenir inattendu. Entre deux Baratelli*, le Balding attirait le regard.

 

Octobre 2021
Patricia en rentrant chez elle, trouva, glissée sous la porte de son appartement, une lettre au parfum de mystère. Elle contenait un billet pour un concert accompagné d'un programme. Un chef d’orchestre prestigieux, des artistes connus et un programme alléchant ne manquant pas de retenir l’attention. Elle découvrit rapidement l’expéditeur de ce présent. Parmi les œuvres jouées, l'une était passée au surligneur jaune : Bedrich Smetana (1824 – 1884) La Moldau.
Rêveuse, elle pensa à cette rencontre sur le pont Charles et à la Moldau qui roulait des eaux automnales …

 

*Carlo Baratelli, peintre chaux-de-fonnier est mort en novembre 2017 à l’âge de 92 ans.

 

7 octobre 2019

Le pont en pierre

Devoir de Lakevio du Goût N° 11

"Ce serait bien que ces mots, par lesquels vous commencerez votre devoir, vous inspirent :

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles… »

Et vous le terminerez par cette phrase de Patrick, non, pas « Patriiiick ! », l’autre, Modiano : « Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. » Entre les deux, vous contez sans compter… À lundi."
Le goût se lit ICI


Le pont en pierre

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles… »
Accoudé sur le parapet d’un pont en pierre qui surplombe la rivière, je fixe l’eau sombre. Les arbres, touffus à cet endroit, forment un toit au-dessus du cours d’eau. Il est presque minuit, les feuillages cachent la voûte céleste. L’obscurité est accrue par cette nuit sans lune. 

Tous les soirs, quand retentit une cloche lointaine qui égrène les douze coups de minuit, une forme blanche, légère et irréelle dérive au gré du courant de la rivière. Elle flotte entre deux eaux. Quelques grillons chantent des amours disparus. Des lucioles, lumignons argentés, accompagnent le passage de ce fantôme blanc. L’hiver, quand la rivière est gelée, la glace se retire pour laisser passer ce lys immaculé qui depuis la nuit des temps passe sous le pont de pierre.

Tous les soirs je quitte le pavillon que je loue pendant l’Été, le bel été. C’est un vestige de l’exposition nationale de 1896 qui se déroulait à Genève. Démonté, il a été reconstruit 150 kilomètres plus loin, au bord du plus grand lac entièrement en Suisse, à l’extrémité d’une plage de galets. La rivière que je remonte chaque soir jusqu’au pont de pierre se jette dans le lac où meurt lentement cette plage de galets, rongée par les vagues. Avant de traverser la plaine, le cours d’eau a creusé des gorges qui, à la belle saison attirent les promeneurs.

Un falot-tempête que je porte à bout de bras me guide sur le sentier qui borde la rivière. Le silence est bercé par une brise légère, quelques hululements d’une chouette (une chouette histoire dixit Le Goût !) qui part à la chasse aux rongeurs inquiètent, les grillons se sont tus. 

Un froissement d’aile, des brindilles qui volent en tous sens, le cris d’un mulot, une tache sombre qui se fond dans le ciel noir, les respirations reprennent, la souris compte ses petits, le concert des grillons redouble d’ardeur, la nuit sera douce.

Je pose le falot-tempête sur le parapet du pont en pierre. L’eau sombre glisse, saupoudrée d’étoiles, vers les eaux saumâtres du lac.  
Un silure inspecte les lieux puis l’ombre blanche passent, ses voiles blancs font comme une traîne. Je jette une tresse de fleurs qui s’accroche à son bras. Je murmure « Je t’aime Ophélie ». 

Les rumeurs de la ville chuchotent que ce vieillard qui bat le pavé de sa cane, tard dans la nuit, passait les Étés, les beaux étés de sa jeunesse dans un pavillon au bord du lac. On raconte l’avoir vu à minuit sur un pont en pierre parlant tout seul. Un berger qui gardait un troupeau de moutons dans la plaine ajoute qu’il aurait entendu prononcer le prénom d’une jeune femme, mais c’est si lointain cette histoire il a oublié. Il se dit qu'un fantôme en forme de lys passe sous le pont de pierre. Des poètes en parlent dans des textes énigmatiques.

Parfois des fêtards se postent sur le pont en pierre à minuit. Ils braillent, ils pissent dans l'eau sombre debout sur le parapet. Tout se fige de stupeur dans ces instants de désordre. La troupe repart, bruyante et hilare, l'un d'eux trempé est tombé dans la rivière.  Ils n'ont pas vu de fantôme, personne n'a jamais rien vu.

Si l'on s'approchait du vieillard qui, toutes les nuits arpente la ville en cherchant désespérément un pont dans cette ville désertique, et que l'on collerait son oreille contre ses lèvres qui bouge sans fin, on l'entendrait murmurer ...
« Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. »

8 septembre 2019

Un été en Suisse - Fin de semaine - Nuit 3/16

Vendredi, bref passage dans la ville de mon enfadolescence, La chaux-de-Fonds
431BC0F2-0F3A-4160-87A8-8E878C8FA8881022BD4C-106E-4096-B2E5-681DACD02D78De là, arrêt pour la nuit à Lignières, le village des vacances de mon enfance avant de regagner Berne samedi matin.
L'après-midi, excursion à Spiez. La roseraie, qui loge dans un minuscule espace, en terrasse au pied du château, est de toute beauté en ce début septembre.
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Dimanche, balade de Wabern à l'aéroport de Blep/Berne. Une classique, effectuée trois ou quatre fois par an. Aujourdhui, elle s'est effectuée entre deux averse. Le parapluie est resté dans le sac à dos.
C1473FA4-AC9D-40F1-81EF-1F551A785E22Ci-dessous quelques fruits de saison :
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Et puis, à partir de demain, c'est vacances... Le réveil ne sonnera pas à 04h03 ! Ce sera la paresse totale...

7 septembre 2019

Un été en Suisse - Café - Nuit 2/16

Feuilleter un catalogue en buvant un café, un vendredi de septembre dans la ville de mon enfadolescence, La Chaux-de-Fonds.
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J'âi toujours eu une passion pour le catalogue de la Pléiade.


Musique pour un samedi soir

Philip Glass, né le 31 janvier 1937 à Baltimore dans le Maryland aux États-Unis, est un musicien et compositeur de musique contemporaine. Il est considéré comme l'un des compositeurs les plus influents de la fin du XXe siècle. Il est, avec ses contemporains Terry Riley et Steve Reich, l'un des pionniers et l'un des représentants les plus éminents de la musique minimaliste, notamment de l'école répétitive, et de la musique classique des États-Unis.

Philip Glass: Symphony No. 1, "Low" (complete)

Symphony No. 1 (Low Symphony) (1992):
I.Subterraneans
II.Some Are 15:12
III.Warszawa 26:30

The Brooklyn Philharmonic Orchestra
Dennis Russell Davies, conductor

12 août 2019

Un été en Suisse - Notes de bas de page

22h13, les longues soirées d'été, rangées dans des boîtes à souvenirs, entassées dans les combles du château des contes de fée, ont fait place à la nuit. Il fait doux. Le concerto pour clarinette no2 en mi bémol majeur de Leopold Kozeluch (ICI) se dilue dans la cuisine. La cafetière italienne encore chaude ne va pas tarder à se coucher. Le café, pur arabica, fume dans la tasse au décor d'arrière été. Les chats se bagarrent, les rugissements de ces félins troublent la nuit, les nuits, toutes les nuits. La clarinette apaise les tensions.
La maison est silencieuse. Les enfants dorment. C'était la rentrée scolaire, ce lundi de presque mi-août, dans la Ville fédérale.

Leopold Kozeluch - Concerto pour clarinette no2 en mi bémol majeur

29 juillet 2019

Un été en Suisse - Les lapins nains des enfants

Lundi
Après les pluies de cette fin de semaine, le soleil revient.
Je m'occupe des lapins nains des enfants du rez-de-chaussée. Ils vivent (les lapinus) dans une grande cage dans le jardin. Ils sont deux. J'ai oublié leur nom, des noms suisses allemands imprononçables ! Ils sont très curieux et font la fête quand j'apporte l'assiette de nourriture. Je m'installe dans leur demeure et je les regarde manger. Il y a un rituel, ils occupent toujours la même place face à l'assiette, le noir à gauche et le blanc cendré à droite. Aujourd'hui, quand j'ai apporté le plat, cela a crée un remue-ménage et chacun avait la place de l'autre. Ils ont commencé de dévorer des feuilles de salade, tout à coup le lapin noir à passé derrière le blanc cendré et le cendré s'est déplacé. En une fraction de seconde, tacitement, ils avaient repris leur place préférée. Un peu plus tard, le noir s'est étiré comme un chat, pattes en avant, dos creusé en baillant. J'ai ainsi pu voir les fameuses incisives, marque de fabrique des lapins.

 

J'ai filmé une balade printanière, du Colonial bar à Saint-Louis, en France (ville contigue à Bâle), en passant par Blatten...

Ballade pour une balade - "Souvenirs printanier" #vlog #vlog13

Ballade pour une balade - "Souvenirs printanier" #vlog #vlog13
Carnet vidéo filmé en avril et mai 2019
Dans des lieux aussi divers que le Colonial bar, Ostermundigen,
Berne: Wankdorf, la Roseraie, Kandersteig, Goppenstein, Blatten, Saint-Louis, Berthoud
Réalisation Jeanjacques666

27 juillet 2019

Un été en Suisse - Légumes d'été

Sur le tourne disque virtuel tourne à 33 tours 1/2 minute un vinyle imaginaire. En vrai, il s'agit de musique compressée quelque part dans un nuage qui, une fois passée dans le décompresseur restitue un semblant de vraie musique. Ce soir d'été, j'écoute un concerto pour hautbois en fa majeur du compositeur Giuseppe Ferlendis.

Sur la table de la cuisine, traîne une cafetière italienne encore tiède mais vide. Une tasse posée sur une soucoupe, ensemble à l'origine blanc, mais, après les libations d'un 100 % arabica bio du Pérou (les accrocs du petit noir ne prennent pas en compte l'empreinte carbone de leur drogue !), deux ou trois taches brunes signalent que le café est irrémédiablement bu.

Ce matin, avant la pluie, je suis allé au marché.
De gauche à droite et de haut en bas :
Des dents de lion, un concombre, des carottes, un poivron
Des haricots coco
Différentes variétés de tomates
Une laitue Grasse de Morges (ICI), des courgettes

La plupart de ces légumes viennent de "Bio Blaser" de Salavaux. Le stand est toujours pris d'assaut.
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Il est tard. Des fêtards ne passent pas inaperçus en longeant la rue.

Giuseppe Ferlendis est un compositeur et hautboïste italien né en 1755 à Bergame et mort en 1810 à Lisbonne.

Giuseppe Ferlendis - Concerto pour hautbois en fa majeur

Mouv.I: Allegro 00:00
Mouv.II: Adagio 06:10
Mouv.III: Rondo: Allegro con brio 09:07

Hautboïste: Helen Jahren
Orchestre: Musica Vitae
Direction: Peter Csaba

25 juillet 2019

Un été en Suisse - Concertante en si bémol majeur pour clarinette, cor et basson

Cette nuit sera tropicale ou ne sera pas !
Pour s'endormir sereinement en imaginant une nuit douce avec une brise qui berce les rêves, rien de mieux que la Concertante en si bémol majeur pour clarinette, cor et basson de Bernhard Henrik Crusell.
Cette concertante me plonge dans les vacances de mon enfance, à la campagne, chez ma grand-mère. Les étés étaient d'un tout autre ordre. Dans mon journal, le mot "pluie" se répétait à l'infini.

Bernhard Henrik Crusell, né à Nystad, aujourd'hui Uusikaupunki, le 15 octobre 1775 et mort à Stockholm le 28 juillet 1838, est un clarinettiste et compositeur finlandais. Il a composé de nombreuses pièces dont la majorité pour son instrument.

Bernhard Henrik Crusell - Concertante en si bémol majeur pour clarinette, cor et basson, Op.3 (1816)

Mouv.I: Allegro 00:00
Mouv.II: Andante sostenuto 15:11
Mouv.III: Allegro ma non tanto - Andantino di Cherubini 20:41

Clarinette: Kjell-Inge Stevensson
Cor: Ivar Olsén
Basson: Knut Sönstevold

Orchestre: Swedish Radio Symphony Orchestra
Direction: Okko Kamu

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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

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GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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