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Rêveries
13 septembre 2025

Il automne - Tinguely

WAGON-RESTAURANT
06h42, Bienne – Olten en wagon-restaurant

wagon-restaurant

wagon-restaurant

PLAN FIXE – UNE MINUTE PAR JOUR

PLAN FIXE - 1 MINUTE PAR JOUR - Bâle - Theaterplatz - La fontaine de Tinguely - 13 septembre 2025 / 10h21 - Images, montage, réalisation Jeanjacques666

BÂLE
La vieille Europe qui passe, la fontaine de Tinguely. Jean Tinguely aurait eu 100 ans cette année.

Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle
Bâle

Bâle

BERNE
Doppio et lecture au Versa bar

Berne - Versa bar

Berne - Versa bar

et cetera desunt

1 septembre 2025

Il automne - Retour aux fondamentaux, aux feuilles mortes et aux détritus végétaux

Mode d'emploi pour un été qui s'est terminé hier !

L’automne commence aujourd’hui, mais le cœur est encore plongé dans les effluves de l’Été, du bel été.
Pendant le mois d’août, j’ai regardé « Les vlogs d’août ». C’est la seule série que je regarde et la saison 9 était sublime. Nous étions chaque jours, pendant 31 jours, un million de vlogos à suivre les aventures de Lena, Solène, Markus, Seb la frite et tous les autres.
Les vlogs d’août, tout le monde en parle, c’est une institution. Merci Lena…

Le 1er août, fête nationale, j’ai filmé quelques plans du cortège folklorique à Interlaken :

1er août 2025 - Fête nationale - Interlaken cortège folklorique - Florilège - Filmé le 1er août 2025 à Interlaken - Images, montage, réalisation Jeanjacques666

et cetera desunt

18 novembre 2024

Il automne - C'est la fête !


Feuilles

d'automne


200ème Devoir de Lakevio du Goût.
Une photographie, un peu jaunie, des participants au devoir du lundi datant de l'été 2016 est accrochée ICI, pour l’éternité…

La consigne :

Il automne - C'est la fête !

Je suis sûr qu’il y a chez chacune et chacun de vous une endroit qui, bien qu’il ait peu changé a subi un changement qui, pour petit qu’il soit, a modifié grandement votre perception de l’endroit où il a eu lieu.
Et je suis tout aussi sûr que vous mourez d’envie de le raconter.
Il en va ainsi chez moi du square Nadar, en haut de la Butte Montmartre, qui a vu arriver un élément de façon étrange depuis que je suis entré en sixième au lycée situé en bas de la Butte.
L’état de quasi ruine du lycée montre qu’on accorde plus d’importance à l’état d’un minuscule recoin d’un square inconnu  que d’un établissement chargé d’amener les jeunes gens aux sommets des savoirs de l’humanité…
Bon, il faut admettre que le haut de la Butte est plus rentable grâce aux touristes que le lycée grâce aux élèves…
J’espère donc lire lundi « l’effet papillon » que de petits changements produisent sur votre vie…

Ma nonante-cinquième participation :

Le brouillard monte de la vallée, envahit les hauteurs du village et d’étranges arabesques dissimulent l’Augstmatthorn. Le petit village dans les montagnes, accroché au flanc des Préalpes, à plus de 1000 mètres, grelotte. Le gardénia est rentré depuis quelques jours, la crudité du brouillard, les chutes de neige précoces, le gel, toutes ces fantaisies hivernales l’importunent.
L’aiguille à la pointe de saphir tombe avec lenteur dans le sillon d’un vinyle qui tourne à 33 tours ½ par minute, l’andante de la Symphonie n° 101 en ré majeur, « L’horloge », de Joseph Haydn résonne dans l’appartement dépouillé des ses gravures et de la quasi-totalité des meubles. Adam Fischer dirige l’orchestre de chambre danois.
L’appartement presque vide ressemble à une installation de Pipilotti Rist. La planche à repasser fait office de table, un fauteuil à oreille sorti d’un roman de Thomas Bernhard, fauteuil douillet d’où l’on scrute le monde en fixant un écran aux pixels délavés, occupe le milieu du salon/salle à manger/cuisine (tout communique). Un déménagement au long cours, un amas de cartons là-bas, une pile de malles ici, nous permet de pratiquer le camping d’appartement. 
Les pianos à queue qui obstruent les salons deviennent des casse-têtes lors d’un déménagement. Ici, c’est le télex qui donne du fil à retordre, il faudra le débrancher à la dernière minute. C’est par télex que la consigne du devoir du lundi à atterrit sur la planche à repasser. 
À la tombée de la nuit, quand le givre s’agrippe sur l’extérieur des vitres et forme d’étranges arabesques hippopotamesques, je songe à préparer une brisolée pour le souper.
La brisolée est une spécialité culinaire du Valais. Les terres acides du Bas-Valais permettent la culture de la châtaigne. En automne les restaurants de Martigny, de Fully et bien au-delà affichent complet. Les convives se pressent pour déguster une brisolée. Les châtaignes grillées sont présentées dans leur bogue. Des charcuteries, du fromage, du raisin, des pommes, du pain de seigle accompagnent ce plat traditionnel. La brisolée vient du mot patois « brejoïeu » signifiant cuit sur la braise.
En entaillant les châtaignes, le souvenir d’un voyage dans une île me revient en mémoire. L’opération entaille demande de la concentration, un oubli et un crépi de châtaigne recouvre les parois du four. La châtaigne est un fruit explosif.
Un bateau des années 1950 relie l’île et le continent au gré des marées. On se déplace à pied, un chemin de randonnée y fait le tour. De rares voitures circulent. Sur la côte sauvage une crique abrite un petit port de pêche. Il est surplombé par un café minuscule, trois tables. A travers les fenêtres on entend le vent, la tempête. Quelques bains de mer sur la côte sous le vent. Et le soir en rentrant à l’hôtel, ces sardines poêlées au beurre servies en entrée, on en parle encore…
C’est tous ces souvenirs que nous allons retrouver septembre 2015.
En arrivant sur le quai la baraque qui sert de salle d’attente et de vente des billets pour la traversée est remplacée par une gigantesque gare maritime. En montant à bord du vieux chalutier des années 50 nous pénétrons dans un ferry à deux ponts. Une file de voitures patientent pour embarquer. En arrivant au port de l’île, à la tombée de la nuit, j’écarquille les yeux. Le restaurant a fait des petits, les terrasses sont bondées, les voitures engorgent la place, le silence a disparu. L’hôtel année 1930, remplacé par une bâtisse morne nous sert des sardines pleines d’amertume. En parcourant l’île nous découvrons des arrêts d’autobus. Deux lignes, pour éviter la fatigue aux touristes, ont été créés. Nous trouvons difficilement des places dans le petit bar surplombant le port de pêche. Reconstruit plus grand, il est plein. Nous nous réfugions dans un coin de l'île peu exploré pour digérer ces chocs. 1992, 2015, il n’y aura pas de 2038 à l’île d’Yeu, c’est décidé !

Adieu Charles !

11 novembre 2024

Il automne - l'heure de rendre le devoir du lundi



Feuilles d'automne
11 du 11 à 11h11, ouverture du carnaval

199e Devoir de Lakevio du Goût.

La consigne :

Il automne - l'heure de rendre le devoir du lundi

Je connais depuis longtemps cette toile d’Andrew Wyeth.
Chaque fois me vient une série de questions.
Souvent les mêmes questions…
Cette jeune femme couchée dans l’’herbe, qu’y fait-elle ?
Tente-t-elle de fuir ?
Est-elle surveillée par une marâtre ?
Veut-elle atteindre ou fuir la maison qu’on aperçoit au loin ?
Et si oui, pourquoi ?
Et si non, pourquoi ?
Faites part de vos conjectures et je vous ferai part des miennes.
À lundi…

La nuit, le plateau courbe l’échine sous un vent impétueux et glacial qui empêche les arbres de pousser. L’herbe rase et jaunâtre semble ignorer les saisons. Le hameau, deux maisons et une ruine, recense deux âmes. Un registre dans un ministère très éloigné des réalités du terrain l’atteste.

« Ici, c’est ravitaillé par les corbeaux », avait prévenu l’agent immobilier à une grand-mère trainant à bout de bras sa petite-fille. 

Les corbeaux devenus rares, on ne mangeait pas souvent. Les corps immobiles et de plus en plus décharnés attendaient la nuit, pour respirer un peu.
Les journées brûlantes, sous un ciel opalescent, dans un silence assourdissant, se passent à attendre le bruit du moteur de l’épicer ambulant. Journées interminables troublées par les gargouillis des estomacs affamés. L’attente pouvait durer des semaines. Un nuage de poussière aux confins du plateau annoncera une vague soupe de légumes agrémentée d’un bout de lard.

La grand-mère, assise devant la porte de la masure, vêtue d’une robe noire qui tombe en lambeaux, appuyée contre le chambranle, ressasse des souvenirs de plus en plus diffus en fixant le lointain. Sa mémoire fatiguée puise au hasard, « Ici, c’est ravitaillé par les corbeaux ».

Sa petite fille devenue adulte ne s’exprime que par borborygmes. Chaque jour, éternel recommencement, dans sa robe d’un rose effacé par le temps, elle rampe sur l’herbe rase et jaune en direction de la maison abandonnée plantée au bout du champ. La nuit interrompt l’aventure.

Les seules paroles de la petite-fille furent chuchotées, il y a si longtemps, à une fourmi égarée sur ce plateau inhospitalier,

« Je hais l’école, le travail ne m’inspire pas, je simule l’enfance, je suis le grain de sable dans le rouage de l’ordre établi ».

La nuit, des quintes de vent troublent le silence.

14 octobre 2024

Il automne - ça déménage


Feuilles d'automne
14 octobre
Perdu dans les cartons, on emballe, on emballe…

195e devoir de Lakevio du Goût
Une photographie, un peu jaunie, des participants au devoir du lundi datant de l'été 2016 est accrochée ICI, pour l’éternité…

LA CONSIGNE

Cette toile de Mark Keller me rappelle quelque chose et m’inspire un conte.
Mais à vous ?
Qu’inspire-t-elle ?
On le saura peut-être lundi…

Il automne - ça déménage

Diariste depuis 56 ans !!!

Le temps presse, j’emballe, j’emballe. Bientôt une déménageuse à l’horizon. Pas le temps pour une danse avec un canard ni celui de composer un conte.
Aujourd’hui, c’est libre service, le lecteur ou la lectrice qui passe ici piochera dans un des innombrables carnets, feuilles volantes ou agendas qui constituent mon journal pour fabriquer une histoire.

Il automne - ça déménage
Il automne - ça déménage
Il automne - ça déménage
Il automne - ça déménage
30 septembre 2024

Il automne - Gouttes de pluie sur les carreaux


Feuilles d'automne

26 septembre

La journée de jeudi en 5 X 1 min

Jour de pluie - 26 septembre 2024 - Berne / Images, montage, réalisation Jeanjacques666

Airport 24 - Zurich - 26 septembre 2024 / Images, montage, réalisation Jeanjacques666

Jour de pluie - Trafic dense - Zurich 26 septembre 2024 / Images, montage, réalisation Jeanjacques666

Après la pluie le beau temps, La comtesse de Ségur née Sophie Rostopchine - 26 septembre 2024 / Images, montage, réalisation Jeanjacques666

Ici radio LONDRES - 26 septembre 2024 / Images, montage, réalisation Jeanjacques666

et cetera desunt

24 septembre 2024

Il automne - Équinoxe d'automne


Feuilles d'automne

21 septembre
Le jardin de Lignières

Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne

22 septembre
dimanche

Courte randonnée de Lignières au Landeron
à travers la forêt puis en côtoyant les vignes
Les vendanges approchent
Beau panorama sur le lac de Bienne et l’île Saint-Pierre
Atmosphère automnale

Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne

Croisière sur le lac de Thoune ce premier dimanche de vacances pour les écoliers germanophones du canton de Berne.
Si le temps le permet et les autorités l’autorisent il y aura peut-être une dernière croisière avant que les bateaux n’aillent en cale sèche pour y passer l’hiver.
Le Niesen, en forme de pyramide, phare géant, à l’œil sur tout le trajet de la croisière.

Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Il automne - Équinoxe d'automne
Lac de Thoune

Lac de Thoune

24 septembre

Petite virée dans la Ville fédérale pour boire un doppio…

Versa bar - Berne
Versa bar - Berne

Versa bar - Berne

L'Augstmatthorn à 19h08

L'Augstmatthorn

L'Augstmatthorn

et cetera desunt

9 septembre 2024

Il automne - La rentrée


Feuilles d'automne

[…] le jardinier donc avait fièrement apporté un seringa pour le planter à la place du rosier de roses blanches anciennes qui n'avait pas supporté le fameux gel de février et s'il se reproduisait chaque année la végétation changerait, il n'y aurait plus de coings que dans les musées […].
Catherine Colomb
Le Temps des anges

190e devoir de Lakevio du Goût
Une photographie, un peu jaunie, des participants au devoir du lundi datant de l'été 2016 est accrochée ICI, pour l’éternité…

La consigne :

toile de Gustave Caillebotte

toile de Gustave Caillebotte

À la demande générale d’au moins deux amateurs, voici de retour des « devoirs de Lakevio du Goût »
J’ai obtempéré aussitôt car habituellement, personne n’a besoin de moi alors imaginez un peu mon amour-propre d’un coup caressé dans le sens du poil.
Bref, « je biche »…
Ainsi, je propose à votre imagination de raconter une histoire qui vous serait inspirée par cette toile de Gustave Caillebotte.
J’espère que nous découvrirons ensemble vos histoires dès lundi matin.
Je suis sûr qu’elles seront savoureuses et sans aucun doute charmantes
C’est la rentrée, lectrices et lecteurs chéris !

Consigne proposée par Le Goût 
ICI

                          ***************

-Alors, que décides-tu, Grand-pa ?
- Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas, bougonna-t-il.
Comme chaque année, l’Été, le bel été, s’était esquivé face à l’automne ce dernier jour du mois d’août, peu avant minuit, pour se réfugier dans l’hémisphère voisin.
- Alors, Grand-pa ?
Il se contenta de grogner des réponses inaudibles.
L’Été, le bel été, fut partial dans sa répartition de chaleur et de pluie, pingre certains jours dans la densité de ses rayons, laissant les brumes vaquer à leur occupation favorite, monter de la vallée le matin, obstruer le village d’un voile épais la journée et redescendre le soir, une descente lente, vaporeuse, au plus près de la paroi rocheuse, une interminable caresse, quelques soubresauts et une évaporation dans un ciel devenu limpide et bleu. Parfois une pluie, invitée surprise, arrivant trop tard ou trop tôt, percutant les rayons d’un soleil couchant devenait miroir et l’on pouvait applaudir un arc-en-ciel, un pont coloré qui relie les deux côtés de la vallée. Aristote distinguait trois couleurs à cet arc devenu voie carrossable éphémère empruntée par les gens de l’ubac pour rendre visite à ceux de l’adret, nous, nous en voyons six.
- Grand-pa, tu décides quoi ? La question devenait impatiente.
Mutisme obstiné du grand-père.
Cet Été, ce bel été, promptement disparu, avait été riche en découvertes, en trouvailles de toutes sortes, de livres lus, Knock ou le triomphe de la médecine de Jules Romains, l’été de Camus, Des arbres à abattre de Thomas Bernhard, Vue de la lune / Réflexions sur les vols spatiaux de Günter Anders, Hymne à la nuit de Novalis ou relus, Là-bas, août est un mois d’automne de Bruno Pellegrino, Paroles de Jacques Prévert, de films en profusion, des courts-métrages, La pince à ongle (1969) de Jean-Pierre Carrière, Une histoire d’eau (1958) de Godart, Rupture (1961) de Pierre Étaix, La chambre (1972) de Chantal Ackerman, À Valparaiso (1965) de Joris Ivens, des longs métrages, Intervista (1987) de Fellini, Mon crime (2023) de François Ozon, La marginale (2023) de Frank Cimière sans oublier la quintessence du cinéma, le somptueux La femme de nulle part (1922) de Louis Delluc.
- Grand-pa…
Le silence régnait, une pause plutôt qu’une demi-pause ou un soupir sur le plan musical, juste l’écoute en boucle du concerto pour violon et orchestre de Philip Glass. Cette musique répétitive, entêtante, évoque les bateaux de ligne qui filent sur les eaux cristallines du lac de Thoune, des bateaux débordant de touristes chinois, indiens ou coréens. Philip Glass est joué tous les étés sur un petit violon, une note retrouvée l’atteste :
« 10 août 2018
Le concerto pour violon de Philip Glass illustre bien cette journée d'été en demi-teinte. Le ciel est parsemé de nuages qui semblent sortir d'une toile de René Magritte. La Ville fédérale est en ébullition. Lundi, c'est la reprise de l'école pour les enfants. L'été s'effiloche. Les chats du quartier ne vont jamais à l'école. Ils sont illettrés, incapables de lire le moindre roman de Marguerite Duras !
Un été sans fin… » 
(la note originale ICI)
Cette année, la canopée empêche le ciel de se refléter dans l’étang, seuls quelques rayons de lumière percutent l’eau saumâtre, habitat de carpes paressant dans la vase, lumière, scintillement, pas l’ombre de surréalisme belge dans cette scène peinte toute en nuance par Gustave Caillebotte.
- Grand-pa, Grand-pa, tu décides, tu décides, Grand-pa, que décides-tu ? Cette question lancinante se muait en rap improvisé.
L’Été, le bel été, dans sa caféïnographie évoque des doppi coulés sur de la glace les jours de grande chaleur ou des doppi chauds les jours de cafard. Une vie oisive passée au Versa bar à regarder une guêpe écrasée sur la vitre avec la coque d’un téléphone par un client furieux d’avoir été piqué par l’insecte, une guêpe qui glisse sur la paroi verticale de verre, une descente vers l’automne. Une mouche se chargera de faire disparaitre ce cadavre, témoin des fastes du bel été.
Grand-pa, tu décides quoi, lassitude dans la voix. L’âge n’était plus à hurler, à trépigner et à se rouler par terre pour obtenir un bonbon ou un sucre d’orge.
Le grand-pa, têtu, tenait bon à jouer avec la patience de la questionneuse.
L’Été, le bel été, parcourait à grandes enjambées son domaine, les foins rentrés, les blés coupés, des orages dévastateurs, des prairies maigres, des abeilles folâtrant dans des fleurs de bourrache, ces fleurs comestibles à la subtile saveur d’huître, ce travail accompli on pouvait croquer une pomme des moissons, ces pommes aigrelettes qui ne se conservent pas au-delà du bel été.
Grand-pa, le ton sévère annonçait le dénouement. La forêt retint son souffle.
- C’est d’accord !
Elle exulta, lâcha sa canne à pêche qui troubla la surface de l’étang. Une carpe prête à mordre à l’hameçon s’enfonça dans la vase brouillant les pistes. Grand-pa, chapeau de paille vissé sur le crâne, assis sur une chaise au placet en osier, tenant fermement sa vieille canne à pêche, immobile, attentif à la vie subaquatique, ajouta pince-sans-rire,
- Tu peux poster sur X que je participerai au cent nonantième devoir de Lakevio du Goût.

Le petit village dans les montagne, juillet 2024

Le petit village dans les montagne, juillet 2024

et cetera desunt

5 septembre 2024

Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter

Et, si on prolongeait l'été...

Cet été, j'ai visité Bad Ragaz à deux reprises et Vaduz une fois pour avoir un regard le plus complet possible sur la 9e triennale de la sculpture. Je prévois de retourner une dernière fois avant la fermeture de l’exposition pour voir les œuvres manquantes à ma rétine. Il y a une telle profusion de sculptures qu’un troisième voyage à Ragaz-les-Bains s’impose.
J’ai filmé ! Je prépare trois ou quatre vidéogrammes qui couvriront  cet événement.  Mon premier vidéogramme « L’Été, le bel été à Ragaz-les-Bains » est une tentative de mise en scène de la scénographie de l'exposition.

Bad RagARTz
9e triennale de la sculpture, placée sous la devise "Présence"
Filmé le 19 juillet 2024
Chapitre 1 L'Été, le bel été à Ragaz-les-Bains
Catalogue non exhaustif de l'exposition
Choix subjectif des œuvres présentées
Déambulons de la gare au golf en frôlant le centre du village
Images, montage, réalisation Jeanjacques666


1er jour de l'automne météorologique

Feuilles d'automne
1er septembre

Le premier doppio de l’automne, la température clémente encourage le café coulé sur de la glace. La presse dominicale alémanique évoque la radicalisation politique qui se tisse sur le réseau social Tik Tok ou le rôle joué par le conseiller fédéral Ueli Maurer dans la débâcle du Crédit Suise.

Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter

Collection les affiches
Les affiches ont toujours attiré mon regard. J’ai commencé de les photographier à l’époque de l’argentique. Je continue cette documentation en format numérique. Voici un échantillon capté ce 1er septembre ; un échantillon musical.

Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter

Zweisimmen

Escapade à Zweisimmen, on peut nager dans la piscine la plus ancienne de l’Oberland bernois. Elle a ouvert ses portes en 1928 !

Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter
Il automne - « -C’est l’automne, dommage » réplique culte du film Les arpenteurs de Michel Soutter

et cetera desunt

30 novembre 2023

Il automne - L'adieu

Chère Véronique,
Cher Emmanuel,

Début novembre, dégustation d'un sorbet fruit de la passion. Ce sera sans doute l'unique passage, cette année, chez le meilleur glacier de la Ville fédérale.
Ce samedi-là, l’automne avait encore de beaux jours à se pavaner dans un camaïeu jaune ocre.
L'arrière-saison fut belle. La neige arriva quelques jours avant la fin novembre. 
En catimini l’automne quitte le décor.

La nuit enveloppe le paysage bien avant la fin de l’après-midi. Il ne reste plus qu'à se plonger dans l’écoute du quintette en la majeur, D.667 « La Truite » de Franz Schubert. Les compositions de Schubert sont en harmonie avec les journées grises que nous propose le service météorologique.

Demain, 1er décembre, les mois d’hiver commencent.

Gros becs

Jean-Jacques

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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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