Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com Toc, toc -Entrez Un gamin se tenait debout en se tortillant. -Toto, tu n'as pas fait ton devoir du lundi? Demanda la directrice de l'école. Elle se tenait derrière son bureau, juché sur une estrade. Elle était toujours vêtue de façon extravagante. Cela contrastait avec son caractère sévère. Elle portait des lunettes oblongues à la monture en bois d'olivier. Des rubans multicolores flottaient dans ses cheveux. Des colliers de pacotille pendaient à son cou. Une robe en taffetas, de couleur mauve-brun habillait son corps beau... Elle écoutait son pianiste préféré à longueur de journée sur son téléphone portable. Aujourd'hui, Dinu Lipatti jouait des valses et des mazurkas de Chopin, un enregistrement de 1950. -Non, répondit le gamin. -Et l'excuse cette semaine? -J'ai été à la pêche avec mon père! -A la pêche aux moules, moules, je suppose. -Non, à la pêche aux poissons. -Quel poissons? -Poisson d'avril, Madame la directrice. J'ai fait mon devoir. Toto brandissait des feuillets. - Pose ces feuilles sur mon bureau. Un ange passa, flap, flap, flap... (bruit d'aile froissée) -Mais qu'est-ce que c'est que ce charabia? Demanda la directrice, visiblement en colère. -C'est une mouche qui a fait mon devoir, Madame la directrice. Elle a marché dans l'encrier, ensuite elle s'est promenée sur mes feuilles. -Je vois bien, c'est des pattes de mouche. Elle se leva et alla chercher un bonnet posé sur une étagère. -Madame, regardez, Jules. Le chat du collège, installé sur le bord extérieur de la fenêtre faisait sa toilette. La directrice tira le rideau. Elle mit le bonnet sur la tête de Toto. C'était écrit âne sur le devant et le bonnet de laine d'acier avait deux oreilles d'âne. Un ange repassa, flap, flap, flap... (bruit d'aile froissée), il avait oublié son casse-croute. -Au coin, jusqu'à lundi prochain, ordonna la directrice. La sonnerie de la récréation retentit. La directrice jeta un oeil dans le miroir. Elle arrangea ses colliers. Elle trouvait qu'elle ressemblait à Brigitte Bardot! Elle laissa Toto en compagnie d'un ange qui repassait ses ailes froissées, d'un chat prénommé Jules et de Dinu Lipatti. Impériale, la directrice arpentait les couloirs de son école à l'heure de la récréation. Discrets puis de plus en plus bruyants, des rires emplissaient les étages au passage de la directrice. Toto avait réussi à épingler un grand poisson, qui tirait la langue, dans le dos de la directrice...
Il y a une cinquantaine d'années, l'hiver était encore bien présent à cette époque de l'année.
Ce jeudi de fin mars, il fait beau et les badauds sont en tenues d'été...
C'est ce que je peux observer pendant une courte promenade dans la ville de mon enfance.
Je reconnais sans reconnaître "Ma Ville" qui a subi de nombreux coups de scalpel de chirurgiens esthétiques peu scrupuleux du passé. Une lente nostalgie commence tout de même à poindre.
Affectueuses pensées
Jean-Jacques'60'
NOTES
En passant à La Poste, située Place du marché, pour envoyer la carte à Rose, j'échange quelques souvenirs avec la dame du guichet. Françoise fut une camarade de classe de 1964 à 1968. Nous avons évoqué une rencontre d'anciens élèves faite il y a 10 ans. Quand j'ai quitté le guichet, elle m'a lancé: "A dans 10 ans..!"
Le cinéma Corso est à l'abandon. Quelle tristesse. Je me souviens: "Un château en enfer", "Les guichets du Louvres", "Helzapoppin", "Lacombe Lucien", "Il était une fois dans l'ouest", "Eglantine", "Miracle à Milan", "Le train"...
La ville de Morat est fondée en 1170, à l'emplacement de la cité romaine Moritum, par le duc Berchtold IV de Zähringen. Le 22 juin 1476 eut lieu la bataille de Morat, qui vit la victoire des confédérés suisses, alliés de Louis XI de France, sur Charles le Téméraire. Le blason des Zähringen trône dans la cour de l'hôtel de ville. La vieille ville de Morat est bâtie sur les hauteurs, au pied du lac éponyme. Au loin, on voit le Mont Vully.
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
Les murs de la cuisine avaient été repeint à la va-vite, gris foncé pour le bas et gris clair pour la partie supérieur, blanc pour le plafond. Serge, vêtu d'un jean, d'un t-shirt, d'un pardessus et de chaussures de sport, appuyé contre le mur faisant face à la gazinière, fumait un petit cigare. Il avait les cheveux en bataille et portait une barbe hipster. La braise, quand il tirait une bouffée faisait un halo rouge, comme un phare sur une côte avec une mer en furie à son socle. Immobile, habillé de ton gris, il passait inaperçu, tel un caméléon. Sur la table, une pile de factures impayées, un vieux réveil et un cendrier remplit de cendre et de mégots. Quand le café fut coulé, il se versa une tasse qu'il avala d'une traite. Le petit cigare avait rejoint les mégots. Le display de la gazinière diffusait la symphonie en do dièse mineur d'Ernest Bloch. Un compositeur suisse, naturalisé américain, mort en 1959.Il mit les factures et quelques documents en vrac dans une serviette en cuir qui trainait sur une chaise. Il remplit l'assiette du chat avec les restes d'une boîte ouverte la veille. Il éteignit la lumière et quitta la cuisine.
Une Tesla XL rouge franchit la frontière à Vallorbe et entra en France à 04h30, ce dimanche de fin mars. l''heure d'été n'était pas bien vieille! La puissante voiture électrique circulait à vive allure, dans un silence presque absolu. Le conducteur regarda dans le rétroviseur. Le miroir noir indiquait que la route était déserte. Il quitta la N57 pour la D45, s'engagea sur un petit chemin, roula phares éteints sur une courte distance et gagna la cour d'une ferme abandonnée. Il brancha, à une prise électrique extérieure, le câble pour la recharge de la voiture. En moins de dix minutes, il avait échangé le jeu de plaques du canton de Berne contre une immatriculation française de la Charente-Maritime. Les plaques suisses, enfermées dans un sac de jute lesté de pierres disparut dans le puits à purin. Les papiers de la voiture, les papiers d'identité du conducteur ainsi que quelques documents brûlèrent, sur un grill portatif, qui trainait par là. Il ouvrit une enveloppe, dissimulée dans un établi abandonné dans une resserre, et y trouva sa nouvelle identité, cartes de crédit et papier de la voiture. Il sortit du coffre du véhicule une glacière et une bouteille de Chasse-Spleen. Il but un verre de vin, ouvrit six huîtres puis, appuyé contre le mur du bâtiment principal, un mur peint à la va-vite de gris foncé en bas et gris clair en haut, il fuma un petit cigare. Il était rayonnant. Il se prénommait toujours Serge, mais avait changé de nom et de nationalité. Dans quelques heures, son patron serait alerté que le chauffeur n'était pas au rendez-vous à l'aéroport de Zurich pour prendre en charge un client important. La braise du cigare faisait un halo rouge dans la nuit. Il vérifia que rien ne trainait, et la Tesla disparu, silencieuse, dans le jour naissant. Elle filait vers l'océan...
Ernest Bloch - Symphony en do dièse mineur(1903)
I. Lento - Allegro Agitato Ma Molto Energico - 00:00 II. Andante Molto Moderato - 22:05 III. Vivace - 33:17 IV. Allegro Energico E Molto Marcato - 43:36
Notre prof de français, madame S., avait réunis quelques élèves de plusieurs classes pour monter une soirée de poésie, théâtre et musique. Le récital a eu lieu il y a 46 ans à l'aula du collège des Forges à La Chaux-de-Fonds. C'était un vendredi. J'avais un trac fou. Je passais 2 fois sur scène, en début de spectacle pour dire un poème et vers le milieu pour jouer, avec un camarade, une histoire mimée. J'ai encore en mémoire les indications de mise en scène que m'avait donné la prof pour dire "Anachronique" de Guy Béart. Je connais toujours le texte par coeur. Quelques mois avant notre récital, toutes les classes des écoles secondaires de la ville avaient vu un spectacle des Colombaioni, ce duo de clowns virtuose de la comedia dell'arte. Avec un camarade, nous avions repris un de leur mime. Nous avons joué devant un parterre de parents, frères et soeurs, familles et amis. Il reste de cette soirée quelques souvenirs enfouis dans les strates de ma mémoire et une feuille sur laquelle est imprimé le programme. Imprimé sur un duplicateur à alcool, le texte est encore bien lisible...
Note: J'ai caviardé le nom de famille des participants.
Le chat Charles Baudelaire
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
Guy, Tirolien, Prière d'un petit enfant nègre
Guy Béart Anachroniques
Anachroniques Les saltimbanques Sont là Salut Salut nomades Voici le monde Qui vient A vous
Ouvrez la tente Qui tenait toute En u- -ne main Écoute écoute Ça ne te coûte Que ça Qu'un sou
Sur son bicycle D'un autre siècle Rivé Rêvant L'homme titube Chavire et tombe On rit Hourra
Un âne maigre Sur scène émigre Clopin Flapi On dit qu'il compte Jusqu'à cinquante C'est beau Sabot
Sur son trapèze Le temps repose Son pas Si peu La corde casse Clouons la caisse L'ami Est mort
Roulez roulotte Ma voix sanglote Pour qui ? Pour quoi ? Poussière ou neige Dans un nuage Tout va Tout vient.
LES CONFITURES
Le jour que nous reçûmes la visite de l'économiste, nous
faisions justement nos confitures de cassis, de groseille et de
framboise.
L'économiste, aussitôt, commença de m'expliquer avec toutes
sortes de mots, de chiffres et de formules, que nous avions le
plus grand tort de faire nos confitures nous-mêmes, que
c'était une coutume du moyen âge, que, vu le prix du sucre,
du feu, des pots et surtout de notre temps, nous avions tout
avantage à manger les bonnes conserves qui nous viennent
des usines, que la question semblait tranchée, que, bientôt,
personne au monde ne commettrait plus jamais pareille faute
économique.
-Attendez, monsieur! m'écriai-je. Le marchand me vendra-t-il ce
que je tiens pour le meilleur et le principal ?
-Quoi donc? Fit l'économiste.
-Mais l'odeur, monsieur, l'odeur! Respirez : la maison toute
entière est embaumée. Comme le monde serait triste sans l'odeur
des confitures!
L'économiste, à ces mots, ouvrit des yeux d'herbivore. Je
commençais de m'enflammer.
- Ici, monsieur, lui dis-je, nous faisons nos confitures uniquement
pour le parfum. Le reste n'a pas d'importance. Quand les
confitures sont faites, eh bien! Monsieur, nous les jetons.
J'ai dit cela dans un grand mouvement lyrique et pour éblouir
le savant. Ce n'est pas tout à fait vrai. Nous mangeons nos
Cela fait des mois que nous suivons, depuis l'extérieur, sur les chaînes de télévision ou de radiodiffusion françaises ce grand roman-savon intitulé: "Qui, dimanche soir, sera invité à la table de l'Élysée?"
Les scénaristes ont une imagination débordante, un palmipède s'est invité dans le synopsis, et la demi-finale approche.
Les candidats sont nombreux, une partie, triée sur le volet, a pu participer à la "prime time", l'autre jour; une femme dont tout le monde veut barrer la route, un ex-banquier aux airs de dandy, un gars qui pilotera, en cas de victoire, l'Hexagone depuis une cellule V.I.P., installée aux Baumettes à Marseille... Etc.
Dommage que Dany le Rouge ne participe pas à cette téléréalité, viré en 1968 des facs parisiennes, un retour triomphal dans l'Élysée eût été du plus grand des effets.
Dans l’Odyssée, Protée décrit l'Élysée ainsi à Ménélas:
« Les Immortels t'emmèneront chez le blond Rhadamanthe,
Aux champs Élyséens, qui sont tout au bout de la terre.
C'est là que la plus douce vie est offerte aux humains ;
Jamais neige ni grands froids ni averses non plus ;
On ne sent partout que zéphyrs dont les brises sifflantes
Montent de l'Océan pour donner la fraîcheur aux hommes. »
— (Trad. Frédéric Mugler, 1995)
Et quid d'Arlette? Cette année aurait été, à ne pas en douter, l'année de son grand soir...
Pendant que ce petit monde tente de rassembler les brebis égarées, un vieux général, dont tout le monde politique semble issu, se retourne dans sa tombe, on se souvient de ce bal tragique à Colombey...
De l'extérieur, nous avons un avantage, le soir du scrutin, nous aurons les éléments de réponse 30 minutes avant la fille aînée de l'Église!
Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com
Le tintement des nivéoles, qui s'épanouissent au pied du tilleul, dans le parc, l'a tirée de sa torpeur.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Quatre à quatre, Elle monte les marches de l'escalier qui mène aux combles. Elle rassemble le décor de printemps disséminé ça et là. Elle empoigne sacs, gravures, tapis, petits meubles et, en quatre aller et retour, tout est posé au milieu du salon.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
La radio est allumée. Le programme ronronne jusqu'à ce que le speaker annonce une chanson de Pierre Perret, "C'est le printemps". Il prie les oreilles chastes de s'éloigner des transistors. Elle sourit, elle adore cette chanson pleine de rythme et un peu... leste!
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Prestissimo, en suivant la cadence effrénée de la chanson, elle décroche les tableaux aux paysages d'hiver, remplace les tentures par de légers volages, achève le bonhomme hiver au chalumeau, elle installe d'élégantes aquarelles printanières aux murs du salon.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Elles sélectionne les disques du moments, "Au printemps" de Jacques Brel, "Le printemps est arrivé" Michel Fugain et le Big Bazar, Le sacre du printemps de Stravinsky, un LP de 1958, Ernest Ansermet dirige l'Orchestre de la Suisse romande, une version jazz du printemps, extraite des quatres saisons de Vivaldi, Richard Galliano à l'accordéon...
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Le printemps météorologique a commencé depuis le 1er mars, le début du printemps phénologique est commencé, dans les alentours de la Ville fédérale, depuis la floraison des crocus botaniques, l'équinoxe de printemps est prévue pour bientôt.
Elle se dépêche pour tout mettre en place. Elle peste de ne plus être agile, comme dans sa jeunesse.
Vite, vite, le printemps arrive, le printemps est arrivé.
Elle installe un vase avec quelques narcisses sur le marbre devant la fenêtre. Elle remporte le décor d'hiver dans les combles de la maison, vérifie que tout est en place. Elle maudit le réchauffement climatique qui avance les saisons. Elle aime tant les grasses matinées. Elle jette un dernier regard sur le parc et dans le salon. Tout est prêt. Elle saisit un petit bocal, posé sur le rebord de la fenêtre, ouvre le couvercle. Une poussière d'or s'échappe du bocal et envahit le salon, le parc, le ciel,la poussière brille dans le soleil. Le printemps est lancé. Elle referme prestement le couvercle. Il ne faut pas gaspiller la précieuse poussière. Épuisée par tous ces travaux, la fée Mélusine, se laisse tomber dans un fauteuil. Malgré son grand âge, son souffle court et ses rhumatismes, elle vient, une fois de plus, de créer le printemps. Depuis la nuit des temps, c'est Mélusine qui chasse le général Hiver.
Elle s'endort, sereine.
Le petit réveil, posé sur la coiffeuse Charles X, fait un tic-tac joyeux. L'aiguille du réveil est placé sur "printemps", mais la fée Mélusine, qui déjà ronfle, a oublié de remonter la sonnerie...
Jacques Brel - Au printemps
Pierre PERRET C'est le PRINTEMPS en HD
Richard Galliano - Le Printemps (Vivaldi) - Nancy Jazz Pulsations (2014)
Richard Galliano joue "Le Printemps", extrait de Les Quatre Saisons de Vivaldi, à l'Opéra National de Lorraine dans le cadre du festival Nancy Jazz Pulsations, édition 2014.
Production : SUPERMOUCHE PRODUCTIONS. En coproduction avec Vosges Télévision. En association avec Arte France, Mezzo et GIE Lorraine Télévisions.
Printemps
Victor Hugo
Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! Les peupliers, au bord des fleuves endormis, Se courbent mollement comme de grandes palmes ; L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ; Il semble que tout rit, et que les arbres verts Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers. Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre ; Le soir est plein d’amour ; la nuit, on croit entendre, A travers l’ombre immense et sous le ciel béni, Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.
Dimanche un café au Colonial Balade dans la campagne de Wabern, jusqu'à l'aéroport de Belp-Bern Vue sur les Alpes, température très clémente Vu l'envol de l'Amsterdam et le superbe Concordino s'envolant pour Berlin Un air de printemps flotte sur la campagne Tout va renaître....
Un verre d'Aragonia 2013 déclenche une hémorragie verbale sévère. Ambulance, camisole de force, chambre capitonnée... Le grand jeu. Un seul verre, et, le lendemain, c'est une gueule de bois monstrueuse... Café additionné de jus de citron bio, douche chaude puis glacée, aspirine, hémorragie buccale de divers déchets stomacaux... "L’extrait stomacal est capable d’hydrolyser la lactoglobuline dénaturée, mais non la forme native. La pepstatin-A, inhibiteur spécifique de la pepsine, inhibe, complètement, les effets du suc gastrique […] — (Pierre Jouan , Lactoprotéines et lactopeptides : propriétés biologiques, 2002, page 33)"
Bla...bla.
Normalement, samedi soir, c'est jazz.
Vendredi 17 mars, ce sera la nuit des musées.
+"*ç%&/()=?`+"*ç%%&&/()=?"*ç*"%&/()(&%ç**""
Les chats du quartier sont en deuil. Un des leurs manque à l'appel. Léo, le chat jaune des voisins du dessous fut retrouvé écrasé le 28 février. Les enfants sont restés inconsolables plusieurs jours. Léo est enterré dans le jardin. Les enfants ont dessiné sur une stèle la vie de Léo... La vie a repris son cours, on évoque de moins en moins souvent Léo...
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure