60e été - Spleen...
Réminiscences:
Mardi 13 septembre 2016
Réminiscences:
Mardi 13 septembre 2016
Samedi 16 juillet 2016
Vues prisent depuis le Mont Raimeux. Il est situé à 5 km au nord-est de Moutier, on y accède depuis Corcelles (BE). Le nom viendrait du vieux français raim, signifiant "terrain non bâti couvert de broussailles ou de forêt".
Quelque part dans Seehof, appelée en français Elay, une commune du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif du Jura bernois.
Dimanche 17 juillet 2016
La Broye fribougeoise, au fond à droite (masse sombre), le mythique Moléson.
[Vue prise depuis l'aire de repos la Rose de la Broye, sur l'autoroute A1]
Quelques longueurs dans la piscine de Berthoud...
A 16H19, la température de l'air était de 23° et l'eau aurait 22°... Elle me semblait plus fraîche!
Tour de France
Demain, le tour de France arrive à Berne. La Ville fédérale sera totalement paralysée à partie de 15h00. La capitale sera coupée en deux. les transports publics seront rares, plusieurs lignes seront interrompues...
La Berner Zeitund (BZ) consacre plusieurs pages à cet événement sportif.
[La Berner Zeitung, en abrégé BZ, est un quotidien suisse de langue allemande édité à Berne. La Berner Zeitung est issue de la fusion entre les Berner Nachrichten et la Berner Tagblatt. Le premier numéro est paru le 3 janvier 1979.]
Alex envoie, via I-Truc, un instantané de Berlin vu de sa fenêtre (fin décembre 2015)
Magnolia nous a envoyé, via I-Truc, quelques photographies:
Zahara de la Sierra (31 décembre 2015)

Coucher de soleil à Jerez de la Frontera (14 janvier 2016)
Rota, l'église La Caridad
Catherine a envoyé, via I-Truc quelques photographies de Genève. Chaque année, la Cité de Calvin se pare, de décembre à début janvier, d'un décor de lumière. (Photos 1er janvier 2016)

Ci-dessus, un coucher de soleil avec orage (06.06.15) et un levé de soleil (03.06.15) à Genève. Photos transmisent via I-Truc par Catherine.
Magnolia envoie, via I-Truc, depuis Jerez de la Frontera quelques motifs dessinés avec du sable et des pierre qui tapissent une rue..


Catherine envoie, via I-Truc, quelques vues de Genève (07.06.15)

Patricia, fait parvenir, via I-Truc, une petite viola (du côté de la Chaux-de-Fonds)

Régine envoie, via I-Truc, des photos du festival de la rose à Estavayer-le-Lac (07.06.15)
Chansons historiques de France 291 : la Marche des Rois, 18e siècle
(Ci-dessous, le texte qui accompagne cette vidéo sur Youtube)
L'auteur des paroles n'est autre que Joseph Domergue, curé doyen d'Aramon de 1691 à 1728, mort à Avignon en 1729. Elle a été publiée pour la première fois en 1743 dans un recueil de noëls provençaux de Saboly. La musique empruntée à la marche de turenne, est attribuée à Lully.
voir : http://www.zictrad.free.fr/Provence/C...
voir également la marche de Turenne "chansons historiques de France 266"
interprétation : Jean François Alexandre, album "Noel en famille"
version la plus récente
De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois qui allaient en voyage
De bon matin, j'ai rencontré le train
De trois grands Rois dessus le grand chemin.
Venaient d'abord Des gardes du corps,
Des gens armés avec trente petits pages,
Venaient d'abord Des gardes du corps,
Des gens armés dessus leurs justaucorps.
Puis sur un char doré de toutes parts,
On voit trois Rois modestes comme des anges,
Puis sur un char doré de toutes parts,
Trois Rois debout parmi les étendards.
L'étoile luit Et les Rois conduit
Par longs chemins devant une pauvre étable,
L'étoile luit Et les Rois conduit
Par longs chemins devant l'humble réduit.
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs hommages,
Au Fils de Dieu qui naquit en ce lieu
Ils viennent tous présenter leurs doux vœux.
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au maître tant aimable,
De beaux présents, or, myrrhe et encens,
Ils vont offrir au bienheureux enfant
version ancienne
Trois grands rois,
Modestes tous les trois,
brillaient chacun comme un soleil splendide;
Trois grands rois,
Modestes tous les trois,
Étincelaient sur leurs blancs palefrois.
Le plus savant
Chevauchait devant,
Mais, chaque nuit, une étoile d'or les guide;
Le plus savant
Chevauchait devant;
J'ai vu flotter sa longue barbe au vent.
M'approchant,
Je pus entendre un chant
Que, seul, chantait un page à la voix fraîche
M'approchant,
Je pus entendre un chant;
Ah! qu'il était gracieux et touchant!
Où vont les trois
Magnifiques rois ?
Voir un enfant qui naîtra dans une crèche, Où vont les trois
Magnifiques rois ?
Fêter celui qui doit mourir en croix.
La galette des Rois, est vendue dans les boulangeries, les grandes surface et même dans le hall de la gare de la Ville fédérale

Le 6 janvier est une fête attendue par les enfants en Espagne. Les Rois mages arrivent dans les villes dans de grandes parades. C'est la journée de la distribution des cadeaux.
Dernières impressions des fêtes....



L'inamovible décor de la gare qui, de fin novembre à début janvier, veille sur lr flot des voyageurs. La gare est aussi un concentré de boutiques, magasins, coiffeurs, pharmacies, restaurants et autres...
Quelques revues à la couverture surannées traînent dans les présentoires d'un "kiosque à journeaux"
Demain, les milliers d'ampoules qui décorent façades et rues s'éteindront
Combien ce petit chien dans la vitrine... 
Rencontre du 6 janvier 1969 à Paris entre Léo Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens
Dimanche matin à l’Adriano’s Bar il y a foule dans la salle et sur la terrasse.
Les ventilateurs dorment. Le serveur et sa collègue s’activent derrière le zinc. Café et thé sont les boissons prisées le matin. Tous les journaux sont en lecture. Dehors des groupes de touristes passent et repassent. Le ciel est chargé de nuages. Des nuages gris noir qui laissent apparaître des coins de ciel bleu par lesquels s’infiltrent des rayons de soleil rappelant l’été. Dans le journal « Le Temps », deux pages du Samedi Culturel sont consacrées à la Documenta de Cassel. Cette manifestion d’art est née en 1955 pour réparer l’outrage fait par le nazisme à l’art du XXe siècle, considéré comme dégénéré.
… plus tard, vers 22 heures, à l’Adriano’s Bar¨
En sortant de l’appartement des chauves-souris, à Tempelhof, le parfum des tilleuls enivre les narines. Le tram numéro 7 accoste à l’arrêt S. avant de filer vers la gare. Au Zytglogge les passagers sautent de la machine pour se ruer au bar et déguster des expressos glacés.
Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
La vie est un roman.
Gueorgui Pinkhassov - 1996. Cafe Paris
Devoir :
1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition." Emprunt à Lou qui nous raconte sa Vie.
2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toutes ses notations musicales, et commence un autre roman." Emprunt à Anaïs qui écrit son Journal.
Entre les deux, casez ce que vous voulez !
Votre roman, lundi.
"Notre première expérience, chose remarquable, est celle d'une disparition."
Cette phrase, écrite à l‘encre bleue royale, sur un morceau de feuille à gros carreaux, venait de choir sur la table, poussée là par un vent saharien. Il n‘est pas rare que l‘Afrique s‘invite jusqu’à la Ville fédérale. Le ciel est jaunâtre et le capot des voitures devient un désert. On y voit quelques chameaux blatérer dans des oasis luxuriantes. Les stations de lavage de voitures font fortune en ces périodes de dunes. Ce phénomène météorologique n‘altère en rien la belle lumière du soir. Anaïs, assise à la terrasse de l‘Adriano‘s bar, compulse un dossier. Elle a saisi le billet tombé du ciel et l‘a calé sous son verre. Elle boit une Gazosa, limonade fabriquée à Mendrisio, au Tessin, depuis 1883. Trams et bus passent, ainsi que quelques voitures. Des piétons traversent la rue. D‘une fenêtre ouverte, s‘échappe l‘adagio de "La Gran partita“. Mozart, lors de son voyage de retour de Paris, a séjourné à Berne et y a donné un concert, avant de regagner Salzbourg. Cette musique pour treize instruments à vent et contrebasse se fond harmonieusement dans la belle lumière du soir. Le soleil diffuse cette lumière magique, peu avant son coucher, en toute saison. C'est un moment où le temps semble suspendu, où tout semble permis, comme dans la chanson de Brel, "Les timides", ces timides qui tissent des projets fantastiques, et puis tout retombe, le soleil se couche.
A côté d'Anaïs, un client est plongé dans la BZ*. Il est vêtu d'une chemise à manches courtes. A son poignet gauche, il porte une Vénus. Cette marque de montres à été fondée à La Chaux-de-Fonds, en 1912. Il lit un article sur les réseaux sociaux, sur les gens qui livrent leurs données personnelles à des entreprises américaines sans penser aux conséquences.
L'automne particulièrement chaud permet, en cette mi-octobre, de rêvasser sur les terrasses des cafés en assistant au coucher du soleil. La chaleur arrive du désert du Sahara. Une fine poussière de sable signale ce fait, que relaye également la BZ. Un groupe de jeunes, des élèves de l'école française, passent en faisant des égoportraits avant de les expédier au moyen de leur téléphone portable. Ils ne se soucient pas des entreprises américaines qui pompent leur vie privée. Ils ne connaissent pas Lou, la dame de la phrase écrite sur un morceau de feuille à gros carreaux. "On s'en bat les couilles", martèlent-ils.
Anaïs, sort de son sac à main, un crayon à papier et un taille-crayon en forme de mappemonde. En taillant son crayon, elle fait tourner la terre. Les spécialistes des sciences de la terre sont inquiets. Jusqu'à présent, il y a en permanence quelqu'un qui taille un crayon, quelque part sur le globe terrestre. La rotation de la terre sur elle-même est régulière, avec l'apparition des écrans et des claviers, la rotation de la terre va à vau-l'eau.
Elle saisit le morceau de feuille à gros carreaux, le retourne, griffonne une phrase et un coup de vent saharien emporte le bout de papier. Un astronome qui scrute l'infini au moyen d'une longue-vue voit passer au ralenti, 48 images seconde, le texte d'Anaïs. Il lit ceci, "Referme un instant sur le monde la porte et la fenêtre, tourne-toi vers le journal pour toutes ses notations musicales, et commence un autre roman."
*BZ, Berner Zeitung
Mozart / Serenade for 13 Winds in B-flat major, K. 361 "Gran Partita" (Mackerras)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Serenade No. 10 for 13 Winds in B-flat major, K 361/370a "Gran Partita" (1781-82)
00:00 - Largo. Allegro molto
09:14 - Menuetto - Trio I - Trio II
19:31 - Adagio
25:02 - Menuetto. Allegretto - Trio I - Trio II
30:24 - Romanze. Adagio - Allegretto - Adagio
37:45 - Thema mit Variationen
47:18 - Rondo. Allegro molto
List of Performers:
Oboe - Stephen Taylor (principal) & Melanie Field
Clarinet - William Blount (principal) & Daniel Olsen
Bassett Horn - Gary Koch (principal) & Mitchell Weiss
Horn - Stewart Rose (principal), Scott Temple, William Purvis, and Russell Rizner
Bassoon - Dennis Godburn (principal) & Marc Goldberg
String Bass - John Feeney
Performed by members of the Orchestra of St. Luke's under the direction of Sir Charles Mackerras. Recorded by Telarc in 1994.
De Medina Sidonia, Magnolia nous a envoyé ces photos via I-Truc le 15 juin:
Ric nage à la piscine de Berthoud, photo envoyée via I-Truc le 15.06.13:
Magnolia, elle, se baigne sur les plage d'Andalousie, photos envoyées via I-Truc le15.06.13

Un train à l'ancienne en gare de Berthoud, photo de Ric envoyée via I-Truc le 15.06.13
La piscine et la gare de Berthoud, photos envoyées via I-Truc par Ric le 22.06.13
Lundi, la villes de Berthoud est en fête, c'est la Solennität, c'est jour férié.
Le jardin de Marie-Laure la tourengelle, photos envoyées via I-Truc le 09.06.13
A l'Adriano's bar une musique baroque s'échappe du haut-parleur situé au-dessus de la machine à café. Les conversations sont feutrées et le bruissement des pages de la presse dominicale que les amateurs de café tournent marque le tempo tel un métronome.
Dehors, les trams et les bus s'entrecroisent au Zytglogge.
Le ciel est gris.
Berne, 24 mars 2013
Dimanche des rameaux
Nouvelles... d'ici et d'ailleurs
Il "neigouille" à Londres nous signale Laura, qui envoie une photo, via I-Truc, du rhododendron grelottant sur la terrasse.
La turone Marie-Laure est enivrée par la clématite armandii qui embaume son jardin. Quelques effluves arrivent jusqu'à Berne. Elle ajoute que l'hiver très humide a été apprécié par l'indocile. La photo de la clématite a été envoyée via I-Truc.

Stéphane qui se balade en raquettes dans le communal de la Sagne (NE), envoie une photo du décor jurassien via I-Truc.
Pour rester dans le canton de Neuchâtel, Patricia envoie des becs depuis les gorges de l'Areuse. elle suit les traces d'un lynx laissées dans la boue, tandis que des faucons pèlerins paradent dans le ciel.
Dans les environs de Zurich, Ursula trouve le temps long. Son bras droit est immobilisé suite à une chute sur une route verglassée.
A Madrid, Catherine se régale de churros acompagné d'un chocolat chaud
"Dimanche gris et triste, vive le printemps, bonne soirée" dit un texto transmis de Lignières par les parents.
En fin d'après-midi, la neige s'est mise à tomber sur la ville fédérale...

Tour de France, Eddy Merckx dans les année 1970, Tribune de Genève datée du 14.07.12
Par texto, nous apprenons que 8 gros pots de marmelade groseilles et cerises ont été rempli jeudi à Lignières (cf potographie du 12.07.2012)
Dans la nuit arrivent des brides de concert du Gurten festival, dans la cuisine de Tempelhoh.

A Kiev, il reste un quart d'heure de jeu dans le temps réglementaire, le résultat est de zéro à zéro pour le dernier match de quarts de finale opposant la Croix de Saint-Georges à la squadra azzura.
A l'Adriano's Bar, il y a plus de monde derrière le zinc que dans la salle, même la terrasse étant désertée.
L'été, le Bel été, a pris ses quartiers dans la ville fédérale. L'été 2012 sera urbain.
L'Aar coule des jours heureux à l'idée d'un rendez-vous secret avec le Rhin en Argovie. Le tram 7 emporte les clients de l'Adriano's du côté d'Ostring. L'avion en provenance de Nice-Côte d'Azur atterrit avec un quart d'heure de retard. Il est 22h44 quand l'aéronef de Skywork touche la piste de Belp.
A Kiev, les joueurs, pour se départager, ont décidé de prolonger le match. Le résultat sera connu tard dans la nuit.
Deux vues de Berne, l'Aar et dans le quartier du Dalmazi
PRESSE DOMINICALE
COUPURES DE PRESSE
Le Temps, 26.05.12

La publicité dont il est question dans l'article. Pub placardée à la gare de Fribourg!
NOUVELLES
Photo transmise par ma filleule Florine. Instantané pris au Letzigrund à Zürich hier soir. Concert de Coldplay.

Une coccinelle sur un groseiller blanc versaillais au potager. Est-ce une avant-garde venue d'Andalousie?

Vue de Berne, la salade de câbles devant le Zytglogge

Cappuccino à l'Adriano's bar en tout début de soirée
Lentement le potager se réveille de sa torpeur hivernale. Sissi, la chatte bariolée dans les mauves, arpente les carreaux avec nonchalance, l'oreille aux aguets. Les oiseaux l'évitent. Les perce-neige poursuivent leur floraison. Les crocus sont bientôt prêts à éclore et des feuilles de tulipe marquent l'emplacement d'une floraison qui débutera dans le courant du printemps. Le potager situé sur les hauteurs de l'Aar, dans le quartier de la Tiefenau est un endroit froid. La semaine passée, la terre était encore gelée par endroits.
Le jardin en friche de la Maison des delphiniums est, lui, sur les hauteurs, accroché sur les flancs du Gurten. Des helléborines y fleurissent non loin d'un massif de bruyère.
Eranthis hyemalis, Éranthe, Hélléborine ou Aconit d'hiver.
Jardin de la Maison des delphiniums
VENDREDI 10 NOVEMBRE 1933
Posséder un agenda en pécari est un vrai luxe! Il se trouve que j'en ai un, ce qui m'a valu de me faire gratifier d'un «Otchan, quelle classe!» par une charmante enfant. Ma foi, si dandy, je suis, je dois en déconcerter plus d'un et plus d'une.
Yasujiro Ozu
Carnets 1933 - 1963
Choses vues dans la Ville fédérale :
Feuilles mortes
Un doppio au Versa
Retour dans le petit village dans les montagnes
Il a un peu neigé sur les hauteurs
Arrière-automne
Oignons, aulx, noix, échalottes, citrons, patates douces violettes, potimarron
Chargé de souvenirs j'ai quitté, sur le coup de neuf heures et demie, le village de mon enfance pour reprendre le chemin des Préalpes et le petit village dans les montagnes. Un arrêt dans la Ville fédérale pour déguster un doppio au Versa bar, un second arrêt, à Spiez, pour une courte méditation devant un tableau lacustre que j’aime, un tableau en décor naturel. Un dernier trajet en train de 17 minutes avant de s’installer dans le car postal qui grimpe à plus de 1000 mètres, mon arrêt est à 1070 mètres. Le car poursuit jusqu’à 1100 m.
Les vaches sont parties sur les alpages, bien plus haut. Ici, on fait les foins.
Le jardin de Lignières ce matin
Spiez, le décor de la méditation
Pia Colombo - Un soir de mai (Maurice Fanon) (télévision, 1965)
L’Été, le bel été, a chassé le printemps. Il se lance dans une course folle sur les routes escarpées des mois estivaux. Sa vie est brève, il sait qu’aux confins d’août l’automne est en embuscade, prêt à bondir pour dévorer un été fatigué et vieillissant.
J'ai filmé quelques plans à Berne :
Envoûtement
Filmé à Berne
3 juin 2023
Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Au retour de la Ville fédérale, orage du côté d'Interlaken
Le soir, à huit heures, les cloches du temple sonnaient, comme tous les samedis soir. L’orage qui a frôlé le petit village dans les montagnes s’est dissipé. L’Augstmatthorn dormira sereinement.
Samedi soir, c'est Jazz
John Coltrane - My Favorite Things (1961)
Basse – Steve Davis
Batterie – Elvin Jones
Piano – McCoy Tyner
Saxophone soprano – John Coltrane (pistes: A1, A2)
Saxophone ténor – John Coltrane (pistes: B1, B2)
Enregistré à Atlantic Studios, New York, NY
Piste A1 le 21 octobre 1960
Piste B1 le 24 octobre 1960
Pistes A2 & B2 le 26 octobre 1960
Ingénieur du son – Phil Iehle, Tom Dowd
Producteur – Nesuhi Ertegun
A1 My Favorite Things 0:00
A2 Everytime We Say Goodbye 13:43
B1 Summertime 19:27
B2 But Not For Me 31:03
Ce matin au réveil, un réveil la gueule en coin
Surprise, la neige, timide encore, s’est installée dans le petit village dans les montagnes
Elle fondra rapidement, mais le signal est clair, les bains de mer dans le lac de Brienz reprendront lors d’un prochain été

Cet après-mid, un peu de soleil dans l'eau froide
La neige fond


Marie Laforêt - Il a neigé sur Yesterday
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.
C’est peut-être la seule au monde
Dont le cœur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D’un seul regard l’éclaircirait !
Mais non, ma jeunesse est finie…
Adieu, doux rayon qui m’as lui,
Parfum, jeune fille, harmonie…
Le bonheur passait, – il a fui !
— Gérard de Nerval, Odelettes (poème paru dans l’Almanach des Muses de 1832)
Poème extrait de : Gérard de Nerval, Poésies, Texte établi et présenté par Albert Béguin, Éditions Mermod, Deuxième édition, Janvier 1947

Lire des odelettes et autres poèmes de Gérard de Nerval en buvant un doppio au Versa bar, au milieu de la Ville fédérale.
La journée est pleine de soleil et la température est haute.
Les vacances scolaires se terminent. Berne, qui était comme morte pendant trois semaines revit. Lundi, ce sera la rentrée, dans le petit village dans les montagnes aussi.
Les dernières images du mois de juillet.
La tempête dans la ville de mon enfadolescence
Les jeudis de Capucine
Quelque jours passés dans le village des vacances de mon enfance
Cafés, cafés et cafés
Tarte maison aux groseilles rouges, meringuée
Un papillon très élégant dans le jardin
Une grosse mouche aux ailes bleues
Les fleurs du jardin
J'ai cuisiné pour la famille du poulpe, de la rascasse, des coquelets, des filets mignons de porc, de l'orge perlée, des lentilles beluga, un trempo, des légumes du jardin de ma soeur, une sauce à la crème et bolets séchés, des frites au four, des pois chiches noirs de Murgia Carsica (ICI)




Espresso à Brigue ce lundi
Frohes 1. Ouguscht
Les Alpes dans les nuages, le Mönch vu depuis Interlaken cette après-midi
L'Augstmatthorn en début de soirée, vu depuis le balcon
APRES TROIS ANS
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
Poèmes saturniens
Paul Verlaine
Editions de Cluny, 35 et 37 rue de Seine - Paris VI, 1942
Le 5 juin, j'ai filmé le jardin de Lignières, le village des vacances de mon enfance, dans la belle lumière du soir.
Lignières Le jardin La belle lumière du soir
Lignières
Le jardin
La belle lumière du soir
Filmé le 5 juin 2023
Images, montage, réalisation Jeanjacques666
Interlaken, dernier samedi de juin, La Jungfrau

Carrouge 24 juin [19]33
Mon cher Nicole
Ton message m'a fait bien plaisir : sa promptitude, et tout cet amical souci que tu y montres de satisfaire une demande dont le sans-gêne me remplit maintenant de confusion... Accepte à tout le moins mes excuses et aussi un bien profond merci. Voici une partie de ce que tu me demandes: Adieu et Feuillets*. Ma collection d'Aujourd'hui est tout à fait incomplète, aussi vais-je demander des exemplaires à Mermod et te les faire tenir. Peut-être verrai-je Trolliet la semaine prochaine, car il y a une exposition Viollier à Genève**, et Paul (qui est au pays et est venu lundi me voir sous la pluie avec mon filleul***) me proposait d'aller la voir avec lui. J'aurais profité de l'occasion pour rencontrer Trolliet et lui demander des « mesures » exactes - mais quoi qu'il advienne de notre projet, je te renseignerai là-dessus sans trop tarder, mon cher Nicole. Au demeurant ce numéro de Présence ne paraîtra pas avant l'automne, ce qui nous donne un vaste laps.
Nous voici dans l'«encore de la pluie » chaque soir à la radio. Je pense beaucoup à toi et souhaite bien fort un vif retour du soleil sur tes promenades, car j'ai vu ce qu'un mauvais mois de juin pouvait être déprimant à la montagne.
* et aussi des choses plus anciennes. Pardon pour toute cette poussière! R.
Laisse-moi te dire merci encore, mon cher ami, et reçois mes meilleurs messages.
G. Roud
P.-S. A bientôt plus long message. L'heure du courrier me talonne! R.
**Cette exposition a lieu à l'Athenée de Genève du 7 au 29 juin 1933. Le peintre genevois Jean Viollier (1896-1985) a fait partie avec Steven-Paul Robert du groupe «Le Disque ». Après une dizaine d'années passées à Paris, il est revenu en 1932 à Genève, où il fréquente les collaborateurs de la revue Présence. Roud et Viollier ont correspondu entre 1921 et 1950.
***Jean-Dominique Robert (1925-2004), fils ainé de Steven-Paul Robert ; leur visite à Gustave Roud du lundi 19 juin 1933 est mentionnée dans le journal.
Lettre extraite de :
Correspondance 1920-1959
Gustave Roud
Georges Nicole
1283 pages
Infolio, 2009
Lundi 19 juin 1933
Je descends au train de 9 heures à Ecublens chercher Paul et Lo*. Journée pleine de gaieté et d'amitié. Magie. Cinéma. Surprise heureuse de me retrouver un langage. Avec Paul je puis causer encore - mais combien m'en reste-t-il, de ces interlocuteurs ? Je les raccompagne à E[cublens] pour le train de 7 heures. Lent retour sous la pluie et le vent.
*Surnom de Jean-Dominique Robert (1925-2004), fils ainé de Steven-Paul Robert et filleul de Gustave Roud
Extrait du Journal 1916-1976, Gustave Roud, Oeuvres complètes 3, 1289 pages, Editions ZOE, 2022
Le Rital n'est plus...
Claude Barzotti - Le Rital
Du petit village dans les montagnes au village des vacances de mon enfance en passant par La Chaux-de-Fonds, la ville de mon enfadolescence.
Photographies : La Chaux-de-Fonds et le jardin de Lignières

Encore un tableau de Jackie Knott.
Si vous avez déjà vu ici cette œuvre, mille excuses.
Mais que voulez-vous, elle me plaît, alors hein…
Cette Américaine qui fit plein de choses n’ayant rien à voir avec la peinture, « l’US Air Force » n’ayant que peu de rapport avec l’art pictural, est passée par ici.
Elle s’est promenée à Montmartre.
Elle y a vu quelqu’un dans ce jardin connu même des Chinois.
Mais ce quelqu’un, qui est-il ?
À quoi pense-t-il ?
On verra bien lundi ce que vous en pensez...
Le Goût c'est ICI
En voyant cette toile, sujet du devoir du lundi, une nostalgie a submergé mes pensées.
C’était ma première participation à cet exercice d’écriture, Lakevio était à l’époque la maîtresse d’école, sept ans déjà…
Le devoir du lundi est un immense terrain de jeu, il offre la possibilité d’explorer tous les thèmes, du western au roman d’amour en passant par la science-fiction ou de jongler avec le thriller et l’insolite. Tout est possible.
Le vendredi, quand la consigne est mise en ligne par Le Goût, le maître qui a repris la direction de la classe, il faut qu’une idée jaillisse dans mon cerveau dans la journée, sinon c’est fichu. Souvent la page reste blanche, parfois en dernière minute en contemplant l’Augstmatthorn juste avant la nuit, fusen les idées. Le samedi, je commence d’écrire au Versa bar, dans un wagon-restaurant, une salle d’attente ou sur un banc de la Ville fédérale. La mise au net se fait à la grande table de la salle à manger, face au paysage des Préalpes, bercé par les cloches des vaches, au milieu des chalets qui forment le petit village dans les montagnes.
Cette semaine, manquant de temps, je n’ai pas pu creuser l’idée d’une suite d’histoire sept ans plus tard !
Mon devoir du 6 mars 2016 est ICI
Et voilà, 66 balais !
Chaque année, à l’époque de l’arrière-printemps, quand les chats des campagnes suivent leur instinct dans les prairies grasses d’herbes hautes, que la souris apeurée déménage en ville, ignorant que les félins s’y entassent, à l’époque de la tulipe et du lilas, mes artères insinuent que le tas de sable comprimé dans le haut du sablier s’amenuise ; en me mirant dans l’onde claire du Lombach, la photo est sans appel, le temps vient à manquer et le hideux visage, tas de rides entremêlées, que me renvoient les eaux encore glacées de la rivière, ruine mon rêve de jeune premier dans une superproduction hollywoodienne en cinémascope couleur, dans l’eau tremblante, froide, je vois un vieillard !
Je suis prêt pour entamer ma 67e année.
Après la traversée, dans toute sa longueur, du lac de Brienz en bateau, train à voie étroite avec des tronçons à crémaillère jusqu’à Lucerne par le Brünig ; en wagon restaurant avec dégustation d’un plat traditionnel suisse, cornettes, viande hachée, sbrinz et compote de pommes. Brèves visites de Lucerne et de Zurich, doppio à Berne et souper au restaurant hôtel Bären dans le petit village dans les montagnes.
et cetera desunt
Photographies prises depuis les contreforts du Gurten
De gauche à droite de haut en bas :
La fabrique de nuages - Repos forcé
Oasis d'hiver - L'épouvantail
Jardin d'hiver
Le tram vapeur dans les rues de la Ville fédérale
Retour dans le petit village dans les montagnes
Des huîtres en entrée pour le souper
3e dimanche de l'Avent
