Schwarzkopf, de los Angeles - Duetto buffo di due gatti
Felicity Lott & Ann Murray
Le Duetto buffo di due gatti (traduction littérale : Duo humoristique des deux chats, en français appelé simplement Duo des chats) est une pièce populaire pour deux sopranos. Il est souvent joué en bis lors des concerts. Bien que cette pièce soit très généralement attribuée à Gioachino Rossini, elle n'a en fait pas été écrite par lui, mais consiste en une compilation écrite en 1825 reprenant, entre autres, des passages de son opéra de 1816 Otello. L'auteur de la compilation est probablement le compositeur anglais Robert Lucas de Pearsall, qui utilisa à cette occasion son pseudonyme G.Berthold].
Rossini Cat Duet Pauline Tinsley Elizabeth Vaughan
Les compositions de Charles-Valentin Alkan (ICI) sont destinées aux virtuoses du clavier. Les partitions promettent une partie de gymnastique pour les doigts...
Les fruits de saison se bousculent au portillon, ils veulent tous un selfie. Ayant négligé d’inscrire sur mes listes de cadeaux de Noël ou d’anniversaire, la perche à selfie, je suis privé de cet accessoire absolument indispensable pour réussir une vie sociale épanouie et être dans le courant de la modernité. Je suis un « perdant magnifique », totalement hors sujet ! Je ne brandis pas mon téléphone portable, ma tablette ou mon téléviseur fiché à l’extrémité d’une baguette en bambou, pour faire des autoportraits compulsifs que je posterai ensuite sur ma chaine « Votre Tube » afin que mes 2 suiveurs me localisent 24/24. Je ne suis pas populaire sur le « gazouillis », je suis totalement inconnu, je ne suis rien. En revanche, j’ai de la ressource. J’ai emmené mon panier de fruits de saison chez un photographe afin, que dans un éclair de magnésium, il immortalise le sourire béat des noix ou des bonnes poires. Le photographe, distrait par la lecture d’un courrier électronique coquin posté par sa muse, a oublié de mettre de la pellicule dans son antique boitier Agfa. Nous sommes privés d’un florilège de photographies en couleur frugivore à regarder le soir sur le display de la gazinière… je me console en écoutant, sur un poste à galène, la sonate No32 de Beethoven interprétée par Barenboïm.
Cette air a beaucoup été joué dans les années 1970 - 1980. On estime à plus de 4000 les interprétations à travers le monde et 300 textes. La musique a été composée par le compositeur péruvien Daniel Alomía Robles et les paroles originales écrites par Julio de La Paz (Julio Baudouin) en 1913, mais la pièce ne fut publiée qu'en 1933 Au Pérou, elle a été déclarée comme appartenant au Patrimoine Culturel de la Nation en 2004.
Voici quelques interprétation:
Gigliola Cinquetti (née le 20 décembre 1947, à Vérone, Italie) est une chanteuse, actrice et animatrice de télévision italienne. Elle a remporté le Concours Eurovision de la chanson pour l'Italie, en 1964, avec la chanson Non ho l'età.
Gigliola Cinquetti - Il Condor (El condor pasa)
Los Incas El condor pasa 1963 VERSION ORIGINALE
Marie Laforêt, de son vrai nom Maïtena Marie Brigitte Douménach, née le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde), est une chanteuse et actrice française. Depuis 1978, elle vit à Genève et possède aussi la nationalité suisse.
Marie Laforêt : Sur le chemin des Andes. ( El condor pasa )
Mickey 3D rend hommage au footbaleur Johnny Rep, la chanson évoque le coup du chapeau (24e, 52e sp, 69e) réalisé par Johnny Rep le 3 octobre 1979, au stade Geoffroy-Guichard, lors du match retour du premier tour de la Coupe de l'UEFA 1979-1980 contre le Widzew Łódź (victoire 3-0). C'était un temps ou les moins de vingt ans...
Johnny Rep est, encore à ce jour, meilleur buteur de l'histoire des Verts en Coupe d'Europe avec 11 buts.
Chanson nostalgique qui évoque la guerre de 14-18 et l'Empereur Guillaume. Une chanson toute en nuances. Une chanson à écouter en automne... La voix de Trenet nous emporte dans un monde de poésie. Qu'est devenue la Madelon?
Tel des charognards attendant que la bête meurt pour s’attaquer à ses chairs, des habitués rôdent autour de l’Adriano’s regard fixé sur la montre. Le dimanche, le bar ouvre à dix heures. Ils sont impatients de lire de la presse dominicale. Les deux portes de l’Adriano’s sont ouvertes, le passage est barré par de hauts tabourets. Quelques impatients, ignorant ces obstacles, pénètre dans la salle pour s’emparer des journaux. Ils sont sèchement remis à l’ordre par le patron. Le marteau du sonneur frappe dix coups à l’horloge du Zytglogge. L’Adriano’s bar se rempli. Les clients gagnent ensuite, avec leur café, la terrasse. La salle est presque vide. Les deux ventilateurs, fichés au plafond, tournent à vitesse moyenne. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse de la musique classique. Par cette chaude matinée de début juin, l’espresso coulé sur de la glace pilée est le bienvenu. Les miettes du croissant tombent sur les pages du journal, les nouvelles ne sont pas bonnes…
17H, Stockholm baigne dans la nuit. Une pluie fine, glaciale, hésitante entre neige et eau, tombe depuis ce matin. Une odeur saumâtre rappelle que la Baltique, sombre et calme, cerne la ville. Les gens s'entassent dans les cafés éclairés à la bougie. Devant chaque fenêtre de petites lumières indiquent que la Sainte-Luce est proche.
17H, Stockholm baigne dans la nuit. Au chaud, dans une chambre d'hôtel dessinée avec génie, un rousseauiste lit la Nouvelle Héloïse...
Thomas Tallis (30 janvier 1505 - † 23 novembre 1585) est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. Ses Lamentations du Prophète Jérémie renferment des passages d'une très grande beauté (The Lamentations of Jeremiah, chantées en latin, par un chœur à cinq voix : Alto, 2 Ténors, 2 Basses ou Soprano, 2 Alti, Ténor, Basse).
Parce mihi Domine, nihil enim sunt dies mei. Quid est homo, quia magnificas eum? Aut quid apponis erga eum cor tuum? Visitas cum diluculo, et subito probas illum. Usquequo non parcis michi, nec dimittas me, ut glutiam salivam meam? Peccavi. Quid faciam tibi, o custos hominum? Quare posuisti me contrarium tibi, et factus sum michimet ipsi gravis? Cur non tollis peccatum meum, et quare non aufers iniquitatem meam? Ecce nunc in pulvere dormio; et si mane me quesieris, non subsistam.
Cristóbal de Morales, né à Séville vers 1500 et mort à Marchena ou Malaga en 1553, est un compositeur espagnol de musiqu sacrée, qui vécut à l'époque de la Renaissance.
Ce soir, Le Jardin est humide. Les pluies de la journée ont baigné les plantes. L'air est frais, le silence est presque total. Ce soir pas d'agitation devant les écrans cathodiques, c'est jour de repos là-bas dans la surface de réparation. La coupe du monde de balle au pied marque une pause. Il faut bien que les jambes se reposent! Au Jardin, mouillé par la pluie, c'est le bal des limaces. Un bal qui s'achèvera très mal. Une main humaine, vengeresse, largue sur les massifs de petites bombes bleues, des délices mortels... Le soleil se couche et embrase le ciel de cette soirée apocalyptique...
Le vent s’est levé et charrie des nuages sombres, un camaïeu de gris avec des taches noirâtres inquiétantes. Il est tard. Là-bas, sur la surface de réparation, les coqs se sont inclinés face aux casques à pointe mieux organisés. Les quarts de finale du championnat de balle au pied tiennent les gazettes en haleine. Chaque passe de ballon est décortiquée. Dans les bars on refait le match encore et encore, jusqu’à plus soif.
A Davos, c’est l’élite des yodleurs qui se mesure dans l’art de la youtse. La Fête fédérale attire les amateurs de chants alpestres. L’orage gronde, s’approche, la pluie s’abat en trombes. Une file de voitures venues de nulle part passe devant la maison. C’est un long ruban de carrosseries lavées par la pluie battante. Les éclairs zèbrent le ciel de la ville fédérale dans un vacarme infernal. Le lilas devant la fenêtre de la cuisine se balance au gré des rafales. Point de grêle ce soir-ci – l’orage s’éloigne déjà.
Au Brésil, une nouvelle partie de balle au pied commence. L’équipe du pays organisateur espère battre les voisins colombiens. Pour mettre tous les atouts de leur côté, les joueurs et le public du stade de Fortaleza reprennent en force l’hymne de la canarinha. Le résultat ne tombera qu’après minuit. L’ATS recevra le télex suivant : Brésil-Colombie 2-1 après prolongations.
La bise s’époumone. Elle butte sur le bas du jardin, soulevant les jupes des hostas, pour repartir plus folle en direction de Genève. Toute la journée, elle agite le monde végétal. Enfant, je croyais que les branches des arbres s’agitaient et fabriquaient le vent… Un billet transporté par la furie des courants d'air s'est fixé sur la porte d'entrée de la maison. Un mot griffoné à l'encre verte orne le morceau de papier. "Dimanche 15 juin, dans un stade à Brasilia, La Suisse a battu l'Equateur 2 - 1." Il semble qu'il s'agisse d'un résultat du championnat du monde de balle au pied qui se déroule actuellement au Brésil...
Avec une régularité de métronome dans ses cycles, la lune pleine, tous les 29,53059 jours, accouche d'étoiles multicolores. Elle se dissimule ensuite derrière un paravent chinois. Elle retrouve, à l'abri des regards, des comètes de passage dont elle s'est entichée... D'une petite radio portative posée sur le bord de la fenêtre, Catherine Sauvage égrène la chanson de Boris Vian, "Alabama song". "Oh lune de l'Alabama..."
Vendredi soir, cafard... Il pleut. La neige tombée hier matin sur le Gurten s'estompe peu à peu. Un chuintement monte du tarmacadam. Cette musique des jours de pluie résulte des pneumatiques des automobiles embrassant les rues humides. Vendredi soir, cafard... Dans un grand verre, une boisson gazeuse, à l'origine à base de feuilles de coca, permet d'échapper au spleen des fins de semaines pluvieuses. Vendredi soir, cafard...
L'ORTF transmet une soirée à l'opéra de Paris. La Calas chante. Les commentaires sont savoureux, une télé comme on n'en fait plus. Pas moins de 8 caméras sont engagées.
La Grande Nuit de l'Opéra - Paris 1958
Maria Callas à Paris 1958 - Opéra Garnier, début de l'émission. Radio Télévision Française
Les hommes du dimanche est sorti en Allemagne le 4 février 1930. Le film est tourné en 1929 par Robert Siodmak. Il peut se voir sur plusieurs plans. Un fabuleux documentaire sur Berlin des années folles et l'histoire de quelques amis le temps d'un dimanche. Il semble que rien n'a changé, à la fin du film, un carton dit: « 4 millions de Berlinois attendent dimanche prochain ».
Le frigo s'agite, il s'agite souvent par ces chaleurs. Ce mardi le thermomètre est monté à 34 degrés dans la ville fédérale. Ce 18 juin se place en troisième position dans les records de chaleur relevée depuis 1800. Le record remonte à 1894 avec 35 degrés suivi de 2003 avec 34,5. La fenêtre de la cuisine est ouverte, bientôt minuit. une guêpe s'obstine autour de l'ampoule de la lampe. Ce soleil artificiel est pour elle la porte de salut. La maison est envahie de chaleur et la fenêtre ouverte ne laisse passer qu'une maigre fraîcheur. Sur la table, un livre attend un lecteur. Il s'agit d'une pièce de théâtre d'Arthur Miller, "ils étaient tous mes fils". Avant de ce plonger dans le drame on pense à Marilyn... La maison pourrait servir de décor à cette pièce crée en français en 1949 à Paris au Théâtre du Vieux-Colombier et mise en scène par Raymond Gérôme. Cette intrigue reste d'actualité puisqu'elle traite entre autre du mensonge industriel... La guêpe s'essouffle... Surprises une coccinelle se balade dans la cuisine. Ainsi donc, parties un soir d'hiver de la Maison des delphiniums pour Venise, les petits insectes rouges à points noirs ont envoyé un émissaire au "Temps retrouvé"...
Le soleil, en sueur, escalade le Zénith. Dans sa périlleuse ascension il perd des rayons qui, en tombant, inondent de chaleur les campagnes. L'Été, le bel été, parcourt son domaine en train omnibus. Ivre de cette jeunesse nouvelle, il brille à l'égal du soleil. Les lilas défleurissent...
Le soir, un orage grognait aux alentours "du Temps retrouvé"
L'été a débarqué cet après-midi à bord d'un Super Constellation. L'élégant oiseau, avec son bruit de moteur à pistons, a survolé la capitale helvétique avant de se poser à l'aéroport de Belp.
Les lilas défleurissent, les cytises sont en fleur, un signe de l'imminence de l'été...
Hier matin à 07H20, les sirènes ont retenti dans le quartier de la Matte. L'Aar, gonflé par les pluies de ces derniers jours avait atteint la côte d'alerte. Cette fois-ci, seule des caves ont reçu la visite de la rivière.
Un courant d’air arctique transforme en cristaux les gouttes de pluie. Il neigeait à Bellelay ! A l’Adriano’s Bar, samedi, à 11h30, c’est la foule. La musique expulsée du haut-parleur au-dessus de la machine à café est noyée par les conversations. Les serveurs derrière le bar sont débordés. Il pleut, il fait froid. Un homme en costume cravate s’assoit à une table, miraculeusement libre. Il est suivi d’une femme âgée qui s’installe en face de lui. « Bond, my name is James Bond », murmure-t-il à l’oreille de la vieille dame. « Oui, je sais. Nous nous sommes rencontrés sur une plage il y a très longtemps. Je suis Honey Rider » dit en clignant des yeux l’actrice bernoise Ursula Andress. Près de 50 ans ont passé depuis la scène mythique d’une femme sortant de l’eau en bikini, un poignard à la taille… Cette rencontre improbable entre Bond et la comédienne de Ostermundigen à l’Adriano’s bar passe totalement inaperçue des clients plongés dans la lecture de la presse de fin de semaine. La neige occupe les conversations. Au fil des heures la pluie se transforme en flocons. En début de soirée il neige, elle tient et le paysage devient féérique. Le gardénia, qui loge à la belle saison au potager, s’est retrouvé dans la cave de Tempelhof. Il neigera toute la nuit.
Dans la nuit du 16 au 17 août 1977, avec une bande de collègues, nous avions écumé les bars du quartier des Pâquis, à Genève, échouant au petit matin « Chez Blaser », ultime endroit ouvert. Il devait être cinq heures et, après les alcools, nous prenions un café en mangeant des croissants avant d’aller travailler. Jeunes et insouciants, il n’était pas rare que nous fissions une ou deux nuits blanches par semaine ! L’an deux mille était encore une utopie, l’ordinateur réservé aux voyages spatiaux et le téléphone ne songeait pas encore à une mobilité sans limite. L’humeur de la bande oscillait entre bâillements et gueule de bois. Dans le bar se mêlaient les lève-tôt et les couche-tard. Un vendeur de journaux entre dans la salle et propose « La Suisse », le quotidien de référence à l’époque. Il se plante au bout de notre table, mais nul ne bronche. Goguenard, je lui lance « Ce sont toujours les mêmes nouvelles ! ». Triomphant, il réplique « Non, pas aujourd’hui ». Il déplie le canard, nous sommes stupéfaits. Une grande photo d’Elvis s’étale à la une. Le King est mort. La nouvelle se répand dans le bar et les exemplaires s’arrachent…
A Berne,vers 20H20, les sirènes ont retenti pour mettre en garde les habitants du bord de l'Aar, la rivière monte dangereusement. Des sacs de sable sont entassés dans la Matte et sur le Dalmaziquai. Un gros orage sur l'Emmental, dans la région d'Eriz, et de fortes pluies entre Thoune et Berne seraient à l'origine de cette brutale montée des eaux.
La chaleur estivale accompagne le dernier dimanche de l'été...
A la gare Belfaux, les moutons cherchent un peu de fraicheur à l'ombre de rares arbustes. Un rapace, plus loin, tournoye dans le ciel bleu à la recherche de petits rongeurs pour son déjeuner. Le train est entré en gare, un seul quai planté d'un bâtiment désafecté, quelques voyageurs sont montés ou descendus de wagons presque vide. Le paysage s'est mis à défiler, un paysage encore vert avec des arbres souffrants de la sécheresse.
L'été va s'achever... Les colchiques sont en fleur, au parc de la Granges à Genève.
- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.
Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure