Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Rêveries
30 septembre 2018

Dernier jour de septembre...

Dernier jour de septembre, qui tombe un dimanche !
Demain, c'est une plongée au coeur de l'automne avec dans la tête, des brides de souvenirs de cet été sans fin, souvenirs qui se superposeront à des impressions d'automne.
Ce dimanche, avant l'orage et la pluie, il a été possible de savourer des sorbets sur un banc, devant La Gelateria di Berna. Les parfums choisis : Sorbet de chocolat, sorbet quetsche et sorbet myrtille. Tout en mangeant des glaces, je lisais un roman de 1924, raconté par Pivoine (ICI).
Avant l'orage, il a été possible de faire un égoportrait automnal, de photographier quelques affiches et de lire, écrit avec des craies de toutes les couleurs, que l'on pourra manger des glaces et des sorbets jusqu'au 10 novembre...

3F70CC29-3D3B-4EF0-9D17-5343B3EDFD62

11 août 2018

Un été sans fin - Balade nocturne

Juste avant 22 heures, heure de fermeture de la Gelateris di Berna, installée Pestalozzistrasse 1, à l'écart du centre ville et de ses rumeurs, j'ai dégusté un sorbet ananas basilic, un autre au fruit de la passion et un sorbet de chocolat. Il manquait un café, qui a été bu au Colonial bar.
Il était temps ensuite de s'enfoncer dans la vieille ville où résonnait la dernière soirée du Buskers 2018. Ce festival des chanteurs de rue attire chaque année des milliers de spectateurs. L'ambiance y était folle...

A2C39F35-5631-4428-8C5C-D59EE0438BFE

74159126-5FF9-4240-8537-5FD8C975575B

FC6C5C4E-39ED-4B9D-9A97-4165FDB943ED

7 août 2018

Un été sans fin - Aubergine en pleine terre - 33 degrés, 5e jour !!!

Impensable il y a quelques années, des aubergines poussent en pleine terre, à Berne. La voisine du REZ a tenté, et des bébés aubergines se développent. En serre c'était possible mais pas en pleine terre.
La cinquième journée consécutive à 33 degrés... Les carottes sont cuites... L'imagination s'est évaporée... Sous le soleil exactement...
Dans le parfum des momosas, on écoute en boucle Louis Lynel, des Concerts-Parisiens, chanter dans les jardins de l'Alhambra. La TSF grince, le son nous arrive du mois d'août 1924...

Louis Lynel naît le 26 août 1887 à Bastia et suit des études au conservatoire, à Marseille où ses parents et lui sont venus s'installer. Il fait ses adieux à la scène vers 1947 et meurt le 9 avril 1967 à Gourdon.

Dans les Jardins de l'Alhambra (2/2) - Louis Lynel - 1924

 Dans les Jardins de l'Alhambra
(Bénech)
Paroles de Dumont
Fox-Trot
chanté par M. Lynel
des Concerts-Parisiens

Disque à Saphir Pathé n°5178 / mx. 940*Benech
Paris, Août 1924

853939EB-59C0-4EBD-88C3-5A12838BF4D8

7BD58969-05FD-42B6-A7CC-CA21EF24F125

15 juillet 2018

Un été sans fin - Sorbet

3875B8BB-3299-4B5A-85F5-E905C9D068AB

81AD2C32-C3B8-4980-9816-34F9A575B7F5

 Le jardin de Lignières, état du samedi 7 juillet 2018


67DA6AAE-E45D-4678-BD26-63DA599ABCD2

84CC2C2A-8003-4852-8E36-3015E6EEA933

Spiez, samedi 14 juillet 2018

 

Passage, hier, samedi, à la gelateria di Berna...
Glace à la noisette du Piémont
Glace à la lavande (une réussite)
Sorbet cassis
D8415FA4-B8BB-4CB3-B93B-86FD01822497

Ce soir, on dansera, me semble-t-il, jusqu'à pas d'heure sur les Champs Elysées, à Paris. La finale du championnat masculin de balle au pied 2018, s'est déroulée en fin d'après-midi, à Moscou. Les Bleus ont battu la Croatie 4 à 2.

22h00, le dimanche s'achève sous la pluie. La Ville fédérale a échappé à l'orage mais pas à la pluie. Une pluie attendue par le vivaces du jardinet. Les limaces sont à la fête, elles ont improvisé un bal.

8 juillet 2018

Un été sans fin - Autoportrait

C'est toujours la mode des égoportraits. Ils pullulent sur les réseaux sociaux. Il faut être jeune, musclé, tatoué et à moitié nu pour avoir une chance de faire du bruit sur la toile virtuelle. J'ai choisi une autre voie, un vieil oripeau, dégriffé, des années 1980, acheté aux soldes et la passoire qui permet d'égoutter les pâtes, les soirs de disette du réfrigérateur. J'ai tendu mon téléphonne pour me photographier dans la belle lumière du soir, en conte-jour et en noir et blanc.
Voici donc en avant-première mondiale : "Égoportrait à la passoire" (été 2018)

                                               C94273E3-4ABC-4CC9-A13F-FF2A9C9B3576
Sur la platine tourne sans fin, comme l'été, La Messa di Gloria de Rossini...

28 juin 2018

Un été sans fin - Les dernières amélanches

La bise, puissante et folle, a balayé le Plateau suisse toute la journée. Cette furie venteuse a crée dans le ciel des massifs nuageux aux allures magiques.
Il est 22h48 et le silence est revenu, la bise est tombée. Les combats de chats du quartier, pour la défense d'un bout de territoire, sont les seuls cris dans la nuit de l'été.
Casque rivé sur les oreilles, j'écoute la "Messa di Gloria" de Rossini. Cette musique tourne en boucle sur les différents appareils de l'appartement disposés à diffuser de la musique. Même la cafetière italienne s'y est mise...
Je connais un coin secret, en ville, où je peux marauder des amélanches. Ce soir, je me suis régalé...
L'éléphant qui passe ses journées sur le toit du musée d'histoire naturelle, près de la Thunplatz, à revêtu le maillot de l'équipe suisse masculine de balle au pied. L'équipe de la Nati fut, pour une fois, excellente dans la surface de réparation. Elle a réussi le tour de force de se qualifier pour les 8e de finale de ce championnat du monde 2018 qui se déroule entre le théâtre Bolchoï et les steppes, en Russie.

E4CA797B-D378-4994-B279-618BCD84005C

3E7EF49E-CBDF-4BC1-953E-AA6FAC166948

5B5B3E20-6904-4CBC-8B9E-8E127C4A5E0F

11 juin 2018

Un été sans fin - Les affiches

SURPRISE...SURPRISE
Jeudi, de passage à l'aéroport de Genève-Cointrain, pour accueillir de la famille, j'ai passé trois quart d'heure dans la Cité de Calvin. J'ai quitté Genève en 2011, 35 ans après y avoir déposé mes valises.
J'ai effectué un saut de puce jusqu'au lac. Que de changements...
J'ai découvert, à la rue du Cendrier,  les activités secrètes du Goût (ICI), ce bloggeur parisien, adoré par son harem de lectrices. Il nous avait caché qu'il avait pignon sur rue à quelques encablures du Jet d'eau.
4674BCF4-1204-45E1-BF32-FF2A47C15C55

Les affiches
Les 4 premières affiches ont été photographiées à Neuchâtel, dimanche,  et les 2 dernières à Berne, ce même dimanche.
7FBC9BE5-8B71-4EAB-B7A2-A031E177BF0A

Les affiches
L'affiche du Bol d'Or à été prise à Genève, jeudi, les autres affiches ont été photographiées à Berne, dimanche.
05CF1A64-263E-4D87-9606-BA5AF542B1C8

2 juin 2018

Un été sans fin - Méditation

Aujourd'hui, ce fut, mangue, caramel beurre salé et sorbet de chocolat...

Pour avoir "un été sans fin", voici l'artifice choisi: commencer ma saison préférée par le début de l'été météorologique, qui commence le 1er juin et se termine le 31 août. Et poursuivre la belle saison jusqu'à la fin de l'été astronomique. L'été astronomique commence au solstice d'été et s'achève juste avant l'equinoxe d'automne.3 mois et demi de couchers de soleil, de merveilleux nuages et de coquelicots... Ensuite, grand départ pour l'hémisphère Sud... Les sorbets de là-bas seront-ils aussi bon que ceux de la Ville fédérale? On goutera.

"Si les saisons astronomiques ou calendaires commencent avec les équinoxes (printemps et automne) et les solstices (été et hiver), en météorologie, elles commencent plus tôt et correspondent à des périodes de trois mois pleins (voir les dates ci-dessous). Pourquoi un tel décalage ?

Prenons comme exemple l'été. En météorologie, l'été correspond à la période de l'année la plus chaude. La durée d'ensoleillement maximale se situe autour du solstice d'été (20 ou 21 juin). Mais en raison de l'inertie de l'atmosphère, ce n'est qu'environ trois semaines plus tard que la température moyenne est généralement à son maximum, c'est-à-dire à la mi-juillet. On considère que ce moment correspond au milieu de l'été. Ainsi, en météorologie, l'été commence début juin et s'achève fin août.
Avec le même raisonnement, l'ensoleillement est minimal au solstice d'hiver (21 ou 22 décembre). Mais avec l'inertie de l'atmosphère, le pic de l'hiver se situe plutôt mi-janvier. Ainsi l'hiver météorologique commence début décembre et s'achève fin février.

Dans l'hémisphère Nord, la plupart des pays ont adopté cette règle et les saisons météorologiques sont ainsi les suivantes :
•    Printemps : du 1er mars au 31 mai (mars, avril et mai)
•    Eté : du 1er juin au 31 août (juin, juillet et août)
•    Automne : du 1er septembre au 30 novembre (septembre, octobre et novembre)
•    Hiver : du 1er décembre au 28 ou 29 février (décembre, janvier et février)"

Le texte en italique est extrait de météo-France

                                                         436ACD88-81E4-4BCB-84B0-6A460067823E

BBBAA9FB-7989-4A5B-8F65-5F5AA1DCCB66

21 mai 2018

La roseraie

La foule battait la semelle dans les allées de La roseraie, ce lundi après-midi. C'était comme un dimanche, dans la Ville fédérale.
C'est la saison des iris, des alliums. La fin de la floraison des azalées et l'extase des rhododendrons. Les géraniums vivaces déploient leurs fleurs. On peut voir les premières roses. Un cornus contreversa, dit pagode, de par sa forme, trône fièrement et produit des fleurs blanches.
Une symphonie de couleurs et le parfum d'une glycine blanche, qui enivre les sens, se propagent dans le parc...

9A8C001A-0A1E-4426-8897-62D02B3F0E2A

62EDB07C-FAAC-44D6-8DBC-F55EF40CC675

1D2B60AF-5742-4072-B780-4C938E96EBE3

2BFA390B-D684-43A5-8A43-47AD8AFEBE12

7 mai 2018

Les lilas de Lignières

Dimanche 6 mai 2018
Lignières, le village des vacances de mon enfance, est perché à 803 mètres. Le lilas commence de fleurir.
26CE9C6E-8E93-4164-8646-FB6176970060Cet arbuste/arbre aime les terres calcaires. Dans son élément nutritif préféré, il se développe mieux, ici, dans la chaîne du Jura qu'à Berne. La terre de la Ville fédérale est argilo-calcaire.
D52E3526-994B-4843-9907-27421B551A69


Le jardin de Lignières a changé de physionomie, les tulipes sont presque toutes passées.

6984EA1A-93CE-46F5-B3E5-A87402101A37

30 avril 2018

Extase...

Cacographe (n.)
[Didactique, vieilli] Personne qui orthographie mal.

Je suis un cacographe depuis plus de 50 ans! Même pas honte, comme disent les jeunes...

Résultat de recherche d'images pour "pause musique"

A6D7A41E-F1FA-4188-93E6-75B5D6DE22ED

Julien Doré en duo avec Dick Rivers - Africa

...Africa, le début des années 1980, souvenirs de folles nuits (blanches) dans les boîtes genevoises...

20 avril 2018

Le vent

Vendredi passé, le 13 avril, le vent soufflait sur le village des vacances de mon enfance. J'ai piégé ce souffle sur de la pellicule noire et blanche. Un film muet, comme au temps du super-8. En noir et blanc, parce que c'est ma couleur préférée.

Le vent

Film noir et blanc, muet
Lignières le 13 avril 2018
Réalisation Jeanjacques666

Le retour du vert dans la Ville fédérale
EAFE4E10-AA65-455E-A3A0-030B014F4EF6En météorologie, les journées de plus de 25 degrés sont classées comme journées d'été. Ce 20 avril 2018 est donc le premier jour d'été à Berne.


La cardamine des prés, le dent-de-lion et le deuxième sorbet de la saison: sorbet de chocolat (un délice), caramel salé et mure
5C7B3758-1B96-43D8-B381-E313788D86D8

17 avril 2018

Aux coins des rues de la Ville fédérale, les

Aux coins des rues de la Ville fédérale, les forsythias en fleur font comme des phares, qui guident les piétons égarés dans la capitale. La journée à été belle et à 22h00, il fait encore 14 degrés...
45BD3757-7DDD-491E-AB5B-AF40E56A592C
Balade dans la belle lumière du soir, avec vue sur les Alpes rosies par le soleil couchant. Café à l'Adriano's bar et lecture de la presse.
3FECAB77-5482-4293-AC5E-69073BCF40FF

Retour avec les dernières lueurs du soleil...

3471E0DB-348A-45B1-B2ED-EC549B3EC8CB

2 avril 2018

Lundi de Pâques - Concert

En fin d'après-midi, concert à l'Eglise française de Berne. Au programme, "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank et la "Messa di Gloria" de Puccini. Sur la scène, L'ocb Oratorienchor Bern, le Berner Symphonieorchester BSO, la soprano suédoise, Malin Hartelius, le ténor Sud coréen, Carlo Jung-Heyk Cho, la basse/baryton Néozélandaise, Martin Snell et la pragoise Olga Pavlu à la baguette.
Le concert à également été joué hier.
 "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank a été une belle découverte. J'ai aimé la 2e parole "Amen, dico tibi" et la 4e "Deus meus, ut quid dereliquisti me ?" avec un accompagnement à la harpe.
Le ténor à manqué sa prestation. Il la manquera aussi dans la "Messa di Gloria". Puccini a commencé par écrire de la musique religieuse avant de composer des opéras. Il a composé la Messe à 22 ans. Cette musique donne le ton de ce que sera la musique de Puccini. La musique de cette Messe est assez "opératique". C'est également une découverte. Cette oeuvre est rarement jouée.
A la fin du concert, le public à chaleureusement applaudi les artistes.

8A40E69B-9EB9-4108-ADB3-9CBDD21606E6


César Franck: Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

César Franck (1822-1890)

Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

I  Prolog: O vos omnes, qui transitis per viam 0:00
II 1. Pater, dimitte illis 4:49
III 2. Amen, dico tibi 10:28
IV 3. Mulier, ecce filius tuus 14:45
V 4. Deus meus, ut quid dereliquisti me ? 21:40
VI 5. Sitio! Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum 25:25
VII 6. Consummatum est. 32:10
VII 7. Pater, in manus tuas commendo spiritum meum 37:40

Edith Wiens, soprano
Raimundo Mettre, tenor
Thomas Pfeiffer, baritone
Ivo Ingram, bass

Philharmonie Schwäbisch Gmünd (Chor und Orchester)
Conducted by Hubert Beck
21. Nov 1979

Giacomo Puccini - Messa di Gloria for solo voices, choir and orchestra

1:06 Kyrie
6:15 Gloria
26:59 Credo
42:06 Sanctus - Benedictus
45:28 Agnus Dei
Rafał Bartmiński - tenor
Wojciech Gierlach - bas/bass
Henryk Wojnarowski - dyrygent/conductor
Orkiestra i Chór Filharmonii Narodowej
Warsaw Philharmonic Orchestra & Choir
koncert zarejestrowano 17 listopada 2016 w sali koncertowej Filharmonii Narodowej
recorded at Warsaw Philharmonic Concert Hall, November 17, 2016

10 mars 2018

Nuit 2/9 - Sanguine

The Manhattan Transfer est un groupe vocal de doo-wop, de jazz « léger » et cabaret américain (1969).

Il est composé de deux chanteuses et deux chanteurs :

  • Cheryl Bentyne (Soprano),
  • Janis Siegel (Alto),
  • Trist Ethan Curless (en) (Basse),
  • Alan Paul (en) (Ténor).

Manhattan Transfer - Chanson D'Amour

Ce titre, gravé sur un 45 tours minutes, a tourné, tourné sur ma platine... C'était il y a 40 ans, j'avais 20 ans!!!

F27AE4CB-B659-4F26-9123-27BE1F50A9FD
Puzzle en 3D, l'orange sanguine

Yves Montand - Sanguine

86C9B583-648B-408D-AB0E-EEB6BB0A9921

Ce matin, la pluie tambourinait sur les carreaux. Dans l'après-midi, le soleil s'est montré. Vendredi 16 mars, ce sera la traditionnelle nuit des musées. On pourra admirer la Joconde revue, avec un nez... un roc... un pic... une péninsule!

MANHATTAN TRANSFER - "The boy from New York City"

 

THE MANHATTAN TRANSFER -- Birdland (1986)

Tokyo, 1987

Samedi soir, c'est jazz

The Manhattan Transfer live at the North Sea Jazz Festival • 11-07-1987 • World of Jazz

Il est 22h55, la cafetière italienne chante sur la gazinière. La température extérieure est de 5 degrés. Ça roule au rythme des Manhantan Transfer...

8 février 2018

Soir de première...

 

Dimanche 4 février 2018 
17:02, le train quitte la gare de Berne, à destination de Zurich. Double espresso au Bistro, au rez-de-chaussée du wagon situé au milieu du train.
17:58, arrivée dans la mégapole. Il fait nuit et froid. Marche rapide. Tram.
18:15, arrivée à l'opéra.
19:00, l'orchestre attaque en 440MHZ l'ouverture d'Idomenee.
Ce soir, c'est la première d'Idomenee, Roi de Crète, de Mozart. Tout le gratin zurichois, vêtu de noir se presse dans la salle. Un beau théâtre à l'italienne. Les voix sont belles et prennent de l'assurance au fil du récit. Le coeur, qui joue un rôle important, chante sans faille. Le décor est sobre, la mise en scène efficace. Violence.
Vers 20:40, c'est l'entracte. Le rideau de scène reste ouvert, des guéridons sont installés, des bougies posées dessus. Les spectateurs envahissent les bars du théâtre.
Le drame reprend.
Quand le rideau tombe, le public fait une ovation aux coeurs, chanteurs, chef d'orchestre et au décorateur, metteur en scène, chef du coeur.
Course dans la nuit glaciale jusqu'à la gare. Un café en attendant le train de 23:01 pour le retour dans la Ville fédérale, et la musique de Mozart plein la tête.

1 février 2018

Neige...

Herbriggen, 1253 m, petit village avec un semblant de gare, "arrêt sur demande", est situé sur la ligne de train Viège - Zermatt. C'est une ligne à voie étroite, avec des sections à crémaillère, exploitée par une compagnie privée, la "Matterhorn Gotthard Bahn".
A Herbriggen, on peut voir passer le mythique "Glacier Express", le train express le plus lent du monde, qui relie Zermatt à Saint-Motitz en 8 heures et 3 minutes. 291 kilomètres, 36 Km/H de moyenne, 91 tunnels, 291 ponts, un col à 2033 m., une douzaine d'arrêts, des paysages à couper le souffle...
J'ai passé un quart d'heure à Herbriggen vers midi, entre deux trains, sous une averse de neige. C'était magique.
Un jour, je prendrai le "Glacier Express".

10 janvier 2018

Jardin

Brouillard

La brouillard se traîne dans le Seeland. Il fait cru. Les voitures circulent avec prudence sur la route de ce qui furent des marécages; région humide, infestée de moustiques et propice à la malaria. Au XIXe et au début du XXe siècle, les différentes corrections des eaux du Jura permirent à de grandes étendues de devenir des  terres arables et de chasser les épidémies, les marais asséchés rendaient le Seeland salubre.
Le soleil devient visible depuis les hauteurs du Landeron, là où meurt la garrigue. Quelques plantes spécifiques fait que la garrigue fini ici. Cette confidentialité botanique permet de rêver à la mer, qui bat la grève à des centaines de kilomètres des pentes du Landeron. 
Quelques kilomètres d'une route avec épingles, parcourue à la vitesse de l'éclair et c'est l'arrivée dans le village des vacances de mon enfance.
Le décor est immuable, au loin, Le Chasseral haut de 1606,2 mètres.
Le brouillard vient de se retirer,le jardin somnole. Une primevère, deux perce-neiges et la fleur d'un souci, maintenue par le gel,égayent la journée grise.

 Le jardin de Lignières vers 09:45...

2 janvier 2018

2 janvier

Photos:
Bougies sculptées, près de Wabern, 1er janvier 2018
La Ville fédérale, le 31 décembre 2017
La Ville fédérale , le 1er janvier 2018


Oratorio de Noël de Bach
 
Cantate no 5 détail ICI

Bach: Weihnachtsoratorium BWV 248 - Cantate no.5 - Combattimento Consort Amsterdam - Live

Het Combattimento Consort Amsterdam o.l.v. Jan Willem de Vriend
m.m.v. Cappella Amsterdam
Andreas Weller, Evangelist
Lenneke Ruiten, Sopraan
Cécile van de Sant, Alt
Alberto ter Doest, Tenor
Panajotis Iconomou, Bas

Opgenomen vrijdag 21 december 2012 om 19.30 in de Grote Kerk in Naarden.



                                                                         Le vasistasLe vasistas de la salle de bain est une station météorologique fiable. En hiver, quand il neige, la vitre est recouverte de flocons de neige (ICI). Par beau temps, on voit des bouts de soleil et, quand on prend un bain, la buée à l'odeur de verveine, se colle côté intérieur de la vitre et fait office de pare-vue...
Aujourd'hui, on pouvait admirer un coin de ciel bleu, vers 10:30. Ce soir, il vente et la pluie ruisselle sur la vitre.

26 décembre 2017

25 décembre 2017, Noël à Lignières

Le village avait un décor mysrérieux quand le brouillard se trainait, rasant les jardins. Parfois, une éclaircie laissait présager le retour du soleil, mais bien vite les brumes redescendaient et inodaient le décor...


A l'intérieur, les bougies, sur le sapin, faisaient comme des soleils, Instants propices pour évoquer des souvenirs...


Oratorio de Noël de Bach

Oratorio de Noël de Bach, cantate no2. Détail ici

Bach: Weihnachtsoratorium BWV 248 - Cantate no.2 - Combattimento Consort Amsterdam - Live

Het Combattimento Consort Amsterdam o.l.v. Jan Willem de Vriend
m.m.v. Cappella Amsterdam
Andreas Weller, Evangelist
Lenneke Ruiten, Sopraan
Cécile van de Sant, Alt
Alberto ter Doest, Tenor
Panajotis Iconomou, Bas

Opgenomen vrijdag 21 december 2012 om 19.30 in de Grote Kerk in Naarden.

17 décembre 2017

3e dimanche de l'Avent

À 11h32, le train quitte la gare de Berne pour Zurich. Le wagon restaurant, situé au premier étage du train, coincé entre les premières et les deuxièmes classes, est plein comme un oeuf. Je bois une boisson à base de feuille de coca avec zéro sucre. Il n'est pas facile d'écrire dans un carnet de moleskine, à la plume à encre, avec les secousses diverses et variées.
Comme à Berne, les magasins sont ouverts ce dimanche dans la Mégapole.
Petite collation pâtissière chez Sprüngli, avec une facture en rapport avec le lieu investi, dans la fameuse Bahnhofstrasse, avec un pied sur la Paradeplatz. Dans l'édition suisse du jeu Monopoly, la case Paradeplatz est la plus chère. Dans la vraie vie aussi, le mètre carré y est parmi le plus cher du monde! On est dans la Mégapole, y habiter est une folie. Contrairement à la Ville fédérale, ici personne ne vous salue dans la rue...
Il y avait foule. Le dialecte zurichois est majoritaire, mais depuis quelques années, le français y est entendu. Les ressortissants de l'Hexagone sont venus en nombre travailler à Zurich.
Il faisait beau...

                                                  

Le märlitram, comme tous les ans enchante les enfants. A Berne, il est bleu. Voir (ICI)

10 décembre 2017

2e dimanche de l'Avent

Ce matin, fortes chutes de neige sur la Ville fédérale. La pluie à ensuite pris place, pendant une pause, à la piscine d'Interlaken. Au fil de l'après-midi, la pluie est devenue plus forte. Ce soir, c'est le déluge. Le décor de neige part en miette.
En ce 2e dimanche de l'Avent, les magasins de la capitale étaient ouverts. Il en sera de même dimanche prochain.
Depuis quelques années, un opticien, situé près de la gare, transforme ses vitrines en village miniature avec neige. J'aime rêver devant cette vitrine. Ci-dessus, quelques scènes de cette merveille.
Le retour aux réalités helvétiques est un peu rude après une vie parisienne passionnante.

9 décembre 2017

Nuit 16/16 - Paris - Épilogue

Rue Monge, Place Monge, Rue Ortolan, Rue du Pot de fer, Rue Rataud, Rue Erasme, Rue Louis Thuillier, Rue Gay Lussac, traversée du Jardin du Luxembourg, Rue Guynemer, Rue Bonaparte, (Place Saint Sulpice, Place du Canada, Place Saint Germain des Prés), Quai Malaquais, Quai Anatol France, Pont de la Concorde, Place de la Concorde, Pont de la Concorde, Quai d'Orsay, Rue E. Pelterie, Rue de Constantine, Boulevard des Invalides, Boulevard du Montparnasse, Rue Oudinot, Rue Vaneau, Rue de Sèvres, Rue Bomain, Rue du Cherche Midi, Boulevard du Parnasse, Place du 18 juin 1940, Boulevard Port Royal, Avenue des Gobelins, Rue Monge, Rue de l'Arbalète, Rue Claude Bernard, Rue Gay Lussac, Boulevard Saint Michel, RER B Luxembourg

Les critiques qui donnaient six mois de vie artistique à ces chanteurs "yé yé" à la mode au début des années 1960, seraient très surpris d'apprendre que 50 ans plus tard l'un d'eux bloquerait Paris, où des milliers de personnes se rassembleraient, pour son enterrement. Aimé ou détesté, tout le monde le connait, Il s'appelle Johnny.

La pièce d'eau centrale du jardin du Luxembourg a été vidée pour l'hiver. Les mouettes, les pieds au sec, protestent. Les flaques d'eau, dans les allées du parc sont de petites patinoires. Il fait froid ce matin à Paris. Le soleil est revenu. Ie ciel est bleu, avec un bout de lune blanchissant.

La Place Saint Sulpice, sous le soleil, avec ses arbres presque nus, me plonge dans une ambiance majorquine en hiver.

Café et croissant pris en face de l'Église Saint Germain des Prés.
Il est 11:00

Place de la Concorde, samedi 9 décembre 2017, 12:30
Un événement extraordinaire a lieu. Un événement qui laisse perplexe les journalistes étranger. Cela ne c'est jamais produit et ne se produira plus. Des milliers de fans sont venues rendre un dernier hommage à leur chanteur, une icône française. Une grande photographie est accrochée à la grande roue, on y lit "Johnny au revoir".

Sur le Boulevard du Montparnasse passe une manif qui bloque le secteur. C'est une manifestation pour la paix au Pays Basque.

A l'angle de la rue Vaneau et de la rue de Sèvres, une boutique d'habits a remplacé, depuis longtemps, l'hôtel Vaneau. La station de métro est à un pas. Je descendais dans cette hôtel fin des années 1970, début des années 1980. C'est le réceptionniste qui m'avait annoncé un jour d'octobre, en fin d'après-midi, quand je rentrais à l'hôtel que le président Egyptien Anouar el-Sadate venait d'être assasiné.

Boulevard Port Royal, un marché est en train de fermer. Les cageots d'invendus sont chargés sur des camions. J'ai vu des paniers remplis d'huîtres. Je n'ai pas de couteau à huîtres sur moi...

Devant le Jardin du Luxembourg, perdue au milieu des travaux, il semble que la chaussée soit en réparation, à l'extrémité de la Rue Gay Lussac, une bouche de RER B m'a aspiré méchamment. Je résiste puis je lâche prise et je me retrouve assis, manu militari, dans un train, qui, à partir de la Gare du Nord, sera direct, il se dirige vers d'autres aventures. Paris s'estompe. Dans le ciel, un point lumineux, un vaisseau spatial* en perdition qui cherche une planète d'accueil. Mimi...
Le rideau tombe.

*Voir entrée d'avant hier

8 décembre 2017

Nuit 15/16 - Paris 5/5 Buona sera

Rue Oberkampf, boulevard de Ménilmontant, rue de la Roquette, Place du Père Chaillet, avenue Ledru Rollin, Pont d'Austerlitz, Place Valhubert, L'Allée principale du Jardin des Plantes, rue Dubenton, rue Monge, rue de Mirbel, rue Mouffetard, Place de la Contrescarpe, rue Descartes, rue Clovis, rue du Cardinal Lemoine, tue Tournefort, rue de l'Arbalète, rue Mouffetard, avenue des Gobelins, boulevard Saint Marcel, rue Poliveau, rue du Fer à Moulin, rue de la Clef, rue Monge

Les mausolées du Cimetière du Père Lachaise forment une ville silencieuse, sans habitants, morte. Rien ne perturbe ce monde figé pour l'éternité, ni les touristes, ni les visiteurs, une rose à la main, ni les familles en deuil, encore moins la pluie.

Une classe et ses accompagnants traverse l'Avenue Ledru Rollin à l'intersection avec la rue de Bercy. Les élèves doivent avoir une dizaine d'années. Dans 50 ans, ils auront mon âge, j'en aurai 110 et je déambulerai dans Paname, avec mon déambulateur dernier cri. Je serai dans la Ville Lumière pour fêter les 100 ans (à quelques mois près) de ma première visite à Paris (oct. 68). C'est jouable!

En marchant dans l'allée principale du jardin des plantes, un vent froid soufflait. J 'ai soudain eu la nostalgie de Vienne. Le vent parisien était devenu ce vent pannonien, qui balaye les plaines de l 'Est et qui glace Vienne. Le musée d'histoire naturel a une ressemblance avec le Belvédère. J'ai failli me retourner pour voir Vienne, en arrivant près du bâtiment. Je pensais au Café Central. J'aurai commandé un café mélange et je me serai plongé dans la lecture de la presse.

La rue Mouffetard grouille d'activité. Dans le bas de la rue, poissonniers, bouchers, restaurants, dans le haut, boutiques et restaurant. Au début du siècle passé et surement avant, il y avait un marché rue Mouffetard.

Au 39 de la rue Descartes, mourut Verlaine le 8 janvier 1896 et Hemingway vécu dans cet immeuble de 1921 à 1925. "Paris est une fête"
Au 37 de la même rue, l'écrivain japonais Kunio Tsuji a vécu de 1980 à 1999 signal une plaque. Je ne trouve nulle part de traces de cette vie à Paris pour cet écrivain. En revanche, il a vécu à Paris de 1957 à 1960...
Le cabaret Le Cheval d'or, dédié à la chanson française et à l 'expression artistique, occupait, de 1955 à 1969, le 33 de la rue Descartes

Sur le Boulevard Saint Marcel, presque au milieu de sa longueur, presque au milieu du boulevard, un pucelle tient un étendard. Jeanne...

15:42, il neige! Enfin, une pluie mêlée...

Le théâtre des Champs Élysées fut inauguré en 1913. C'est un beau théâtre avec de vrai fauteuils au parterre et à la 1ère galerie. Une architecture et un mobilier assez sécession viennoise. Il est situé dans l'élégante et onéreuse avenue Montaigne. La Tour Eiffel, éclairée sur la moitié de ses faces, économies oblige, trône non loin de là. A son sommet, un phare tourne. C'est pour signaler sa présence si un vaisseau spatial en perdition passait par-là. Mimi...*
19:30, le chef lève sa baguette et "Le barbier de Séville" démarre. On est aspiré par le système Rossini. La musique monte lentement puis explose dans un tourbillon qui emporte tout sur son passage. Les chanteurs sont de bonne qualité, le décor surprenant, nous emmène au coeur de la partition. On rit beaucoup. Soirée réussie.
Retour à la rue Monge avec des notes de musique plein la tête...
buona sera, etc...

*Voir entrée de hier

7 décembre 2017

Nuit 14/16 - Paris 4/5 La vie de bohème

Jeudi 7 décembre 2017

Il pleut sur Paris. Les parapluies courent dans les rues.
C'est une journée à boire des cafés Place de la Bastille.
Le ciel est bas, le vent court pour rattraper les parapluies.
"L'étrange bibliothèque" d'Haruki Muraki est posé sur la table, à côté d'un dessert.
Dehors, la nuit est tombée, la place bouillonne.
Des voitures, feux bleus tournant sur le toit, essayent, toutes sirènes allumées, de se frayer un passage dans un embrouillamini de voitures, de scooter et de bus.
Il est temps de gagner le paquebot "Opéra Bastille", amarré à la place éponyme. L'intérieur ressemble à un aéroport. 4e étage, porte 9.
Mimi va mourir pour la 197e fois sur les planches de l'Opéra national de Paris et la 3e fois dans cette mise en scène.
L'immense volume de la salle est plongé dans le noir, il est 19:30. La fosse est éclairée. Manuel López-Gómez, le chef vénézuélien, prend place, sous les applaudissements du public. Le rideau se lève. C'est normal pour un opéra de Puccini. Il n'y a pas d'ouverture, quelques mesures et l'action démarre. Nous sommes dans un vaisseau spatial, un décor qui rappelle le film "2001 l'odyssée de l'espace". Ce soir, rien ne va comme prévu. Des bruits bizarres se font entendre. La fosse est plongée dans le noir. Un message s'inscrit
sur sur un tableau. Le vaisseau à une panne irréparable et dérive dans l'espace. Nourriture, eau et oxygène sont presque épuisés. La lumière revient dans la fosse et le chef lance l'orchestre.
Ce qui me frappe dès les premières notes, c'est la puissance de l'orchestre qui couvre bien trop souvent les voix.
Au début du 2e tableau, la situation à bord du vaisseau est de plus en plus critique. Le tableau s'achève par une fête hallucinante.
A l'entracte j'interroge mes voisins pour connaitre leur impression au sujet de l'orchestre. Comme moi, ils trouvent que l'équilibre entre l'orchestre et les voix n'est pas toujours satisfaisant.
Le public à d'autres griefs. Après l'entracte, quand le rideau se lève sur une planète désolée, glaciale, balayée par vent et neige, le vaisseau ayant du atterrir en urgence, il y a des huées du public, des sifflets, des invectives, une voix puissante dit son dégoût, c'est le chaos, pendant quelques instants, à l'Opéra Bastille. Des "chut" et "silence" sont criés par les partisans de cette production. Le calme revenu, la suite du drame reprend.
Malgré la puissance souvent trop forte de l'orchestre, il y a tout de mêmes de belles envolées puccinienne, quand l'orchestre et la voix sont en fusion et que j'ai la chair de poule. Fugace mais extraordinaire.
Rodolfo, désespéré hurle "Mimi". Le rideau tombe, Mimi est morte.
Triomphe musical, quelques sifflets pour la voie choisie sur le plan artistique.
Retour à la rue Oberkamf à pied. Le métro de la ligne 5 est bloquée jusqu'à 22:30. Un colis suspect en est la cause.
A travers un voile de nuage, la lune fait un clin d'oeil. Un point lumineux est également visible, dans ce ciel nuageux, un vaisseau spatial en perdition. Mimi...

Rêveries
Rêveries
Newsletter
CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

Archives