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Rêveries
2 avril 2018

Lundi de Pâques - Concert

En fin d'après-midi, concert à l'Eglise française de Berne. Au programme, "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank et la "Messa di Gloria" de Puccini. Sur la scène, L'ocb Oratorienchor Bern, le Berner Symphonieorchester BSO, la soprano suédoise, Malin Hartelius, le ténor Sud coréen, Carlo Jung-Heyk Cho, la basse/baryton Néozélandaise, Martin Snell et la pragoise Olga Pavlu à la baguette.
Le concert à également été joué hier.
 "Les Sept dernières paroles du Christ en Croix" de César Frank a été une belle découverte. J'ai aimé la 2e parole "Amen, dico tibi" et la 4e "Deus meus, ut quid dereliquisti me ?" avec un accompagnement à la harpe.
Le ténor à manqué sa prestation. Il la manquera aussi dans la "Messa di Gloria". Puccini a commencé par écrire de la musique religieuse avant de composer des opéras. Il a composé la Messe à 22 ans. Cette musique donne le ton de ce que sera la musique de Puccini. La musique de cette Messe est assez "opératique". C'est également une découverte. Cette oeuvre est rarement jouée.
A la fin du concert, le public à chaleureusement applaudi les artistes.

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César Franck: Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

César Franck (1822-1890)

Les Sept dernières paroles du Christ en Croix

I  Prolog: O vos omnes, qui transitis per viam 0:00
II 1. Pater, dimitte illis 4:49
III 2. Amen, dico tibi 10:28
IV 3. Mulier, ecce filius tuus 14:45
V 4. Deus meus, ut quid dereliquisti me ? 21:40
VI 5. Sitio! Dederunt ei vinum bibere cum felle mixtum 25:25
VII 6. Consummatum est. 32:10
VII 7. Pater, in manus tuas commendo spiritum meum 37:40

Edith Wiens, soprano
Raimundo Mettre, tenor
Thomas Pfeiffer, baritone
Ivo Ingram, bass

Philharmonie Schwäbisch Gmünd (Chor und Orchester)
Conducted by Hubert Beck
21. Nov 1979

Giacomo Puccini - Messa di Gloria for solo voices, choir and orchestra

1:06 Kyrie
6:15 Gloria
26:59 Credo
42:06 Sanctus - Benedictus
45:28 Agnus Dei
Rafał Bartmiński - tenor
Wojciech Gierlach - bas/bass
Henryk Wojnarowski - dyrygent/conductor
Orkiestra i Chór Filharmonii Narodowej
Warsaw Philharmonic Orchestra & Choir
koncert zarejestrowano 17 listopada 2016 w sali koncertowej Filharmonii Narodowej
recorded at Warsaw Philharmonic Concert Hall, November 17, 2016

10 mars 2018

Nuit 2/9 - Sanguine

The Manhattan Transfer est un groupe vocal de doo-wop, de jazz « léger » et cabaret américain (1969).

Il est composé de deux chanteuses et deux chanteurs :

  • Cheryl Bentyne (Soprano),
  • Janis Siegel (Alto),
  • Trist Ethan Curless (en) (Basse),
  • Alan Paul (en) (Ténor).

Manhattan Transfer - Chanson D'Amour

Ce titre, gravé sur un 45 tours minutes, a tourné, tourné sur ma platine... C'était il y a 40 ans, j'avais 20 ans!!!

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Puzzle en 3D, l'orange sanguine

Yves Montand - Sanguine

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Ce matin, la pluie tambourinait sur les carreaux. Dans l'après-midi, le soleil s'est montré. Vendredi 16 mars, ce sera la traditionnelle nuit des musées. On pourra admirer la Joconde revue, avec un nez... un roc... un pic... une péninsule!

MANHATTAN TRANSFER - "The boy from New York City"

 

THE MANHATTAN TRANSFER -- Birdland (1986)

Tokyo, 1987

Samedi soir, c'est jazz

The Manhattan Transfer live at the North Sea Jazz Festival • 11-07-1987 • World of Jazz

Il est 22h55, la cafetière italienne chante sur la gazinière. La température extérieure est de 5 degrés. Ça roule au rythme des Manhantan Transfer...

8 février 2018

Soir de première...

 

Dimanche 4 février 2018 
17:02, le train quitte la gare de Berne, à destination de Zurich. Double espresso au Bistro, au rez-de-chaussée du wagon situé au milieu du train.
17:58, arrivée dans la mégapole. Il fait nuit et froid. Marche rapide. Tram.
18:15, arrivée à l'opéra.
19:00, l'orchestre attaque en 440MHZ l'ouverture d'Idomenee.
Ce soir, c'est la première d'Idomenee, Roi de Crète, de Mozart. Tout le gratin zurichois, vêtu de noir se presse dans la salle. Un beau théâtre à l'italienne. Les voix sont belles et prennent de l'assurance au fil du récit. Le coeur, qui joue un rôle important, chante sans faille. Le décor est sobre, la mise en scène efficace. Violence.
Vers 20:40, c'est l'entracte. Le rideau de scène reste ouvert, des guéridons sont installés, des bougies posées dessus. Les spectateurs envahissent les bars du théâtre.
Le drame reprend.
Quand le rideau tombe, le public fait une ovation aux coeurs, chanteurs, chef d'orchestre et au décorateur, metteur en scène, chef du coeur.
Course dans la nuit glaciale jusqu'à la gare. Un café en attendant le train de 23:01 pour le retour dans la Ville fédérale, et la musique de Mozart plein la tête.

1 février 2018

Neige...

Herbriggen, 1253 m, petit village avec un semblant de gare, "arrêt sur demande", est situé sur la ligne de train Viège - Zermatt. C'est une ligne à voie étroite, avec des sections à crémaillère, exploitée par une compagnie privée, la "Matterhorn Gotthard Bahn".
A Herbriggen, on peut voir passer le mythique "Glacier Express", le train express le plus lent du monde, qui relie Zermatt à Saint-Motitz en 8 heures et 3 minutes. 291 kilomètres, 36 Km/H de moyenne, 91 tunnels, 291 ponts, un col à 2033 m., une douzaine d'arrêts, des paysages à couper le souffle...
J'ai passé un quart d'heure à Herbriggen vers midi, entre deux trains, sous une averse de neige. C'était magique.
Un jour, je prendrai le "Glacier Express".

10 janvier 2018

Jardin

Brouillard

La brouillard se traîne dans le Seeland. Il fait cru. Les voitures circulent avec prudence sur la route de ce qui furent des marécages; région humide, infestée de moustiques et propice à la malaria. Au XIXe et au début du XXe siècle, les différentes corrections des eaux du Jura permirent à de grandes étendues de devenir des  terres arables et de chasser les épidémies, les marais asséchés rendaient le Seeland salubre.
Le soleil devient visible depuis les hauteurs du Landeron, là où meurt la garrigue. Quelques plantes spécifiques fait que la garrigue fini ici. Cette confidentialité botanique permet de rêver à la mer, qui bat la grève à des centaines de kilomètres des pentes du Landeron. 
Quelques kilomètres d'une route avec épingles, parcourue à la vitesse de l'éclair et c'est l'arrivée dans le village des vacances de mon enfance.
Le décor est immuable, au loin, Le Chasseral haut de 1606,2 mètres.
Le brouillard vient de se retirer,le jardin somnole. Une primevère, deux perce-neiges et la fleur d'un souci, maintenue par le gel,égayent la journée grise.

 Le jardin de Lignières vers 09:45...

2 janvier 2018

2 janvier

Photos:
Bougies sculptées, près de Wabern, 1er janvier 2018
La Ville fédérale, le 31 décembre 2017
La Ville fédérale , le 1er janvier 2018


Oratorio de Noël de Bach
 
Cantate no 5 détail ICI

Bach: Weihnachtsoratorium BWV 248 - Cantate no.5 - Combattimento Consort Amsterdam - Live

Het Combattimento Consort Amsterdam o.l.v. Jan Willem de Vriend
m.m.v. Cappella Amsterdam
Andreas Weller, Evangelist
Lenneke Ruiten, Sopraan
Cécile van de Sant, Alt
Alberto ter Doest, Tenor
Panajotis Iconomou, Bas

Opgenomen vrijdag 21 december 2012 om 19.30 in de Grote Kerk in Naarden.



                                                                         Le vasistasLe vasistas de la salle de bain est une station météorologique fiable. En hiver, quand il neige, la vitre est recouverte de flocons de neige (ICI). Par beau temps, on voit des bouts de soleil et, quand on prend un bain, la buée à l'odeur de verveine, se colle côté intérieur de la vitre et fait office de pare-vue...
Aujourd'hui, on pouvait admirer un coin de ciel bleu, vers 10:30. Ce soir, il vente et la pluie ruisselle sur la vitre.

26 décembre 2017

25 décembre 2017, Noël à Lignières

Le village avait un décor mysrérieux quand le brouillard se trainait, rasant les jardins. Parfois, une éclaircie laissait présager le retour du soleil, mais bien vite les brumes redescendaient et inodaient le décor...


A l'intérieur, les bougies, sur le sapin, faisaient comme des soleils, Instants propices pour évoquer des souvenirs...


Oratorio de Noël de Bach

Oratorio de Noël de Bach, cantate no2. Détail ici

Bach: Weihnachtsoratorium BWV 248 - Cantate no.2 - Combattimento Consort Amsterdam - Live

Het Combattimento Consort Amsterdam o.l.v. Jan Willem de Vriend
m.m.v. Cappella Amsterdam
Andreas Weller, Evangelist
Lenneke Ruiten, Sopraan
Cécile van de Sant, Alt
Alberto ter Doest, Tenor
Panajotis Iconomou, Bas

Opgenomen vrijdag 21 december 2012 om 19.30 in de Grote Kerk in Naarden.

17 décembre 2017

3e dimanche de l'Avent

À 11h32, le train quitte la gare de Berne pour Zurich. Le wagon restaurant, situé au premier étage du train, coincé entre les premières et les deuxièmes classes, est plein comme un oeuf. Je bois une boisson à base de feuille de coca avec zéro sucre. Il n'est pas facile d'écrire dans un carnet de moleskine, à la plume à encre, avec les secousses diverses et variées.
Comme à Berne, les magasins sont ouverts ce dimanche dans la Mégapole.
Petite collation pâtissière chez Sprüngli, avec une facture en rapport avec le lieu investi, dans la fameuse Bahnhofstrasse, avec un pied sur la Paradeplatz. Dans l'édition suisse du jeu Monopoly, la case Paradeplatz est la plus chère. Dans la vraie vie aussi, le mètre carré y est parmi le plus cher du monde! On est dans la Mégapole, y habiter est une folie. Contrairement à la Ville fédérale, ici personne ne vous salue dans la rue...
Il y avait foule. Le dialecte zurichois est majoritaire, mais depuis quelques années, le français y est entendu. Les ressortissants de l'Hexagone sont venus en nombre travailler à Zurich.
Il faisait beau...

                                                  

Le märlitram, comme tous les ans enchante les enfants. A Berne, il est bleu. Voir (ICI)

10 décembre 2017

2e dimanche de l'Avent

Ce matin, fortes chutes de neige sur la Ville fédérale. La pluie à ensuite pris place, pendant une pause, à la piscine d'Interlaken. Au fil de l'après-midi, la pluie est devenue plus forte. Ce soir, c'est le déluge. Le décor de neige part en miette.
En ce 2e dimanche de l'Avent, les magasins de la capitale étaient ouverts. Il en sera de même dimanche prochain.
Depuis quelques années, un opticien, situé près de la gare, transforme ses vitrines en village miniature avec neige. J'aime rêver devant cette vitrine. Ci-dessus, quelques scènes de cette merveille.
Le retour aux réalités helvétiques est un peu rude après une vie parisienne passionnante.

9 décembre 2017

Nuit 16/16 - Paris - Épilogue

Rue Monge, Place Monge, Rue Ortolan, Rue du Pot de fer, Rue Rataud, Rue Erasme, Rue Louis Thuillier, Rue Gay Lussac, traversée du Jardin du Luxembourg, Rue Guynemer, Rue Bonaparte, (Place Saint Sulpice, Place du Canada, Place Saint Germain des Prés), Quai Malaquais, Quai Anatol France, Pont de la Concorde, Place de la Concorde, Pont de la Concorde, Quai d'Orsay, Rue E. Pelterie, Rue de Constantine, Boulevard des Invalides, Boulevard du Montparnasse, Rue Oudinot, Rue Vaneau, Rue de Sèvres, Rue Bomain, Rue du Cherche Midi, Boulevard du Parnasse, Place du 18 juin 1940, Boulevard Port Royal, Avenue des Gobelins, Rue Monge, Rue de l'Arbalète, Rue Claude Bernard, Rue Gay Lussac, Boulevard Saint Michel, RER B Luxembourg

Les critiques qui donnaient six mois de vie artistique à ces chanteurs "yé yé" à la mode au début des années 1960, seraient très surpris d'apprendre que 50 ans plus tard l'un d'eux bloquerait Paris, où des milliers de personnes se rassembleraient, pour son enterrement. Aimé ou détesté, tout le monde le connait, Il s'appelle Johnny.

La pièce d'eau centrale du jardin du Luxembourg a été vidée pour l'hiver. Les mouettes, les pieds au sec, protestent. Les flaques d'eau, dans les allées du parc sont de petites patinoires. Il fait froid ce matin à Paris. Le soleil est revenu. Ie ciel est bleu, avec un bout de lune blanchissant.

La Place Saint Sulpice, sous le soleil, avec ses arbres presque nus, me plonge dans une ambiance majorquine en hiver.

Café et croissant pris en face de l'Église Saint Germain des Prés.
Il est 11:00

Place de la Concorde, samedi 9 décembre 2017, 12:30
Un événement extraordinaire a lieu. Un événement qui laisse perplexe les journalistes étranger. Cela ne c'est jamais produit et ne se produira plus. Des milliers de fans sont venues rendre un dernier hommage à leur chanteur, une icône française. Une grande photographie est accrochée à la grande roue, on y lit "Johnny au revoir".

Sur le Boulevard du Montparnasse passe une manif qui bloque le secteur. C'est une manifestation pour la paix au Pays Basque.

A l'angle de la rue Vaneau et de la rue de Sèvres, une boutique d'habits a remplacé, depuis longtemps, l'hôtel Vaneau. La station de métro est à un pas. Je descendais dans cette hôtel fin des années 1970, début des années 1980. C'est le réceptionniste qui m'avait annoncé un jour d'octobre, en fin d'après-midi, quand je rentrais à l'hôtel que le président Egyptien Anouar el-Sadate venait d'être assasiné.

Boulevard Port Royal, un marché est en train de fermer. Les cageots d'invendus sont chargés sur des camions. J'ai vu des paniers remplis d'huîtres. Je n'ai pas de couteau à huîtres sur moi...

Devant le Jardin du Luxembourg, perdue au milieu des travaux, il semble que la chaussée soit en réparation, à l'extrémité de la Rue Gay Lussac, une bouche de RER B m'a aspiré méchamment. Je résiste puis je lâche prise et je me retrouve assis, manu militari, dans un train, qui, à partir de la Gare du Nord, sera direct, il se dirige vers d'autres aventures. Paris s'estompe. Dans le ciel, un point lumineux, un vaisseau spatial* en perdition qui cherche une planète d'accueil. Mimi...
Le rideau tombe.

*Voir entrée d'avant hier

8 décembre 2017

Nuit 15/16 - Paris 5/5 Buona sera

Rue Oberkampf, boulevard de Ménilmontant, rue de la Roquette, Place du Père Chaillet, avenue Ledru Rollin, Pont d'Austerlitz, Place Valhubert, L'Allée principale du Jardin des Plantes, rue Dubenton, rue Monge, rue de Mirbel, rue Mouffetard, Place de la Contrescarpe, rue Descartes, rue Clovis, rue du Cardinal Lemoine, tue Tournefort, rue de l'Arbalète, rue Mouffetard, avenue des Gobelins, boulevard Saint Marcel, rue Poliveau, rue du Fer à Moulin, rue de la Clef, rue Monge

Les mausolées du Cimetière du Père Lachaise forment une ville silencieuse, sans habitants, morte. Rien ne perturbe ce monde figé pour l'éternité, ni les touristes, ni les visiteurs, une rose à la main, ni les familles en deuil, encore moins la pluie.

Une classe et ses accompagnants traverse l'Avenue Ledru Rollin à l'intersection avec la rue de Bercy. Les élèves doivent avoir une dizaine d'années. Dans 50 ans, ils auront mon âge, j'en aurai 110 et je déambulerai dans Paname, avec mon déambulateur dernier cri. Je serai dans la Ville Lumière pour fêter les 100 ans (à quelques mois près) de ma première visite à Paris (oct. 68). C'est jouable!

En marchant dans l'allée principale du jardin des plantes, un vent froid soufflait. J 'ai soudain eu la nostalgie de Vienne. Le vent parisien était devenu ce vent pannonien, qui balaye les plaines de l 'Est et qui glace Vienne. Le musée d'histoire naturel a une ressemblance avec le Belvédère. J'ai failli me retourner pour voir Vienne, en arrivant près du bâtiment. Je pensais au Café Central. J'aurai commandé un café mélange et je me serai plongé dans la lecture de la presse.

La rue Mouffetard grouille d'activité. Dans le bas de la rue, poissonniers, bouchers, restaurants, dans le haut, boutiques et restaurant. Au début du siècle passé et surement avant, il y avait un marché rue Mouffetard.

Au 39 de la rue Descartes, mourut Verlaine le 8 janvier 1896 et Hemingway vécu dans cet immeuble de 1921 à 1925. "Paris est une fête"
Au 37 de la même rue, l'écrivain japonais Kunio Tsuji a vécu de 1980 à 1999 signal une plaque. Je ne trouve nulle part de traces de cette vie à Paris pour cet écrivain. En revanche, il a vécu à Paris de 1957 à 1960...
Le cabaret Le Cheval d'or, dédié à la chanson française et à l 'expression artistique, occupait, de 1955 à 1969, le 33 de la rue Descartes

Sur le Boulevard Saint Marcel, presque au milieu de sa longueur, presque au milieu du boulevard, un pucelle tient un étendard. Jeanne...

15:42, il neige! Enfin, une pluie mêlée...

Le théâtre des Champs Élysées fut inauguré en 1913. C'est un beau théâtre avec de vrai fauteuils au parterre et à la 1ère galerie. Une architecture et un mobilier assez sécession viennoise. Il est situé dans l'élégante et onéreuse avenue Montaigne. La Tour Eiffel, éclairée sur la moitié de ses faces, économies oblige, trône non loin de là. A son sommet, un phare tourne. C'est pour signaler sa présence si un vaisseau spatial en perdition passait par-là. Mimi...*
19:30, le chef lève sa baguette et "Le barbier de Séville" démarre. On est aspiré par le système Rossini. La musique monte lentement puis explose dans un tourbillon qui emporte tout sur son passage. Les chanteurs sont de bonne qualité, le décor surprenant, nous emmène au coeur de la partition. On rit beaucoup. Soirée réussie.
Retour à la rue Monge avec des notes de musique plein la tête...
buona sera, etc...

*Voir entrée de hier

7 décembre 2017

Nuit 14/16 - Paris 4/5 La vie de bohème

Jeudi 7 décembre 2017

Il pleut sur Paris. Les parapluies courent dans les rues.
C'est une journée à boire des cafés Place de la Bastille.
Le ciel est bas, le vent court pour rattraper les parapluies.
"L'étrange bibliothèque" d'Haruki Muraki est posé sur la table, à côté d'un dessert.
Dehors, la nuit est tombée, la place bouillonne.
Des voitures, feux bleus tournant sur le toit, essayent, toutes sirènes allumées, de se frayer un passage dans un embrouillamini de voitures, de scooter et de bus.
Il est temps de gagner le paquebot "Opéra Bastille", amarré à la place éponyme. L'intérieur ressemble à un aéroport. 4e étage, porte 9.
Mimi va mourir pour la 197e fois sur les planches de l'Opéra national de Paris et la 3e fois dans cette mise en scène.
L'immense volume de la salle est plongé dans le noir, il est 19:30. La fosse est éclairée. Manuel López-Gómez, le chef vénézuélien, prend place, sous les applaudissements du public. Le rideau se lève. C'est normal pour un opéra de Puccini. Il n'y a pas d'ouverture, quelques mesures et l'action démarre. Nous sommes dans un vaisseau spatial, un décor qui rappelle le film "2001 l'odyssée de l'espace". Ce soir, rien ne va comme prévu. Des bruits bizarres se font entendre. La fosse est plongée dans le noir. Un message s'inscrit
sur sur un tableau. Le vaisseau à une panne irréparable et dérive dans l'espace. Nourriture, eau et oxygène sont presque épuisés. La lumière revient dans la fosse et le chef lance l'orchestre.
Ce qui me frappe dès les premières notes, c'est la puissance de l'orchestre qui couvre bien trop souvent les voix.
Au début du 2e tableau, la situation à bord du vaisseau est de plus en plus critique. Le tableau s'achève par une fête hallucinante.
A l'entracte j'interroge mes voisins pour connaitre leur impression au sujet de l'orchestre. Comme moi, ils trouvent que l'équilibre entre l'orchestre et les voix n'est pas toujours satisfaisant.
Le public à d'autres griefs. Après l'entracte, quand le rideau se lève sur une planète désolée, glaciale, balayée par vent et neige, le vaisseau ayant du atterrir en urgence, il y a des huées du public, des sifflets, des invectives, une voix puissante dit son dégoût, c'est le chaos, pendant quelques instants, à l'Opéra Bastille. Des "chut" et "silence" sont criés par les partisans de cette production. Le calme revenu, la suite du drame reprend.
Malgré la puissance souvent trop forte de l'orchestre, il y a tout de mêmes de belles envolées puccinienne, quand l'orchestre et la voix sont en fusion et que j'ai la chair de poule. Fugace mais extraordinaire.
Rodolfo, désespéré hurle "Mimi". Le rideau tombe, Mimi est morte.
Triomphe musical, quelques sifflets pour la voie choisie sur le plan artistique.
Retour à la rue Oberkamf à pied. Le métro de la ligne 5 est bloquée jusqu'à 22:30. Un colis suspect en est la cause.
A travers un voile de nuage, la lune fait un clin d'oeil. Un point lumineux est également visible, dans ce ciel nuageux, un vaisseau spatial en perdition. Mimi...

1 décembre 2017

Nuit 8/16 - Calendrier de l'avent

Le calendrier de l'avent est une boîte, aux décors de Noël, contenant 24 sachets de thé et de tisane. Il y a également un minuscule livret avec 24 pensées, citations ou réflexions ayant la période de Noël pour sujet.
Les voisins du rez-de-chaussée ont installé une étoile à leur porte d'appartement.
Un peu de neige sur la Ville fédérale donne le ton de ce 1er jour de l'avent. La température à été négative une bonne partie de la journée.
C'est le premier jour de l'hiver météorologique.

       

Un documentaire extraordinaire:

Parlons Cinéma Eric Rohmer (1977)

 

 

27 novembre 2017

Nuit 4/16 - Les jaunes du Doubs

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

A partir du tableau proposé, écrire un texte  en prose ou un poème en plaçant judicieusement les dix mots de la liste suivante que vous mettrez en gras dans votre texte. (Comme vous êtes doués, j'ai ajouté deux mots à la liste , ce qui est plus conforme au vrai jeu des Papous dans la Tête, émission diffusée le samedi soir de 20h à 21h sur France-Culture ou en podcast quand vous voulez ou presque !)

soierie

excellent

éliminer

explication

tranchant

éclaireur

douceâtre

dominer

effet

hostile

Il n'est pas permis de changer l'orthographe des mots. Impossible donc de les accorder ou de conjuguer les verbes. je vous conseille de copier-coller la liste avant la composition de votre texte. Mettez en gras ou soulignez les mots utilisés dans votre texte.


Le marché du samedi, Berne

Les chalands sont clairsemés au marché ce samedi matin. Il pleut averse. L'horloge du Zytglogge sonne neuf heures.
C'est dans un mélange de dialecte bernois et de français qu'une botte de carottes, des jaunes du Doubs, parfois étiquetées longues jaunes du Doubs, une variété au goût DOUCEÂTRE, passe de l'étal du marchand au cabas du client. Il règle ses achats et quitte la Place Fédérale abrité sous un parapluie noir. Les fanes de carottes dépassent du sac.

 

CAC* Voltaire, Genève

À la salle Michel Simon, le dernier quarteron de cinéphile, regarde un florilège du Ciné-Journal suisse. En 1940, au début de la guerre, le Conseil fédéral reçoit les pleins pouvoirs. C'est à la demande de celui-ci que le Ciné-Journal suisse est crée. Il présentait, avant chaque séance de cinéma, un résumé des événements de la semaine. Il a perduré, après la guerre, jusqu'en 1975, devenant à partir de 1973, un magazine avec un sujet unique. Un EFFET, parmi tant d'autres, de l'emprise rapide de la télévision explique l'abrupte disparition du Ciné-Journal suisse.
Les spectateurs sont figés devant une séquence saisissante:
"Pour lutter contre la faim dans le monde, des savants suisses ont manipulé génétiquement la carotte jaune du Doubs pour la rendre géante. Une seule apiacée pourra nourrir des centaines de personnes. Pour extraire cette géante de 15 m de haut et de 18 tonnes, des grues spéciales, dites les arracheuses de carottes, seront construites". Le speaker débite son texte d'une voix monocorde. "La communauté scientifique internationale est HOSTILE à ces manipulations. Les effets secondaires dus à une absorption massive de carottes jaunes du Doubs ne sont pas connus. La peau risque de devenir jaune, préviennent les scientifiques. Cette EXPLICATION est balayée d'un revers de la main par les créateurs de ces géantes alimentaires. Il suffira d'ÉLIMINER la pelure avec le TRANCHANT d'un couteau suisse et la carotte sera un EXCELLENT nutriment."
Le mot fin s'inscrit sur l'écran, les lumières s'allument et les spectateurs disparaissent dans la grisaille pluvieuse de cet fin d'après-midi dominicale de novembre agonisant.

*Centre d'Annimation Cinématographique

 

"-Quoi de neuf docteur?"

Bugs Bunny, appuyé à la barrière du jardin croque dans une carotte. Il est en ÉCLAIREUR pour inspecter les lieux.
Un carré de carottes, sans doute des jaunes du Doubs, lui font de l'oeil.
La télévision hurle. Et, juste au moment du suspens, quand le canon du fusil du jardinier est braqué sur Bugs Bunny, la main d'une ménagère de moins de 40 ans change de chaîne. Un échange de balles, une montée au filet, indiquent qu'une partie de tennis se déroule quelque part sur la planète Terre. Le commentateur, flanqué d'un consultant, indique aux téléspectateurs qui rejoignent la chaîne "Rien que du sport, tout sport 24/24", que Roger semble DOMINER la partie.

 

Vernissage

Noyée dans la SOIERIE orange, la galerie de Lakevio, va ouvrir dans quelques instants. Des flûtes attendent des bulles, des carottes râpées patientent dans des saladiers en cristal de Bohême. La grande prêtresse de l'art brut nouveau, Miranda López de la Fabada (MLF), va ensorceler ses admirateurs avec sa nouvelle installation: "La carotte de A à C".
La galerie est transformée en long couloir revêtu de tissus en soie orange avec des motifs de carottes imprimés. Tout au fond de la galerie, un tableau, un seul, de dimension modeste, 10 cm sur 10 cm, "La jaune du Doubs",  signé MLF, participe au clou de ce spectacle. Miranda est aux anges, les critiques ont déjà écrit des papiers dithyrambiques qui satureront les réseaux sociaux. Le vernissage est prévu ce lundi 27 novembre à 22:15.

 

Nous interrompons la diffusion de ce programme, pour annoncer, qu'en début de soirée une partie de la vieille ville de Berne à disparu sous une botte de carottes géantes. Selon la police, un quidam a eu l'imprudence d'acheter samedi, au marché, des jaunes du Doubs. Il a déposé la botte de ces légumes dans son frigo. Manipulées génétiquement dans les années 50, la jaune du Doubs ne supporte pas la fraîcheur et se transforme en monstre. L'Adriano's bar n'a pas été touché!

 

26 novembre 2017

Nuit 3/16 - Menu chasse

Lignières, Hôtel de Commune
Samedi 18 novembre 2017

Comme chaque année, le cercle restreint de la famille s'est retrouvé samedi soir à l'Hôtel de Commune de Lignières, pour un dîner de chasse. J'ai choisi le Menu Chasse. Les autres convives ont pris le menu du Compas ou le menu Clocher.
Par un tour de passe-passe, j'ai eu fromage et dessert.
Le restaurant était complet,comme souvent le samedi soir. L'adresse est bonne et la clientèle vient surtout de l'extérieur du village.
Le vin, "Grillette 2014", un Merlot 100% du domaine Cressier (à quelques kilomètres, à vol d'oiseau, de lignières) fut une belle découverte. Un vin extraordinaire.
Mon frère, avec un appareil photo nouvelle génération à pris des photos surprenante.
Une super soirée. Merci aux parents pour l'invitation!

17 novembre 2017

Dollars!

Vendredi 17 novembre 2017

Il fait froid dans la Ville fédérale. Une bise court, à petite vitesse, sur le Plateau suisse. Elle perd en chemin des morceaux d'air froid. La capitale grelotte.

Un cappuccino, bu rapidement en lisant la presse, à l'Adriano's bar, réchauffe le corps. Les nouvelles du monde, imprimées dans le journal, glacent le cœur. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café, diffuse une musique rock. Les notes de musique tentent de se faire une place dans le bavardage ambiant. C'est vendredi, il est 16h30, la salle est pleine. C'est plutôt l'heure de la bière et de la Gazzosa que celle du café.

Dans le journal, on peut lire, entre deux dépêches de politique, qu'un tableau, "Salvator Mundi", 65 cm sur 45 cm, vendu 45 livres britanniques en 1958, un tableau peint vers 1500, peut-être par Léonard de Vinci, la querelle des experts n'est pas close, que ce "Sauveur du Monde" s'est vendu, à l'encan, en 19 minutes, pour la somme record dans le monde de l'art de 450,3 millions de dollars. Léonard songe à demander des droits d'auteur ! Je vais revoir à la hausse le prix de mes dessins d'écolier...

 

Dollar - Gilles et Julien - 1932

Dollars (ICI)

De l´autre côté de l´Atlantique
Dans la fabuleuse Amérique
Brillait d´un éclat fantastique
Le dollar
Il f´sait rêver les gueux en loques
Les marchands d´soupe et les loufoques
Dont le cerveau bat la breloque
Le dollar
Et par milliers, d´la vieille Europe
Quittant sa ferme ou son échoppe
Ou les bas quartiers interlopes
On part, ayant vendu jusqu´à sa ch´mise
On met l´cap sur la terre promise
Pour voir le dieu dans son église
Le dieu Dollar!

Mais déjà dans la brume
Du matin blafard
Ce soleil qui s´allume
C´est un gros dollar!
Il éclaire le monde
De son feu criard
Et les hommes à la ronde
L´adorent sans retard

On ne perd pas l´nord, vous pensez,
Juste le temps de s´élancer
De s´installer, d´ensemencer
Ca part!
On joue, on gagne, on perd, on triche
Pétrole, chaussettes, terrains en friche
Tout s´achète, tout s´vend, on d´vient riche
Dollar!

On met des vieux pneus en conserve
Et même, afin que rien n´se perde,
On fait d´l´alcool avec d´la merde
Dollar!
Jusqu´au bon Dieu qu´on mobilise
Et qu´on débite dans chaque église
Aux enchères comme une marchandise
A coups d´dollars!

Mais sur la ville ardente
Dans le ciel blafard
Cette figure démente
C´est le dieu Dollar!
Pas besoin de réclame
Pas besoin d´efforts
Il gagne toutes les âmes
Parce qu´il est en or

Autos, phonos, radios, machines,
Trucs chimiques pour faire la cuisine
Chaque maison est une usine
Standard
A l´aube dans une Ford de série
On va vendre son épicerie
Et l´soir on retrouve sa chérie
Standard
Alors on fait tourner des disques
On s´abrutit sans danger puisque
On est assuré contre tous risques
Veinard!
La vie qui tourne comme une roue
Vous éclabousse et vous secoue
Il aime vous rouler dans la boue
Le dieu Dollar

Quand la nuit sur la ville
Pose son manteau noir
Dans le ciel immobile
Veille le dieu Dollar
Il hante tous les rêves
Des fous d´ici-bas
Et quand le jour se lève
Il est encor là!

On d´vient marteau, dans leur folie
Les hommes n´ont plus qu´une seule envie
Un suprême désir dans la vie :
De l´or!
S´ils s´écoutaient, par tout le monde
On en sèmerait à la ronde
Au fond de la terre profonde
Encor!
On en nourrirait sans relâche
Les chèvres, les brebis, même les vaches
Afin qu´au lieu de lait elles crachent
De l´or!
De l´or partout, de l´or liquide
De l´or en gaz, de l´or solide
Plein les cerveaux et plein les bides
Encor! Encor!

Mais sous un ciel de cendre
Vous verrez un soir
Le dieu Dollar descendre
Du haut d´son perchoir
Et devant ses machines
Sans comprendre encor
L´homme crever de famine
Sous des montagnes d´or!

Dollar est une chanson écrite par Jean Villard-Gilles, en juillet 1932.

5 novembre 2017

Dimanche de novembre

Dimanche, 17:40
La nuit est tombée, il a plu une grande partie de la journée. L'Adriano's bar est plein à craquer. Le haut parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse en sourdine une musique plutôt rock . Les deux ventilateurs fichés au plafond, faute d'air chaud à brasser, s'ennuient le dimanche.
Quelques cris d'enfants tentent de s'imposer. Les conversations se font en dialecte bernois avec des percées d'espagnol et d'un peu de français. La presse francophone, excepté "Le Monde" daté de samedi, à disparu. Aucune trace de "Télérama" ;-). Je ne sais même pas si l'hebdomadaire préféré de HB est vendu à la gare. Je le lisait régulièrement dans les années 1980, j'habitais dans la Cité de Calvin. Dans la ville du bout du lac Léman, le choix de la presse française est plus grand que dans la Ville fédérale. Ici, se sont les titres allemands et autrichiens qui sont proposés.
Le cappuccino était délicieux. C'est totalement iconoclaste de boire un cappuccino en fin d'après-midi. Peu à peu la petite salle se vide. L'Adriano's sera calme ce soir...
Un tram no9 est visible au loin. Le temps de payer la consommation et les portes du serpent d'acier se referment, emportant les passagers en direction de la gare.
Il pleuvra encore dans la soirée...

9 octobre 2017

Balade automnale urbaine (2)

Cornelis « Kees » Dopper, né le 7 février 1870 à Stadskanaal et mort le 19 septembre 1939 à Amsterdam, est un compositeur et chef d'orchestre néerlandais. Henriëtte Bosmans a été son élève.

Cornelis Dopper: Symphony 7 ('Zuiderzee')


...La Ville fédérale en automne...
Samedi 9 octobre 2017

A la Cäcilienstrasse, le meilleur glacier de Berne offre une large palette de glaces et de sorbets qui brouille les esprits à l'heure du choix. Ce glacier fait également partie du trio de tête des meilleurs du pays. Chaque été, la presse alémanique parle de cette échoppe. Il y a aussi eu quelques articles dans les journaux romands.
J'ai demandé, gianduia, myrtilles et citron de Sorrente. Mon parfum préféré est le citron de Sorrente. Je le déguste à chaque passage, si il est présent dans les bacs à glace. Myrtille est une réussite, c'est la Myrtille commune, plus rustique que les "roues d'avion" ou Bleuet. Gianduia fait un lien parfait entre les deux fruits. A noter que je passe 3 ou 4 fois par saison par ce temple dédié aux papilles.

 

25 septembre 2017

Bern - La roseraie

Debussy Pélude No 2. Feuilles mortes.


La roseraie, le lundi 25 septembre 2015

Encore quelques jours de congé... Quelques jours pour s'enivrer de l'automne naissant...
Les cerisiers du Japons de la roseraie sont rouges, cramoisis
Asters, colchiques, roses
Encore quelques jours de congé... Quelques jours pour se gaver de l'automne naissant...
L'automne, les brumes dans la plaine
Des mouettes qui piaillent derrière un tracteur qui laboure un champs
Une pluie de feuilles qui tombent sur la rue
Un gars qui tous les matins balaie les feuilles déclarées mortes

28 août 2017

L'été russe - Le Shakerato

Réfugié à l'Adriano's bar, sous la protection des deux ventilateurs fichés au plafond, le temps de reprendre vie en buvant un Shakerato. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café joue du jazz. C'est lundi, il est 16h00. La salle est presque vide. Les consommateurs sont agglutinés sur la terrasse.

Recette du Shakerato
Un doppio Malabar est coulé dans un pot en métal puis versé dans un verre rempli de glace. Le verre est engoncé dans un shaker et la serveuse agite l'appareil au-dessus de sa tête, comme pour un cocktail. Elle verse ensuite le café et la glace dans un verre refroidi. Le café est mousseux.
Il m'y a plus qu'à déguster par petites gorgées...

Dehors passent des gamins qui chantent: "Il a pas fait le devoir de Lakevio, Il a pas fait le devoir de Lakevio."

La chaleur paralyse le cerveau...

8 août 2017

L'été russe - La luna

Hier soir, la lune s'est partiellement éclipsée. Elle flottait au raz des immeubles et des arbres, cachée par des nuages. Plus tard, triomphante, elle paradait dans le ciel, bien en vue, escortée d'ombres nuageuses. Au fil de la nuit le ciel s'est couvert et la pluie a commencé.
La pluie enfin.
Un mardi pluvieux. Une journée passée à boire des cafés...
Le soir, les nuages se sont retirés.
Un ultime café bu au Colonial bar en regardant la Ville fédérale s'enfoncer dans la nuit.
Retour dans un bus bondé de bambins malgré l'heure tardive. Ils dévorent jusqu'à la lie les derniers jours de vacances. Lundi...

3 août 2017

L'été russe - Le four

Le mercure est monté à 36 degrés, frôlant le record de 1 degré. Toutes activités cérébrales et physiques sont plongées dans la torpeur. La chaleur a transformé le cerveau en magma incandescent...

A VOIR ( durée 15 mn)
1 mars 1973
"Voix au chapitre" (émission littéraire de la télévision suisse romande))
A l'occasion du 100ème anniversaire de Colette, une visite dans son village natal à St-Sauveur-en-Puisaye dans l'Yonne.
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/voix-au-chapitre/3740511-colette-100-ans.html
Colette est morte le 3 août 1954.

8 novembre 2017

Été 2017, album - Poussière...de Schubert

POUSSIÈRE

"L'homme n'est que poussière, c'est dire l'importance du plumeau"
Alexandre Vialatte

Photographie ci-dessous, Casinoplatz à Berne, peu avant midi, le 9 juillet 2017

                                                                             

Schubert - Piano trio n°1 - Oistrakh / Knushevitsky / Oborin 1958

Trio No 1 Si bémol majeur, pour piano, op 99 de
Franz Schubert

I. Allegro moderato 0:00
II. Andante un poco mosso 10:47
III. Scherzo. Allegro - Trio 21:28
IV. Rondo. Allegro vivace - Presto 28:16

David Oistrakh
Sviatoslav Knushevitsky
Lev Oborin
Studio recording, London, 13 & 16.V.1958

 

 

Schubert - Piano Trio No.2 in E flat, D.929 Op.100 | Beaux Arts Trio

Trio No 2 in Mi bémol majeur, pour piano, op100,
D 929 de Franz Schubert

01. Allegro moderato (00:00)
02. Andante un poco mossa (12:46)
03. Scherzo. Allegro (21:47)
04. Rondo. Allegro vivace (28:44)

Performers:
Menahem Pressler, Piano
Daniel Guilet, Violin
Bernard Greenhouse, Cello

Beaux Arts Trio

3 juillet 2017

L'été russe - L'écharpe rouge

 

Nota Bene: le samedi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: www.lakevio.canalblog.com

VOYAGE EN CHEMIN DE FER, COURTE FANTAISIE
Les chats avaient discrètement quitté le quartier. Chargés de bagages, ils avaient contacté un Uber. C'est un hérisson, plutôt jeune, qui les a conduit à la gare à bord de son Alfa Roméo. Le train pour Lecce partait de la voie 6 à 15h07. Les félins, après avoir semé le chaos dans la gare, s'engouffrèrent dans un wagon de 1ère classe. Ils bousculèrent une dame, vêtue d'une robe et de talons aiguilles blancs qui rêvassait dans le couloir.
Un coup de sifflet retentit sur le quai
- En voiture, cria le contrôleur.
Le train s'ébranla.
L'Été, le bel été sirotait un verre de bulles au wagon restaurant.
Un téléviseur installé dans le wagon fumoir, permettait de voir,en noir et blanc, l'arrivée de l'étape du jour du Tour de France.
Un air de vacances flottait dans le train qui filait vers le talon de la botte italienne.
Un hippopotame faisait des arabesques devant la grande porte de Kiev.
A New York, sur la scène de Radio City, les girls faisaient des claquettes.
Oublié sur une banquette de seconde, "La modification", roman ferroviaire de Butor, attendait une lectrice (chérie).
"Marie-Chantal contre le docteur Kha", un film franco-italo-hispano-marocain réalisée par Claude Chabrol, sorti en 1965, comporte une scène, avec Marie Laforêt, qui se déroule dans un wagon restaurant.
Au petit matin, alors que le train roulait dans la campagne italienne, un voyageur trouva la dame aux talons aiguilles pendue à son écharpe rouge dans les WC. Son corps se balançait doucement.
Les chats avaient quitté le train depuis longtemps.
On pouvait voir, sur Instagram, des égoportraits en maillot de bain de ces chères félins...
Le commissaire Montalbano, dépêché sur les lieux, par autorisation spéciale de Camilleri, élucida le mystère de la pendue en deux minutes. Au pied du cadavre un billet disait ceci: "J'ai perdu tous mes amis FB. Adieu monde cruelle."
Encore une victime des chimères virtuelles.
Ce soir le coucher de soleil fut de toute beauté.
Dans la rue on peut humer les derniers parfums des tilleuls.
Tout est calme, les chats du quartier sont en vacances.
A l'Adriano's bar, un client écrit, sur un carnet de moleskine, une histoire abracadabrante. Les deux ventilateurs, fichés au plafond, sont à l'arrêt. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café diffuse un nocturne de Schubert.

11 juin 2017

Schweizer Frauenlauf

Aujourd'hui, la 31e course féminine suisse se déroulait, comme chaque année, dans les rues de la Ville fédérale. Deux parcours, un de 10km et un de 5km, sont proposés. La doyenne de participantes, 82 ans et 2 mois, avait choisi de courir sur 10km!
La circulation automobile et des transports publics est un peu chaotique ce dimanche-là.
Des femmes de tous âges arrivent en cars ou en train des quatre coins de la Suisse et prennent possession de la capitale.
Il a fait 30 degrés à Berne ce dimanche.
Vers 22h00, un espresso coulé sur de la glace, bu à l'Adriano's bar, était le bienvenu. Le soleil finissait de s'éteindre. J'ai récupéré mon vélo à la gare et retour à la maison en pédalant dans la chaleur de la nuit...
Le vélocipède est près pour reprendre du service demain matin à 04h30...

Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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