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Rêveries
23 juillet 2018

Un été sans fin - Le bain, carte postale

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)
Tracey Sylvester Harris_Luscious_Swim

 Tracey Sylvester Harris

Votre histoire devra être "étoffée" autour de la phrase suivante :
"Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée."
C'est Marguerite Duras qui nous le dit, dans Le marin de Gibraltar (1952).

 Splash et Tchin, lundi !

LE BAIN, CARTE POSTALE

"Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée."
Elle quitte quelques instants les pages du livre qu’elle lit. Cette image d’un pastis après un bain de mer s’insinue en elle. On est au coeur de l’été, d’un été sans fin. Ce dimanche de juillet, la température est basse. Dans son tube, le mercure indique 24 degrés centigrades. Les météorologues prédisent toutefois de fortes chaleurs pour la dernière semaine de juillet. Le ciel est chaotique en ce milieu d’après-midi. Les nuages, pressés de gagner le sud, là, où le temps dure longtemps, forment d’immenses bouchons qui masquent le soleil. 

La lectrice, allongée sur une serviette de bain, reprend la lecture du roman qui donne envie de déguster un pastis. Elle a abandonné l’idée de se précipiter au restaurant de la plage. Ici, on carbure à la bière, une bière généralement insipide et bon marché.
Le long du chemin au bord de l’eau,  un interminable chapelet de baigneurs se dirige ostensiblement en direction du camping. Ce cortège de chair blanche ou bronzée, véritable défilé de mode à la gloire du maillot de bain, « costume de bain », dans nos régions, germanisme oblige, ce morceau de tissus, savamment disposé, pour cacher ces choses que l’on ne saurait voir, « n’affecte en rien la lectrice plongée dans la lecture d’un roman de Marguerite Duras, « Le marin de Gibraltar ». Elle fait semblant de lire, elle rêve d’un pastis. L’évocation d’un 51, dans ce roman maritime, lui a mis l’anis à la bouche. N’y tenant plus, elle se précipite au restaurant de la plage. Dépitée devant le manque d’audace de la carte des vins et spiritueux, elle opte pour Le Negroni. Un cocktail composé à parts égales de 3 cl de gin, de Campari et de vermouth rouge, capable de faire oublier Marguerite. Après ces effluves alcooliques, la lectrice décide de prendre un bain. L’après-midi est presque écoulée, la belle lumière du soir s’est installée et les baigneurs se font rares. Elle prend le chemin du camping.

Comme tous les soirs, du haut du pont Monbijou, une foule nombreuse tente de voir la lectrice muée en nageuse. Dans une brasse élégante, elle se laisse porter par le courant. Ses longs cheveux noirs flottent dans l’eau verte.
Comme des milliers de baigneurs, elle perpétue la tradition bernoise de la descente l’Aar, depuis le camping jusqu’au Marzili.

A voir ici

2 juillet 2018

Un été sans fin - Rosās amāmus

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

Les roses blanches

Oubliez, s'il vous plait, Berthe Sylva ou Tino Rossi.

Pas de drame, ici !

Au gué, vivent les roses sous la tonnelle !

Un petit tour à Bagatelle ?

Enivrez-vous d'odeurs.

Saisissez l'heure !

Revenez lundi avec un joli bouquet d'idées !

Igor Levashov

Igor Levashov

Rosās amāmus

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

Pour la troisième journée consécutive la bise court sur le Plateau suisse. Elle soulève les jupes des filles, couche les blés presque mûrs, emporte avec elle, dans sa course folle, les parasols mal arrimés et croûte la terre.
Dans la ruelle, abritée par une grande bâtisse, les tilleuls arrivent en fin de floraison. Les narines sont encore chatouillées par ce parfum enivrant qui s’échappe des fleurs. En passant au pied des arbres, on entend un bourdonnement, un grondement sourd. Ce sont des milliers d’abeilles qui, sans relâche, du lever au coucher du soleil, butinent. Le miel d’automne aura des notes de tilleul.

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

Dans la cuisine, la cafetière italienne est sous pression. Sur le poste à galène, Mélina Mercouri égrène  une chanson en grec. Une ritournelle d’un film, oublié, dont elle fut la vedette. La belle lumière du soir s’est installée. Des bulles paressent dans une flûte à champagne. 

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

Quelque part en Russie, dans la surface de réparation d’un stade, l’Uruguay mène 2 à 1 contre la Lusitanie. La rencontre en est à la 75e minute. Tout peut encore basculer et parfois cela se termine par des tirs au but. Cette agitation sportive, qui secoue le globe terrestre, pour autant que la terre soit ronde, certains pensent qu’elle est plate et soutenue par quatre tortues, est nourrie par le championnat du monde masculin de balle au pied, #RussieFIFA2018.

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

Dans le jardin, La Fée des neiges, un cultivar fort répandu de rosier floribunda, est resplendissant. Cré en 1958 en Allemagne par Reimer Kordes, ce rosier a été commercialisé sous le nom de “Schneewittchen”, Blanche Neige. Dans les pays anglophones, ce rosier est connu sous le nom d' "Iceberg". C'est un croisement de "Robin Hood" (1927, Pemberton), hybride de Rosa moschata, et de "Virgo" (1947, Charles Mallerin), hybride de thé. Planté dans le jardin depuis plus de 30 ans, c’est la propriété et l’orgueil de la vieille mégère, apprivoisée depuis le temps, du troisième.

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

Peu à peu le paysage s’assombrit. La nuit tombe. Les chats du quartier partent à la conquête de territoires. Des cris perçants retentissent aux coins des rues. Après la bataille, dans le silence retrouvé, les vaincus, estampillés d’un œil au beurre noir, rentrent penauds au bercail. Ils échafaudent déjà des plans revanchards pour le prochain samedi.

Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout, je t’aime...

En fin d’après-midi, à l’heure des quatre heures, une tragicomédie en 3 actes, s’est déroulée dans le jardin. Zoé quatre ans a crié “Maman, je t’aime à la folie” en brandissant fièrement les restes d’une rose. Au même moment, un coup de bise plus violent que les autres passa par dessus le mur du jardin. Le courant souleva des centaines de pétales de roses blancs qui jonchaient le sol, tandis que la mégère du troisième tombait en pâmoisons dans un cageot de pommes en murmurant “ma fée des neiges”. Le rosier se balançait, déshabillé de ces fleurs, dans le souffle d’air mourant.

Dans la boîte aux lettres du locataire du premier, dort une carte postale. Le cachet postal, illisible, s’étale en pâté sur un timbre italien.  Sur la photographie, prise d’avion, on voit des parasols alignés qui cachent la plage de sable. La bise n’est pas passée par Rimini. Au dos de la carte, on pourra lire, "Mon cher Franz, je te souhaite un été sans fin. Eva."

25 juin 2018

Un été sans fin - Quoi de neuf?

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style.Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

couloumy anne francoise la lettre pliee 82

 Anne-Françoise Couloumy

Dans quelques jours, Blondine déménage.

 

Quand on déménage, on trie, on jette, parfois on oublie...

 

Cette fois-ci, la "lettre oubliée" doit être prise au pied de la lettre si j'ose dire !

 

Il s'agit du caractère et non du feuillet !

 

Pouvez-vous écrire une courte histoire sans utiliser la lettre A ?...



Lettre oubliée

Blondine quitte les lieux. Les meubles enlevés, les pièces vides résonnent. Les sols en pont de goélette, cirés, brillent. Les portes ouvertes donnent l’illusion d’infini. Quelques poussières oubliées tournoient, les fenêtres sont ouvertes, le vent s’engouffre. Le long du couloir désert, un clou retient un bélino, coupure d’une vieille revue, qui oscille et tombe, dès qu’une montgolfière survole cette ville construite sur les berges d’une rivière. Une rivière que personne ne nomme. Son nom contient trop de cette première lettre issue d’un idiome teutonique. Sur ce bélino, on distingue cette voyelle, première de cordée, interdite, décret présidentiel numéro 746, imprimé sur une feuille officielle en juin 2018. Il semble que cette  censure d’une voyelle très en vogue, soit orchestrée depuis le blog « En gondole,  L ..! », juste pour rendre dingue les élèves du cours du lundi.
C’est une belle journée, un été infini, merlettes et rouges-gorges expriment leur joie mélodieusement.
L’oubli d’une lettre, consigne imposée pour le devoir du lundi, torture l’esprit, rend folles plume et gomme et me prive de mon petit noir, boisson fétiche qui rythme mes journées. Les T.S.F sont muettes, pour respecter l’ordre de l’institutrice, les orchestres qui font swinguer chôment. Dehors, une belle lumière du soir s'estompe, un bout de lune luit, les félins domestiques feulent.
« Bon congé d’été les juilletistes, ceux du huitième mois seront privés d’oisiveté ! »

4 décembre 2017

Nuit 11/16 - Paris 1/5 - La marquise

Nota bene: le vendredi, Lakevio publie sur son blog la reproduction d'une toile, d'un artiste connu ou moins connu. Cette peinture sert de guide pour une création littéraire. Le lundi, Lakevio donne sa version. Dans les commentaires, ceux qui proposent un texte indiquent l'adresse à laquelle leur prose peut être lue. Il est intéressant de lire ces textes, souvent cousins dans la trame mais tous avec leur caractère et leur style. Lakevio, c'est à cette adresse: (ICI)

Antoni Caba - Portrait de la marquise de Castellflorite - 1880

"Voici votre carte d'embarquement, sortie F16, siège 22a, embarquement à 12:30. Bon voyage".
Le secteur français de l'aéroport de Genève/Cointrin est minuscule. Les passagers patientent sur des chaises inconfortables. Un magasin de souvenirs, de journaux et de chocolat suisse permet d'écouler les devises restantes avant de s'envoler. Un vague restaurant propose des boissons et quelques nourritures, hors de prix. On règle en € ou en CHF.
Le tableau affichant le départ des vols est clair, c'est la pagaille.
Départ retardé de 30 mn, en raison de l'arrivée tardive de l'avion..! 
La prochaine fois, on ira à pied, comme Rousseau.

La salle de bain ressemble à un sauna, la marquise aime les bains très chaud. Elle paresse depuis une heure dans la mousse aux effluves de verveine.

Le téléphone couine, un messager apporte des nouvelles par TEXTO "Le départ du vol AF1743 est maintenant prévu à 13:45 le 04/12. Merci de respecter l'heure limite d'enregistrement initiale indiquée sur la carte d'embarquement".
Des toiles d'araignées se forment entre les sièges de la salle d'attente et les passagers. Un concierge époussette tous les quart d'heure ces méfaits provoqué par l'engorgement du ciel. 

Hortense, la bonne à tout faire, habille, parfume et coiffe la marquise. C'est lundi, jour de réception. La marquise reçoit de 5 à 7. 

Trois petites notes de musique puis une voix masculine, enjoué et encourageante annonce que le vol AF1743 décollera à 13:50.
Une jeune femme se ronge les ongles, elle ne trouve pas de fumoir et le temps d'attente de sa correspondance  à CDG, pour La Havane, fond comme neige au soleil.


La marquise ne prend jamais l'avion, ni le bateau. Elle commande, pour aller vagabonder, des Uber, c'est si émoustillant.


13:00, secteur français de l'aéroport de Genève/Cointrin, l'encéphalogramme est plat.


La marquise déjeune. Hortense lui a préparé des pieds de porc au madère. La marotte du moment avec les carottes Vichy et le rösti au lardon. Pour le dessert elle dévore une Sacher XXL, envoyée de chez Demel, café/pâtisserie situé à deux pas de la Hofburg à Vienne. Le meilleure moment de la journée, pour aller chez Demel, c'est le matin vers 10:00. La foule dort encore. Commander un café et un morceau d'Apfelstrudel, c'est un moment de grâce avant d'entamer une journée viennoise.  Le lyonais, le tourangeau et même le parisien ignore le Gemütlichkeit qui se pratique de Vienne à Berlin en passant par la Ville fédérale.


"PNC, décollage dans une minute"
Le vol AF1743 décolle avec son lot de passagers entassés,  6 par rangée dans un Airbus A318 d'Air France. L'avion survole le Léman avant de faire un virage, de passer au-dessus de la Dôle et de disparaitre à l'horizon. Les sommets jurassiens sont enneigés.
Des sandwichs au fromage de brebis et poivronade et des boissons chaudes, thé ou café, sont servis  à bord. Deux hôtesses de l'air en font la distribution. 


La marquise habite au  132 Boulevard Richard-Lenoir, dans le 11e à Paris. La cuisine, et, en enfilade, la salle à manger, le salon de musique et la bibliothèque occupent le rez-de-chaussée.  Le lundi de réception, le valet de pied ouvre les cloisons pour former un grand salon. les chambres sont à l'étage.


"Charles!", s'écrie la marquise.
Malgré un espace aérien surchargé, le tapis des bagages en panne, un RER B bondé, Charles arrive à temps pour un baise main conventionnel. 
La marquise est vêtue d'une robe bleue, assortie au papier peint de la cage d'escalier.
La marquise et Charles s'éclipsent pour un 5 à 7 en tête à tête dans un pied à terre avec terrasse, situé dans une impasse du 11e. 


Dans le murmure des conversations une bouche de ténor,  remplie de petits four, lance "Et la Marquise?" Une basse, se gargarisant au Dom Perignon 1966, répond "La marquise sortit à cinq heures"." Paul Valéry" ajouta Jim, qui ne manquait aucun goûter dînatoire concocté par la marquise et qui louchait sur le béluga. "Phrase attribuée au poète par André Breton" rectifia Miss Marpel qui avait accaparé le plat d'ortolans, spécialité prisée par Napoléon III, Alexandre Dumas et F.M."mais, il y a des doutes..." pensa Anne, trop absorbée à décortiquer un homard bleu, pour parler à voix haute.
La pendule marque 18:55 et le valet de pied commence à évacuer les invités, avec gentillesse et fermeté. Le buffet est dévasté, les cadavres de Dom Perignon 1966, s'entassent dans les rafraîchissoirs. 


Il fait froid, le ciel est couvert, on entend au loin les avion qui décollent. C''est l'hiver. Rousseau arrive aux portes de Paris.

 

"La marquise sortit à cinq heures"...

phrase attribuée par André Breton à Paul Valéry, mais, il y a des doutes...

 

Devoir-Jeu Numéro 4 !

Il s'agit d'étoffer cette simple phrase pour en faire... toute une histoire !

10 novembre 2017

Jouez-vous du thérémine?

 Le thérémine (ou theremin en anglais) est un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen (connu sous le nom de « Léon Theremin »). Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l'instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste. Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la hauteur de la note, en faisant varier sa distance à l’antenne verticale. L’antenne horizontale, en forme de boucle, est utilisée pour faire varier le volume selon sa distance à la main gauche.
Image illustrative de l'article Thérémine              


Léon Theremin

C'est un instrument de musique fascinant...


Thérémin : Debussy : Clair de Lune

 

J.S.Bach : Variation Goldberg n°25, Thérémin

 

Grégoire Blanc, Thérémin, Sinatra : My Way, Live French TV-Show

 
Clara Rockmore, née Clara Reisenberg le 9 mars 1911 à Vilnius (Empire russe, aujourd'hui Lituanie) et décédée le 10 mai 1998 à New York aux États-Unis, est une violoniste américaine d'origine lituanienne surtout connue comme l'une des plus grandes virtuoses du thérémine. Sa sœur est la pianiste Nadia Reisenberg.

Theremin - Clara Rockmore play "The Swan" (Saint-Saëns)

Au piano: Nadia Reisenberg

 

Sergei Rachmaninoff - Vocalise - theremin and piano


...Du rock, au thérémine...

Nirvana - Smells Like Teen Spirit (Theremin Cover)

31 octobre 2016

La brisolée

LUNDI
Prendre la clef des champs et quitter le monde urbain pour se plonger dans l'atmosphère de l'automne à Arolla, en Valais. Les fous de lumière prennent des teintes jaunâtres qui irradient le paysage. C'est grandiose.
Les restaurants de la plaine du Rhône annoncent en grandes lettres "Brisolée". Cette tradition culinaire automnale du Bas Valais est peu connue ailleurs...
De retour à la nuit tombée dans la ville fédérale, on tombe sur les voisins du rez-de-chaussée et du 1er étage qui mangent un risotto d'Halloween devant la maison...

 

23 novembre 2015

Berne - Zibelemärit

Le 4e lundi de novembre, c'est la fête dans la capitale helvétique, le Zibelemärit (marché aux oignons) ouvre vers 4 heures du matin. C'est d'ailleurs le moment propice pour déambuler dans ce marché qui propose des oignons sous toutes les formes. Quelques marchands allument des bougies pour  éclairer leur marchandise comme ce fut le cas jusque vers le mitan des année soixante. Il parait que c'était très poétique. J'aime me promener au creux de la nuit dans ce marché, il y a déjà des batailles de confettis et on y boit l'apéritif... ICI et ICI
Jusqu'à 5 heures il y a les habitués, puis les Bernois qui travaillent viennent y faire un tour avant d'aller à leur labeur. Les transports publics de la région circulent depuis 4 heures pour permettre au gens d'arriver tôt. A partir de 7 heures les visiteurs commencent d'arriver des quatre coins de la Suisse par trains spéciaux, cars ou voitures particulières.
Lire ICI quelques renseignements intéressants ou ICI en langue originale.

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Le soleil était de la partie. La journée fut froide mais chaude dans les coeurs.
Le lever du soleil fut une merveille, avec les Alpes en ombres chinoises...

19 novembre 2015

Fin des temps - Berthoud

La "Fin des temps" fut à son apogée cet après-midi à Berthoud. Un ciel gris et bas, les arbres dépouillés de leur verdure, un décor comme suspendu dans le temps. C'est l'attente d'une neige qui serait annoncée pour la fin da la semaine....

L'Arabesque No1 (Ciccolini) de Debussy épouse cette période de "Fin des temps"....

 

 

 

10 novembre 2013

La fin des temps

La fin des temps, dans la tradition germanique, est la période entre la fin de la chutes des feuilles et la première neige. Certaine année, la neige tombe sur le feuillage et nous prive de cette période mystérieuse où la nature semble figée.
Voir également ici, ici et ici

                                                               photographie prise par Ric et envoyée via I-Truc

1 novembre 2013

Pause café

L'automne bouillonne, culture de couleurs.
À l'Adrianos bar la pendule indique 09H35. C'est le coup de feu. La machine à café fonctionne à plein régime. Parfois essoufflée elle lâche un jet de vapeur.
Dans la salle pleine à craquer, c'est une collision de dialectes. Valaisan, soleurois ou lucernois se disputent la suprématie du dialecte bernois. Tandis que dans la Berne protestante la journée est laborieuse, les cantons catholiques honorent tous leurs Saints, connus ou inconnus. Ce vendredi de congé permet aux habitants des petits États voisins de squatter les cafés bernois.
Dehors, l'automne, indifférent à la Toussaint, diffuse un pâle soleil dissimulé derrière une brume persistante...

20 octobre 2013

Dimanche de pluie...

Cortinarius praestans de ses noms vernaculaires en français, cortinaire remarquable, cortinaire majestueux, cortinaire élégant, aussi appelé cortinaire de Berkeley, est une espèce de champignon basidiomycète de la famille des cortinariacées.
Poêlés dans de la graisse d'oie, ces cortinaires, accompagnées d'oeufs brouillés ont fait un excellent petit déjeuner...

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Café à l'Adriano's et lecture de la presse dominicales, vers midi...

Au potager, il n'y avait personne en fin d'après-midi. Seule, Sissi  s'ennuyait sur la fenêtre. Il est loin le temps des fastes du potager...

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Spleen
Pluie
Café à l'adriano's bar
Il est bientôt huit heure du soir, il fait nuit
Une fine pluie tombe

27 août 2013

Un été de porcelaine - Le temps figé

Le temps est figé. Dans la cuisine un petit électrophone de fortune diffuse en boucle un air de jazz mélancolique "I Shall Be Released". Une alliance de piano et de saxophone accompagne la pluie qui, dehors, s'épanche sur le feuillage du lilas qui pleure. Charles Llyod et Jason Moran joue sans fin cette mélodie figurant sur leur album "Hagar's Song"
Quelques lueurs rougeâtres, là-bas au-loin, au-dessus du Jura, miraculeusement sorties de l'amas des nuages d'orage, ont offert un spectacle intimiste et bref du coucher de soleil.
La musique lancinante berce les papillons de nuit qui hantent quelques recoins de la cuisine. Les ailes de ces insectes, ignorés de beaucoup, offrent aux curieux un graphisme étonnant. On dirait parfois des encres de Paul Klee.
Depuis la fenêtre de la cuisine le bout de route éclairé par un lampadaire pourrait être le décor d'une pièce d'Arthur Miller...
Peu à peu la route sèche.
Le temps est figé. L'été, le Bel été ne s'en remettra pas de ces dépressions qui cachent le bleu des yeux du ciel.

25 août 2013

Un été de porcelaine - dimanche de pluie

dimanche, il pleut. Le branches du lilas se balancent devant les fenêtres de la cuisine. Les gouttes d'eau glissent sur les feuilles de l'arbuste, larmes amères, l 'été par petites touches est en train de disparaître... Dans un vase improvisé une équinacée "ensoleille" la cuisine. L'été, le Bel été soupe d'un quignon de pain valaisan et d'un morceau de fromage d'alpage. 

19 août 2013

Un été de porcelaine - Fleurs de bégognia

Du 16 au 18 août, la place de la cathédrale était envahie par des fleurs de bégonias. Des artistes, venus des Flanders, ont composé un gigantesque motif florale. Un cadeau offert par l'ambassade de Belgique aux habitants de Berne à l'occasion de l'avènement d'un nouveau roi des belges. 

Photos Jeanjacques666, excepté la dernière prise depuis la hauteur envoyée par Brigitte via I-Truc

5 août 2013

Un été de porcelaine - le Bel été

Un point brillant au-dessus de la gare  de la capitale, le vol Sx0218, file sur Munich.

La place de la gare de Berne, véritable fournaise cuit à point les passants.

Par chance, le bus 10 qui circule en direction d'Ostermundigen est réfrigéré! En passant devant la place fédérale, au pied de la Curie helvétique, pompeuse pièce montée au goût d'un autre siècle, des enfants en maillots de bain ou nus, nous sommes en pays germaniques, jouent à cache cache avec les jets d'eau de la place. Insouciants, ils oublient dans leur jeu avec l'eau fraîche, que dans moins d'une semaines ils seront sur les bancs d'école...

La terrasse de l'Adriano's bar accueille quelques aficionados de caféine. À l'intérieur, les deux ventilateurs plafonnier brassent l'air pour une poignées de mouches désœuvrées. Le haut-parleur, situé au-dessus de la machine à café, distille une musique indolente. 
Le bus 10 poursuit sa route, à la Roseraie, des touristes chinois s'échapperont du réfrigérateur ambulant pour gagner le jardin de roses...
Plus tard, se sera les beaux soirs d'été...

4 août 2013

Un été de porcelaine - Les beaux soir d'été

Dans le ciel, un point lumineux grossi, grossi. C'est le vol SX0207 en provenance de Hambourg. Il arrive avec quelques minutes d'avance. L'horaire prévoit un atterrissage à 22H00. Il est moins dix. Les beaux soirs d'été s'effilochent, s'attardent de moins en moins. Mélancolie des soirs d'été... Les chats du voisinage partent en chasse, l'araignée guette un proie, au loin, derrières le Jura les dernières lueurs s'estompent. La nuit s'installe.

28 décembre 2021

Les mois d'hiver - Caravelles

La Caravelle, un avion mythique. J’ai voyagé une seule fois en caravelle, à la fin des années 1970, de Genève à Nice, un vol Air France. Il y avait des rideaux bleus aux hublots. Pendant le trajet qui avait duré 45 minutes, un repas avait été servi. La belle époque de l'aviation n’allait pas tarder à disparaître.

11 mai 2013

MENU

Dîner du 11.05.2013

Coktail de crevettes (Crevettes sauvages sur lit de salade composée de mâche, rucola avec mayonnaise maison)
Pavé de Saumon
Saint Jacques au lard grillé
Asperges blanches bernoises (de Belp)
Poivrons confits au four
Mayonnaise maison

Myrtilles tirées du congélateur

Vin
Eau du Mont Roucous

Café - biscuits à la farine de chataîgne

 

22 mars 2013

Berne, la nuit des musées

Ce soir, les musées seront ouverts jusqu'à 2 heures du matin. C'est la nuit des musées. Il y a, outre les musées, un défilé de voitures de collection ainsi que les antiques trams sortis du dépôt qui permet une balade nostalgique. L'ambiance en vile est bon enfant et la douceur de la soirée permet de boire le café ou la bière sur les terrasses des cafés...

La nuit des musées vue par Ric. Photos envoyées via I-Truc

17 mars 2013

Souvenirs, souvenirs...

Florilège de photos des 20 derniers jours:

Bientôt Pâques, les lapins en chocolat noir, au lait ou blanc abondent dans les magasins

Berne, hôpital universitaire de l'Île, photo envoyée par Ric via I-Truc

Dégustation d'oeufs de cane, servi sur le plat

Soirée télé

Raclette, fromage de la vallée de Bagne (VS) certifié AOC, mangée au restaurant du Lötschberg à Berne

"Combien ce petit chien dans la vitrine?" Photo de Ric envoyée par I-Truc

Ostring, un soir de mars 2013, vers 18H00

Berne, le 15 mars au matin, photo de Ric envoyée par I-Truc

Numérotation à l'ancienne, souvenirs, souvenirs...

Entrecôte de boeuf irlandais, pommes de terre bleues risolées au beurre, brocolis gratinés avec du fromage à raclette AOC. Dîner du 16.03.13.

2 mars 2013

La dernière valse

La nuit tombe sur Ostring...
Le carrousel des voitures tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre!

MENU DU SAMEDI 2 MARS 2013

Huîtres
Salade composée de mâche, poivron
Pavé de saumon
Gratin de poireaux et oignons, fromage à raclette au lait cru
Raclette
Myrtilles

2 doigts de vin
Eau minérale Vittel

Peu avant minuit, une dernière valse dans les salon de l'appartement des chauves-souris...

Ensuite, le grand sommeil affalé sur le petit canapé

FIN

3 février 2013

Premier dimanche de février 1/5

Neuf heures, il neige. Sans bruit, les flocons s'entassent sur la Ville fédérale. Après une longue hésitation et des signes printaniers, l'hiver à du cœur à l'ouvrage et nous offre son son visage neigeux.

Neuf heures, il neige. De petits flocons de neige sèche tombent avec obstination. Les toits sont blancs et les arbres semblent porter une ermine qui réchauffe leur branches nues.

Il neige...

14 janvier 2013

Grisaille du lundi

Au-delà du bar à salades du Tibits, l'arrêt des trams de la gare. Les passagers attendent blottis sous une crêpe géante faite de verre et d'acier. Il fait gris, des flocons de neige tentent leur chance par intermittence. Ils rêvent de devenir bonhomme de neige..:
Pendant ce temps, la guerre cybernétique couve dans les I-Truc. Des vers géants rampent sur la toile virtuelle, des virus sournois s'infiltrent dans les moteurs de recherches. Ces spasmes électroniques résistent aux vaccins. Quand aux antibiotiques ce n'est pas automatique répète du matin au soir la publicité!
Ces monstres invisibles ont pour nom Stuxnet, Duqu, Flam...
Pendant ce temps, des Mirages 2000 venus de France survolent le Mali.
Pendant ce temps, Google se rapproche de l'intelligence artificielle. On prendra le thé avec son ordi chéri causant de futilités.
Dans "2001 l'odyssée de l'espace", le chef d'œuvre de Kubrick, la scène où l'astronaute survivant déconnecte l'ordinateur Hall 2000 est une scène poignante. On entend l'ordinateur supplier l'astronaute de le laisser en vie...
Nous étions en 1968, c'était de la fiction!
La nuit tombe sur la Ville fédérale...

13 janvier 2013

Dimanche/épisode4 56ème saison

Berthoud (Burgdorf) est relié à la cité des ambassadeurs par la ligne de chemin de fer Soleure Thoune exploitée par la compagnie BLS*.
Le train passe par Utzenstorf, village où habita Jeremias Gottelf (1797-1854), écrivain qui n'ésita pas de mêler à sa prose le dialect bernois.

*Berne Lötschberg Simplon

Le château de Berthoud

14 décembre 2012

@pontifex

Adriano's bar, 22h00, dehors il pleut. La ville fédérale voit son décor de ouate disparaître dans les égouts... Dans le bar c'est la presse des vendredis soir. La musique se faufile entre les conversations. C'est une musique à base de basses qui tambourine dans la trompe d'eustache. Dans le brouhaha quelques brides de conversation vont et viennent, des vagues qui jouent avec les langues. Le dialecte bernois est majoritaire, des écumes aux accents de la langue de Goethe disparaissent sous des vaguelettes francophones, parfois des tâches d'anglais se frayent un passage dans ce flot de conversation. Discrètement, un adepte de l'écran plat consulte les rares gazouillis de @pontifex, vu son grand âge et son emploi du temps, le chef d'état d'un des plus petits pays du monde ne gazouille pas beaucoup. Dehors, un tram passe et s'enfonce dans la nuit pluvieuse. Il porte le No7 et se dirige vers Ostring...

Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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