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Rêveries
10 août 2022

L'été de tous les dangers - Extase

Le petit village dans les montagnes, vers 20h.
Depuis le balcon, le spectacle est grandiose. Loin des rumeurs de la ville, c'est le calme. Une odeur de foin s'engouffre dans les narines, ravivant des souvenirs de vacances d'enfance dans un autre village. Quelques cloches de vaches retentissent au loin. Je savoure ces moments de quiétude qui marquent le passage du jour au crépuscule puis à la nuit. Il fait encore tiède...

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17 juillet 2022

L'été de tous les dangers - Encore un beau dimanche

Iseltwald, un village au bord du lac de Brienz attire les touristes. Le car postal était plein à craquer. Une série tv coréenne, tournér dans le village et les environs a popularisé la région en Asie. Depuis, c'est un tsunami de touristes.

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Le soir, souper à l'hôtel/restaurant Bären, dans le petit village dans les montagnes. La vue depuis la terrasse est magnifique et la cuisine est bonne. 

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6 juillet 2022

L'été de tous les dangers - Une oasis au cœur d'Interlaken

Interlaken, mercredi
La ville est très touristique. Après un arrêt de deux ans, les touristes sont revenus. Il existe une petite oasis, dans une rue à l’écart du brouhaha, où le touriste ne vient guère. C’est un petit coin qui nous plonge dans le sud. La confiserie tea-room Rieder (depuis 1972) est toujours pleine à craquer. Ce sont les rentiers du coin qui viennent prendre un thé ou un café et manger une pâtisserie. Le café est buvable, les pâtisseries intéressantes.

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8 juin 2022

L'été de tous les dangers - Jeux de textures

En fin de journée, les nuages se sont estompés après un lent passage au-dessus des sommets. Le petit village dans les montagnes est très vert en ce début d'été. Les sols sont très humides à la suite d’abondantes chutes de pluie. La semaine prochaine les thermomètres vont chauffer prédisent les oracles.

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12 septembre 2022

Il automne - Horacio Quinoga, auteur que je n'ai jamais lu, j'en très envie de lire « Contes d'amour, de folie et de mort » !

136ème devoir de Lakevio du Goût

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« La consigne du Goût (ICI) »
Cette toile de Gustave Courbet dite C Jo la belle Irlandaise » me dit quelque chose.
Pas seulement parce que « Jo, la belle Irlandaise » a permis à Gustave Courbet quelques privautés.
Mais vous, qu’en avez-vous à dire ?
J’aimerais que cette note commençât par « À quoi Bon ? Enfin… Vous ne supposez pas que ce n’était pas en apparence ? »
Aussi qu’elle finît par « J’ai bien été le premier à vérifier l’exactitude de la chose, quand j’étais votre amour… en apparence. »
J’espère que vous aurez une histoire à raconter à partir de ces deux phrases tirées des « Contes d'amour, de folie et de mort » d’Horacio Quinoga.
À lundi…


La belle irlandaise

« À quoi Bon ? Enfin… Vous ne supposez pas que ce n’était pas en apparence ? » Son murmure était inaudible. 
Assise devant une table qui lui sert de coiffeuse, elle parle à voix basse, en remuant à peine les lèvres. Elle regarde son reflet dans un petit miroir, qu’elle agite comme un éventail. Sa main libre triture ses cheveux. Le peu de clémence du climat a terni son abondante chevelure jadis belle et soyeuse, elle n’a pas vingt-cinq ans. Elle passe ses journées dans sa chambre, au premier étage d’une maison construite sur pilotis. Toutes les maisons du hameau sont surélevées pour échapper aux mygales et serpents qui infestent cet endroit, et, aussi, pour être à l’abri des inondations quand le fleuve déborde. Fleuve qui roule des eaux boueuses à plusieurs kilomètres de là. Des pluies diluviennes le gonfle parfois, il s’étire alors au-delà des maisons de ce bourg égaré au cœur de la jungle. La chaleur humide est accablante. Tout est moite. Le hameau ne reçoit pas de soleil. La canopée, où bruit une vie cachée, ressemble à un amas de nuages immobiles à jamais.
Assise devant sa coiffeuse, murmurant dans le vide, cette jeune femme à la crinière de lion, sort peu de sa chambre. Les habitant du bourg en parlant d’elle, disent « la folle », certains, les plus vieux, l’appellent, « la belle irlandaise ». Son grand-père, un Irlandais épris de vie sauvage, s’était installé dans ce hameau, alors prospère, au mitant du siècle passé. Le prénom de la jeune femme, oublié par les gens est parfois prononcé par son père. Le seul témoignage de sa mère se lit sur une stèle clouée au pied d’un arbre. La mousse efface peu à peu le souvenir de cette mère morte depuis longtemps. Égarée dans le dédale inextricable de la jungle les appels au secours, furent vains. On retrouva le corps de la mère à moitié dévoré par des fourmis.
Agitant son miroir, elle a quitté sa chambre en entendant une galopade. Son prince arrivait. Au bas de l’escalier, elle ne prit pas garde, pressée, elle n’avait pas chaussé de bottes, elle était en chemise de nuit. La galopade était une chimère, la vipère ne l’était pas. Elle sentit à peine la morsure au bas de sa jambe, deux marques d’où s’échappaient un filet de sang. Elle remonta dans sa chambre. Une douleur vive atteignit son mollet. Son père absent, personne pour faire un garrot au-dessus de la blessure. Elle remua des lèvres de plus belle. Des gouttes de sueur perlaient sur son visage. La douleur paralysait sa jambe. La porte de sa chambre s’ouvrit enfin. Elle se retourna, se leva et étreignit son prince, qui se tenait debout sur le pas de la porte. Ses bras saisir le vide, la maison était déserte, et elle s’affaissa sur le sol. Elle crut entendre son bien aimé lui murmurer une phrase mystérieuse « J’ai bien été le premier à vérifier l’exactitude de la chose, quand j’étais votre amour… 
en apparence. »

31 octobre 2022

Il automne - Deux devoirs du lundi pour un !

141e devoir de Lakevio du Goût

La consigne :
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Évidemment, cette toile de Thierry Duval me rappelle quelque chose.
Mais à vous ?
Rappelle-t-elle quelque chose qui commencerait par « La joie venait toujours après la peine ».
Et si en plus votre récit se clôt sur « Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! » ce sera parfait.
À vous de jouer !
À lundi.

Le décor de l'histoire qui va suivre est inspiré d'une toile d'Edward Hopper. Toile proposée pour le 140e devoir de Lakevio de Goût. 
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LA MAISON VIDE

« La joie venait toujours après la peine », la voix d’Appolinaire sortait de deux écouteurs antiques datant des année 1940. Ils étaient branchés sur un petit poste à galène. Guillaume dit un de ses poèmes, il parle dans un pavillon et ses vers sont gravés dans les sillons d’un disque phonographique couvert de gomme-laque noire, qui tourne à environ 78 tours par minute. Le poème parle d’un pont, de la Seine qui coule sous des amours, de Marie Laurencin, d’Honoré-Gabriel Riquetti de Mirabeau.
La maison est vide, silencieuse ; seule la voix du poète comme venue d’outre-tombe se dilue dans l’espace. Un trou dans l’un des sillons empêche l’aiguille du gramophone d’avancer, elle est rejetée sans cesse et
« La joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine » se duplique à l’infini.
La maison, dessinée par un architecte avant-gardiste, composée d’un seul niveau, construite sur un promontoire à quelques mètres au-dessus des eaux méditerranéennes, offre au regard, depuis le vestibule, une vue sur l’ensemble des pièces agencées en enfilade. Le toit plat de cette maison, rectangle de béton, aménagé en terrasse, accessible depuis l’extérieur par un escalier à vis, théâtre de folles réceptions, désert depuis des décennies, muré dans un silence juste bercé par le clapotis des vagues, se désagrége lentement par une conjugaison des embruns salins et des pluies d’automne.
Cette maison ressemble à celle que l’on voit dans le film « Le mépris » mais sans Brigitte, sans Michel ni Jean-Luc, l’ombre de Fritz Lang ou de celle de Jack Palance sont absentes et pas une trace de paparazzis qui traqueraient le moindre fait et geste de cette maison fantôme.
Personne non plus pour remettre à l’ordre le gramophone, « La joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine »
La lune a rassemblé ses quartiers, pleine, elle jette ses lueurs blafardes sur la mer, les rochers rouges et le béton de la maison. Il est presque une heure du matin.
La clarté lunaire entre par de larges baies vitrées donnant sur la mer. Clarté qui meurt sur le sol des pièces, où alternent le parquet, le sol en béton peint en couleur vive ou un sol en plancher recouvert d’un épais tapis. L’épaisseur du tapis amorti « 
le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés » qui traversent la ville.
Depuis le vestibule, on distingue dans la pièce voisine l’amorce d’un tableau. Cette pièce est meublée d’une crédence et d’un canapé tapissé d’une étoffe rouge carmin. Le tableau qui orne cette pièce, peint par Thierry Duval, est accroché à l’endroit. « New York City 1 » réalisé en 1941, par le peintre néerlandais abstrait Piet Mondrian, est accroché à l’envers depuis septante-sept ans.
Le tableau de Duval que survolent des mouettes est un morceau de Paris. On voit des ponts, la Seine dans laquelle se diluent des amours, le Louvre, on n’y voit pas de voitures hippomobiles, mais de bruyantes berlines à pot catalytique. Il n’est pas encore une heure du matin et le bruit empêche la concentration. Concentration requise pour écrire un poème, « La joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine ».
La porte vitrée du vestibule est ouverte. Un escalier taillé dans la roche, perpendiculaire à la maison, descend jusqu’à la mer. Des serviettes de bain, décolorées par le soleil, abimées par le vent, attendent depuis longtemps le retour d’un, deux, des, nul ne le sait, baigneurs. Un indice, une voix, « La joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine, la joie venait toujours après la peine »
Un autre indice, dans la cuisine, la planche à pain sur laquelle sont gravés ces mots :
« Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! »

C’est un document radiophonique exceptionnel, enregistré entre 1911 et 1914. Le son, certes lointain, donne à entendre la voix de Guillaume Apollinaire lui-même lisant "Le Pont Mirabeau".

 

3 octobre 2022

Il automne - le dernier train pour gun hill

139e devoir de Lakevio du Goût

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D’après vous, qu’est-ce qui m’a poussé, à voir cette toile, à vous proposer un devoir ?
Oui, comme la semaine dernière, c’est une toile d’Émile Friant.
Celle-ci m’a particulièrement interpellé.
Pourquoi ?
Je vous le dirai lundi.
Mais vous ? Que vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Acouphène

« J’arrive tout couvert encore de rosée », dit à mi-voix la jeune femme assise à côté de moi. Elle lit un livre. J’ai pris le train à F. J’ai trouvé une place sur une banquette entre un barbu et une jeune femme à chapeau. Le train est bondé. En face de moi, la banquette est arrondie et une petite table en métal permet d’y déposer un gobelet en carton rempli de mauvais café ou d’y laisser choir son sac. Il est occupé par une trentenaire, avachie sur la table. Elle a rassemblé ses affaires pour laisser une place à trois jeunes, un garçon et une fille. Ce sont des étudiants qui sont montés, comme moi, à F. La trentenaire, aux cheveux filasseux, de temps en temps, pêche une bouteille dans son sac. C’est une bouteille de vin blanc. Un millésime bouché par une capsule métallique. Elle boit à même le goulot de grande rasade d’un vin italien acheté dans un magasin pratiquant des ristournes. Son téléphone ne cesse de sonner.
« Michel, allô ! Michel, Je ne t’entends pas ». Elle essaye de rappeler, en vain, le téléphone resonne. « Michel ? oui, Michel, allô Michel ». Elle regarde son téléphone, attrape la bouteille de blanc, boit une rasade.
Les étudiants bavardent. Le jeune a posé son téléphone sur la table. La trentenaire le saisi et dit « Merci » puis ajoute en le reposant, « Non, je rigole ! »
Les étudiants échangent leurs impressions sur les cours qui viennent de commencer. Le jeune s’aperçoit en tripotant son téléphone, que son billet, dématérialisé, juste illustré par un code QR, ne correspond pas au train dans lequel il a pris place.
La jeune femme à chapeau, assise à côté de moi semble mémoriser le texte qu’elle lit. Elle referme sans cesse le livre en se servant d’un doigt comme marque page. Ses lèvres bougent, remuent, parfois des bribes de l’œuvre arrivent aux oreilles des voyageurs. Mes yeux son rivés sur le livre. Je peux enfin lire le titre et l’auteur. Je suis stupéfait. Je possède un même exemplaire dans ma bibliothèque. C’est un livre imprimé par Kundig Genève (Suisse), pour le compte des Éditions de Cluny, 35 rue de la Seine, Paris VIe, le 37e ouvrage de la collection « bibliothèque classique de Cluny ». Il est sorti des presses suisses en novembre 1943. C’est un recueil de poèmes de Verlaine contenant « Romances sans paroles », « Dédicaces » et « Épigrammes ».
« Michel, Michel ? Allô, je n’entends rien » La bouteille en verre vert, contenant un vin fond de cuvée fait des cercles dans l’espace restreint du wagon.
La lectrice parfois replie son bras et pose la tête sur sa main droite. Elle a un regard mutin. Le chapeau qui coiffe ses cheveux coupés à la garçonne est en paille noircie piqué d’une plume et de fleurs artificielles. Avec sa chemise rose tirant sur le rouge, une veste bleu lagon foncé et son pardessus en laine de vigogne elle semble échappée d’une toile d’Émile Friant. Ce peintre, mort en 1932, est considéré comme le dernier naturaliste. Cette voyageuse lectrice peinte par Friant aurait pu être un tableau proposé par Le Goût pour un devoir du lundi. Il aurait demandé que le texte commençât et se terminât par deux vers extraits d’un poème de Verlaine, « Green ». C’est le poème que la jeune femme assise à côté de moi tente de mémoriser, poème que l’on trouve aussi dans « Anthologie de la Poésie française » de Georges Pompidou, anthologie dédiée à Claude, page 422 de l’édition du livre poche, dans « Anthologie de la poésie française » d’André Gide, page 622 de la bibliothèque de la Pléiade, juillet 2000. « Green » que l’on peut également lire dans « Anthologie des poètes français contemporains », page 374, Delagrave éditeur Paris 1918.
« Allô, Michel, Michel je ne t’entends pas, Michel », le contenu de la bouteille de vin blanc est presque évaporé.
Mon voisin barbu compose un numéro sur son téléphone. On apprendra au fil du voyage qu’il déménage, que tout s’est bien passé, que le camion est restitué et qu’il va rechercher sa voiture à B. Il conseille à X ou Y, nous n’avons aucune indication sur la personne qui est à l’autre bout de la 7G, de faire du bénévolat, pour avoir un objectif dans sa vie d’oisiveté.
Je me demande comment nous faisions au siècle passé, les téléphones étaient fixés au mur et le mot objectif n’était pas en vogue, pourtant nous avons fait de beaux quatre cents coups.
Le devoir du lundi est un atelier d’écriture virtuel proposé par Le Goût. La classe se déroule sur les blogs. C’est très intéressant, la page blanche est disponible à l’infini. Nous noircissons l’écran avec nos histoires, tout est possible, même l’improbable. Nous avons un terrain de jeu sans limite, il faut juste bien lire la consigne et respecter les délais. A la fin de la classe, on envoie notre copie au maitre.
Le train a du retard, un signal indiquant une porte mal fermée à L et le même signal à F. a retardé le train d’une vingtaine de minutes. Il roule à vive allure. Une vitesse excessive dans ces courbes qui s’enchaînent. Il fait nuit et le brouillard automnal rôde.  
« Allô, Michel, Michel je ne t’entends pas, Michel », la bouteille de vin blanc vide est jetée dans le pied de la table qui fait office de poubelle.
La jeune femme à chapeau concentrée sur sa lecture ne semble pas posséder de téléphone. Mon voisin barbu, plongé dans la description de son déménagement, ne remarque pas l’ivresse de la trentenaire. Les étudiants babillent.
Soudain, le chaos et l’horreur s’invitent au voyage. La locomotive percute de plein fouet un train arrivant en face, un train mal aiguillé. Le choc est brutal. Dans un bruit d’enfer les wagons s’encastrent, se tordent, se disloquent. Je suis éjecté, une longue chute, je hurle. Mes hurlements me réveillent. Je suis dans mon lit, en sueur. Dans ma tête la voix de la jeune femme à chapeau, comme un acouphène, une phrase tourne en boucle dans mon crâne, « Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

8 août 2022

L'été de tous les dangers - 134e devoir de Lakevio du Goût

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134ème devoir de Lakevio du Goût

Encore une histoire de porte.
Celles qui donnent sur de nouveaux mondes.
Celles qui donnent sur des mondes anciens.
Ce qui serait chouette, c’est que vous réussissiez à y mettre les mots.
- Attirer.
- Affoler.
- Effrayer.
- Fermer.
- Ouvrir.
- Trouver.
- Aimer.
- Perdre.
- Mourir.
- Noyer.

Peu importe le temps, le mode, où que ces verbes soient usés de façon pronominale ou non.
À lundi j’espère…

Note
Merci M. Le Goût d’avoir choisi pour ce 134e devoir une toile torride, qui frise, pour ceux qui ne fréquentent pas les alcôves secrètes du musée d’Orsay, l’indécence.

Préambule
Le dernier devoir de l’année, en début juillet, a remonté ma moyenne de plusieurs points. Julie m’a accordé un 19/20. Je passe dans la classe des grands à la rentrée.

 

L’ORIGINE DU MONDE

La pièce est silencieuse, baignée d’un rayon de soleil qui se fraye un passage par la fenêtre. Une fenêtre qui donne sur une cour. Une cour sombre, au milieu de laquelle est planté un buddleia de David (Buddleja davidii) aussi appelé buddleia du père David. Il végète au fond de ce puit de six étages. Le soleil lèche son feuillage lorsqu’il atteint le zénith de sa trajectoire estivale. Personne ne remarque cet instant magique. Les habitants qui ont vue sur cour sont allongés sur des serviettes de bain au bord de plages lacustres dans la fournaise de l’été. Cet arbuste originaire de Chine est juste bon à attirer les papillons.
Des planches polies par le temps et le passage répété de chaussures, des planches tout en longueur, des planches fixées côte à côte, constituent le plancher de la pièce. L’essence choisie est le chêne. Le rare curieux qui effleurerait ce plancher pour affoler ses sens esthétiques pourrait perdre le nord. Ce plancher pourrait effrayer les effraies puisque ce n’est qu’un vulgaire sol en vinyle, il faut noyer le poisson.
Un valet de trèfle, déguisé en valet de chambre passe ses journées du lundi à fermer la porte de la pièce. Une porte mystérieusement toujours ouverte. En face de la porte ouverte, séparée par un couloir, un couloir constitué de planches de chêne imitant le vinyle, une porte fermée atténue le dialogue courtois dit par un comte et une marquise. On remarque aussi des blanchisseuses qui entrent et sortent dans cette pièce-là. Une pièce que l’on pourrait résumer par un proverbe : « Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée ». 
Le valet de trèfle, déguisé en valet de chambre passe son temps libre à ouvrir les volets de son imagination pour trouver la clef de sol, une clef qui, introduite dans le poste à galène posé sur la table à côté de la porte, permet d’écouter en boucle « aimer à en perdre la raison ».

Sur le montant de la porte ouverte, un interrupteur en porcelaine est fixé par deux vis rouillées par le temps. Le visiteur qui quitte la pièce, avant d’éteindre la lumière, aura le temps de mourir d’aimer en regardant une reproduction de « L’origine du monde », peinte par Courbet, placée bien en vue sur le bord de la table.

1 juin 2022

L'été de tous les dangers - Les mercredis de capucine

Relire Heidi, dans une édition de 1939. C'est dans ces livres que notre grand-mère paternelle nous lisait l'histoire de Heidi et de Pierre.

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        L'Été, le bel été

                                                          Un été à la Schenkstrasse - 2011                             
                                                                                   Été urbain - 
2012
                                                                  Un été de porcelaine - 2013
                                                                                         Été'14 - 2014
                                                                       Un été aigre-doux - 2015
                                                                                          60e été 2016
                                                                                     L'été russe 2017
                                                                              Un été sans fin 2018
                                                                           Un été en Suisse 2019
                                                                     L'été de la pandémie 2020
                                                                                           65e été 2021
                                                          (Cliquez sur les dates pour admirer la splendeur des étés)

                                               Les mercredis de Capucine

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31 mars 2022

Il pleure dans mon cœur // Comme il pleut sur la ville ;// Quelle est cette langueur// Qui pénètre mon cœur ?

Brève escapade à Winthertour, une ville située à 25 kilomètres de Zurich. Espoir contrarié de voir mon tableau fétiche. Une exposition temporaire ne donne pas l'accès aux collections permanentes.


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                       Winterthur

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                      En-cas pris dans le wagon restaurant entre Berne et Interlaken

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                       Retour dans le petit village dans les montragnes. 
                       Journée de pluie,

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22 décembre 2021

Les mois d'hiver - Archives familiales - Nuit 18/18 supplément XI ...

... Les suppléments,  appelés aussi compléments alimentaires/nutritifs ou produits de santé naturels, ne sont pas classés comme des aliments ou des médicaments et ne sont pas assujettis au Canada à la Loi et au Règlement sur les aliments et drogues.

 

César était mon arrière-grand-père maternel. Je ne l’ai pas connu, il est mort en 1942. Ernest, le fils de César, n’a vécu que six mois. César avait pour épouse Marie. Ils ont eu deux autres enfants, Roger né en 1901, mon grand-oncle et Willy né en 1902, mon grand-père. La carte est signée Tante Aimée. Nous n’avons pas de renseignements sur cette personne. L’encre a traversé les siècles sans pâlir et la calligraphie est magnifique.
Pensive, ma mère m’a soufflé, si cet enfant n’était pas mort si jeune tout aurait été différent. J’ai ajouté, je ne serais pas en train d’écrire au sujet de cette carte… Ainsi va la vie !

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20 décembre 2021

Les mois d'hiver - C'est fini les ancolies, les vacances aussi ! - Nuit 18/18 supplément IX ...

... Le supplément en temps pour le travail régulier de nuit de même que le supplément de salaire pour le travail irrégulier de nuit ne doivent être accordés que pour la durée de travail tombant pendant les heures de nuit. Dans un établissement dont l’horaire de travail de nuit est fixé de 24 h à 7 h, un employé qui travaille régulièrement de nuit par exemple de 18 h à 0.50 h (pauses incluses) n’a droit à un supplément en temps de 10 % que pour les 50 dernières minutes de travail, soit 5 minutes.

 

Quoi de neuf à Lignières, le village des vacances de mon enfance ? Neige, soleil avec parfois du brouillard, un décor de Noël et la lune qui regarde ce qui se passe sur la Terre. 

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La luna ...

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7 décembre 2021

Les mois d'hiver - Sant’Ambrogio - Nuit 14/18

Ce soir c'est la fête à Milan, c'est la "Prima" de Macbeth à la Scala.

Le petit village dans les montagnes grelotte. Le thermomètre marque -1 degré. Les chats du village se sont entassés au chaud dans une grange. Couchés dans le foin ils ont les yeux rivés sur un minuscule écran cathodique. La RAI1 diffuse en direct de Milan l’événement musical du jour, la « Prima » de Macbeth à la Scala.
C’est en 1951 que la Première a été anticipée du 26 décembre (jour de San Stefano) au 7 décembre pour célébrer Sant’Ambrogio.
Ce soir, alors que le petit village dans les montagnes est couvert de neige, la Scala inaugure sa saison 2021-22.
Le théâtre est plein à craquer. Les spectateurs sont masqués. Il reste pour les prochaines représentations quelques billets à 253 Euros !
Les caméras de la RAI1 captent l’événement. Gros plan de la salle, les spectateurs tournés vers la loge présidentielle acclament le président de la République italienne qui fait son entrée. Le chef d’orchestre Riccardo Chailly doigt attendre de longues minutes avant de pouvoir lever sa baguette. Le président reçoit une ovation interminable. Tout commence par l’hymne italien puis le drame commence. La machine verdienne est lancée. Les chats sont fascinés par Anna Netrebko.
Le déco et la mise en scène tend vers une fusion entre la réalité et les films en 3 dimensions.
Le beau chant est là, l’oreille est charmée.


Davide Livermore | Mise en scène

Giò Forma | Décors

Gianluca Falaschi | Costumes

Antonio Castro | Création lumières

D-WOK | Vidéo

Daniel Ezralow | Chorégraphe

Luca Salsi | Macbeth

Ildar Abdrazakov | Banquo

Anna Netrebko | Lady Macbeth

Chiara Isotton | Suivante de Lady Macbeth

Francesco Meli | Macduff

Iván Ayón-Rivas | Malcolm

Andrea Pellegrini | Un médecin

Leonardo Galeazzi | Un domestique de Macbeth

Costantino Finucci | Première apparition

Coro e Orchestra del Teatro alla Scala

Riccardo Chailly | Chef d'orchestr

Ce soir, inauguration de la cafetière italienne dans les montagnes.

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30 octobre 2021

Il automne - Parfois, dans la journée, quelques gouttes de pluie

Journée grise, quelques gouttes de pluie, un rayon de soleil en fin d'après-midi
Un paysan qui étend du fumier dans un champ
Le vaches qui rentrent à l'écurie
Le bruit des boilles à la laiterie
Le dernier car postal qui quitte le petit village dans les montagnes à 19h36
Le bruit des cloches des vaches qui trouble à peine le silence de la nuit

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7 octobre 2021

Il automne - Transition

La Ville fédérale s'estompe. La pile de cartons fond au rythme mesuré du déballage. C'est l'installation dans le petit village dans les montagnes. Géographiquement ce village est situé dans l'Oberland oriental.

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Ci-dessous le cadeau d'adieu du propriétaire de l'appartement de Berne. Du miel des ruches du jardin. J'ai souvent filmé les abeilles de ces ruches. Une bouteille d'alcool de coing. Le cognassier occupait le milieu de mon jardinet.

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Ci-dessous, cadeau de bienvenue de la propriétaire de l'appartement du petit village dans les montagnes.  Native des Grisons, elle a offert un vin de cette région.

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Georg Abraham Schneider (né le 19 avril 1770 à Darmstadt, mort le 19 janvier 1839 à Berlin) est un corniste, compositeur et maître de chapelle prussien.

Sinfonia Concertante en ré majeur pour violon et alto, Op.19

 

Mouv.I: Allegro 00:00
Mouv.II: Adagio 12:05
Mouv.III: Polonaise 17:22

Violon: Werner Grobholz
Alto: Jürgen Kussmaul

Orchestre: Academy of St. Martin-in-the-Fields & Consortium Classicum

Chef d’orchestre : Iona Brown

 

18 septembre 2021

65e été - Zorro ...

Suzanne takes you down to place near the river

Doppio et lecture de la presse à l'Adrianos bar. Dans Le Temps daté de samedi 18, dimanche 19 et lundi 20 septembre 2021, Z fait la une. On parle de lui jusqu'ici ! Chappatte en a fait le sujet de son dessin de presse.
Il y avait foule en ville. La Place fédérale était le théâtre d'une manif convoquée par les syndicats. Le Palais fédéral (parlement) est protégé par des barrières. Jeudi, une manif anti passe sanitaire et antivaccin a tourné à l'émeute. Les manifestants voulaient faire une reprise de l'attaque du Capitol à Washington. Ils voulaient entrer dans le parlement.

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 Leonard Cohen - Suzanne

 

Suzanne takes you down to her place near the river
You can hear the boats go by
You can spend the night beside her
And you know that she's half crazy
But that's why you want to be there
And she feeds you tea and oranges
That come all the way from China
And just when you mean to tell her
That you have no love to give her
Then she gets you on her wavelength
And she lets the river answer
That you've always been her lover

And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know that she will trust you
For you've touched her perfect body with your mind

And Jesus was a sailor
When he walked upon the water
And he spent a long time watching
From his lonely wooden tower
And when he knew for certain
Only drowning men could see him
He said "All men will be sailors then
Until the sea shall free them"
But he himself was broken
Long before the sky would open
Forsaken, almost human
He sank beneath your wisdom like a stone

And you want to travel with him
And you want to travel blind
And you think maybe you'll trust him
For he's touched your perfect body with his mind

Now Suzanne takes your hand
And she leads you to the river
She is wearing rags and feathers
From Salvation Army counters
And the sun pours down like honey
On Our Lady of the Harbour
And she shows you where to look
Among the garbage and the flowers
There are heroes in the seaweed
There are children in the morning
They are leaning out for love
And they will lean that way forever
While Suzanne holds the mirror

And you want to travel with her
And you want to travel blind
And you know you can trust her
For she's touched your perfect body with her mind

21 août 2021

65e été - La lune bleue

Sur la lune les lacs sont verdâtres avec des biscuits en plein milieu du journal parlé.

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Demain soir, la pleine lune sera spéciale. C'est la première lune bleue d'été visible depuis 5 ans, et il n'y en aura pas avant 2024. 
Il y a deux types de lunes bleues. La première est visible lorsqu'il y a deux pleines lunes en un seul mois civil. Nous l'avons vu pour la dernière fois à l'automne 2020 pour Halloween. L'autre type de lune bleue apparaît pendant une saison de l'année qui compte trois pleines lunes. Mais, il arrive tous les trois ans environ que les pleines lunes de cette saison soient au nombre de quatre.
J'ai photographié ce phénomène avec un jour d'avance, des nuages sont prévus pour la nuit de demain. 

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16 août 2021

65e été - The King

Il serait temps de faire travailler les zèbres qui dorment sur la table du salon bleu et or du château d'eau.

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 Ci-dessus, La Montagne de Moutier, ce matin par 15 degrés et brouillard

Ci-dessous, Hautes Roches, au-dessus de Roches dans la Jura bernois

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La mort du King, c'était il y a 44 ans, lire (ICI)

 

 

6 août 2021

65e été - Parfois un coin de ciel bleu

Tu aimes les photos du coup de soleil sur la route de l'appartement à côté d'un magasin de vêtements ?

 

Ce matin, vers dix heures :

                                                    Le hameau de Hautes Roches (Jura bernois)

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                                                                                 La Combe, au-dessus de Hautes Roches

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                                              La Montagne de Moutier, un plateau à 1100 mètres où sont éparpillées quelques fermes et maisons. Le climat est rude là-haut et l'activité paysanne difficile. En janvier j'avais réalisé un vidéogramme (ICI)

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1 août 2021

65e été - 1er août - Gott, den Herrn, im hehren Vaterland

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L'hymne nationale, version germanophone, avec accompagnement à l'orgue. C'est toute la Suisse éternelle ! L'organiste en costume traditionnel, un lanceur de drapeau, des accordéonistes et un écran géant qui diffuse des images alpestres …

L'hymne national suisse se décline comme suit : une musique pour un texte en allemand, un texte en français, un texte en italien et une traduction du texte allemand en romanche.
A 20h00, les cloches de tout le pays sonnent.
Un programme unique en quatre langues est présenté sur les trois chaînes de télévision nationale le soir du 1er août.

Concert populaire à l’occasion de la fête nationale.
Hofkirche Luzern, 31 juillet 2019.
Psaume suisse 1841
Alberich Zwyssig 1808 - 1854
Leonhard Widmer 1808 - 1868, texte
Wolfgang Sieber *1954, jeu d’orgue
Enregistré dans l’église paroissiale de Lucerne
Grand orgue de cour, 1648 - 2015, Geissler/Haas/Kuhn
Caméra : Jürg et Marianne Rufer
Son : Benedikt Röösli et Wolfgang Sieber
Postproduction : Jürg Rufer

Depuis quelques années, les cérémonies du 1er août se font de plus en plus le 31 juillet pour avoir plus de public. Le 1er août, jour férié depuis 1994 !
Un historique assez complet du 1er août (ICI)

3F3E80DF-4C0A-4D94-B354-A2A2532E7287                Photo envoyée via I-Truc par Trazom, le Palais fédéral dans la belle lumière d'un soir de 1er août 2021.

 

N.B. Comme l'an passé, en raison de la pandémie, beaucoup de communes n'ont pas organisé de cérémonie (sacré pangolin ;-)) !)

28 juin 2021

65e été - La Nati ouvre la marque à Bucarest

Le championnat d'Europoe de balle au pied masculin n'est pas terminé. Ce soir, à Municipiul București, la rencontre oppose La Nati aux Bleus. À la mi-temps, l'équipe de suisse mène 1 à 0

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Les fameuses pommes de terre de Noirmoutier arrivent jusque sur les étals de la Ville fédérale

 

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Paola, la chatte des voisins du dessous, nous souffle à l'oreille que les Bleus ont repris la tête du concours. Coup sur coup, en quelques minutes, deux buts sont marqués par Karim Benzema !
Il pleure à averse sur la Ville fédérale, les restes de l'orage de tout à l'heure ...

21 mai 2021

Bref, boire un petit noir au Colonial bar est politiquement insoutenable ; vite, réécrivons l'histoire à la sauce XXIe siècle !

Allô allô tu vas bien je suis dans un petit village de Noël où il pleut des arbres et des poussières de soleil dans le train de Belp. 

940A908D-F7D1-4F7E-8D16-3B995DE13F64Le doppio du jour, accompagné d'une "dolci italiani", au Versa (anciennement Colonial bar).
Le Colonial bar à changé de nom depuis le début de 2020. La pression des réseau sociaux est une arme redoutable.

7 avril 2021

Neige de printemps

La neige c'est pas le printemp, la neige et la canicule c'est chic chiche et pâtisserie.

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J'ai pris cette photo ce matin en allant à la gare. Il était 04h40. 

Dans la nuit de lundi à mardi la neige est tombée jusqu'en plaine. Nouvel épisode floconneux dans la nuit de mardi à mercredi. Les températures étaient négatives et la récolte des cerises est compromise du côté de Bâle. Les cerisiers étaient en fleur. Dans la Ville fédérale les fleurs des magnolias et des fruitiers sont brûlées par le gel ...

2 avril 2021

Vendredi saint

Stabat Mater
pour soprano, contralto, cordes et basse continue
par Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)
Margaret Marshall (soprano)
Lucia Valentini Terrani (contralto)
Leslie Pearson (orgue)
Orchestre symphonique de Londres
Claudio Abbado (chef d'orchestre)
Enregistré en 1985

00:00 "Stabat Mater Dolorosa"
04:39 "Cujus animam gementem"
07:47 "O quam tristis et afflicta"
10:22 "Quae moerebat et dolebat"
13:12 "Quis est homo"—"Pro peccatis suae gentis..."
16:14 "Vidit suum dulcem natum"
19:48 "Eja mater fons amoris"
22:42 "Fac ut ardeat cor meum"
25:23 "Sancta mater, istud agas"
31:22 "Fac ut portem Christi mortem"
35:06 "Inflammatus et accensus"
37:57 "Quando corpus morietur" —"Amen..."

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Peinture de Rogier van der Weyden, vers 1460.

27 mars 2021

Nuit 9/9 - Le printemps au temps du coronavirus - Saison 2 - Vague no3

Impromptu de ce matin pour récupérer mon colis de tomates bio pour le souper de la fin du monde inondé par la canicule et la Covid-19.

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7ABD09AE-34EE-47E1-960D-8927A162C96BVille fédérale :
affiche avec retouche, vue près du Zytglogge

Symphonie n° 9 (chorale) en ré mineur, op 126 de Ludwig van Beethoven



1.  Allegro ma non troppo un poco maestoso

2.  Molto vivace

3.  Adagio cantabile-Andante moderato

4.  Presto-Prestissimo

Isobel Baillie, soprano
Kathleen Ferrier, contralto
Heddle Nash, ténor
William Parsons, baryton
Chœur philharmonique de Londres
Chef de chœur : Frederic Jackson
London Philharmonic Orchestra
Bruno Walter, chef d'orchestre

Royal Albert Hall, 13.XI.1947

Rêveries
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CINÉMA

- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

GUERRE

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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