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Rêveries
24 décembre 2022

Les mois d'hiver - C'est la belle nuit de Noël

Adeste fideles laeti triumphantes,
Venite, venite in Bethlehem.
Natum videte Regem angelorum.
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus,
Dominum.

Aeterni Parentis splendorem aeternum,
velatum sub carne videbimus.
Deum infantem, pannis involutum;
Venite adoremus, venite adoremus
Venite adoremus,
Dominum.

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21 décembre 2022

Les mois d'hiver - le solstice d'hiver 2022 s'est produit ce 21 décembre à 22h48 minutes 10 secondes

Il y a un sapin dans le salon !

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11 décembre 2022

les mois d'hiver - Encore un beau dimanche

Photographies prises depuis les contreforts du Gurten
De gauche à droite de haut en bas :
La fabrique de nuages - Repos forcé
Oasis d'hiver - L'épouvantail
Jardin d'hiver

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Le tram vapeur dans les rues de la Ville fédérale

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Retour dans le petit village dans les montagnes

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Des huîtres en entrée pour le souper

 

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3e dimanche de l'Avent

 

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25 novembre 2022

Il automne - Vendredi noir

De passage à Neuchâtel, je suis entré dans une librairie pour acquérir « Libre nature », un recueil de textes du géographe Élisée Reclus. Au moment de payer, le gars de la caisse m’a dit que la librairie faisait un contre « Black Friday ». Si j’étais d’accord, je pouvais participer à l’arrondi solidaire. On peut arrondir au centime supérieur ou au franc ou selon nos possibilités. À la fin de la journée, les arrondis solidaires sont versés à une œuvre caritative. Je n’ai pas hésité une seconde. Je déteste le vendredi noir.
Dans le wagon restaurant du train qui roulait le long des berges du lac de Thoune, j’ai continué ma lecture du moment : « États sauvages » de Stephen Wright.

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24 novembre 2022

Il automne - Les pigeons s'emmerdent le dimanche tandis que La Nati gagne un jeudi !

Journée de fin d'automne avec chutes de pluie. Une journée riche en événements, du chat qui squatte le jardin de Lignières au ballon qui tourne rond.

J’ai dîné en compagnie de ma mère (89 ans) dans un restaurant à Neuchâtel. Elle a bon œil et un bon coup de fourchette. Un écran grand format suspendu derrière mon dos permettait de voir des images animées. Ma mère à tout de suite
repéré, évoluant sur le vert de l’écran, Xherdan Shaqiri, le numéro 23, la star qui enflamme les gazettes du pays. J’avais décliné l’offre d’être assis face à la petite lucarne. La télévision m’ennuie prodigieusement. Elle ne manquait pas une miette du spectacle et n’a laissé aucun relief dans son assiette. Soudain, elle a crié «Ils ont marqué» et a ajouté «c’est Embolo».
Il se passe vraiment quelque chose
dans la région du pays des mille et une nuits.
Une confirmation est arrivée par message, sur l’écran de mon téléphone, aux alentours de 14h15. Mon ami tchadien me signalait que La Nati avait terrassé
Les Lions indomptables, par 1 à 0 ! Le monde de la balle au pied est en effervescence.

Sur TikTok, j’ai regardé, un peu, la parade de Thanksgiving Day à New-York. Elle commençait à 09h00, 15h ici, et passait sur la 6
e avenue. Un tiktokeur transmettait en direct l’événement du jour à «Big Apple».


Dimanche, j'ai filmé des pigeons dans la Ville fédérale. Voici le vidéogramme :

Les pigeons s’ennuient le dimanche
Édition 2022 Conte philosophique
Filmé le dimanche 20 novembre 2022 à Berne
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

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 Photographies, Les messages envoyés par mon ami tchadien et des impressions de la parade à New York.

18 novembre 2022

Il automne

Marcel
Filmé le 18 novembre 2022 à Interlaken
Images, montage, réalisation Jeanjacques666

30 octobre 2022

Il automne - Une vigne, les dernières tomates de pleine terre, des chèvres, des fruits et un doppio

Dans le petit village dans les montagnes et dans la Ville fédérale

13 octobre 2022

Il automne - Des vaches, des vaches, encore des vaches...

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Ce jeudi matin à 09h30 dans le petit village dans les montagnes, second jour de concours, qui sera la plus belle ?

 

49F6E666-84FB-4F15-8D0C-1D44517457CC11h30, doppio à l'Adriano's bar, situé au coeur de la Ville fédérale

206E9177-5F4B-4B4D-A42B-5849CC68CE5DL'automne dans la Ville fédérale

BD43F690-3ADD-4AC5-8636-8F4C36E2099FSpiez, l'après-midi de ce jeudi automnal

B59FBD2F-A833-4CAA-A400-DAAC1FAC0607L’exposition « Otto Tschumi (1904 – 1985) » ne laisse pas de marbre. Courez-y, elle ferme dimanche. C’est donc au château de Spiez

1658C3CF-ECF3-4DFB-B324-E0F6E8C297AELa mythique pyramide (Le Niesen)

0A47D364-F0F4-40B9-9C9D-61AAC6895D8DL'automne scruté depuis la terrasse du château

2166707B-A5C5-427E-A34B-0E93BF96C5C9Nature morte automnale aux courges

et cetera desunt 

12 octobre 2022

Il automne - Des vaches à perte de vue !

Aujourd’hui c'était la fête dans le petit village dans les montagnes, l'élection des plus belles vaches.
Elles étaient réparties dans plusieurs catégories. 

Vaches

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l se passe toujours quelque chose dans le petit village dans les montagnes.

3 octobre 2022

Il automne - le dernier train pour gun hill

139e devoir de Lakevio du Goût

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D’après vous, qu’est-ce qui m’a poussé, à voir cette toile, à vous proposer un devoir ?
Oui, comme la semaine dernière, c’est une toile d’Émile Friant.
Celle-ci m’a particulièrement interpellé.
Pourquoi ?
Je vous le dirai lundi.
Mais vous ? Que vous a-t-elle inspiré ?
Ce qui serait vraiment bien, c’est que vous commenciez votre explication par :
« J’arrive tout couvert encore de rosée »
Et que vous la finissiez par :
« Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

Acouphène

« J’arrive tout couvert encore de rosée », dit à mi-voix la jeune femme assise à côté de moi. Elle lit un livre. J’ai pris le train à F. J’ai trouvé une place sur une banquette entre un barbu et une jeune femme à chapeau. Le train est bondé. En face de moi, la banquette est arrondie et une petite table en métal permet d’y déposer un gobelet en carton rempli de mauvais café ou d’y laisser choir son sac. Il est occupé par une trentenaire, avachie sur la table. Elle a rassemblé ses affaires pour laisser une place à trois jeunes, un garçon et une fille. Ce sont des étudiants qui sont montés, comme moi, à F. La trentenaire, aux cheveux filasseux, de temps en temps, pêche une bouteille dans son sac. C’est une bouteille de vin blanc. Un millésime bouché par une capsule métallique. Elle boit à même le goulot de grande rasade d’un vin italien acheté dans un magasin pratiquant des ristournes. Son téléphone ne cesse de sonner.
« Michel, allô ! Michel, Je ne t’entends pas ». Elle essaye de rappeler, en vain, le téléphone resonne. « Michel ? oui, Michel, allô Michel ». Elle regarde son téléphone, attrape la bouteille de blanc, boit une rasade.
Les étudiants bavardent. Le jeune a posé son téléphone sur la table. La trentenaire le saisi et dit « Merci » puis ajoute en le reposant, « Non, je rigole ! »
Les étudiants échangent leurs impressions sur les cours qui viennent de commencer. Le jeune s’aperçoit en tripotant son téléphone, que son billet, dématérialisé, juste illustré par un code QR, ne correspond pas au train dans lequel il a pris place.
La jeune femme à chapeau, assise à côté de moi semble mémoriser le texte qu’elle lit. Elle referme sans cesse le livre en se servant d’un doigt comme marque page. Ses lèvres bougent, remuent, parfois des bribes de l’œuvre arrivent aux oreilles des voyageurs. Mes yeux son rivés sur le livre. Je peux enfin lire le titre et l’auteur. Je suis stupéfait. Je possède un même exemplaire dans ma bibliothèque. C’est un livre imprimé par Kundig Genève (Suisse), pour le compte des Éditions de Cluny, 35 rue de la Seine, Paris VIe, le 37e ouvrage de la collection « bibliothèque classique de Cluny ». Il est sorti des presses suisses en novembre 1943. C’est un recueil de poèmes de Verlaine contenant « Romances sans paroles », « Dédicaces » et « Épigrammes ».
« Michel, Michel ? Allô, je n’entends rien » La bouteille en verre vert, contenant un vin fond de cuvée fait des cercles dans l’espace restreint du wagon.
La lectrice parfois replie son bras et pose la tête sur sa main droite. Elle a un regard mutin. Le chapeau qui coiffe ses cheveux coupés à la garçonne est en paille noircie piqué d’une plume et de fleurs artificielles. Avec sa chemise rose tirant sur le rouge, une veste bleu lagon foncé et son pardessus en laine de vigogne elle semble échappée d’une toile d’Émile Friant. Ce peintre, mort en 1932, est considéré comme le dernier naturaliste. Cette voyageuse lectrice peinte par Friant aurait pu être un tableau proposé par Le Goût pour un devoir du lundi. Il aurait demandé que le texte commençât et se terminât par deux vers extraits d’un poème de Verlaine, « Green ». C’est le poème que la jeune femme assise à côté de moi tente de mémoriser, poème que l’on trouve aussi dans « Anthologie de la Poésie française » de Georges Pompidou, anthologie dédiée à Claude, page 422 de l’édition du livre poche, dans « Anthologie de la poésie française » d’André Gide, page 622 de la bibliothèque de la Pléiade, juillet 2000. « Green » que l’on peut également lire dans « Anthologie des poètes français contemporains », page 374, Delagrave éditeur Paris 1918.
« Allô, Michel, Michel je ne t’entends pas, Michel », le contenu de la bouteille de vin blanc est presque évaporé.
Mon voisin barbu compose un numéro sur son téléphone. On apprendra au fil du voyage qu’il déménage, que tout s’est bien passé, que le camion est restitué et qu’il va rechercher sa voiture à B. Il conseille à X ou Y, nous n’avons aucune indication sur la personne qui est à l’autre bout de la 7G, de faire du bénévolat, pour avoir un objectif dans sa vie d’oisiveté.
Je me demande comment nous faisions au siècle passé, les téléphones étaient fixés au mur et le mot objectif n’était pas en vogue, pourtant nous avons fait de beaux quatre cents coups.
Le devoir du lundi est un atelier d’écriture virtuel proposé par Le Goût. La classe se déroule sur les blogs. C’est très intéressant, la page blanche est disponible à l’infini. Nous noircissons l’écran avec nos histoires, tout est possible, même l’improbable. Nous avons un terrain de jeu sans limite, il faut juste bien lire la consigne et respecter les délais. A la fin de la classe, on envoie notre copie au maitre.
Le train a du retard, un signal indiquant une porte mal fermée à L et le même signal à F. a retardé le train d’une vingtaine de minutes. Il roule à vive allure. Une vitesse excessive dans ces courbes qui s’enchaînent. Il fait nuit et le brouillard automnal rôde.  
« Allô, Michel, Michel je ne t’entends pas, Michel », la bouteille de vin blanc vide est jetée dans le pied de la table qui fait office de poubelle.
La jeune femme à chapeau concentrée sur sa lecture ne semble pas posséder de téléphone. Mon voisin barbu, plongé dans la description de son déménagement, ne remarque pas l’ivresse de la trentenaire. Les étudiants babillent.
Soudain, le chaos et l’horreur s’invitent au voyage. La locomotive percute de plein fouet un train arrivant en face, un train mal aiguillé. Le choc est brutal. Dans un bruit d’enfer les wagons s’encastrent, se tordent, se disloquent. Je suis éjecté, une longue chute, je hurle. Mes hurlements me réveillent. Je suis dans mon lit, en sueur. Dans ma tête la voix de la jeune femme à chapeau, comme un acouphène, une phrase tourne en boucle dans mon crâne, « Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches. »

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- Mais... c'est l'intervention de cette grosse femme... C'est un ptit peu... enfin... ça va très loin.
- C'est là que je me rends compte que malheureusement, je vous ai beaucoup moins bien réussi que le porc.

Pierre et Thérèse.
Le père Noël est une ordure 

 

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La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.
Paul Valéry

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